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Full text of "Sources Syriaques, vol. 1 Alphonse Mingana"

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( TEXTE ; 



PAR 



A. MINGANA 

PROFESSEUR DE SYRIAQUE AU SÉMINAIRE S V HO-Cil ALDÉEX 







SE VEND 

CHEZ OTTO HÂ.RRASSOWITZ 

LEIPZIG 



1 

MSIHA-ZKHA 



( Catalogue d'Ebedjésu ) 



\) : 



Imprimerie des Pèbes DOMIN- 



ICAINS A MOSSOUL 



MON MAITEE ET DIRECTEUR 



SEBASTIEN SCHEIL O. P. 



PRÉFACE 



Les pages que nous livrons aujourd'hui au public, 
comblent une lacune. L'ignorance où nous sommes, des com- 
mencements du Christianisme dans l'empire Perse, a toujours 
été vivement regrettée-. Le manuscrit dont nous donnons ici 
le texte et la traduction, remédiera en partie à ce défaut de 
nos connaissances, et nous permettra en même temps de re- 
dresser maintes erreurs ayant encore cours dans les travaux 
de nos syrologues modernes. 

La vie et le personnage de Msiha-zkha nous sont 
inconnus. Voici, à ce sujet, les quelques indications que 
nous avons pu extraire de son histoire. Il était du j.-.iy.s •.],<, 
V Adiabène; le ton et la teneur de son livre nous démon- 
trent ce point avec certitude. Il était probablement élève de 
l'école de Nisibe. Ce qui nous le fait supposer, c'est qu'il 
entre, touchant cette célèbre université, dans des détails que 
nous ne pouvons nous expliquer qu'en admettant qu'il fut 
auditeur des savants professeurs qui dirigeaient cette école. 
Tout nous porte à croire qu'il était disciple d'Abraham de 
Béth Rabban; à preuve, l'éloge qu'il fait de lui dans la vie 
de l'évêque Hnana. Or ce fameux, interprète ayant dirigé 

v 

l'école de 509 à 569 (i), Msiha-zkha aurait vécu au VI s. 

Il était, semble-t-il, prêtre ou plutôt prêtre-moine; ce point 

ressort du ton pieux et édifiant qu'il donne à son style en 
même temps très simple et très clair. 

(1) Voir le texte historique de la. chronique de Barhadhhsabba édité nar 
nous dans Pla^sai homilim et car mina vol, I, p, 8 et 35 et sqq. 



VIII 



IX 



de M ir Babai 5 et cela la cinquième année deKosrau I il s de Hor- 
mizd(l), correspondant à Tan 595/6, puisque ce roiacom- 
mencé à régner en 590 (2). Or nous avons vu plus haut que, 
pour la composition de l'histoire de Msiha-zkha, ■ on ne peut 
pas dépasser l'année 569; notre auteur ne pourrait donc pas 
relater des événements qui lui seraient postérieurs au moins 
de vingt cinq ans. Cet Iso'-zkha, cité par Thomas de Marjra. 
serait donc un historien qui aurait vécu au plus tôt au com- 
mencement du VII siècle (3), une cinquantaine d'années après 
notre auteur. 

L'histoire de Msiha-zkha forme une série de biogra- 
phies de vingt évoques qui ont gouverné l'église d'Âdiabène 
jusqu'au VI siècle. Chacune de ces biographies renferme les 
faits principaux qui ont signalé le passage de chaque évoque 
sur le siège d'Àrbèles. Généralement la durée de chaque épis- 
copat nous est donnée en années, à la fin de sa vie; quand 
elle ne Test pas, des indications d'à côté permettent de', la dé- 
terminer. Quand à classer ces groupes d'années dans un cadre 
chronologique, certaines dates-jalons nous permettent de le 
faire; v. gr. la T année qui a suivi la défaite de Eosrau roi 
des Àrsacides par Trajan; l'année de la chute des Parthes, 
c-à-d. le mercredi, 27 Nissan, 535 des Grecs etc. etc. Les 
faits étrangers à l'histoire du pays, mais s'y rattachant par- 
leur caractère religieux, entrent plus ou moins arbitrairement 
dans cette trame et sont groupés quelque peu élastiquement 
autour de tel ou tel épiscopat, comme l'indiquent fréquemment 
les mots a en ce temps, vers le même temps, en ces jours...». 

(1) Thomas de Marga, p. I. chap. 23, p. 36 ( édition Bedjan ). 

(2) Noeldeke. Geschichte der Perser uni Araber ( Tabari ) p. 435, 

(3) Thomas nous avertit d'ailleurs qu'il écrivait sous Iso'-iahb II, de 628 à 
643; ibid. p. 36. 



Nous pouvons prouver avec certitude que Msiha-zkha 
a composé son histoire de l'an 550 à 569. En parlant de 
l'évêque de Nisibe, Paul, il dit qu'il fut ordonné après le re- 
tour de Mar Âba du Huzistan; or ce retour ayant eu heu en 
550(1), nous sommes obligés d'admettre, pour l'époque de 
sa composition, la dernière moitié du VI sièr.le. D'un autre 
eôté.nousne pouvons pas dépasser l'an 569, puisque 1 auteur 
emploie le temps présent, contrairement à son habitude, 
quand il parle d'Abraham de Béth Rabban. Les deux limites 
sont donc forcément les dix-neuf ans compris entre 550 et 569. 
D'après ce que nous avons constaté avec quelque cer- 
titude, les sources de Msiha-zkha sont, pour l'histoire de 
l'Occident : Eusèbe de Gésarée, Clément, et peut-être Socrate; 
enfin un apocryphe aujourd'hui perdu; pour 1 histoire de 
l'Orient : Habel le docteur , la collection des martyrs de 
l'Adiabône(2),dont la rédaction peut être placée au commen- 
cement du V siècle, et la tradition locale. 

Les Syrologues modernes semblent identifier et con- 
fondre les trois historiens : Msiha-zkha , Iso'-zkha etZkha- 
TsV à cause de la similitude de nom; chose qui nous parait 
impossible, car en comparant les citations empruntées, dans 
les temps postérieurs, à Iso'-zkha et â Zkha-Iso' , avec le texte 
de Msiha-zkha, aucune d'elles ne saurait être attribuée a ce 
dernier." Un exemple suffit pour démontrer ce qoe nous avan- 
çons : Thomas de Marga voulant fixer, dans son histoire mo- 
nastique, l'époque de l'émigration de Jacques, fondateur du 
couvent de Bèth-'Àbô, cite Iso'-zkha, d'après lequel Jacques 
se seraiuena^vsj^^ 

(2) Dans Bedjan, ActaMariymm et Saaciorum, ?ol. IV, p. 128-lba. 



XI 



l'histoire de Msiha-zkha fait partie de la collection de o»? 
livres qui ont eu la bonne chance d'avoir pu éviter l'incendie 
ïl est écrit sur gros papier de format in-8° : avec des carac- 
tères stranguélis dont l'âge est assez difficile à déterminer, à 
moins qu'on ne veuille trancher la question en les faisant 
remonter au X siècle.: ce qui ne serait pas lui faire trop 
d'honneur. On lui avait accolé, après coup, un manuscrit 
contenant les homélies de Warda. Après en avoir détaché 
ces .cahiers surajoutés, j'ai fait refaire à neuf, par nu 
homme de métier, les précieux restes renfermant la chroni- 
que de Msiha-zkha, pour en rendre le transport plus facile. 
Le manuscrit étant tronqué au commencement et à la fin.il 
nous était impossible d'en connaître l'auteur. Fort heureuse- 
ment, nous en avons trouvé le titre écrit en marge, dans le 
corps même du manuscrit ( voir p. 49 ). 



A. MIN G AXA. 



Mossoul, jujn, 1907, 




Il ne faut donc pas s'étonner de les voir déborder deçà delà' 
les groupes auxquels ils sont annexés. 

Outre les avantages que nous trouvons dans Msiha- 
zkha au point de vue de la chronologie , il nous en fournit 
d'autres encore très importants, comme 1° des données précises 
sur les débuts du Christianisme sous les Àrsacides et les Sas- 
sanides, données faisant remonter l'évangélisation des contrées 
ciseuphratiques au premier siècle de notre ère et non au troi- 
sième, comme semblent l'admettre quelques critiques de nos 
jours; 2° la fixation de l'époque où l'apôtre Àddai a vécu, 
question très discutée par les savants; 3° les détails qu'il nous 
transmet sur les Parthes dont l'histoire est des plus obscures; 
4° des données certaines qui nous permettent de trancher plu- 
sieurs questions concernant le patriarcat de Séleucie-Ctésiphon 
etc. : tous détails, qui mettent l'œuvre de Msiha-zkha bien 
au dessus des compilations historiques que les Syriens ci- 
vilisés nous ont laissées. 

Disons un mot sur le manuscrit lui-même qui nous 

V 

a conservé l'histoire de Msiha-zkha. A seize lieues au nord- 
est de Zakho, et à vingt lieues environ au nord-ouest d'Asi- 
tha, se trouve un gros village musulman nommé Ekrour. Ce 
village était jadis habité par les chrétiens, lesquels en furent 
dépossédés, il y a plus de 150 ans, par la tribu des Gogayés. 
Il servait aussi de résidence aux évêques nestoriens qui étaient 
jaloux d'y réunir les livres de leurs ancêtres, échappés au 
pillage des plaines : unique héritage qui leur restât de leur 
passé glorieux. Au moment de l'invasion des Gogayés ; les 
fuyards emportèrent avec eux quelques-uns de ces livres 
qu'ils considéraient comme des objets sacrés, en cachèrent 
d'autres et brûlèrent, dit-on, le reste, pour qu'ils ne fussent 
pas souillés par les envahisseurs. Le manuscrit qui contient 



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MSlHA-ZKBA 



HISTOIRE 

DE L'EGLISE D'ADIABÈNE 

SOUS LES PARTHES ET LES SASSANIDES 

PAR MSIHA.-ZKHA (VI S.\ 

( Texte Syriaque ) 






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j^à$o^?JâÀg&SZ^6<nla 4f I^Aasa ^pàxîl* 

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Z44 iJûâwi ^m AZ ^ Zo<n|0 ZmîiS Jagi Usa» 

zA vH jUpiM z4*i*& H A*i xd-J . fea** 

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2' SY. SBMâOUN 



MSÎHÀ.-ZKHÀ. 



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11 



5 e ET. KOH 



:M'SIHÀ-ZKHA. 



16 



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19 



6 e EV, HÀBEL 



MSIHÂ.-ZKHA- 



'18 



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&U«ô h-»' îô . LlàoôXi jl&& wa\sûs Imam 
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A*la ZDla J&a wr as 2 w x&i, y oâ a»o . l£*\a îM 

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is- Alaùimà ûtoo^OT ^6sï£^ 2Zl|fôe . ZdL&iJt» 

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,*s ôl^.s . Z^ji^i,» i^Sit ^0^1 «ftâe *ZiœïâJli25 

%woi»4^ a*a «,-) ldo7 wôÂ-ab 1-4^ UbLâoÛ . 

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liU3 Î^OKiâ Alis jSidràZAZo 1X^5' lia ^Aa^ Aèsiï 

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I2*^a*liaf orna mLm! aôAJwAAZ^âo : liàaJpùio ., 
\fe«Aa4^#«a bJuMâoô ûôoî ^-fAa.fa ^àouM.ip 



21 



6* ÉV. HABEÎ, 



MSIHA. ZKHA 



20 



50 



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Zsw <i-^*ao : ^sbô© low ja^oÀ Jài Jjc? ^ 

&UÏ3 .ÏÛÇ7 ^ÔWS Z^f^? I<^à04*i 4jfâji vu&fa 

î ^ Baa .#di.£ JLi* ILa&a ttiàao % éoia A*l lââedsa 

T™™™* e t i — // ta ' / < ' \ ' ' ' 

JL-aIm ÂJ.USÔ xj^o Iôot *.x.lv lia? Ja«s as. 



'J^m pS ^otiJâa^ s4sft^ ^ûoil ^otΩ ZtL^fô 

& ««MX Od07 ^*il^» AÂ . uÎmI )BMp -^ 

i*.\..-- ZS'o . o^a Zôcj pià lî ^ IhaïL^ Ij^oô 
\iy ia,U»j ©oîjIo . ZilLâi mÇÂJu l^ai? «?4 Zôoî 
:a*# Zaw <i^àp o • ^a^ô Zô^ i^ÂAâo il ^r ( iM 25 
-' ls&?4 Z©w A^x ll'Z . m£ia Zôé IJLiw w.16 al tési 
USi^fô Z^JSî Zém \jl op?o L£l )siia aôU^ 
$âJ3ÂfiWa 2ow ^ieno Z^i^ Zi^| Zoo? aiCLû 

. où Zoot lî& w^im 

\$ë ^^ ^« x=ôi ^â; ^ x^ié 

.U- 4 ^ *i9*î $ f ^» ^ a§»V^Io . ZS'ft^ 

,-.a iJw . wiaJ a^i i£ Zsi v oMZo . Zai^S 
I^XJi ii Aflo ok^ô . i^âlfi waât Zôot -S'A 35 

il ' il i i ' •* • i* i i> y n i m 



23 



6 e ET, HA.BEL. 



MSIHà-ZKHA, 



22 



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v oâZs ero^Ctl Z**L8>£iLa$ tàaâa 4#Aw 
t ^ôma jjiÀxl oix^ii o« sa^iïa aï 
Modâa Z<$U, % ôcudLiJ Z^ifôiai lac 
Z^àa lM» %fcîôi lâw XLoùo . *lkÂ! 

. % 4jI w&ïsAÏ JÏs ZÂAJ3 tjiâô Z» QfiÔA Zl* % àjl 

l^xi^ j&ââ ZJloj ©A*» Zixé £9â࣠Ijersaàioo 

_A£ m^ia^ârn» Lus 's'L.^? «las ois jboi^i ; 
aLLtite ôi^3 Ziiâûatii «Ms i&o . cuti uaftJAZ 



Zû a***i*\io 



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jJÎMAdo lia Zlftûis jUtbÂâ' 4L oA4*-i 6 aJuUAZ 

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JjZ . ^asxbi Z^ais wiâ^si lli#Z tt.3. % âoL»î»A in 
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5V i Âao lie imti&OA ^»Z w^,âl» ja^ ^^la^ 2©^ 
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25 



6 e ET, HABEL 



MSIHA-ZKHA 



24 



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ÇaçoL» t&Zo • ^AéusJ ^JboAM Z^o'i** Ljpaî. â^ 

&â * ©oot ç?**^ ^a9 ^^ r*^ ^F? U\é5ou 
<LMâax) IÂ^ ^ÎM^? Ziàisa ZifeaSew fcLxi; 
jcâftAD Zi&nâIL» A**»A Zowa % o«*.jôâ l^âc^âû 

Zqoî^1 1$ ^fi»w3 lai* w*fâô» ^V? ^Lm ^iilft 

ZaI» ^a w^fôâB * vQotAo'îAZ.} &S?Xo ojuào âsi*.! j 

^LJdJIo o*J» -*4$ JJALs Zoor A*,* la Jtt4&Sa 

Z^LïaôA» i^iàô oLfiw** ^1* ^4î AoAs Ziêb^: 
Z&JJu lisais % 6^isè «X*aot \*a , ôoct ^JEatoâ ; 
Zxlî ^o. ^imïta ZJsoaZ ZJSaJa ^ed^a iâ* «** 
.ôîuiufJm U&.J kJ»Aa ZiZl i^seo J3l*x»«m 

^ / ' f* y v \ ' « /' ' U ' ■■■■■** 



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^aJtà v éâla SAia ^>o , ^àcu^âaS^ I^w^ liia^dé 
4L*xdo Z£jôx ft^^slo û3«&^3 Bs^* ZjS.j«Z j^ô 

g£f»o: ^?^V °^ ^^ • ^f ï^4^ A*So ^ôS is^a 



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^éoiâAi ôôot ^5 l»x> ^«i Za^â <^*i 



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. ïs^^i Z^ii,o laSji ^o Z^b^iï 
nia' Z-w^toos x 6âé s ôè^asi 1»a« îiS£ 
l^oiaJÀ 61 • \àsl aùàx «roùèbinSo ^Âil â^** 1«ÏZ? 120 
la^i ftâJ^ ^o ZSs t iCTlia Zî^ia ôttp Z^â* à» 

Ui^ n \xZsô ZJUlJLaaô l$oâ.»^ Ziai ©w i^a^ 
JS'ô «5s$j %êj^ ZS Z^aus ^«da? ZL.iàoô Z^à 

^*à*3 Za^ftl $àA£? Zi»Z Jct ^â-Zo . Z^»I^| 



27 



7 e ET. 'EBEDH-MSIHA. 



MSIHA.-ZKHA 



26 



_J^i ^ ^é LA*** Xak I 7- KV. ^.^ 

Zx^i Zis? c^oA^ £» Zow i^à 1 145, w,^: "■ 

«woasJ* ^»Z Ztâ «52ô *L*&* IJ'aiiâd I^âV%.-| 
21sfôi4 s z 4^ l4a%alo Z^aduJ^s *&* ^3^ 
Z>& A*!a Aiâ^o jÇxa^&a Z4?*iïu#ibi& I&tapZ 
ImJl >amJ oi$q3ojb8&1* Lisj mls^â U^*^ 
wiSà Z<{&& *^ fô faw ^V?° 9^? ^ 3 U.aio lîis- 
. ûsÔ7 çl*o&ua Z&aaaa lits && poâ $qq . Z^Iâm 
Ej£Sft*s liai liens loor 4*x» ZiJ»6<?ï- A*iw 

IvmAs ai* A*Zô . fiiebe wroStv, «a^Z JÏa jai» 

H AS'Aa Zi4i Zlst U«JLâo aai, Z<&A3Àb&âZ 5^i 



EV. IIIiïAK 



v £m» tâafiJL U*&*> s^S-s crâÂii )3U3 ï 8 e 
las laxBû J&09 oo'cj <snu»5axsô , UâeSZ A*Js ^2 

2<dZ : 07â07ÛJ J Zft**J3 Aa» il© JttÔkS Ç..5ai6 ^ûs- 



j^,3 IA>xfcuà »*, boa; Zooi «ïû^z àao . JU*Moaiso 
v wau*Z ^ : fôp MÙ ^où * Z4sls ll^Saaa 4Cj 

ita*b Z^Ci3i waX^iù ûiAfra+^izà ai^ùiaiss 

^s b-ôé ïô^ v*&> jboâ Z<CU^tt Zlw ZÀZ x^a 
Af Z ^i i&fy çxm . wiat AL« Zoot aa^A^a Zâo îeo 

*iô^ ^û^« ';»%.; z^^ii ôx^ ow| OT ) Aow 

â** XkiL Ljwo . JU*kào3 wôaail' &a^A^oa 
;» Ai*Ai w^ Zçw A#Zo . ©usj Zôw ^Àxô le©? 
wi . ^Aiàal Zôw Z^i© lié AÎâ li^ &Û sla 

■s*X bfiàic« cr^flLJZo : lâfi^s wilsi laâatta 
*y-ù Jâfy i^^ nàXâù . Aow 4^33 iLmis 

A*- , «a«s ZctI'ZI w ⣠M£ odaio . jïisp a» . 

* oïX*iâ 9ûïi no 



29 



8 e IV, HIRAN 



MSIHA.-ZK.HA: 



28 



^6«nâoai â4 Iqw Z#I • Aow X&ul %6ÀS,Ss l^aSu^i 

£&%&' waL^â en^as, ïqoi uscrtîa ^JLiZs Zaâi^ 

Z4o7«to<$»Z ZâLttÀ oaaèb wois J;otâL9b I^&4,\^ » j 
Aixa làxâi^^l £*** ^t»? Z*#3ûïa Jboiâ&o »*&£» 
Zoeré . ^a-ia I^ftÂbÂi x^wô uAlÀé ZZÎa»ii»- m 

A^Aioô Zow tk£A*> ûisLAm Z<&jsi& pin ocra 
■lïéusti &-«Juâ j&àm ÔZ X3ô . JU+tMà XÔ& : 

",1. , /« ^; / ' / ' " • < 

1 <L_À»* «la XL mlin Z^ailitoas ZA& 
jé&Âa Z&5AZ .ôçnàsiïa Zéâ A*Z ZZ*£à lùUi^Am 

Ztâ «»âtao tf i^ «4jà . Z^dJ^&âft î«as 



v>0 « L^ôAMo Z^ÔÔOîS ^^ Zi*^ô ISXH ÛÛ^Î s 

^êio UieàciSs Z^oS^Ù JL.0^33 UVm ^ôî 
..saL Zûot A9I0 . Z*»iZ A*a ^o Z^^t^ Z^"^ 

\vsîi l^iiw Ils iwLa boa A&û *lt ils j^bi 

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jôoî ûixXû . wiAiZS xi! Xa Xâ,3. ^éoiii'iA* aA.Swà 

fl*éJ afs ôùâla ôw léSl J$l .0007 ^*Â^ ^' ^V^ 
citi îbuûAi Xf-ÂAâ A,*,s ^lo Zi±J ^Z 5oi#âÀA ^lis 
* ^âjl A^fôa lia t ^4*»î ^é' -^? 

,;*oÀiâ3 ^ôoiJUm a*^ao<\I ZS'ô om»3ÀIo Isia^ 
<L£ôÀ3^»ô Zai«s Z^ôU^fô ^o JL?âA$$ ^Jw BI20 

li'^e jL*Sbïâ ZsctJ ôîaàâÀfôlô . 0007 ftW»A>| 

L.-...©^iS ^L z£ t «4 Âais a^»û 4 ^àlfô ^§.3? 



31 



8 e ay.HiïUN 



MSIHà-ZKHà 



30 



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* ^)âo Lpm&» ^aA^ôia ^ e^ ô 

^aiâicd i%i S* a ^ô^ZaAZô.^ ^3Aii»i 
. ^cAnéai «**,? **. il***? ^? ^4wâ a^; 

Zt^'iû z4&*9* A*aa Z&*Z Hiio **»4^ Zli&oS 

i£a lai imSl J&*a?é . ImSk liàd ^^ fj&fa 
cuâx. J+&uk ôcïô « îuaiAJ Z<^LiS Z&iïfea 4a 
JUâooXJ^ ^ ^âwo . ZciSio lâbàs Hia» oik^s a 
jLa- I&J'iS ^»f3 Z&uZ ^1 &â JiïaS* Afcûi 

•> y 

ftg àpo M*ai \& > OT^ii ix^» 2&»Z o?^* ZééC 
)4>«» eri& ÀSLm o*|i Zi f i£ feiwS *^Za . Ç*^»8 ! 

ikfii JUl^A HsiUaS Jûm ^xs L$CgJb lAxâi 
&L* sjLs Z&JLmûs e&& Zacb ftâ.Z($ft*iZ ôiïai 

t-£u& aJ'aô t *Ai"A tijjJSào y.s? ^4 ô * z$z$& 

IÎA% m,S îk^tAbo Zen6 , Z&auàoC Z#aà*ïfc. A*» si 



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yi»o . A607 W^as il' Zaw ôi& ^3 widS ♦ ^èÀ 

;3ns5o . ^à^laa Lala^ ^.fc^aô ûôo? ^If'^ ^ 

^sik ^ mi>î4 lix^p Z^Jt^ô; Z4â3Ô ^^ftl 

,^'l AèAis t iixâ^ t ^àlm ^Vas Zaifs s »<i*ajm 

• îàjàxts s âà^fe^j A^i : ^ôfoZsi: ^^5u*â 
,UV jâU*l Z^oâoa Eiiaû tâjLscâ s 2X»àLi A^.&^ 
Uéiàab Z^aâi^ ftlU^a &âo iS'LiâjU ^a Z^^„? ^? 

bmik, -Las S^So»ja làm ^ (LiAâo liai llcnâ 
<2 J#ôib o« . Ijoilio Z«*»à iMàào Au^SéZ 

.' V ' ' /■ • il''' ' 1 h 

Sûw ûL»#3 IwJ^iÔ i£ ùfeiS ftal^i 4^ACT 9Â 

• ^1 a^j JlâLt^A Jbot>Â4 ils M^ô|& 4*M 



60 



33 



9 e ir. SAH10OTHA 



MSIHA.-ZKHA 



32 



¥ 4£o * v doa â»Za feula ^daX o «ï ou^",^ 
<^™â^ ^o Z<&m«*&* Z^a-ttoicïS ^aoii U3,x3bl 

oux*?$ïi iïl *-» U'o . louS'Ia «nia Zwi'i a*sm 

0%»S a*à©AxZô aifiag} ô^aix ^âoiia &âo 
Z<tf$JbZ ala ûiâjteo* i&ù%»xi v éoïi Zo^Ji ôtftjia 

LâaL*£ JLuâJà ^S^o . Z&tt&jà Z$»Sm3 «nsasi 
Aa.j&&ZA*> iS I£a» ©eriS ot*»Z Z£J»a lÂUaà 

^jao jJUÀÂâa I&sù 5u*iiZ Aaao lis 

Z^ittû.otfîa^ Zôot ka jJ# ^ • * 

wAfl ^oA ^oo . ^ûjI £? jUu*A tèii 
îàL cîAIa.3 JS&jo . piialw ^i*»L lié 

^ouy jais «4 zé^ v$Fe& 4-% 



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ïsâara 



'Jt»il*a ^ft^« feixMO OJÔAi JOUtl î 9 e £v. SAHLOUPHA 

. r ^Z ♦ Zwli aImM" ^^iû^alo ^ s j^aU* 
£ S . Zow wo4^1 ^ioSf A^Ja ^ U&ùî lài 

U**»i I^iaS^ 4L Zô©7 A* z fc» lîâû^â %? Ij^ô 

iÇ ^ a^jô ^îi iajjù 0^^ z^âô ^ ziaz 
^âji ttéââ ^Jow ^xàp z^iû i4h$éi4êài 10 

*jtSA <ÂàjtaL a^lA.3 a^»®e?û . ZctS'Z A*âj*#M 
Uâ Zâcéô . Z^i^ft 14^4 JAi l4*io^ l4*i m l 5 
■\ôâ<i£ Za^j «4? t^ ^i? Z^âft»,?A Zi* 
I^âjo Imitai IttSô? ^ i^ jvf, . wials 24% 
»o . vÂrtJL&gça? ZâUa A*lîxâ 2dw ^oô mïAX 
■sa /-.lioA.A.io âdô©À(% ^â# ^p ^à# ot^aà 
■^a^-^ftl» Zow Z^Ai Ail Zow A^J w^#xteéô20 



35 



10 e EV. AHADÀBUHI 



MSIHÀ-ZKHA 



34 



% ûou5a aJflû . Zi* Itfïx Z^î» U*a,, 

«B'atoRàJZ %U XL 2i#I a»fôe . «.jàfôsSà i 

// t tE ( f /E / 6 \, / ' 4~ 

^étfAoâa&o.Z&JÎu»! Z&iSs àa ©©g? ©Il 
pia Zoo? &ià* yôw.âàaJ&SZ? 4^© &, 

&â s cïiAZi Xà-fei Usas, dflô . Z5:U 
. Z$i£ »ocr *_ J»a3 ot^s Zi*àoa MïaL 
&b^s Isa ¥ i£ ^1û . j&.y&iiai t£*^fi 
l^œai 4£ ZciS'i.1 l^sa* osL&ào *â 1 ZL 

. £«JlXÔ fis4»iîw QUÂQAJaù ^ui^i 

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• tniS^Ô nâ Ad UZ^é IxfybiA* I^mù 

:I| asaXbai a*^i ]| 6 . .ôot^£ .ail aiââZo 
»ÂL ItâftttaS ^i^ alXe , ^i; jfeii ^ m 
il 'âi^to ^o^p ^z ^«laS fticiâo . v àâô^^ 

ta ifs ^ r Ste r Ai^ ^ ¥Ô âo . j&Lû 

2C|» Lïxmi» t *i^ w ^\j| ô ^| ■ 60 
Kà &4^& . ^5 z£tsjjb i^Sfl wrou^Z *pp 

^ Çàifti»û %*é 4L Ai cja,i -)xfi>o . «3À es 



37 



10 s EV. AHADABUHI 



MSIHA-ZKHA 



36 



^a^kti X-*x»Z ** l$*$*à4 &»&**& &it| j^ rf* 
Xjâ«xû . LiLsa Aauba v&âai Z^hoc» Âixxaû 

1S^ <ao t ^JâifiAsa @oo? ^ao «ni <^às,\*, ô 

* ,»âAà l»A*p ^©A al^ôx &âo . *f!Aix»aa^a 

al,aoZ • a^ 1 ^ ow^oAI p**» <LJ *â mj»5#. ; 
&i* Xïa ZZX^fS Zita Jïïla' àisto * influa 4 ^iâl 
aâd » Attçrâî ll^iwoiiô A&ioJ^ xm &u» j» ^ 3s 
Zo©7 Zi>5ûo s tâ&4*i c&àixsda «àèàoAl ZÏ Ûét Si '■ : 
Z£sâo-âooT *6cfc»&Z Zj4£Sum oiaa &lâ' .^Xfôô àJL 
. ^oaSuâAi j&Mdâ £p «A b ôôct ^*ttàx île ZiïUcnà© 

LSJL Hxi fe& c»âa wAdS ôïbcô . âJ&AxaSakko 
A^xa As £&** Zaltt Zwa mi SûoIq . Z|*>bJô 

A^A_bÔhM3 làSJS iî£ I ^ûa Age»» Z3CT Zi(>QgJLM 

o,J Ajl . Z^aihô ô&a fcjo£ #&■»*> ftiâUo 

i4o Usm ^ ^$» Jkx . ^of Iootj uï£ *» AV 

* tiaa*\â /ÎA ZâiM #£, ^à^ A-Zaowi Z$âaa,a a* 



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^ofi Z»i^ B'àft^âi ^«4 «aSAÏa . Z^U^Sbo' 
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§ ^a Z|dZ . Xi^a Zôq? Zgâ» Xi^ xi 1 I^Zo 



39 



10 e ÉV, A.HA.DA.BUH1 



MSIHA.-ZKHÀ 



38 



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HL&»à 2i*:o HJ^â «.^iô . z£»Z % 4 



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M^i. NU I 



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.(3)al⣠lisais % àcnkàô . &j&ko lî 

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Zaé \jL 4Lîûô . Isa» llâil ZÂ3U 
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«L-J's ^iâA**A&»o ^ï&oâAàa . .-.\f 

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^JkL ZLâ ils H&&â*£ Zâ-Asf* . ZœS'Î <%J *hvù 
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XjÀj Z|*» a*âo j % ôc^Aaa?3 llilss 4-%.âo XâZ^ooo 






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^k.-'^^ ZÔLJbô . Zla^» ^iâS Ut^AS Zi** Z^ô^Sso 
JiSû^ua ^x^âm ^îfm If^ai Zl^fô S^âS 

jjéuSé» . Aa^if >âu^i ^ims ^éià *J(sb v-xità -. 
i*ifc XâJô l^sj w^f.«4â kbôla^ X*i*Z. Z<^*a1» . 
. mS -m^ii-ÀM ils J»a wA,îJX 

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J - r Ô Z^%fe m»x$j » Zow l}^ i4q&A,iù- 
f ^iiù^ siïâS oXm *Âfcô .JUâaAioo AoojJlSlxaiAao.- ■. 

si?" Û i$4â cn-ao»Jà> B'ftl#x «-*!»• a©9T- ^iàô ' 



41 



10 e BV. AHÂ.DÀBUHI 



MSIH/l-ZKHJl 



40 



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. Kflçattâ ZnéJtxà Ziâii U** 2oct la &£ yfff ^ ^ 

Us? eaJUa ^a ?©?aaZs Ui . 2ow Z$L tf ^^' 
Zïo . AffMl il w^dô? ^o 'Z$L«» Ijjwô 2*&o& VI 
Coulis ô A ^ââJ&ii Zïàâ»çiââ4t l^Ais&slô^lijtj^ 
ïgio »« jS^ftf ZlSduA II® . ^àousàiâ' Ë« léSi it 
. c*4yâSg. Al|a ZS'Z &Lfà J$ &£ **« càaa àft£&j 3 
Z$û&f£ .^#iia &â cns âa*j Zerbôh Zi* a Zoo? Zç» ftttâ o 
» Zis^ Il «JÀ M^a Z^i ZenS'Zo : *jsu*»s crà&o 

*~.èûxa ZooiJa LS&HÛ5Z su* 1& wà*Z tau&ji 

\ » ~ / - ji il m il i ,a i , ,«.', M ] 

^a»is Ziâcw A.Z ZZ*V$ iJUj^ôfk . ^éerAâi 
«L.S • Jbo ejJbu-fciS Zlâ&f&âi Z^otbè Zu£o ♦ mi 

V.."j V \ ' ' ( '' " ' ' " -' * 

^âZialâo foZ&*»oâ Z^atusta jLs&a ..Acus'eboio 130: 

XioZo-ûenAala ààô«sû % éwASlai A*Zîau» )&!Lsô 
a.^4. % 6oi# a iA6 « ^xàfca ZS&H&si lia w«* Lseria 
M^ùii lis!, ZJboaZ Z&ft liât otIm Z^woiia 



'(îs**- ^^^ l*aw ^dte iào . uAâ^? Zià^il 
^^ftjZ ^ ^tt^ÀXM Zsmao . ^?^ ùZ Zi'i 

^aia'iLSi liai» Zacfto • Z^ ^ôcu?A^ ZZ^ 
i» o^? 1 14«&I? Zut £'*£*? W$x»o : Zl^lô 
^éfltfàjjà*.? Zaâa Z.4» ©a ^j^as : ^«4»,? Z^»@^ 
s ii àaS Z^os« Ali* Aow w^A^f m a Zn^Jûo 
,«. !Wô^*l aâ Jâiiô ISaeOT* OTai.âiiiai ^Zôioo 

aJ L^£a Z s a1»3 Uà'iûi ào a*^ «afô : ^A 
-Ààft^jo ^ga j^Ls? IaI»? ^àisi Z^^i 

sx^ô ♦ li^ Zsma Z*i^Ô§,a al^ : *o . Zlttanxô îos 

v-Siia If I &â Z*i| ôma ^.^ ZâaaièJZ ^,a Z^s£ 
U^ct^JU) ^ m*4? Za*Ja «^,»A1 ZS'û » A*Z^x 
ak «&éû . aisia tti.a^ÀJ6 %^àAt&â ZS's 5ul Z©^ 

j^MftwTûto^Zôioiàojt^aaZjpSfti ^a^S&i 
6i^2 Ziî^i»ô Zll.3 Zxii» Za1»s en^oi ^®u^ 



43 



11 e EV. SBl'A 



MSIHA-ZKHA. 



42 



JSteà&l Ztecnâ listù à*4cn I^U 3 Zi/.'i 

. ;bo,*#"i iS's lliaftâ ûm oxCj aâ mis» ! 

JS ■ AZ çxà : -ixaâàô oZ ^ôctS oéç? *-*i3Ua 

^? ^jkâe . q©^ ^s,^^ l&ïi piti. t 

UV* *£âZ Zsefes *âo . ^iâi» oqâ ^ 
!<$&&*> jtsâo ZZ*£$ &*#. a%j . ajuâoâéc 

% ûoi.ia- kj^w ZmS'Z ZJL*» &3û » Z*»ôoî5 à 

1-iô.^i' LS's IfcUiSiAJ % à.jl ^isio . Z ( 

Zsms :Zow a*Asé ôuiâ^s t zIctûj J&&, X 

ôt— lào aéLiô Z<^Z Zssn-i ckd&iô . AI 
I^Ml jLS-bji ^Z 0Lbii,Z «se . ct^a& 

li-l,«3 ÏÂi lèoi wtû^U H*Vé . Iséï 



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* r y^B i% t f j _% fë * * t' V " V e ,s /e 

. U*Q^p wraA^iô ciXâûK a&^j ZZ^|é 
idh çix$i ^i&i ZZ^fâ Zisfta i^ja ^0 ■ 



A». 



jaoi* 



jgjâi^&ii ^ûusZs &Z â^a ^ôj il èv. sri'a- 
x fej^saa lloias Zf*3f î£lâ' jttââôa oiiô.£| - 
#i ÏÏ^kSô ZwiZ osa Zôct »7ô^*Z 4^,âiZ J^o Ijct 

à l^iil Zô$? Ai«fcy 0?Aôsé6*t ^0 . I4*iAàaS 

, A^4*â ZmSl îcu* 6Z t ïmS'ta cr^^i Z^îsiS 

boé Aqot ^3Â3 i^w îu»^i |Xis ZZâoA^A SÀs • 

» Bàû^i^BÔ,^ : lAâs otJtaf ^xs© 
4 S I?,? fe«» &^4 ^ %^« Z4w lia l%sa ■ 



45 



11 e by. sbi'a. 



MSIHÂ.-ZKHA. 



44 



Z^fa *c* t U^ JiïiiV* 2^>I Z^p 
Ziâwsi^àll^^atio ZîiMS^iio Jboôéjsaé 

i$z.*a %&# p*i ? «mv^î ôs H î*ïi ' 
. A^fti &sd «'âV zdqu ? àâx ^i^io » i^â» 

*»à*aa &$ ai. ^ô ZfZJ Aa^ Zâ&a < ^ ? ^ C3 
s Z£aJ^ a^ia Ip» Z&c*â ^ ^Âaâs èc* ,'zi5à 

ci a$&4** zS'a ^ o^iAIo . ccil wûJ$a, ZS&a 

pjùoâ ôàaks i^w ZS âfe»Si yéenàa. » U^aas JcSja 70 
^ôAf 23ôtt&3Z ^a oV*aé s Zsâiai ^& £U&\Za 
ZjSiiàUi ^ wii^ ^ààeifa ^oiàjj ZSa J&Z 
^o Z^fim Z*aoûw5a j^jbd l$iu£ & t &**&> 
sàhl&*\ ça v ài*&.Zj | &4a Z^aî ZiLé .Us^ae : 
Zif lîl . Z^u l4miéi^ 2a#i Mjh ^é tf J&*% 
» a Z& ♦ j&Laaa Z>a»3 ôutlâj «rocfcâi s*si Zôcr 

1% ZSpewA <^ta*à Zoé Xj^vap 4»; *i«*a 



£à*«Sç Ç&Â1 . Z^o jbaoù 

Aja«a*a ztô&aaa Zfott&SZ Z^â' e a Z^jiséôs 

JâBtftffû s Zôw âaôJw l$eâb© Ais&aaîas ^*» 
^ a&, oow ^BuA&ao Z^iiaaj *$*■?» 4^ Jbfâu»L 

vi'5k»3 ZâLâdâ Zaaû wqcsJœMù > % àaù Z©cnia *&a| 
>S>a4^ ^fiâki laCT i^i»a ai'so.Zâa£ wàa® 
jj Xèâ^l oii»a ^âtti^iZ ^àax ^ Zo . mi* a 

^6 . IÇ%$ IsLJSq ^à^b A*^a X>â^a léSim 
4'p ^6xaô*a(7)îOTÔ«a; l^as ? l&i *,$$ ç ( X»w. 
Ail À^ ^ô ^ib^aoâ Z^i» Adi ôô^ ^ff^à 
LââttôSil AâZltao Zaâiaôs Zâôtt^âÙ a&*6 

Il S i t if» t £ a gt il t t * t * 

mAa oui a^S© . Za!aiS cnA Zow Zàaxa «osiôla 
\^*" ,i • / ' ■ » ,i « . 

IriÀ. Zôé îctoi^Z Zia^a ôisftâ jjLao » Z§OfetS3iji 50 
L&^ao A.dS wijAiJÀja «S <a#a©A*I© » Zio&^ô 
'LJâ% ; v.:U. ôoo; 0^ . aâju Zii^a 

:<\oÂbo Aî«aaoa Zâ'àsBSb ©oui Z^ûSm 1©©7À 

,Uj^»3 ZSàttaSZ yûoiXft i£ Z^atti- «^S Z©wA 

m^i^% ^ ^Â Zaw à^ Zs^ «J oaA^ûss 
ai aaÀaû . Z*sii»a Z^Sôso ZidaM Zà'ô^âS ^ao 
ilSaLâiiaa Aè,»w«A A©w ôw^Za Z^iiaô^a ZàoûZa , 



47 



12 e ÉV. IOHANNAN 



MSIHA'ZKHA 



46 



Oder. t-jâ&b* ■ ZjdL&Sa libs ai : las? ri 

AkuâZ't 660îk**»à(iàâO Z<&&>a OTakjXjwÛÊsô 

,<L_Jbo filais #5i# <n*çû ^iiSo Acw 

£a⣠ImS'Za wà±ji ôotîI low Idwa ax*# 

lama- . 3&-«&ai *>»&** l5'L : «\4lîa Zmf 
ÎZ»àôAS'A.i JL&ià&a Z4&tto JUbUJâ ^Ae 

t i im u t is t t t i t 

/ . . f ta H i f t , f /e / a 

«'JU&o&a ot^ôX Zoaô . «mais ©or ê 
• ^ < / ' ' < ' • », 

« ZKZ*$S». jUâ&tt aaijwiô ô 4^ &-^% fcouJ fr- 
ite J93u*ii. Z<$in& Z<&&&» Zoor otô^'Z « 
*,Haô , k^S^a Z<u*Ja Z&aZ Aéw Sh «w . 1 
Z<&0*a 'Liât ->*3I w,l oâe» %sq**m3 Zc 






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■** \ M ' t / t n i , 

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UùCN* ârfL& Joe * Zaii ^£ ^ôoia^Aôô^^^Amo 
Iijboâ^a I^aj «.J aik ^iiào ZÏs Zâ^sé fcaa ■ 
Sas -iZo .Ciftis 4â,ï&é ^i&i,© ZZâo 4x Att3 ZJLoâiii 

" ,1 / . i i \, „ i u i i im y~T^ 

. 1^3 l^*Ù%S Z4ii690 



EV. IOHANNAN 



ajx-ôi Z©w a«^ a,|û3 à^àô liw . Owû# X^â.^6 
Àngsl î ^ms^Â^é J&\!L. J^iù Aaài Iffaàafy 

. <&ùLiS* Z^a_»â 24l*& Zsct 4^ô . £f$oioz* 5 
:L-.; «ô<\a ©lifcô 4^i| ^ ai^^l ^ôorAJ^aô 
V 6^,^» ^ ^i%lô ^1' ôot II! : wbjç&^Jsja 



49 



12' EV. IOHÀNNAN 



MS1HA.-ZKHA. 



48 



jttôâô ^ô AiâAto ¥ a£ô lMs%%ùi â£ax& wcda ô .. 

iSto %1 ^ m^iS wtû^ eZ wa,,^ alÇ 
<*p, Aï 2a.ç&»? &* iwo tifeo «n^o . U^ ^ 
U^ol** 4£ô . ôaa&a «le*. 4£ ils z#Zô . ^j^ 
. I»%» l^M w^ô M wJae %l| ZiL**H 

i3ûda Utoia il l^a^io^ Zaw ^® Su^ôûo? ai*»* " 

waâwaoi ç&j! aSflo . £mç&3 liés ^oj la ^6ji 
léiSh, wiôiù w-âxo : Zec?à pjùo &J^iLR>eibJ 

«So5D. isàaiiCTiii£ 4£ le©? dl£a Z$ôà*JL AL* ^ 

A**s JKiOf? ^Is-étô ZboAs Ai» ^o tfl 
. .Uyé tria âi^i ©ct JL&' «iûos ^ 

^ / / is ~ 1 s te m 

ç_*a 1 24%aï3 ^»À «#aiâ <&*. ^ 
^»A,o .l^âx? UXka» 1\^a JJffo 

4 



*» Zj&o&t 



ç #> la? ^ «Si * ^rta* X£**a A^ô ^1»Aj 
^*2ô « wttA-sté Z^m ai) 4*i lômJa jais ^ 

,*$£ ^S lAJé %ê% J|iA ^âUÉ, ^4^?? û *^ ^**^ 

i ^»^x A^ix| l^iod^ jtâoJa ^*ÂBJLo Zbû^aa 

j^J^U^oq UpoéwS? Z^ôl\b JUj&dd? Hp4o 
iâ lia ^o^imaa Zs^k, «4 i^aoj AJcf.^.c»ia 

^Loa HIm Zj^1*« Ziâ^î OT^Iasà iS't Waa A*a4§ 
jiflLst Z^LscL. Z^Âîi A*,fô«ni aûai ©ct Zml'Z iSî 

:sà* ^éà là** & ftiA. z^Im zMîi îu^»î3 

:.\û-I|j xia Zd&tt» ttia ^o lii» îàsi^ Iswso 

. Ua^i ^d&i; liô^o ZU^i Zâ'âsfôSb 
v «r&Jai l^xa t$l ocrj i4 Zow Z^ aâ 
^Zt Z^ Z|M H^aA ^àéù ^ ^ é^ Aào 
vOn^Âita Z^XiûAq )eubs ^ô»s ot*^ I*a» 



51 



12 EV. IOHÀNNAN 



MSïHA-ZKHà 



50 



^^aé ^ia^ II' fais ^s .kçr , ijàU*^ 
Hb©3 eu&& oâX^X ^alxa^o . «-iiaôi, ^Lw- 

uA U*. ^àâhS&aà aôi^o v dasâijé UtS&J^ !£, 

mJ*xS'axà bo&* vdîfl % âsôa£ ZjI Zêta ^às^ %à»$j 

^nOoAIo . S ùèm ^ûXm bals oijZk& ^l& . X 

*»Tf3Z J&33 Z^uLjlI&fiàSs »ff ZSGJI; ■ !&uis ^ 

/ (fi j / IB I l ' c ' ' X 

ZÂ&tt ? ôow *-*Ù3 ZiZasS i4. 1^*4* ^ • «^; 



^ tfs lia? j^cna od*a liA#6 H ÀS'Ai l^S^aûso 
j^ v Âx s I^ûâio^a» ¥ o7 £bsa Zoo? ^i# K??aL^ 

A^si «i*CT *tt^fc Ikjfti* a'àaaai H a ^â» 
^-iôSo S»p Z«^M3 olùL Aûâ l^Iô JÇyoa 85 

. ïow A.jAtt i4sfL w^A**S .i^fs JUJL&SaS 

^» Zo^ «oMlp Za»fAM6 . jfcàu»? £Ù^a £bt , 



53 



12 E'V lOHÂNNàN 



MSIH1 ZKHA 



52 



_fâi*ô s jJ^ûû tï ? ^âLîis lai M^^ ^ 
Lfeuito ZiLàoAA Ails &e>îo. jtfoi, K& ? fcUii 

4a ^oo Z<4LmA& la ^ip fcâfo Xîa3 .béa» JiâftL, 

4âw ctIsôô ©?i4^«o euauJL aûâa ôw . &*&& îiA*Li 
îùsf xâ * ç&taaAâp ils Z>^l56 ZMxa Z&ia^ jtâ 
^ôcôdûa £>* ^mX3aL»#ASû ttvo&àûAA Jxaïsù m 

ZJLa&p 4a ^ûâ4^ h*»Zo ^âçd ^.Jtaso s 6aà 
^éuaâ^Za 6fô5o oiw ^ijw « Z^o^is vAS^Lto 

jbàftla Jb**i*â w^ajÂ** 6Z «I^ct ui *#07 tà&iL is» 

ajsaJHAÏ & j&â» felXs &s$ aussi Zcuxa Zk»Z 
$ Ipôla sdwdia tfl . boo? AçâhâS ZiéuSiâ ZcrSÙ 

li**à 23ts$. M.Lb X»4 Zaw ai» *Â*2 ? <iÂ&s 
^arAî^ 3 ^4? ^ \ff* li^»Zo ^asosiï Çmïi 
IZÏ3CTÔ £ oôw i^eto» *jf"â ^3 ^ftieft . *4* îJi '? 



^ô^t^a&a )9>do USL2C *lI»3 2l^Zo 
31 fcîâw i Zaxo ââ^ w? ë^S ^® s mmsô 4à^»:: 

^1 Z-p_^ 54 ^aiàAs M xâ x*Mi ct^Ix i^ 12s 
J Z«às cu^lo Hmôs cn^^i^. &â ZZ^a iSfa» 

.é«ia â^â axai wrabt&S o^o .ZiliS -ôAé ZZ»» 

» ^t À»,? X?ib Ijctù ^éml Zôw fjitto 
>A*w âoo i Isa JULmS l^Sûai^ Aow M * Z^w 
«A ^o Lû^* Mft jtf Z5d^? laÂs^^S Jboi^âi3S 
!Xiôk#CT»i ^£x ^i* Z^.* JSaâ la ^oa . Usa» 

^' ^i*ai lia ^Li s ûA^bAIs ïaaaZA^ 30^140 
^.^.miA^^âZ^ia ^ l^Sml .^mëùox 



55 



13' EV. ABRAHAM 



MSÏHA-ZKHA 



54 



. t**«*&ttoa ùùq, r? ib3^àô 5 u ^ i ; : 



Jfc? jp imli? *<$£}& xâdj ô« ? *&,{ ^eftaaî ,i*i 

x»? Z&Àa Xm Uâ# **x^ Al iS'l . ^ômi jivsîJb la*» J 
LâZa? J»a£ Ai^ Ex ^ ^XIû s Ç*,£» ^ 

AèAb l007 «7 O&Z K!bà X&Z1&O&» tfctaa6 . l*tù'ià> 

ola$j Zûw3| Ux»Z w»a Zjcj . A^Z^S w^iâ ZAJLhho: 

ûJduà llo Imïi isbôcsp ^éiais a#^Alo J^&ï 
Uù%â ^aSXt^jia li^^X IJ^o Ziâaàl ^mj&iii:; 

jL&tt *&*$.* Z*baa J&s^ v**« lawa» âaft 



<A» àôàso x^a^ô ^.f AS'A. A*&cà Aâx^i l6S 
„j^ {Liais aÂAif p&> ftoa&âZ ^ûâ» ImM; 
^ ©07 ^ûj| ^fô® • ôéa.xàa^, téiuJa llajaalsj 
^aai jUSwa AJLâôoià 11&&m ^o juiV. li^'wec» 
^ ^àjl aiaôie » Zi^* Z^l£ Zl^wà ^@^ Oj&«ô 
;^Ai ^of^I ôôd4û :l ^oAMZS's2ZX#Z ( iïxno 
^ . zJtb»Aâû IS? Z^wiâ^â,^ *****>■? Z|»5f 
jl» ^,i^ à.â^,ào,i ftâûÀxla ^^@Sô h**^|»5 

^aSa^ ^*a» 4a ^o balto Ai56 Zibo lxa$, ' 
iôu-Mîô JUiÎmo Zx^JÉi uÂm ^àaii^io . ^IttSa^ns 
b t Ixiaxù £lax la ^«<s tâoô . Z^M-a I«àa^cào 
■ léi^^ ^oai^ioû^l ai^mS Ziî^d «^s AI |S' 
IîUm ^»t aai^î© M&fipo ^oi^aS ^i#w aiséMl 
,» .Ul) çms ois AâXAI ^3 ^écnïilx * ^6wi» 
i|î«3 ZLSlM ^oqusoi^ ^ÛauAfZ Zwo . I&i^fô§A 180 
v Dcnâ «.Ôa^Aàos ^1#Z v ômi^ 1^,#ctÏZ Z^ûâ^ 
aiasi bod^ jboai ©w ^oo . USaS^ô ^sl >£b ^o 
v ccjL9k ZxA^âod . aiaâ lia ^»p ^o »#ôà Z^à Z^Cîx 

:^x» ^k fétâ z^ix oô^ ^S pà^ imsim 



57 



14' ET, MARAN-ZKHA 



MSIHA-ZKHA 



56 



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«;***•£ boM Z4&&. ^ XœâAjo <*i*ft5 ft " ^V 

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. >éâ» ttâ Z Û^ ciô AÎS Z^l? ^swi^ i ^.x s.âa 
-.JAj 5uàaa Z&»ia JUU^^i wfi^ wAXs ^ 
;Jii* H'f4 ifiblo l 4^ ^'? ^°^? ^? *?â4û 

SÂ^»^ àâÀ&33 wralAi l^a^ï 0a ZA«a^^âi 
iffum«^aSû % ôwAdj;» *™AL là ^1 om . wià© 
'às\JB& mis oi&à IttÀftl ; Zoo? ^â^^ eâs^âûo 
axisAIô , 4^* ^îuss Z^Uàiwii «ï Zow *uî£s 



,;&xjéi lit ^jbaS oyââZo lîsa^i Z£àû.*«» ^sôA. 



35 



.JLxiwAû lJM|a |*lîs Jàm ù*lm : 14 e ev. mauan-zkha 
H.LB ^|ô M^ôaa s3© lEf AL Zïsf ^05 ^àiw 
uJGiâAâo Z^I^? ZIm ^Xix ^»aS'Aô ^*â&^ la ôôw 
'&&:. IJfëx ZIm ZSlai Zxw t JU^5* ^éo^ ^oâ|« ©ow 
Ailii^ Aow Zaw . Sis ^p fe^S' Zoçi iXiâ^pc Aow § 



59 



14 e ET. MÂRÂN-ZKHA 



MSIHA.-ZKHÀ. 



58 



C.f. 



^ït&S Àââoiii àjlo Ilil ©ma ©ya ^*k " a /- ' " : 

loCT^fA^ cnios i*iâ â&M Jw l^Qà^kééû A*j&£ 'A 
uij\i\ 1$Lq < %^aXAl ^Âo . Usai «4L» A4i 3s | 
<#<4juiA ZcLJ't x^l 2$ouià&*©T gis Jusijuw U\»Z 
I007 Liai . tâcâoAà» Zsitea Zoju» lim Ûtn . JUoÂtb 
Zoôr ils kî^fôiaS A f à®a^ W3 j&S^ U& diî;- - 

jf * 'a ^ l ' IL/ B "ï ■)■■ , 

. &« toi 

e>À&o jSdobAl Z1IÏ& Isll a^oi^d à&a As g 

.tâSiz oi^i^ i£ Z£*i li'lô oo9T o5ui,b Z-^â.*ûÀ 

Xéaîcs ôh sô lll ©ix$j !«.!» oôA ZcntA*l ^**6 



-a 'j^;., &£ U^iâi ^ om AZ cî^Ji'^aS Z_^ji 

pib ff.=paç • ^^f 1 î4w «*?** ^^1 ^4? 
jps^^oftf ^xia ^o.&« Zéà^al ^i Zàâ 
? ^ »> mÂVttis liai, ^o ZÀ«.Jb %^a 

^ oA ^? 2^?A f 1 ^ AIxô Z^â ^ iio 

;\U3 -ii-« ÎOU^O * ^ W>*» ^1? ^^ 5 e10 

Lsaa aAm. Z6*J JsjâçZa Z^LasS; ^mai %i 
vus oukiôio I.{L»S; ^Jgâ v^^ ^^^ 



61 



15 e BV. SOUBHÀ-LISG 4 



MSIHA.-ZKHA 



60 



z5û4^ zz^â %î «ôi.i ^ ^ ft, lW '- -;; 

s -Lisais ottpJi. o^llo s wt omà îùùoi % ùm*£êl <hé&fy 

^Z Z<$jta»«S l^Ss ^ao « ^»&â6î* ^tZeïo)u*a *^& 

^dpm^xLoàf^ tûÂ^&X Z^£sû.« f ^àa^ôôg_ :] 

mxSçùû ^AZa Z^ai&ç? ^iâw Z^SSÎuà tti&âow 

«0*L»jL» ^ôoiiâA Zoor ouatas? &■»*£ 
^5>Xaâ lo^x^^ùa Xàkèà JU^oaa •ot^W 



., r &*»*& IInôoû . léS'Za «iair? &**f? «wali» 

■• ' ' < ' ' * * ■ 

;■ jsss ^4&> X*âwo • wrSJjL»* ^odsA Z^L^âs ZAZ 

yôfiM Zosî lj»m o'cn ^o «£»&* Z#àà* ^mSÎ 

Ls.:UAI Z&U, I^ilaAs jUaitfî « Z^ââàai^s 

. liiii ^Lii ? ^î. mzû ^.*àAZo . ^s ^iaf 80 

' ' ' • Z5*»Z'Ai*Ja->*J&MjZ<^ii 

lÂIîlUà.Z^ai Z^iacn^ ^0^ »0Jà ^0 

iiâo^ÀZ Mtâ . %?^? ^4^? Z^,i^s liè^ax^ 85 

.^S^a l&» Aài ^il ^à^bia otpiUfà 0*$* 

^tsed f éi^o w^SAs «S* A f Za U#Z ôiiôâa AdS 
. xsiû Z»âiw ^.iM tf atâiafcâ ^atti^u? tôi^Â^ta 



63 



16 e EV. BÀNIE1 



MSIHà'ZKHA. 



62 



^U^Saç U&& Uk*. A^ ^^"^ 

Zffiu.1 Z&âf ^ô^ ©ô^cmâAl l*à tiiHû i3 

£&5<>aa ooér ûid***<& ^©Aô tA&&»Z «msô 3 J&afja 

î fti A*».: «4a A*» : llaorajA^s Il^fô ùLl 
àâa . ^âÀjg ^tx Aîiâi Açtaa Z^ssasS ou&açf -1 

léoilijL \& Ado lia tàcuto à&ao^Zôcr wâta* 



^iwZ^S «Su» Uwl'Z Z&*â Zas^ Z^dJÛ» 

'- ,4^51 Z^ft3éiftiSLflL& ôiâ Abàaâ ow© . Z*i£i&âbo 
dos oï-»*»j?û «aJta»? z^wiàiaoiS-Efwi'Z ZjSUis 
! x v;J Â&àms AaiisAa Z^iÀ. Z&»oA* A|io 
;p j^-ié^M ^»s Zîiexâ 2*&âo le©? ocr© . ^ 
. Z&âââ«fôZ AIm wist ms©a «^Zs 
i \ t. ftos 4as Zow wâ^&^ lis iust *** && 

■^si/Z^ià? l^^rî ^«'âai, ma ai) Zo^ Xà±*S 
;^kA ? 2i#^ ?Sl Ze^ $»4 ZS' ^fô ZX%| JéS 

. 1^S£ Ziwwé ,»#Al'A3 li4ï Ua9 



EV. DANIEt 



ua^Zd s.»iA llm • Z<$jjuJ^2>â& 9t»Zo Zôw I^i*. 
raajp A Zô iS'Z . Z£a|J» ^§4 v éoi»£ô ZZ*|fô iiu 

iàio . ^i^ào i^^i Zjuxà j£* ^M z4% 



65 



18 e iv. 'àbbousta 



MSÎHA.-ZKHA. 



64 



ii± Éq£»% ZM AéâBouss ôAij&âaâfc Z*\j^k. v ; 
mWiô ^$ UfàÀ'àÀèo liai* ttâaâaà I^i îîl-i^ 

wiL 1»j a_ls A-tlâisûc. MoAstlô ^L*AZ lîïûï:- 

nX*û iA. Zoo? Ai» t SîàiMa.u ^i*é w *jM$& ' ; 
Zï ôtta fu#û Zfe^ ôiii çum *s àaâis w^o^ilo Zft&*a 3 
4 »? a!JùûiS Zi^iaâ )ad&3 15 'as cvi *aul,a Jtfiaft&\*» 

y& % 5wiô3 ZSAXdW&e. A&!a w) b£U**i»wWb 

/ \ • m il •> ' il i i i \ I IB i ■ .-'._; 

^-l^âo ZàôXûîâô Zf^o^a yj^sh «â£© , Z^L****» 
*w7âôl m1mJu*m& ZiîOê? c^âi ^4.3 Z&âoifôZ 
Ztta&ôâ ^asAIô jLâoûorSa ZftU'âAia-sjaV.ciAl 

; . , . .11 ,1 . / /. ^ ,#»'■». » 

wt^Uco : «78^1 wJl*o& Uiu»oâ Z&aà» Zicâss . JLÀ&â&ao 



iSa^a z^fia z^ ^d&II*ôâ jtài zlw s is* ey. 'abbcmm 



' v- f n l&*& ^»^û Z&S Aûia ZUbèJX Z^^o 30 
^^s l^ajo ^A Isix^ ? lia? pS «S Z^ao 

' ^«t ^ilo ^.ift^ Çf? 

à âc--A& Z^fîàoal oôw wroiiôto . Zoé wî0^ f Z 
j,jjs ■.-:.:^i ^A «ûâo . Aid^i 15'AZ i^ 6ÔOÎ Oi^Jf 

.\6&A|«^S ^ oct *^û . Z^4f* Z4»**?? taf 
liSaa ^«^1 Eà^x^o Z%*ia Ii.1 piS^ù iCi^ 

^buâ Zto.*aX Zii^û» f iâiJ A*Zx**a»^i 10 

. IçaSAS ^âmpû jbâ^ l?**4» 4t à ^ 

U Zsîiàâa t ôôot ^^4» Z^ûAba-CT Aû^jsô 



m 



18 e m. £ ABBOUSTA 



MSIHA.-ZKËA. 



86 



^a&*$<> ml f% Zïa Z^S^U^ l£o«tf ^i 6 j£ 

. B'ô^iS a**ô ^a K *^ asiùi Ç^jAio . ^^ 

U.xâ Ixx, 4m liait «àss *à* téJtoAisi a^a ô i ô 

©a£ls Ii«ô ^éoxkiç £&o 14^2 Bââôa A«Ûoi£ 
. aâ^âju? JLiajp U*&* «i^^ A* ****£* .60150 a 
jUtâoJb «ni A*âo Lfôiâ's XdAâs îûluâ l«$Uit lamaâsg 

wrSul^a JLa*^&&&$ Iqor ââil ^4$ I097 «to^I 
I09; ^.|«ào A»£LaoZ ^s^ja Zâôe^iâa J^jL^âo 

''fit * 

Zxa ZiLoa l&» xlod Z^wsJsA Z^aabé 40 
^»Z Mj&ds? z|âjh&3Z ^àedbà ZiLlàAfcai axiai 

v^4â fila» »7ûiiw i*^ low 1%Jl ? ^Z» v^âoA} 
XS'I . mpo ^ôffliaâ 0007 ûtt^â 12^6 , îâLteA 
lâuttA, ££***? &$àS^ %La )aL*A| jUi*? aa*^a45| 
îiSJLa^ Ai*» ôwô . tâ£â6? Zô^ as^«3 Ip**Js» X»ï 



?/£?**?? **'** $? ï^fêf ***. ^*5kfi^ tfja j^Z 
,^ ô j&Ljt ^ô S iù j&cvefoo Çp Zfôf lèoi «JÂioô 5 

■ijoA Zâ-a£ *#wâdla Z007 XdL* Aào liai lima 

5- A- 5«»û Z^*SA Zq©7 Aba ^» iS's «cnâoZa 

^i Z4^|6 'Sb$à6&L ^ûcna aa^iô ^owAôSA.ii îs 
**>£*$ ^s lioo^i^ . Ùty& ^sitt Z^« ^al^| lia 
isâftl ^**Zô ♦ 4*aL iMi» uJSsu wAdl a^oi 
JS j^àfùo UXk LSù . Ub ZL# jUa^î l^s 

r^ba ^p Zi*4 JLStaf X^ft ll'o ^éodA ÇctÏI 20 

Lidai . wf dS aif 1 ^AZ ^o ^ a Z^â , liùx^i 
4» ^wa UUâo JEÎenaô . j(vMwoûo ZxjÏ ^ A&Ju? 



69 



19 e ÉV. JOSEPH 



MSIHÂ-ZKHA 



• juoiô vwijàS %én'pkja cris imû ct^-çv^j^^ t. _ 



: Ipw jcto$»1 Z&5ua Z&iA> ^ lit il©* % w ix _„.-': 

&a#A yàatXsà *£& »â*2&taa Mi ^âA, ^o 

Ado? %Aâwi Z&ctÏZ Z#ai*^ 2&J *&. ^ôiâM 
^is 4âss ^ô<4 «ofl© . 2i^%m Zsixa «ro^xài,^; 

• £8>âfi3i&àZa Zlfe 
JL*abû7î5 A*ii suXÀAl Iîxh laxta isat âsots 
25^2 J A*Z *»4o/fo Z4&39 ââà fcuâ xa*to .jbÀS&i 

1 lèeh lié % 6oîJmô » lûisi® 300 I J Z*^Qôoo *to ZZ*3&5 

PXaIS j&.j&jLfei* 4,£ iiiôaà *à3^ »AMuJ3ii 



iJ. Î>U 



<L-ia^»Z ^aâoiââ t*fiiiâ a» ^41© % à^?Ai^ Js 



! . - <*^r ô ti&a»S J&&, M*ax,i h^^h Z^ixs 

|M^ w ' -3,' / '■ • ' 1* / 1 • ',' « 

^seô «-5s«^i 61$ 1^3 ^ 4aa |l>4 ^iSas 
. m&tx Zoci AâîcZp ZAdéù^, 4£ Zél'21 

1 ia *i^ 1^ ^^ AfiMpf s ^»^ ; f? Z«^îibÇ so 

«Mâa £dâjiLâ' 1;ô3û^3 Z^âjxâdiô Zo^ %m*Z 

tr*î / /i #b « (f / o» s " & J& / // ii 

*ïioui LldtttoSb JUxaia 2omJ ^u& A^àZ 4^3 
; ,- :ss'a bèâi h.Att k»»^.S4 ta AÏo i ^âiia^i' 
j 8 3r..JûÔ Zaen â^ja î^ux Zi^û . ^ifjvta ^ Ziîà^ 

.i* USÂJl mA&-àô pitàà . liulî Jini lhù>*ém 60 

jJl&j^, ^ ^ A£j 014 UiJj, «5 xâ ZS'I . «aa 
'jAiX lâ.^ JLsoà Zi«\ào ^o w^ Aow«#443 

•jiamS iCaaAa Ifûj* ^o s AmM.3 w^f r *#ô ouol 



71 



19' EV. JOSEPH 



MSIHA-ZKHi 



70 



^ f i>8»2 *_â : Z^^sèl l4aâ^a£s Mai ^o^ 
^oû&âii ^%aio vôcià) 4&*o Z^Aû Afe**a 
Z^aixis ^ttt» AjIo . ImSt Alwàs v 6iZ v ài&ji 4 . 
ZJ»àoJb eni M*i=-^»é Ziibes ©OôJi ^56iis xî 

lui. ZiÀJ* . Jsd^ lh.\û 65s jtfsUoS ^Jl» çtà 

Vkî ZijaAf ôcj Ixtoo l®mfâ ^» xUaî i^ftiilaôo 

ot*Al 62 mX» Aïi *àZo, wûafô Z'Ua Zà&aitâcrA&at* '-; 
iâxi l^cox^a lis S ZiiàlS ^ÂtoAZ? JJ^o : Zenïla fô 

<L_*;u*i low^s t £^ Aiàaa ^s jfciài tf z§#^ 

%3ôA îmAZ . o^o^aip l^ôIà^A^- ^» à^âSAA© -J 
Z*uad£ Z^aàâàss ^1 Z^Aâo IctS'Z? mfû^ a X&î oZ 

^ô«S ^ ySzfe çifl A^Ai ^ «4?? *"*"? 

ftfaô4ft ksi rfifi xi^Aïio . tiiàisûç Zââ&fcSZeo: 



bl) 



"^ij *&aô ^»i*cft A**oo . ^ô*u&' ^%!l ®4^ 

„£ »éot»^»Z ^a*(ài^ iSàtto* % ojc? oâ tf&àa 

ïteù "4^ w^wi-Slaô Ail oii^iâa ô&ai Zjw ^1020 
,-iNtâ ffi»^ ta#9w Z5uaa k.^ôXao « whâïA^ £o l^ix, 
. ôua Zô©7 Suoiis Z^otIZ c?A,^su>* ^ 
.«13 j^éoaftâZ AôûJ «Ââo Zla Jtbf ll«a 
jjoia IÇf xhSi ^»As xi^Z : ^^Ajû liqty ■ 

jï .wct « Vm oiauJ »ôoii «Amo c*I*s lïx^ai^sô 

!'l V '/ ,' / V^ ( 0* ' B (t l i 

«JaaA>5Ji3û oîteSaâ «IL A*Zxf5ùb ^ôôsua a*i£ 
: fl \^| Uîiao lioLs Ufe\ ^\^9 ^^? ^w ^p 
jiÎ39iôiSaa XaS l^a^x Zo^j *oaii^ ©S^oi Û* aie 30 

; ~ ' /' / ' ' "" ■• V_ iii ,t i 

nXlkM^iô Jiîiâa l4^,D I^mam Z^i« e^w Zoot 
rA-ïa^bû ouÀaaSbàZSLft'.^dLhta i^JL^âSii-oo 



73 



20* ÉV. HNANA 



MSIHA-ZKHA. 



72 



Zfâata lia; AàL te Z^CvâÂZ ^ a «S xU . «i , s À al 



,Ja xttSwùZô ^.sj^» iSàiaïa ^s *&& , ;|^ 
^? ZjSAa» Z}»b» ISaM ^ *&** â^ ^ 9w ; 

ZiÀXôâJ : iffSf ZM t tfty Ixa^ci^âoasi^a 

éZ t léâl Çp bA$Q lS^$i $ vdaiû . l^ai\i cn^s io 
&fi* VyùùX Hïiâo a<$£la Z^&fo ♦ JSw^Ê ^^ 

tZ^Ufta,? Zj»Z Z^ftio» Imâo 3CTiÀ±Jô sAU»Aie 
JUxaià llaûé JiàâûZa E^cûsù lû'itiJ» a*&*\Zi3 

wiLàuo tt&J&Mz Z&jâ dal ftj&a tfftUa ôxs.xé ' 

\ ' ' , ''»•'• ii « ■ ■ 

^-U^o ^ialS iJSiiiô A rf i éwtjAZ Ji? A*» 
UàâôZi &&Sûâ xO, Zoâ ctâV. , xn&AS Aoiâi.» 



^BûS AjÎ ^i«ôé béJâ ^$?H &*!•>■* l5«i 

ijl ^aibo . Jt^AM Ûgh mo^êl Zaà±j«3 jbàâ^Z ^@es 
ii» iSl Zî"^x ZS.xa^s Zj^iA jQLa.% £> léSÏ^ 
■^Z »auï ^ XîriseiAao JS l^ l^A im^i 

A.iaia Zi*.^o U^'xà ^4i^ ^m^ Z»a«s 



^Um M*»A Zoot ÏÂa^ é^&ê w 5ùo» i^ô 75 

ffyatoail A»fca*w5 asXÂxI Z^sa ^o âiAi Z^xia 
I^am Ii*io . i^âii IX Z$Lo: ZdâJ5JL$ «i^a 
^ïoias A_«ZB«3© X-ïia*cûû ^ém^s fcs) ^ûo 

1_M> ZS ZÎAH ï % ÔWûsii ^33 ^ JLm3 Zttia^»Ô 80 

■■■■ rj ' l ^_. ' ( i ,, m \e ' • " l' ' ' 



75 



20* EV. HNÀNÀ 



MSTHÀ-ZKHA 



74 



. ^âil <t*~*â &***$ ^dàûé Els4 a^s ^ 
L^UôA ^oA 4fôû I^jLS* Aiâàâ ^^4 ty 
Nu» *fôûSaS »ââô 4è,âih *#A4 âi£o . î^;^si 
e-uJWajLs XJbf oi-laâ àiaii owi Zlxei L$3s-&« 

1^ , m ,1,1 *V, B*-n*—t 

£û**»a laAZs *3ô^js Zisut ZiixfeDo AdtaS U;U 

ZJbâùo aâ ^*i& ^ AS'A» ^ i.#Ai ^AâS *fôcdaS Zj?; 
ZJ3Uaa±3 ZS'lôui» teûàlis JLa». ZS'o . Imîi A^Mfta 

... « ........... . \Âî&s fy^? baaZ Çfûoi Ajâ 



-~*s*^%$W+*~ 



*&â3 UiL t ^tswi l&tLXa lama l!L« *:ûo &»â,x. 20 

;„VA3 àiJ&I A-^jA.&Lô . JL» Z&X ôwa Z**x 
à»** ^»Sw sôs . iL.%.% i&*ixaôS ôiâàa^ 5u*»AAlo 
3&3û )s^ô lA.it» jvâ «V» a Z*3xSô^î àd^sAJpù 

ao al tàth cî^ix ^a^wAAl ^ Z2&9 Zi^a 
0^ . Ç XUà ^ tf J IjSaçj ^e aï 1 Ça^ ^ Zl'l ^ 
Uf Zaiûô vLsfei If* aâ ^Aaxiîâ Zii.iUs ^.a 

t 0ii$A^3^b»39 CT^f ?â^s Z^aâ^ ài$j£ ^^Xâo 30 
ôiJâlî li^ji ©w ZJ'I Za5u.l Z^iaâ ml ****! il' 
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77 



l'EY. PKIDHA (104-114) 



le vivificateur de notre pauvre humanité, nous nep^T~~ 
aimerons que mieux. Lui doit élre le but de nos pe: ■ 
et nous devons tendre à son amour. Et si nous faisons 9 
cela. l'Esprit-Saint habitera en nous et nous serons des " ' 
sanctuaires pour la Sainte Trinité, qui résidera en nous 
tous. Car c'est la vertu de cette Trinité adorable im; 
plante en nous une vigne, nous entoure d'une haie et y 
creuse un pressoir ( Isaïe V, i ) : une vigne, parce un'. 
nous sommes la culture de Dieu, lui nous a plantés et 
nous lui appartenons; il est écrit : 11 est venu chez lui 
( Joan I, il ); une haie : afin que nous y soyons finies fi 
cachés et que les griffes de nos ennemis visibles et invisibles 
ne nous déchirent pas. Le pressoir a été dit à l'adosse 
des martyrs qui sont tués pour l'amour du Christ d pré- 
sures comme les raisins par les pieds des bourreaux in- 
fidèles. Le divin David a dit : Pour vous nous fûmes tués 
chaque jour et nous fumes considérés comme des hn-his 
(destinées) à la boucherie (Ps. XL1Y\ ^3 ). Nous Iniie- 
rons donc, par la vertu de Dieu, des chefs et des marivrs. 
et, dans la prière, nous demandons secours à notre M. n 
Dieu, afin que par sa grâce il nous pardonne nos défail- 
lances et nous fasse paraître avec des faces joyeuses «le- 
vant le trône de sa gloire; à lui soient rendues louants 
et bénédictions dans les siècles des siècles. 

I e ev. pkidha. ( 104-114 ) (1) Le premier évêque 
qu'eut le pays d'Àdiabène est, comme le dit le dccli'iir 
Habel (2), Mar Pkidha à qui l'Apôtre Addaï en personne 

(1) Nous faisons remarquer que la chronologie que nous avons trop 
précipitamment dressée* dans notre réponse à M r J. B. Ckaboi, (p. l'J): 
doit être corrigée selon celle que nous adoptons ici. 

(2) Nous ne savons rien de précis sur cet Habel. L'ép'thi-le de 



HISTOIltE 



DE L'EGLISE D'ÀDIABÈNE 



SOUS LES PARTHES ET LES SASSANIDES 



PAR MSIHA-ZKHA (VI S. ) 



( Traduction ) 

Msiha-zkha fit une solide 

histoire ecclésiastique. 
( Catalogue d'Ebedjésu ) 

............. et plusieurs fois tu m'as i 

demandé, mon cher Pinhés, de t'esquisser l'histoire de tous 
les évoques de notre hyparchie, des martyrs qui y furent 
tués pour l'amour du Christ, et de tous ceux qui ont 
acquis un bon renom dans ce monde et dans le monde fu- 
tur, afin que par cela gloire soit rendue à Dieu, et que nous 
aussi ayons un bon gage au ciel; car tu sais que l'histoire 
des chefs de l'Eglise nous conduisant facilement au fon- 
dateur de l'Eglise, qui est notre Seigneur Jésus-Christ, 



N. B. Manquent quelques ligues de l'introduction qui auraient pu peut- 
être nous faire connaître le personnage de Pinhés. Les chiffres eu vedette 
renvoient aux pages correspondantes du texte Syriaque. 



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2* et semsoun ( 120-123) 



MSIHA.-ZKBA; 



78 



côté et le rejoignit pour être* son disciple et pour tire 
béni par lui. Quand après plusieurs jours il arriva au 
bienheureux, celui-ci se réjouit beaucoup à son sujet ot i 
commença â l'emmener avec lui partout où il allait, On 
dit qu'après cinq ans il lui imposa les mains et le renvoya 
à son pays. Il commença à prêcher au milieu des i'nulcs 
( haies) des païens, fit des prodiges et des miracles com- 
me les apôtres et fit entrer au bercail du Christ un jiraini 
nombre de brebis, qu'il engraissa de la grâce 'divine. 
Après dix ans il mourut et fut enterré par ses disciples 
dans la maison de ses parents qui avaient changé de sen- 
timent et l'avaient suivi. 

2 e bv. semsoun ( 120-123 ) Six ans après, Me/.ra. 
évêque de Beth-Zabdai (i) vint au pays d'Adiabène avec i 
une caravane de gens de commerce. Lorsqu'il apprit qu'il 
y avait là une communauté de chrétiens, il vint furli\c- 
ment chez euK , et après qu'il les eut rassurés, ils le 
firent entrer dans la maison et lui dirent qu'ils étah'iil 
depuis six. ans sans chef. Ils le supplièrent d'imposer les 
mains au diacre Semsoun et de le leur sacrer évêque. 
Acquiesçant à leurs bons désirs, il lui imposa les mains, 
parce qu'il avait appris qu'il était diacre de Pkidha. Celui- 
ci commença à son tour à gouverner cette communauté 
divine et à la parquer dans les prairies de la force ( Ps. 
XXIII, 2 ). Se répandant au dehors, il commença àprochcr__ 
(I) L'évangélisation de la contrée de Béth-zabdai, située sur la rive 
droite du Tigre, paraît avoir eu lieu de très bonne heure. D'après le récit 
du Mslha-zkba, on serait tenté de croire qu'elle a eu le bonheur d'avasv 
des évêques avant l'Adiabène. Cette donnée nous indique la roule >uine 
par le disciple Addaï pour se rendre en Adiabène. De l'Osrhoène i! aurait 
gagné le sud de l'Arzanène et de là il serait entré dans la vallée du !%'«. 



imposa les mains. Il était fils d'un homme pauvre ap- 
pelé Béri, lequel était au service d'un mage. Mais la 
grâce de l'Esprit-Saint qui nous fut donnée en abondance 3 
par Notre Seigneur Jésus-Christ, tressaillit dans le cœur 
.,je son fils, quand celui-ci vit le miracle par lequel l'A- 
pôtre Âddaï(i) ressuscita une jeune fille, au moment où on 
) a portait au cimetière, et la livra à ses parents. Il ré- 
solut donc de devenir le disciple i de l'Apôtre). Quelles 
persécutions subit-il de la part de son père et de ses 
proches parents, la bouche ne saurait le peindre, ni l'esprit 
le concevoir. Comme malgré tout cela il fut inébranlable 
dans ses projets, ses parent! l'emprisonnèrent dans une 
maison ténébreuse; mais il y fut secouru, et la porte lui 
fut ouverte. 11 courut et s'en alla chercher l'apôtre; mais 
il ne le trouva pas. Lorsqu'il apprit qu'il était allé dans 
les villages de la montagne, il se dirigea aussitôt de son 



acteur qui le suit indique qu'il était chrétien, mais certainement pas 
évêque. Msiha-zkha ne le cite que trois fois. Il ne peut donc être Mar 
Habel le sixième évêque d'Arbèles, comme on serait tenté de le croire. 
Serait-ce plutôt un de ces nombreux auteurs de Passions qui, au IV siècle, 
s'occupèrent à ramasser les fastes des martyrs de la persécution de Sapor II ! 
(1) Nous pensons que l'historicité d'Addaï, abstraction faite des dé- 
tails fabuleux dont les écrivains du V, VF, s. ont orné sa vie, ne peut plus 
être révoquée en doute. Barhadhbs V abba 'Arabaya ( VI s. ) qui tenait ses 
informations des auditeurs de la fameuse école d'Edesse, mentionne son 
apostolat dans la capitale de l'Osrhoène ( v. son récit dans notre livre, Narsai 
Homiliœ et carmina, vol. I, p. 33 ). Tous les évêques Orientaux réunis! 
la cour du roi Kosrau II (21 juin 612 ) affirment que les contrées orientales 
ont été évangélisées par ce disciple de Notre Seigneur ( Syn. Or. p. 581 ). 
Enfin Msiha-zkha, citant un auteur qui l'a précédé, affirme péremptoire- 
ment la mission d'Addaï dans les pays renfermés entre les deux zabs, et 
fue son époque vers la fia du premier siècle de notre ère. Par contre, 
l'existence du disciple Mari doit être considérée, jusqu'à nouvel ordre, de 
plus en plus problématique et même fabuleuse. 



81 



3' vr. maac ( 135-146) 



MSIHA.-ZKHA. 



80 



tyr de notre contrée qui monta au ciel. Que le Seigneur 
nous aide par ses prières et fasse que nous imitions tous 
sa conduite, afin de jouir de ses délices. 

Que dirai-je maintenant ! Gomment exalterai-je 
ce bienheureux apôtre qui avait pris notre Seigneur com- 
me modèle, qu'il ne cessait de contempler. Adorons Notre 
Seigneur Jésus-Christ, qui a confié à ses apôtres et après 
eux à leurs successeurs le dépôt, de sa parole, qui a donné 
à leurs discours la force qui a fait que les peuples incultes 
et barbares, soient dans l'admiration et éblouis; l'écho de 
ces paroles a été entendu par toute la terre, car il est écrit: 
leur nouvelle se répandit par toute la terre et b-urs pa- 
roles jusqu'aux extrémités du inonde ( Ps. XIX, r.'>. C'est 
lui qui en les fortifiant, faisait tout par leur movi'ii: a lui 
soit la gloire toujours et dans les siècles des siècles. C'est 
de pareils hommes qu'a fait naître notre pays ! mon cher ' 
Pinhès; c'est de leur sang que les sillons de noire pays 
ont été arrosés, que leurs semences ont levé et c>nt '.loimè 
les unes trente, les autres soixante et les autres cent. Soin- 
soun de l'Ancien Testament a mis en mile et soumis les 

v v 

Philistins par sa force, et Semsoun du Nouveau Tt-Sament G 
a assujetti les païens, les Philistins de son temps, <-i les a 
mis sous le joug de la servitude du Christ, par la force 
de son Seigneur, par son jeûne et son abnégation, de 
telle sorte qu'ils ne purent nullement rompre leur? liens. 
Dans l'Ancien Testament ( le Seigneur ) montra sa force 
et dans le Nouveau sa grâce; que sa force et sa jinicc 
nous accompagnent tous les jours. 

3« ey. isàac ( 135-148) Après cet athlète <ïu Christ, 
il y eut, comme chef des nombreux chrétiens d'alors, Mar 

6 



^Tk$ villages environnants, qui adoraient le feu et y 
liaient de petits enfants lors de leur grande fête qu'ils 
Ipoelaient Sahrab-Gamoud. Habel, l'écrivain, décrit de la 
Jianiore suivante cette fête : Cette fêle, dit il. arrivait au 
incis d'Iar, et de toutes les contrées on se réunissait près 
je la grande source. Après qu'on s'y était baigné, on s'as- 
«evait, faisait la cuisine et donnait à manger à tous les 
cs c!aves. Les habitants eux-mêmes ne mangeaient qu'ils 
n'eussent jeté dans le feu un de leurs petits enfants; se 
saisissant de son foie et de ses reins, ils les suspendaient 
al ix branches des arbres qui se trouvaient là, en souvenir 
de leurs l'êtes. Ensuite ils lançaient plusieurs flèches vers 
le fiel, en guise de joie, et retournaient à leurs maisons. 
Après leur avoir prêché deux ans durant, il en 
baptisa un grand nombre, et la religion chrétienne se ré- 5 
pandit clans le pays, grâce aux vertus de Semsoun. Cet 
événement étant venu à la connaissance des grands de 
la contrée et des mages, ceux-ci le jetèrent dans les fers 
et après plusieurs tourments, le décapitèrent. Ceci arriva, 
dit le docteur Habel, sept ans après la défaite de Kosrau, 
roi des Àrsacides, par Trajan, roi des Romains, lequel 
élait venu visiter nos pays(l). Semsoun fut le premier mar- 

(1) Trajan ayant visité l'Adiabène en 116 la mort de Semsoun doit 
tomber en 123. Son règne, d'après le texte du manuscrit, est de courte 
dorée, de trois ans, semble -t-il (deux ans de prédication suivis du baptême 
des catéchumènes ); il aurait donc commencé à occuper le siège d'Arbèles 
en 120. Entre son élection et la mort de Pkidha il y eut six ans de va- 
cances; Pkidha meurt donc en 114. Son épiscopat ayant duré dix ans, le 
commencement doit en être reporté en lOfi. Riais avant de recevoir l'imposi- 
tion des mains, Pkidha avait été pendant cinq ans le compagnon de Mar 
Addaï, dans ses missions apostoliques, donc de 99 à 106; ce qui nous oblige 
à fixer l'arrivée d'Addaï, en Adiabène, avant la fin du; premier siècle. 



83 



3 e et. isaac ( 135-148; 



MSÎHà-ZKHà 



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sur sa religion; celle-ci lui plut beaucoup et Jl demanda 
à en faire partie. Après plusieurs jours, Isaac le banlU' 
en secret, à cause de la crainte que lui inspirait vVal- 
gas II, roi des Parlhes (1). Par le moyen et l'appui de 
cet homme divin, Constantin de son temps, la religion : 
chrétienne se répandit dans les villages des environs el 
les prêtres païens se levèrent contre lui et voulurent chan- 
ger ses idées ; mais s'y étant fatigués vainement ils réso- 7 
lurent de le tuer afin que la religion des mages \érfu 
Or Habel, le docteur, raconte et dit qu'ils donnè- 
rent ordre à d'autres coreligionnaires mages, qui habi- 
taient dans la montagne, de changer d'habits et àr- sr- véiir 
à la manière des pays lointains, et de venir au Saiiii du 
Seigneur, comme des hôtes qui ne font que passeï . et 
séjournant chez lui toute la nuit, de le tuer vers l,i fin 
de la nuit, après quoi ils retourneraient dans leur paw*. 
Les ennemis du Très-Haut et amis de Satan, le maudit, 
firent beaucoup plus qu'il ne leur avait été mandé, diri- 
gés et endoctrinés qu'ils étaient parles mages leurs livres. 
Il envoyèrent donc en avant plusieurs serviteurs pour in- 
former le fidèle Rakbakl qu'il y avait des Seigneur qui 
venaient chez lui des lointains pays des Romains, cl iiui 
voulaient passer la nuit dans sa maison; et que par con- 
séquent, il eût à leur préparer un festin digne de leur 
rang. Lorsque le Saint du Seigneur apprit cela, il .-"ingé- 
nia à préparer, au plus vite, tout ce qu'il fallait, et snn âme 
se réjouit en Dieu, en pensant qu'il pourrait peul-t'lre 
convertir ( ces gens) à la religion d'un seul Dieu, créateur 

(I) Vologèse 1! rogna, d'après les critiques, de 150 à 168 cf. C.VT- 
SCHMtn, Untersuckungen ueber die Gescldchte des Kœnigsreichi Osrhotne, 
1887, p. 30 ). ■ 



T i5 .ic, homme zélé et'modeste(i) qui fut offert comme un 
orifice vivant à Dieu à l'instar d'Isaac (2). La Providence 
divine ne permit pas que les traits du malin ennemi de 
toute sainteté le transperçassent. Lui, à son tour, prêcha 
. l'Evangile, comme ses confrères, sans se rebuter. 

En son temps, il y avait un homme illustre et 
opulent, nommé Rakbakt, qui, dit-on, avait été nommé 
par les rois pour gouverner cette contrée. Dès qu'il enten- 
dit parler de Mar Isaac, il vint le trouver et l'interrogea 



(i) Ces mots n'entraînent pas nécessairement une surcession immédiate. 
Au contraire, force nous est même d'admettre en cet endroit «ne vacance 
de siège d'une douzaine d'années Durant les deux premiers siècles, période 
de fondation, de lutte avec la religion nationale, et de persécution de la 
part des mages, ces vacances forcées sont mentionnées par notre auteur 
j plusieurs reprises. Celle que nous admettons ici, sans qu'il en suit fait 
mention,^ est imposée par le fait suivant; Abraham, le second successeur 
de Semsoun, est dit être mort de la peste qui décima l'armée romaine, 
dans la Babylonie, sous I.ucius Vèrus, eu 163/4. En remontant et en ne 
donnant à Abraham et à Isaar, les deux successeurs de Semsoun, que le 
nombre d'années d'épiscopat qui leur est assigné par le teste, il nous 
manque douze années pour arriver jusqu'à 123, septième année du passage 
it Trajan dans l'Adiabène, et année de la mort de Semsoun. 

(2) Jusque vers la fin du lll siècle, les noms de personnes dans 
\t monde Syrien, étaient pour la plupart ou Juifs ou païens. Après cette 
période, vint la réaction qui introduisit une nouvelle onomastique, en faisant 
des noms Syriens un complexe formé, la plupart du temps, du nom de Dieu, 
ilu Christ et d'un de leurs attributs immédiats. Les noms de Hnaniso', 
Iso'iahb, Iso'dnah,» Zkha-ïso', Âlaba-«kha, lahb-Alaha etc. deviennent cou- 
rants et supplantent complètement les vieux noms païens. Tant que la 
r eligiri:i chrétienne fut chose cachée, ses adeptes s'abritèrent sous le couvert 
des noms du pays, juifs ou païens; mais dès qu'elle fut devenue publique, 
elle ne craignit pas d'adopter des noms signifiant franchement sa croyance 
en un seul Bien, en Jésus, ect... Cependant certains noms juifs, consacrés par 
les aputres et leurs successeurs, survécurent. 



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3* et. issac ( 135-148 ' 



MSIHA.-ZKHA 



Quand celui-ci, vainqueur par son Dieu, oupriT 
celte nouvelle désolante, il ordonna de Gtésiphon où il 
était, de libérer le serviteur de Dieu, de le faire sortir 
de prison et de lui octroyer une liberté complète. Il me- 
naça, sous la foi de nombreux serments de tuer quicon- 
que n'obtempérerait pas à cet ordre et refuserait de faire 
ainsi; le prophète de Dieu sortit alors de prison. Rakbakt 
le géant de force, demeura seize jours à Gtésiphon: de 
cette ville, le général Ârsak donna ses ordres, et de nom- 9 
breux soldats, au nombre de vingt mille, tous fantassins. 
s'étant réunis à lui, il marcha contre les rebelles. Dieu 
sait quelles difficultés ils rencontrèrent en chemin, m : 
quelles montagnes escarpées ils gravirent jusqu'à ce qu'ils 
fussent arrivés. Au premier instant de leur rencontre, il y 
eut entre (les belligérants) de légères escarmouches, dans 
lesquelles les rebelles furent défaits. A la fin, un des chefs 
des rebelles, appelé Kizo, fit entrer Arsak dans uï; défilé 
de ces montagnes et l'y bloqua. On y livra nne grande 
bataille, qui dura trois jours; mais les troupes d'Arsak 
affaiblies par la rigueur de la faim et désespénm; de 
vaincre, commencèrent à se débander. Alors le braw lîak- 
bakt sortit des rangs des troupes, appela ses soldats et 
gravissant la montagne comme un aigle qui plane sur <:n, 
nid (Deuter. XXXII, il ), engagea ( les barbares) dans 
une mêlée affreuse et aplanit la voie à Arsak et aux. au 1res 
troupes, pour s'enfuir et se sauver de ces loups violents. 

Mais le héros de Dieu avait succombé au milieu 
des rangs des ennemis; l'un de ceux-ci lui ayant percé. 
le côté d'un coup de lance, il tomba mort, après avoir 
offert son âme, comme Judas Machabée, en sacnike au 



du ciel et de la terre. Tout était prêt, quand ces envoyés 
(je Satan arrivèrent, montés sur des chevaux caparaçon- 
ués. Mais Dieu qui est bon envers Israël et envers ceux 
qui ont le cœur pur (Ps. LXXIII, 1 ) ne permit pas que 
les flèches qu'ils avaient ajustées sur la corde (Ps. XI. 2) 
jui nuisissent; car au temps où il était encore au souper, 
u n messager de Gtésiphon vint trouver le Saint du Sei- 8 
(peur et lui mander de la part du roi Walgas, de venir 
sans retard, s'il le voulait bien, à. Gtésiphon, afin que 
par la force d'eux deux, fut réprimée l'impétuosité des 
peuplades barbares qui s'étaient ruées sur les pays des 
montagnes de Kardou et avaient pillé et détruit plusieurs 
villes (i). Il se leva alors sur le champ, confia le soin de 
ses hôtes sataniques à son frère, qui était païen, et se 
mit en route, lui, sans délai, avec le messager, accompa- 
gné seulement de quelques hommes de sa maison, après 
avoir chargé son frère de réunir des troupes, de les con- 
duire en personne et de les amener à Gtésiphon. Comme 
Je filet des prêtres de mensonge était rompu et que Rak- 
bakt, fort en son Seigneur, s'était échappé (Ps. CXXIIÏ, 1 ), 
les mages distillèrent tout leur venin sur la tête du 
Saint du Seigneur, du géant et brave Isaac. Deux jours 
après, ils allèrent donc l'incarcérer dans un réduit téné- 
breux. Ils auraient désiré le tuer mais ils redoutèrent une 
émeute et la clameur du peuple; une frayeur extrême les 
saisit aussi du côté du général Rakbakt. 

(1)Le lecteur verra dans le cours de celle histoire, qu'à peu près 
toutes les invasions , contre les Parlhes, vinrent du côté des lointaines 
montagnes qui bordent ia mer Caspienne, ou avoisinent la Bactriane pro- 
prement dite et l'Oxus. Nous pouvons en inférer que les Parihes, pas plus 
que les Assyriens, né purent venir jamais à bout de subjuguer entièrement 
b hordes barbares qui habitaient ces plages lointaines. 



4* ET. ABRAHAM ( 148463 ) 



MSIHA-ZKHA 



86 



se leva Abraham, le docteur, fils du défunt Salonin^ "" 
dont l'origine corporelle était de Herda, village si lue au* 
environs de la tour des Hébreux(I). Son grand [n"iro *"-tait 
venu se fixera Arbèles et ses parents avaient été êvan- 
gélisés, lui encore jeune, au temps de l'évêque Semsoun '-> 
( Abraham ) gouverna, à son tour, le siège avec uno ;!,-!,,_. 
ceur et une humilité au dessus de tout éloge. Il demeura 
pendant longtemps dans les hautes montagnes, y ensei- 
gnant la foi chrétienne, prêchant la véritable religion et 
baptisant au nom du Père du Fils et du Saint-lôsuril 
(Mat. XXVIII, 19). 

Pendant qu'il habitait les hautes montagnes, en- 
seignant le foi chrétienne, les mages se levèrent contre les 
chrétiens de notre pays, pillèrent tous leurs biens el les 
tourmentèrent atrocement. Cette nouvelle étant parvenue 
à l'évêque Mar Abraham, celui-ci descendit des montagnes; 
par la force des miracles qu'il opéra et par l'ascendant de 
son incompréhensible sagesse, il ne permit pas nue les 
loups rapaces dévorassent tous les serviteurs du Christ. 
Après les avoir apaisés, il descendit à Ctésiphon. Le roi 

(1) Mossoul et ses environs étaient appelés dans l'ancienn-.* littérature 
Syriaque : tour des Hébreux;\oir Nar.iai Homiiiîe. et Carmina, vol. M, p. 110. 
Cette dénomination prouve-t-cllc l'existence d'un grand nombre de Juifs dans 
celte contrée ? 

(2) On est étonné de la simplicité du processus usité dans la primitive 
Eglise pour la création des évèques. L'apôtre choisissait, parmi les nouicaux 
baptisés, le plus apte à le remplacer, et le laissait à la tête i!i- la petite 
communauté, après lui avoir imposé lis main , et s'en allait cvaugèlisi-r d'autres 
pays. Dans ce but, comme on le voit par la suite de cette histoire, assez 
souvent l'évêque se faisait accompagner d'un diacre, à qui il imposait les 
mains lorsqu'il se sentait près de mourir. Le sacrement d'ordre était drj» 
conféré, te! qu'il S'est aujourd'hui dans l'Kglise, mais surtout dins l'église 
orientale. 



seisneur,pour le salut de son peuple: car s'il n'en avait 
nas agi ainsi, par un effort de sa charité, tous les sol- 
dais auraient péri. Les rebelles, à cetle vue, se proposèrent 
ije descendre dens la plaine pour prendre toutes les villes 
n Aisak, mais eux, à leur tour, ayant appris qu'un aulrelO 
npnoîe barbare avait traversé la mer et était venu comme 
\\ < voleurs, saccager leurs villes, les brûler et emporter 
lout ce qu'ils avaient, y compris leurs femmes, firent 
aussitôt volte-face pour aller porter secours à leur propre 
pavs. Lorsqu'ils y arrivèrent, ils guerroyèrent contre (les 
bandits) pendants deux mois complets, jusqu'à ce qu'ils 
en eussent triomphé et leur eussent fait passer derechef 
la mer. La plume ne saurait décrire la grande tristesse 
qui saisit notre pays à la nouvelle navrante de la mort 
de Rakbakt. Les vrais chrétiens surtout versèrent des lar- 
mes sur lui et le pleurèrent comme David le fit pour Jo- 
nathas ( II, sam. 1, 10 et sq. ). Comment est tombé le 
géant dans le combat ! Jonalhas, les morts sont sur tes 
collines; o Jonathas, mon frère, je suis dans l'affliction à 
cause de toi; tu faisais tout mon bonheur. Qui peut main- 
tenant mettre un terme à la douleur qui envahit Isaac, 
à la mort de son protecteur ! A cette question nous devons 
garder le silence, parce qu'au jour du jugement nous verrons 
clairement toutes choses comme elles sont en réalité. 

4* nv. ab«aham( 148-163 ) A peu de temps de là, mou- 
rut aussi l'ami de Dieu, l'évêque Mar Isaac, après avoir 
gouverné le siège pendant treize ans. Cet homme actif 
que le zèle de la maison du Seigneur avait dévoré ( Ps. 
LXIX, 10 ) avait bâti une église grande et ordonnée qui 
existe de nos jours et est appelée de son nom. Après luiii 



89 



5' bv. moh ( 163-179 ) 



MSIHÀ-ZKHA. 



88 



qui en étaient atteints. Lui^ à son tour, en faUlichirvinT" 
lemment. Il imposa alors les mains â son dia:n N„j 
s'en alla au paradis, d'où il recevra ()) la bonne récom- 
pense de ses. labeurs, du juge équitable. IL avait gouverné 
l'illustre siège d'Âdiabène pendant quinze ans. 

5' ev. noh (163-179) Les parents de cet Iitj :; - i-, lf -. ];> 

chaste étaient du désert d'Anbar et avaient fait le vova«e 
de Jérusalem. Là, le jeune enfant eut des relations avec 
les chrétiens et fut baptisé dans la force de la «race 
divine. Lorsque ses parents retournèrent en Orient, ils :: 
vinrent dans l'Adiabène, parce qu'il y avait là un bon 
nombre de juifs. Ils redoutaient de se transporter dans 
leur premier pays, à cause des troubles qui sans cesse 
y surgissaient. Dès que le jeune enfant sut qu'ici aussi 
il y avait des chrétiens, il alla trouver Abraham et de- 
vint son ami. Par le moyen du jeûne, d'une prière con- -, 
tinuelle et de veilles prolongées et sans nombre, il parvint 
à un haut degré de sainteté et fut digne de la \i.-j..:, 
de Dieu, grâce à laquelle il fut à même de faire des pro- 
diges et des miracles à l'égal des apôires. Mais à caus^ de ; 
cela même, qui peut narrer les tourments et les persécu- 
tions qu'il endura de la part des infidèles et principalement 
des mages. 

C'est là la bonne part qui fut donnée en partage 
aux apôtres et, en leur personne, à toute l'Eglise de Oi^ii. ' 
Il est écrit : souvenez-vous de la parole que je vous ai 
dite, qu'il n'y a pas de serviteur au-dessus de son 111:11 1 
que s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi 

(1) Allusion à la croyance des Orientaux que les ^sie* ne s^ont 
récompensés qu'après le jugement dernier. 



flalgàs II était mort(l), et Walgas III lui avait succédé, 
i.e serviteur de Dieu avait pris avec lui de nombreux, ca- 
naux pour les grands de la ville, afin que parleur moyen 
;[ obtînt du roi païen une lettre en faveur des chrétiens 
de son pays, pour qu'ils ne fussent pas malmenés, sans 
f aison et injustement, par les mages. Les affaires bou- 
leversées du royaume ne lui permirent pas néanmoins d'at- 
teindre son but, car des troupes nombreuses s'étaient ré- 12 
unies là de toutes les contrées (2), et se disposaient à fon- 
dre sur les pays des Romains. Il revint donc sans pou- 
voir apporter de lettre. Mais Dieu ne permit pas que le 
désir des rois ( Arsacides?) fût accompli; car après plu- 
sieurs chocs, les Parthes furent vaincus et poursuivis par les 
troupes romaines, jusqu'à ce qu'ils se fussent enfermés 
dans Ctésiphon. Dieu voulut alors tirer vengeance des deux 
(adversaires), lâcha contre eux une cruelle peste et en fit 
périr un nombre considérable. Les Romains furent con- 
traints de revenir sur leurs pas et de retourner dans leur 
pays; ils ne purent pas même trouver leur salut dans cette 
fuite, car la peste qui les traquait, les décimait en grand 
nombre. Ils abandonnèrent des richesses considérables aux 
Parthes;car la crainte ne leur laissa pas le temps d'empor- 
ter quoi que ce fût avec eux. Cette peste régna trois mois 
durant, et anéantissait plusieurs maisons des habitants. 
Lorsque cette peste se déclara dans notre pays, 
Févêque Abraham s'ingénia, avec toute la force divine qui 
était cachée en lui. 



à consoler et à soulager les fidèles 



(1) Vologèse III régna, dit-on, de nov. de l'an I/18 à l'an 191. cf. 
GCTSCHMID, Vntersuch, p. 3U, et DDVAt, Histoire d'Edesse, p. 57. 

(2) Ces troupes étaient composées, d'après les écrivains latins, de quatre 
cent mille hommes; cf. C, camtu, Histoire Universelle, ïqI. V, p. 4u8, 



91 



5' et. noh (163-179) 



MSIHÂ.-ZKHA 



90 



Noh se trouvait alors dans ce gros village. situé sur le Zab~ ■ - 
car il avait fui le poison des mages et se tenait caché li i- 
Lorsque Razsah arriva et vit son (fils) unique à deux doi^U 
de la mort ( m. à m. ballant les portes de la mort ' .'"il 
perdit la raison par l'accablement de sa tristesse, et corn- - 
mença à répandre de la cendre sur sa tête et dans toute sa 
maison. Alors le Saint de Dieu se rendit sur 'les lieux rl : 
promit aux gens de la maison de leur remettre leur enfant 
sur pied, à condition qu'ils croiraient en Jesus-f.lirist.il> 
répondirent : si lu donnes de nouveau la vie à cet enfant 
chéri, nous ferons tout, comme tu le voudras. !.■■ >..;,,[ 
pria alors et dit: Seigneur ! Dieu des patriarches, tci ..mi '.■ 
as montré ta force dans le peuple juif et dans les genlik 
toi qui, par Moïse, as fait des prodiges éclatants el saiw -"; 
nombre,et as fait sortir les eDfanls d'Israël(de l'es-.-i.-iv.i-ji- . 
par la force de ta toute-puissance; toi qui as déHaré aux 
yeux de tous les hommes que tu ne te réjouis pas de la uiuri 
des pécheurs , mais ( que tu désires ) qu'ils fassent péni- 
tence de leur iniquité et vivent ( Ezéch. XXIII, H : loi 
qui as ressuscité ton ami Lazare, mort depuis quatre jours 
( Joan. XI, 17-45) et qui as dit : Celui qui croira en nmi 
fera de plus grandes choses(Joan.XîV,12); toi, par j.i wrln 
des miracles de qui, les apôtres ont fait connaître ton 
nom dans tous les lieux, ont fondé ton Eglise et l'uni, 
bâtie sur le roc inexpugnable de Simon Pierre ( Matt.Wi. 
18); toi maintenant, Seigneur . regarde ton si-rvileur. 
ce petit enfant qui croit en toi ( et confesse ) que lu ■■■* 
le Dieu de vériléf Joan. XVII, 3)par sa pureté et son silence; 
et regarde avec compassion cette foule qui sV<! ri'imii 1 
ici attendant ta grâce; ranime cette âme qui a éie créée 
à ton image et à ta ressemblance (Gen. I, 26) et gueris-laJ.6 



que 



j oa n. XV, 20 ) et encore : je vous ai dit ces choses, afin 
vous ne vous scandalisiez pas; ils vous chasseront de 

eur synagogue, et viendra une heure où quiconque vous 
fera mourir, croira offrir un sacrifice à Dieu ( Joan. XVI, 
j-1). L'Eglise est le royaume spirituel du Christ sur la 
lerre; mais cette Eglise est confondue avec les méchants, 
jes infidèles, les mages et les païens, el à chaque instant 
glle leur fait la guerre; nous avons l'espoir qu'elle aura 
toujours la victoire et la supériorité, car Notre Seigneur 14 
a dit: moi j'ai vaincu le monde, et les portes de l'enfer 
ne prévaudront pas contre elle (Joan. XVI, 33. Malt. XVI, 
18). Cette inimitié qui existe entre l'Eglise du Christ et 
le monde, n'aura de terme qu'à la fin des temps,lorsque 
le blé sera séparé de l'ivraie, laquelle sera jetée au feu 
pour être brûlée (Matt. XIIÏ,30). L'évêque Noh se rappe- 
lait tout cela, quand on le jeta par cinq fois en prison, 
et des mers de joie l'inondaient, lorsque douze fois on le 
battit de verges et de fouets jusqu'à l'effusion de son 
sang, tandis que lui se taisait comme une brebis devant 
le tondeur ( Isaïe LUI, 8 ) . 

A la fin, Dieu lui-même se chargea de venger 
son saint et de le délivrer des mains des pervers, afin 
que la parole de David s'accomplit : J'étais petit et main- 
tenant j'ai vieilli, et je n'ai pas vu un juste délaissé iPsal. 
XXXVII, 25). Un certain jour donc le fils d'un homme, 
nommé Razsah, riche et noble, d'un bourg du pays de l'À- 
diabène, tomba du haut de la maison, se brisant le pied 
avec fracture de l'os principal de l'avant-bras. Lorsque 
cet accident eut lieu, Razsah n'était pas chez lui, mais à 
la ville d'Arbèles,pour affaires de sa maison. Il partit avec 
des gémissements amers pour voir l'issue de la chose. Saint 



93 



5 e bv. moh ( 163-179 ) 



MSIHA-ZKHÂ. 



92 



près de cet arbre maudit, et voilà qu'an serpent rT7~- " 
monta. Les enfants poussés par l'esprit de Dieu l'y tuèrent 
à coup de pierres et versèrent le peu de sang qu'il ;: i;: j t "■ 
Le soir venu, les habitants du village allèrent prier au rn,-'i7 
me endroit; mais oh ! l'étonnante merveille ! Ils y vir 0rsl 
du sang. Ils rétrogradèrent sur le chanp par crainte" de Jour 
dieu, et commencèrent à se lamenter. Or le Saint de Dieu 
se trouvait là, et par la grâce de l'Esprit-Saint,fit le signe 
de la croix adorable sur l'arbre et celui-ci disparut aussi- 
tôt de là; et après plusieurs jours, on le trouva transplanté 
dans la ville de Dakouk(l). Ces païens lièrent alors le saint 
et se disposèrent à le brûler vif, car ils croyaient qu'il 
était, lui, l'auteur du premier et du dernier des maux. 
Mais à l'heure même où ils s'apprêtaient à mettre '".- feu 
au bûcher, l'arbre revint et se fixa à sa place. Alors .-es 
pervers se dirent les uns aux autres : vraiment notre dieu 
ne veut pas que nous tuions cet homme, parce nue à 

si grossier, si en rapport avec les instincts religieux du peuple, semble s'être 
survécu dans la religion actuelle des yézidis. 

A côté de cette religion déchue, abâtardie, il y avait le marzdéisme offi- 
ciel, national, plus dégagé de superstitions, se réduisant à peu près uniquement 
au culte de feu et de soleil, dans des Heur consacrés ad hoc, les jurées, 
religion pratiquée sans fanatisme, peut-être même quelque peu négligée par 
jes rois Partîtes, mais remise en honneur, comme nous le verrons plus ha», à 
partir de 225 parles Sassanides, et, unie à des motifs politiques, dînant 
l'occasion pour les Chrétiens, de verser leur sang en témoignage de leur foi, 
dans des persécutions sanglantes qui s'étendaient aussi loin que l'eiiipwjicrss 
lui-même. Dans ce cas, mages et rois s'unissaient pour verser le ssrig chré- 
tien et déraciner de leur empire les derniers vestiges du christianisme. 

(!) Dakouk étant situé à huit heures au sud de Kerkouk, sur i* route 
de Mossoul à Bagdad, et le Saint se trouvant dans le pays de N'iiurc, l'espace 
franchie par l'arbre, serait de dix heures environ. 



jT"la maladie de son corps. En prononçant sa dernière 
parole, il fit le signe de la croix sur l'enfant, qui aussitôt 
., lova guéri de tout mal ei de toute infirmilé et sans 
aucune lésion. Le peuple, en grand nombre, connut ce 
miracle, et un chacun rendit grâces à Dieu qui manifesta 
ça majesté par ses créatures. Razsah et les gens de sa 
maison accomplirent ce qu'ils avaient promis, reçurent le 
baptême et vécurent saintement tout le temps de leur vie. 
Le Saint de Dieu qui ne pouvait plus retourner à la ville 
d'Arbèles, par crainte des mages, demeura dans la maison 
je Razsah, et convertit tous les habitants du village à 
la vraie religion. 11 alla même au pays de Ninive et fit 
pénétrer le nom du Christ dans plusieurs villages où il 
n'avait jamais été entendu. Les habitants d'un village, 
entre autres, nommé Rési, adorant un térébinthe, se con- 
vertirent tous et crurent que Jésus, crucifié par les Juifs, 
était vraiment le Fils de Dieu. D'après les principes reçus 
dans ce village, personne ne pouvait verser du sang aux 
environs de cet arbre (i). Or un jour des en fants s'amusaient 



■~~~ (i) Le paganisme, au moment de l'apparition du christianisme dans 
la vallée du Tigre, était représenté par le mazdéisme, mais un mazdéisme 
altéré, corrompu, formé de superstitions étrangères à la religion de Zoroas- 
tre, se réduisant à des pratiques grossières qui s'adressaient principalement 
aux arbres, aux fontaines, aux grottes etc. ( voir plus haut, p. KO ) entretenues 
et exploitées soigneusement par la supercherie et l'avidité d'une tourbe de 
mages, sans toutefois exclure, cela va sans dire, le culte essen:iel du soleil 
et du feu. Ce culte dégénéré était la religion du peuple, contre laquelle eut 

h lutter principalement, pendant plus de deux cents ans, le christianisme 
! son début. Les Rois Partîtes s'en accommodaient facilement, et n'en faisant 
point une affaire d'état, avaient abandonné exclusivement le soin de ses inté- 
rêts à la caste du clergé. C'est ce qui explique pourquoi tel évêque du II s. 
(voir p. 87 ) se voit obligé de. se rendre I Séleucie pour solliciter d'un Volo- 
gèse une lettre de protection contre les mages de son hyparchie. Ce culte 



95 



5* ev. noh ( 163-179 ) 



MS1HA-ZKHA. 



94 



une 
-'Ps. 



faux dieux qui ont des oreilles et n'entendent Bas 
bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient' pas 
CXIV, î 2 ) . ''"' 

En peu de mois, le bienheureux Noh baptisa tous 
les habitants, et resta là une année entière; après quoi il se 
rendit secrètement à Arbèles. Après y avoir travaillé doux 
ans durant, dans la vigne du Seigneur, et après avoir 
imposé les mains à plusieurs prêtres (i) et diacre^, il s'en 
alla à son Seigneur, pour recevoir de lui la bonne récom- 
pense qu'il avait méritée par ses bonnes œuvres, par ses. 
veilles assidues et par son éclatante vie, pleine de pi,.- 
diges et de miracles. 11 avait" f gouverné les nombreux chré- 
tiens de noire hyparchie, pendant seize ans. Après sa mort, 
notre église resta sans pasteur et demeura veuve, à cause 
de la haine des païens et des mages. Nos frères souffri- 
rent beaucoup en ce temps. Bon nombre d'entre cm qui 
étaient jeunes et faibles dans leur foi, retournèrent à ialfl 
religion des démons;car ils voyaient leurs maisons pillées. 
leurs garçons et leurs filles ou saisis ou ( vivant , cachés, 
et eux-mêmes battus durement par les disciples de l'enne- 
mi du genre humain. 

(2) Le nom de prêtre ne se rencontre, pour les temps anciens, dans 
l'histoire de Msiha-zkha, que vers la fin du II siècle, sous l'évêq-.ie. Noh. Cette 
donnée n'est pas en contradiction avec l'histoire ecclésiastique de l'époque i.e 
plus souvent c'était I'érêque qui administrait les sacrements i>t représen- 
tait son peuple au dehors, comme successeur des apôtres ( Cf. uv .smi:i>)', 
Mevue des questions historiques, 1888, t. XLIV, p. 329-386; ï.. nrciiESNr.. 
Origines Chrétiennes, chap. VI ) . Le diacre l'assistait dans cette charge, ou 
conférait même certains sacrements, avec sa permission. Les prêtres n'eurent 
d'aetion régulière que lorsque les chrétiens se furent multipliés, ei que l'évo- 
que ne put plus suffire au travail. 



j'heure même où nous nous disposions à le tuer, notre dieu 
revint. H parait que, par cette indication, il nous dit de ne 
pas le tuer. Nous ne pouvons donc contrarier notre dieu 
qui nous manifeste si clairement sa volonté. Cet homme 
ressemble à cette fleur qui ayant reçu une bonne pluie, 
/épanouit majestueusement, mais le soleil venant la flétrit; 
e i lorsque, après coup, elle reçoit de nouveau la pluie, 
elle prend plus d'accroissement que jamais. Celui-ci aussi 
était sec, et notre Dieu voulant le délivrer de nos mains, 
l'inonda de pluie (1). Laissons-le donc, et donnons-lui la 
liberté afin que nous n'attirions pas sur nous la terrible 
vengeance (m. à m. le fort pied ) de notre dieu (2). 8 

Le saint de Dieu voyant qu'ils étaient absorbés 
dans ces pensées, commença à leur démontrer la. vérité de 
la foi chrétienne, et plusieurs crurent en elle. Au nombre 
de ces privilégiés se trouva le chef du village, du nom de 
Razmardouk. Par le zèle de ce revêtu de Dieu ( Noh ? ) , 

la graine du magisme fut déracinée de cette localisé, et la 
foi en Jésus-Christ prévalut contre ( cette erreur ) et se 
dressa en face d'elle. ( Le saint ) éloigna ( ces gens ) des 

( ) Phrase à sens assez vague et contourné. Le dieu-arbre., dans le cas, 
par sa réapparition au milieu de ses adorateurs, a l'action bienfaisante de la 
rosée à l'égard de l'évêque iSoh. Celui-ci semblable à une fleur en détresse 
sons les ardeurs du soleil, allait subir un mauvais parti; mais le dieu, en 
réapparaissant au moment critique, semble protester et prendre l'infortuné 
sous sa protection, en exerçant sur lui l'action vivifiante de la rosée. 

(2) Nous voyons ici réalisée, dans une certaine mesure, la promesse de 
Notre Seigneur dans S 1 Luc ( cap. XVII, 6 ) « Eradicare et transplaniare ». — 
Comme le lecteur l'aura remarqué, rien, dans celte histoire, qui dénote, chez 
l'auteur, la prétention à un étalage, souvent grotesque, de merveilleux, tel que 
cela se voit chez les auteurs orientaux de date récente. Les miracles sont peu 
nombreux, de bon aloi, présentés sobrement et sans apparat, à leur place : 
« Domino sermonem confirmante, sequentibus siguis ». 



rm 



6* 1T. HABBL { 183-190 } 



MSIHÀ-ZKHA. 



96 



béatitude : bienheureux les pauvres d'esprit, -crtî-~ir~cù7 — 
appartient le royaume des cieux( Matth. W.y. S.-,,, r^lr 
n'était aucunement attaché aux. biens terrestres, et son père 
comprenait clairement que son fils ne cherchait pas L>s 
richesses d'ici-bas, mais bien autre chose. Lorsqu'on fi- 
lait (à cet enfant) des choses du monde, il n'y faisait pas 
attention, et n'avait cure d'augmenter ses possessions ter- 
restres. S'il manquait de quelque chose, il ne s'attiisu.ïi 
ni ne murmurait. C'est pour cela que quelquefois il négli- 
geait le soin de ses brebis, laissait le chien s^ij! 'vi-ill'"!- 
à la garde de son troupeau, et s'en allant, il entrail .--nu- 
vent dans une grotte pour y réfléchir à la vanité el it la 
fragilité de ce monde. Pour cette raison même son pure 
ne Faimait point. 

Un certain jour Habel perdit deux a-ruelles dans 
la montagne, et fut aussitôt chassé de la maison par son 
père. Le lendemain matin, les deux agnelles iovinrom du 
bercail de leur propre mouvement. Le père se rc'-.cmiii 
alors d'avoir chassé son fils. Celui-ci s'était dirige sur Ar- 
bèles; or il arriva que par une disposition de la ju-ovi.lence 
divine, il se réfugia dans l'église des Chrétiens. Ceux-ci 
se mirent à lui donner à manger pour l'amour du Christ. 
et l'un d'eux lui faisait passer la nuit chez-lui. Â non de 
jours de là, l'enfant demanda à être baptisé, et doux, ans 
après il devint le diacre de Mar Abraham ( ce qu'il resta ) 
pendant six mois. Lorsque le saint de Dieu mourut, lé 
jeune homme s'attacha à tout jamais au bienheureux No h 
qu'il aimait comme son père(l). Comme nous l'avons dît 

(i) Ne connaissant que l'année de l'avènement d'FJabsi ( 17» -4 de' 
tac. — 183 ) il nous est impossible de fixer la durée de son l'piscnpat. L» 
difficulté peut être tournée de la manière suivante ; le deuxième- successeur 



6* ev. habel ( 183-190) Quatre ans écoulés, les Ghré- 
llens de notre contrée se réunirent, de concert avec les 
prêtres et les diacres, et choisirent pour la charge de 
l'épiscopal, Mar Habel qu'ils conduisirent à Hanithafl), 
pour queZkha-iso' èvêque de la ville^lui imposât les mains. 
jivec tout cela, le souvenir du bienheureux Noh ne s'effaça 
pas de la mémoire des fidèles. Ils lui bâtirent une église 
qu'ils mirent sous son vocable et dont l'emplacement se 
voit jusqu'aujourd'hui. Les Chrétiens y vont chaque jour 
se placer sous son patronage el se recommander à ses 
prières, eux et leurs maisons (2). Tels sont les héros qui 
se sont élevés dans notre pays, cher Pinhés, et nous sont 
devenus un modèle de vertu et un type de sainteté que 
lions devons sans cesse imiter. 

Or Mar Habel était le fils d'un ouvrier charpentier 
du village de Zaira (3). Lorsqu'il eut grandi, son père le 
fit gardien des brebis qui lui appartenaient. Dès son en- 
fance, il se faisait remarquer par ses bonnes mœurs et 
l'aménité de son caractère, qui jetaient dans -l'admiration 
ceux qui le voyaient. Il était l'un de ces pauvres d'esprit 
que mentionne l'Evangile sacré et à qui il promet la 20 

(1) Cette ville est sans doute XvaiOà de Tbéophyl. et Xa^atOà de 
Théophanes. Elle devait être siluée près de la vallée de Rawandouz, af- 
fluent du petit Zab ( cf. hoffman, Auszûge aus Syrischen Akten persicher 
Martyrer, p. 216. ) Nous savons que vers la fin du IV s. celte Tille avait 
un évoque, evod-ASsém. Acia Martyr. Orien. I. p. 82, 

(2) C'est la première église placée sous le vocable d'un saint, dont 
notre histoire fasse mention; n'est-ce pas là une preuve que le culte des 
saints est aussi ancien, en Orient, que l'Eglise elle-même, ? 

(3) Le village de Zaira ou Zira était, semble-t-il, au nord-est d'Arbèles E 
àla distance d'une journée environ; son nom ne se trouve, à notre connaissance, 
dans aucun autre écrivain. 



99 



6* ÏT. HABEL { 183-190 



MSIHA.-ZKHA. 



'm 



côtés par les troupes des Perses et des Mèdes. ci rtïn^ôo 
une grande bataille, furent vaincus et se mirent à prendre*"^ 
la fuite. Ils gravirent les montagnes du pays, en déban- 
dade, et abandonnèrent tous leurs chevaux aux Perse* 
Ceux-ci les poursuivirent, et cernant toutes les montagnes 
en tuèrent un nombre incalculable. Lorsque les Parthes " 
virent que sans un héroïque courage, ils seraient tous in- ''•■ 
failliblement tués, ils ranimèrent leur ardeur et se ruant 
sur les Perses avec une violence sans pareille, les mirent 
en fuite et frappèrent de panique. Ils les poursuivirent 
jusqu'à la mer, en jonchant la terre de leurs cadavres, com- 
me de .sauterelles. A leur retour, ils rencontreront J'auros 
Perses qui s'étaient séparés de leurs compagnons: une 
nouvelle bataille s'engagea entre eux. et dura ih-ux j--mr s . 
La nuit du troisième jour arrivée, les deux camns ?e 
reposèrent afin de reprendre le combat le lendemain malin: 
mais lorsque les Parthes se réveillèrent, ils ne \ iront plus 
aucun des Perses. Ceux-ci s'étaient tous enfuis In i;tiit. 
pour aller rejoindre leurs compagnons et faire- i-on^ 
avec eux. Les Parthes revinrent alors victorir,i>; cm Hors 
d'eux-mêmes. 

En ce temps, cher Pinhés, il y avait des guerres 
partout et des nouvelles douloureuses en tout pavs: et *i 
le Seigneur n'était pas sans cesse avec son Eglise, selon 
sa promesse, pour en consolider à chaque instant les fon- 
dements, elle serait mille fois détruite. A ne considérer 
que le pays des Romains, depuis le commencement de 
l'Eglise, les persécutions n'y ont jamais cessé. Non.-' pou- 
vons apprendre cela de l'histoire d'Eusèbe de Césarée. 
Celui qui réfléchit, comment, après tant de touriii^nls et 
d'afflictions de tout genre, l'Eglise n'a pas été détruite, ses 



dus haut, ce pasteur était doux et humble,' et* c'est ce 
tl ui lui a valu de posséder ia terre ( Mat t. V,5 ), c'est-à- 
( jiro la terre des cieux. Par sa douceur il sut apaiser le 
fétides discordes qui avaient lieu entre chrétiens etpaïens. 
fl savait subjuguer sa langue,par laquelle nous bénissons 
le Seigneur et le Père et par laquelle nous maudissons les 
hommes faits à l'image de Dieu ( Jac. 111,9 ).Nous ne 
devons pas croire que pour cela il aimât les enfants du 
siècle et marchât dans leurs voies, parce que les saints 
i qui ) sont parfaits, ont en eux l'Esprit-Saint ( qui les 
empêche ) de faire rien de mauvais; ils comprennent clai- 
rement que l'amour de ce monde est une inimitié vis-à-vis 
de Dieu ( Jac. IV, 4). 

En ce temps Walgas IV, roi des Parthes, ayant 
pris des forces , enleva plusieurs pays aux Romains, et 
se retourna contre les Perses qui s'étaient depuis long- 
temps préparés à l'attaquer. Walgas, lui-même, marcha 
contre eux avec cent vingt mille soldats. On se rencontra 
dans le pays du Khorassan. Les Parthes ayant traversé 
une première fois un petit fleuve, se virent cernés de tous 

d'Habel, Hiran, a assisté a la chute des Parthes ( 225, d'après fauteur; 
voir plus bas, p. 105). En le faisant donc occuper le siège d'Arbèles, cette 
même année (225), il s'ensuit que la durée de l'épiscopat de ses deux 
prédécesseurs = 225-183 ■— 42 ans. Or 42 moins les 35 de 'Ebedh-Msiha, 
prédécesseur immédiat de Hiran, = 7 ans pour Babel, 183+7 = 190. Donc 
Habel a occupé le siège métropolitain de 183 à 190. — ; D'après l'auteur, 
Habel a vécu sous Vologèse IV, lequel, d'après la chronologie courante, mais 
certainement imparfaite, commence à régner en 191. Mais on ne peut faire 
vivre Habel en 191, car son deuxième successeur, Hiran, ne verrait pas la 
chute des Parthes ( 225 ), contrairement au texte. La date de 191 pour le 
commencement de Vologèse est donc impossible, d'après notre texte, et doit 
être avancée. 



101 



6' KT.HABEL ( 183-190) 



MS1HÀ.-ZKHA 



100 



avec leurs femmes et leurs enfants; et ceux à qui il était 
fait grâce, étaient condamnés à travailler sans pitié dans 
les mines , du malin au soir. Ceux donc que le Christ 
Fils de Dieu, avait affranchis et nommés ses amis, étaient 
devenus des esclaves. Oh ! la dure servitude, par laqneile 
les fils de Dieu, devenaient forcément des esclaves et des 
serviteurs des adorateurs des idoles. Or Domitien, cet abî- 
me de paresse, de fainéantise et de jeux enfantins, source 
de tous forfaits, ne se mit en frais, ne se trouva de conrn 



ge 



et n'arma ses troupes que pour le massacre et le sani 
des chrétiens. Comment cette main, qui a écrit In ^ni-mcc 
de l'apôtre Jean, ne s'est-elle pas aussitôt contractée cl 
n'a-l-elle pas perdu tout mouvement ! El comment les 
châtiments que { l'Apôtre ) relate dans son Apocalypse contre 
les pervers et les iniques, ne fondirent-ils pas sur lui et 
ne l'envoyèrent-ils pas au fond du sioï. 

Malgré tout cela, croyons, cher Pinhés. que si 
quelquefois des maux nous environnent, c'est pour notre 
intérêt qu'ils nous arrivent, et qu'après les afflictions, les 
joies inonderont nos cœurs. Les Juifs qui, pour adoucir 
leurs souffrances et leurs peines, disaient : Sur ie honJ 
des fleuves de Babyîone nous nous assîmes et pleurâmes 
( CXXXVIÏ, i ), lorsque le temps qu'avait assigné le créa- 
teur des mondes toucha à son terme, exaltèrent par des 
chants de triomphe et d'actions de grâces leur retour, qui 
eut lieu sous le règne de Cyrus le Perse. 

De même pour nous, parce que Narsai, roi de 
l'Adiabène, n'était pas parti en guerre avec les Parllies, 
ces loups injustes s'irritèrent, et comme ils s'en revenaient 
en triomphe du combat, ils entrèrent dans notre pays, 
détruisirent nos villes, les pillèrent et s'en alièrost chez, 



..j.ons et sa discipline anéantis et abolis, croira fermement 
,.i:'elle est sortie du sein de Dieu le Verbe. 

Or le premier qui persécuta les chrétiens fut Néron, 
;., pervers, qui ne se contenla pas de les tourmenter lui 
t -i, personne, mais prétendit démontrer qu'ils étaient la 

se de tous les crimes qui se commettaient. A l'effet, de 
quoi, il fit incendier une grande partie de la ville de Rome, 

■épandant le bruit que c'étaient les chrétiens qui l'a- 
viiimt incendiée, donna ordre de les massacrer sans pitié. 
Alors ceux qui étaient réfractaires ( à la foi ) et ne cher- 
chaient qu'une excuse pour exterminer nos frères et fils 
de l'Eglise et les anéantir, ne négligèrent aucune espèce 
de tourments qu'ils ne leur infligeassent. Dans cette cruelle 
persécution, mourut le couple béni des princes des apôtres. 
Pierre fut crucifié comme son maître; mais pour ne pas 
lui ressembler en tout, il demanda à être attaché à la croix, 
les pieds en haut et la tête en bas. Paul eut la tête tran- 
chée; et à l'instant même à l'endroit où (tous deux) furent 
tués, deux arbres magnifiques et majestueux s'élevèrent, 
[mur perpétuer le souvenir de leur vie, de leur mort, de 
la honte et de la confusion de leurs persécuteurs. Après 
Néron, plusieurs autres rois païens surgirent, qui cherchè- 
rent et inventèrent des variétés de tourments dignes de 
l'enfer , et certainement c'était Satan qui leur inspirait 
tout et attisait leur courage de toute sa force. Domitien, 
Marc et Sévère et plusieurs autres ne se lassèrent ni ne 
se rebutèrent de décapiter les disciples du Christ. Ceux-ci 
se cachaient partout et, ne se trouvant pas d'asile, s'en- 
fuyaient dans la montagne, et les païens comme des tigres, 
avides de sang, les y traquaient. S'ils demeuraient dans 
leurs maisons, ils étaient immolés, comme des agneaux, 



10S 



7' et. 'ebbdh-msiha ( 190-225 ) 



MSIHA.-ZKHA. 



102 



''7'Ev. •ebedh-jîsiha ( 190-225) 'Ehod li-Msiha Of.-.ii^- 
d'Àrbèles, et avait habité dès son enfance, et pendant 
longtemps, Antioche puis Damas; c'est là qu'il ava j t e 
brassé la vraie foi. Il revint à son pays et se consacra 
au service de l'église et des prêtres du peuple. Lui. à son 
tour, à l'instar de ses prédécesseurs, montra un zèle n 
une application extrême à prêcher l'évangile et à éluder 
du peuple chrétien, les troubles et les désordres. Pendant 
toute la durée de son épiscopat, Dieu donna partons ! ;! 
pais, et la sécurité, et à cause de cela les églises se mul- 
tiplièrent et les couvents s'augmenlèrent(l);de loiïics i ( . s 
bouches on entendait des paroles de glorifiai l'uni. 

En ce temps était renommé, chez les Domains. 

fi) La diffusion du Christianisme, en ces pays, a donc été plus pré- 
coce, plus rapide, et plus complète que ne le font supposer les conjec- 
tures des savants de nos jours. Avec nos idées actuelles, se ressentant 
nécessairement du milieu dans lequel nous vivons, il nous est difficile de 
concevoir un état de choses, ancien de 2000 ans. Sur un iprraui mjiIdul 
hérissé d'obstacles, comme l'était la société païenne, au moment <!.•: l'.wii. 
rition du Christianisme, difficilement on conçoit que le doctrine di; unis: 
ait, en quelques années, laissé des traces assez profondes pour faire croire 
à la formation d'une société nouvelle au sein de l'ancienne, et év.".i!ier 
les appréhensions et la jalousie des rois païens. C'est qu'il y a i;u i'r,,-;e!ir 
avec lequel, bon gré mal gré, il faut compter, si on ne veut pas se heur- 
ter à la diffusion subite de l'Evangile du Christ comme à un fait inex- 
plicable. Ce facteur, qu'on perd trop facilement de vue, c'est l'action très 
positive, et très concrète de la Divinité; c'est l'action miraculeuse, visible, 
à jet continu, que le fondateur de la religion chrétienne avait mise à la 
disposition de ses ouvriers de la première heure; action aujourd'hui très 
atténuée dans l'Eglise, mais alors courante, maîtresse, qui produisait tous 
ces effets si rapides, si étonnants, que nous admirons dans la formation 
de, ces églises, de ces diocèses, de ces communautés clirétienn»s ci n-ona.^i- 
ques, dont parlent nos archives des premiers: temps. 



u5> après avoir noyé le roi Narsai dans le grand Zab. 
p, ir; ? ces massacres et ces ruines,, les chrétiens qui se 
pouvaient dans notre pays, souffrirent beaucoup et éle- 
vaient des mains suppliantes vers le Très-Haut, en faisant 
nionter vers son Fils unique, Verbe éternel, des chants 
,je pénitence. Or Habel, le pasteur des agneaux opprimés, 
commença à tourner dans tous les villages, selon ce que 
nous avons appris d'hommes dignes de foi, encourageant 
les frères qui s'y trouvaient à supporter ces tribulations 



pour 



l'amour du Christ. Comme il se trouvait un certain 



jour au village de Rahta, il tomba atteint par la fièvre. 26 
Après qu'il eut imposé les mains à son diacre 'Ebedh-Msiha, 
j] niourut la nuit, le treize du mois d'iloul ( septembre). 
Le f.rjagrin qu'en eurent les chrétiens est indicible. 

Cinq mois après, une grande foule partit de la 
viilr d'Arbèles, emporta son corps conservé dans toute sa 
pureté et sa fraîcheur et l'introduisit dans l'église en grande 
pompe. Le Seigneur prit part à cette cérémonie des chré- 
tiens, et montra par un miracle éclatant, combien il se 
plaisait à ce qui se faisait pour son serviteur, et comme 
il l'agréait. Dn jeune enfant avait été porté par sa mère 
à l'église, afin de voir la cérémonie qui se fait pour les 
serviteurs du Christ. Cet enfant était muet et sa langue 
était liée; il avait trois ans et ne pouvait pas même pro- 
noncer une syllabe. Or sa mère poussée par l'Esprit-Saint, 
porta son enfant près du cadavre du Saint, dont elle lui apprit 
à baiser la main droite,, qui était étendue; l'enfant la baisa 
et sur le champ sa langue s'étant déliée et détendue, il 
commença à parler sans difficulté. Tout le peuple bénit 
Bieu qui montra sa puissance par le moyen de son saint. 



105 



8' et. hiran ( 225-258 



MSIHÀ-ZKHA 



104 



Les Parthes se muniraient alors très forts trèT 
puissants et fiers: iis ne respiraient que meurtre, mai* 
Dieu qui a dit par son prophète : si tu t'élèves comme un 
aigle, et que tu niches au milieu clés étoiles, je te ferai 
descendre de là ( Abd. ï. 4 ), les brida et prépara leur 
chute. Dans les temps anciens, les Perses désiraient dé- 
trôner les Parthes, et plusieurs fois ils essayèrent leurs 
forces à la guerre; mais repoussés, ils ne purent tenir tête 
aux Parthes. Cependant ceux-ci s'étaient affaiblis par le grand 
nombre de ( leurs ) guerres et batailles. Les Perses et les 

v *' " : 

Mèdes comprenant cela, s'unirent â Sahrat, roi de l'Adia- 
bène. à Domitiana, roi de Kerkh-Sloukh , et enlacèrent 
au printemps, une grande lutte avec les Parthes. ')hu- 
ci furent défaits et leur royaume cessa pour jamais. Dès 
le commencement ils s'étaient rués sur la Mésopotamie, 
puis sur le Béth-Aramayé , puis sur le Béth-Zabdai et 
Arzoun. Dans l'espace d'une année, ils prirent iou> ces 
pays, et toute l'activité des Parthes ne leur servit de ''ion: 
car leur jour était arrivé et leur heure avait sonné. A la 
fin, ils s'enfuirent complètement dans les hautes monta- 
gnes, en laissant aux Perses tous leurs pays et toules leurs 
richesses gardées dans les Villes (= Séleucie-Ctésiphon . 
Le jeune fils d'Àrtaban, nommé Àrsak, fut tué s.-ns pitié' 
par les Perses, à Ctésiphon, où ( les vainqueurs ) s'instal- 
lèrent et dont ils firent leur capitale. Le jour qui vit la 
fin du royaume des Parthes, enfants du brave Arsa!;. était 
un mercredi, le vingt septième du mois de Nissan, de l'a» 



remarquée dans ia préface (p. IX-X ), et que par conséquent il ne faut 
pas s'étonner que cette- campagne ait précédé de neuf ans l'avénintent de 

Hiran. 



dans les sciences divines, Clément d'Alexandrie. Il ne se 
trouva pas un livre quelconque au sujet duquel il n'écrivît 
u n traité. Tu peux voir l'histoire et les écrits de cet homme 
illustre parmi les écrivains, dans l'histoire ecclésiastique 
fi'Eusèbe de Césarée. 

v 

'Ebedh-Msiha ayant occupé l'épiscopat pendant la 

longue durée de trente cinq ans, alla rejoindre ses confrères 
â u paradis. 

v 

8* kv. hikak ( 225-258 ) Après 'Ebedh-Msiha, parut le 
bienheureux Hiran, qui était du pays de Béth-Aramayé. 
Aux débuts de son épiscopat, il y eut partout la terreur 
et des guerres. Le soleil s'éclipsa et refusa de nous éclairer 
Je sa lumière : signe du courroux du Seigneur contre le 
peuple exaspérant. Car de son temps, nombreuses furent 
les guerres entre Romains et Parthes, et Artaban, roi des 
derniers, entra dans le pays des Romains et brûla plu- 
sieurs villes du Béth-Aramayé. Sahrat, roi d'Ârbèles, s'était 
adjoint à lui. Macrin, roi des Romains, entendant cela, 
vint fondre sur lui avec une terrible armée. La lutte se 
prolongea entre eux; mais à la fin, les deux princes 
s'accordèrent à ne verser, ni l'un ni l'autre, le sang humain 
sans une grande raison; et les deux partis retournèrent 
chacun dans son pays(i). 

(i) Cette campagne eut lieu vers ia fin de l'an 2Î6. Nous sa tous, en 
effet, que Macrin, ayant appris !a mort de Caracaila, voulut hâter son voyage 
'à Rome et consentit i quitter le territoire Parthe, en signant un traité, aux 
termes duquel le monarque Arsacide rendait tous les prisonniers de guerre 
à Macrin et payait une indemnité pour les pertes qu'il avait éprouvées. — > 
Bien „que notre texte dise de\son temps, le lecteur remarquera que cette 
expression doit être prise dans aa seni large,, comme bous l'avons fait 



107 



8* bt. hiban ( 225-256 ) 



MSmk'ZKMk 



106 



à Béth-Dailoumayè, à Sigar(i), et dans d'autres villes" 
encore. Nisibe (2) et les Villes n'avaient pas encore d'évè- 
ques.par crainte des païens. Mais lorsque le royaume des 
Arsacides-Parthes expira, les chrétiens ( des Villes) deman- 
dèrent un évêque pour cnx, comme nous le raconterons, 
en son lieu, avec le secours de Dieu. 

En ce temps s'illustrait dans les sciences de tous 
genres, ri gène, docteur admirable et divin, auquel l'Esprit- 
Saint mettait, dit-on. à la bouche tout ce qu'il devait 
dire, et Eusèbe raconte de lui que sept notaires écriv;iir-j,; 
successivement sous sa main (3) . 

et qui avait un évêque à la fin du X[ s. au dire d'Ebed-Jésu d-: >. i>;be ? 
(cf. Syn. Orien. p. 619). Mais pour un village, le titre de Béth Itozavé 
est bien gros. Serait-ce aussi une faute de copiste pour le Béth [Iuuzayéî 
Ou bien, enfin, une ancienne ville qui servait de résidence à un iV-aup, 
et qui aurait changé de nom ou bien aurait été détruite deui cents ans après??. 
(i) Pour l'identification de ces noms géographiques, voir hoffmasn 
Auszûge aus Syrischen Akten persicher Martyrer ; marquart , Kiwisalir, 
nach der Géographie des Ps. Moses Xoronaci; noeldeke, Gescliicfuc der 
Perser uni Araber zur Zeit der Sasaniden. 

(2) Nous verrons, dans la vie de Sri'a, s propos de Jacques de 
Nisibe, que le siège de cette célèbre ville fut en effet fondé vers la fin -in III s- 

(3) Euseb. lib. VI , cap. XXflf, p. 224 - ( édit. Vales). Nous savons 
par le livre de Unions, encore inédit, de Babai le grand, que les écrits d'O- 
rigène étaient très estimés à l'école de Nisibe, vers la fin du Vf s. ! .\':;s;i- 
gnement de flnana d'Adiabône qui commença à diriger cette éco!': <•■> Jï: 
en est une autre preuve. Les Nestoriens devaient haïr .lusiinien, leur ennemi 
en doctrine, car il avait dans le cinquième concile œcuménique fait porter 
des anathèmes qui devaient détruire les derniers représentants du dyopliy- 
sisme ( 553 ). Ce prince haïssait de la même manière Origène, et il avait, en 
5W2 promulgué un édit contre ses partisans ( MANsr, t. IX, : ;. .">.'-;'; : cf. 
B1EKAMP, Die origenistlsclien Sireitigkeaen ... munster, 1900 ). Les Nes- 
toriens rien que pour se venger de Justinien qui les avait tant molesté», 
commencèrent à témoigner un intérêt tout particulier à l'égard d'ûrigène, 



jj n q cent trente cinq du royaume des Grecs (!). Au com- 
"jjiencement du règne des Perses, il y eut la paix pour les 
chrétiens qui purent se développer et s'étendre. 

Toutes ces choses arrivèrent pendant les jours de 
l'évoque Hiran; mais lui s'endurcissait de plus en plus 
rjerant les tribulations et prenait de plus en plus cou- 
rage, par la grâce qui fut versée sur nous par Notre Sei- 
gneur Jésus-Christ. Sache, cher Pinhés. qu'en cette année 
de la conquête de tout l'Orient par les Perses, il y avait 
bon nombre de chrétiens dans tous les pays d'Occident 
comme d'Orient. Mais en Occident, les persécutions ne 
cessaient jamais, et tous les jours le sang des chrétiens 
coulait dans les marchés publics ainsi que dans les rues; là, 
la paix était absente. Chez nous il n'y avait rien de tout 30 
cela; les rois étaient lassés et tiraillés par des guerres de 
chaque jour, et les cruelles persécutions ne s'étaient pas 
encore élevées contre nous. C'est pour cela que la nouvelle 
de l'Evangile fut à même d'étendre en nous ses pampres 
jusqu'à la mer, et ses rejetons jusqu'aux fleuves ( Ps. 
LX XX, 12). Elle avait plus de vingt évêques : à Béth- 
Zabdai, à Karkhade Béth-Slokh,àKaskar,à Bèth-Laphat, 
à Hormizd-Ardasir, à Prath-Maisan, à Hanitha, à Herbath- 
Gelal, à Arzoun, à Béth-Niktor, à Sahr-Kard . à Béth- 
Meskéné, à Holuan, à Béth-Ketrayé, à Béth-Hezzayé(2), 

(1) D'après Msiha-zkha.. la chute dee Parlhes arrive le mercredi, 27 
Nissan, 535 de l'ère des Séleucides, ou 225 de l'ère chrétienne; donc ni en 
224 ni en 226, car le 27 Nissan ne tombe un mercredi qu'en 225. Chaque 
fois donc que l'auteur rapporte une date de l'ère grecque, c'est 310 qu'il 
faut soustraire, pour avoir l'année de notre ère. 

(2) Localité que nous n'avons pas pu identifier. Serait-ce Hezza le gros 
et ancieti village de l'Adiabèae, qui est mentionné par les a uteurs Syriaques 



109 



9' et. sahloupha, ( 258-273 ) 



9 e ev. sahloupha (258-273) Après Hiran,parut-rïîh^r' 
parmi les saints, Sahloupha. le zélé et le très actif dirr 
la crainte de Dieu. Ce père spirituel était aussi de Béth- 
Aramayé.Dès sa jeunesse, il avait été instruit dans la véri- 
table religion; il commença donc à la faire prévaloir conire 
ses ennemis visibles et invisibles. En ce temps avait beu îim 
grande persécution, chez les Romains, contre les tliHi.les" 
du Christ. Maximin le pervers, ne négligeait pas le moindre 
moyen pour les anéantir et les détruire de la face u> [ a 
terre. Dans cette persécution, le ciel se remplit dm. inaïui 
nombre d'âmes chastes qui suppliaient le créateur de di- 
minuer ces jours de tristesse et de les changer i m jours' 
de joie. En Orient, comme nous l'avons dit, toute chose 
se passait dans la paix, et Sahloupha s'enflammait de. plus 
en plus dans le zèle de l'amour de Dieu; Ces! lui qui 
initia les habitants du village de Tellniaha à la religion. 
de l'adorable Trinité, et cela par un rnii>:-'!e au inoven 
duquel le Seigneur s'est plu à manifester la vérité de la 
parole de son serviteur. 

Un des grands du village, nommé Nakk'dia. était 
atteint gravement de la maladie de la dysenterie. Comme 
son mal ne faisait qu'empirer chaque jour, et nue dan;, 
son village il ne se trouvait personne qui pût l'c-n guérir. 
ses parents le portèrent, à la ville d'Arbèles. Or saint 
Sahloupha ayant eu connaissance de la chose, par une 
inspiration divine, à l'exemple du bienheureux Ananias(l), 
se rendit chez lui, dans un temps où tous -•?.-■■ pru-fiiis 
Tenus avec lui, étaient réunis. Il leur promit de U-. guérir 
complètement de sa maladie, s'ils faisaient tout ce qu'il 

(!) cf. Act. Apost, Cap. IX, 10-19. 



MSIHA-ZKHA 



108 



Lorsque les Perses furent maîtres de l'Orient, les 
chrétiens craignirent quelque peu qu'on ne les immolât au 
tranchant du glaive. Car ( les Perses ) avaient vaincu tous 
] es rois de l'Orient et les avaient remplacés par des gou- 
yerneurs et des marzbans qui leur étaient soumis. Ardasir, 
j e premier roi des Perses, députa à notre pays un gouver- 
neur nommé Adorzahad. Mais Dieu qui a sans cesse les 
veux sur son Eglise, pour que les flots et les tempêtes 
n e la submergent pas , lui ménagea un sort heureux. Or 
je roi Ardasir édicta que de nouveaux pyrées fussent élevés 
en l'honneur des dieux; que le soleil, le grand dieu de 
lout l'univers, fût honoré par des adorations spéciales. 
Lui, le premier, prit le titre de Roi des Rois et de dieu; 
de. sorte qu'à l'injustice il ajouta le blasphème, en voulant 
revendiquer jusqu'à l'honneur dû aux dieux. (Il contraignit) 
plusieurs cultes étrangers à entrer et à se fondre dans celui 
du soleil et du feu. Mais l'évêque Hiran s'appliquait à 
préserver son peuple de tout mal et des pièges de Satan. 
Il sacrifiait son âme pour son troupeau comme un vrai 
pasteur. Grâce à ce zèle, il put faire entrer dans le bercail 
du Christ plusieurs âmes asservies par l'ancien ennemi, 
l'adversaire de l'humanité entière. Après avoir fait fructifier 
durant plusieurs années son talent spirituel, trente trois 
ans, comme il me semble, il mourut dans une extrême 
vieillesse; et voilà qu'on lui prépare la couronne de la vic- 
toire que lui donnera le juge équitable. 

et son enseignement pénétra insensiblement dans leurs écoles. Que Msi'ia-zkha, 
compatriote et peut-être disciple de Hnana, ait donc jugé Origène et son 
maître Clément d'Alexandrie, dignes d'ane mention particulière dans son 
histoire, il n'y a rien là qui doive dous étonner. 



111 



9' ET. S4HL0OTHA. ( 258-273 ' 



MSIHA-ZKHA 



110 



Un chacun fut saisi de crainte devant lui. Plusieurs foîi ■ 
il eut à combattre les Romains. Or il y avait dans :c>3'i 
troupes de Sapor un chrétien opulent, nommé Ganzkan 
qui, lorsqu'il vint dans l'Adiabène et vit qu'il y ava j t 
dans la contrée et ses villages plusieurs chrétiens, supplia 
Sahloupha de se rendre à Ctésiphon pour visiter le petit 
groupe de frères qui avaient commencé à s'v montrer fl). 
Sahloupha appréhenda d'y aller; mais Ganzkan l'ayant ras- 
suré et tranquillisé, le fort en son Dieu y alla, et prit 
avec lui Nakkiha, qu'il avait guéri de la maladie de la 
dysenterie, avec deux diacres. Mais comme ils étaient en. ' 
chemin, des Ismaélites les rencontrèrent et les emmenè- 
rent avec eux; ce n'est que quatre mois après qu'ils purent 
s'évader. Ils entrèrent alors dans la riche ville de Ctési- 
phon , réunirent tous les frères qui s'y trouvaient et les 
encouragèrent. Sahloupha imposa alors les mains à un 
homme de là et l'ordonna prêtre. Il resta là deux ans, à 
partir du retour du roi Sapor à Ctésiphon. Plusieurs 
diacres ( d'Arbèles ) allèrent alors le chercher et le rame- 
nèrent derechef à Arbèles avec grande pompe. Les chré- 

(1) Le lecteur remarque que les patriarches, prédécesseurs d.- l'.ipa, 
Sahloupha et Ahadabubi, mentionnés par les annalistes do moyen âge ('Mari, 
'Amr, Barhebrœus ) , ne sont que les évêques d'Adiabène qui allèrent à Cté- 
siphon pour encourager le petit groupe de chrétiens qui avaient romniencé 
à s'y former dans la T moitié du III s. Cette donnée concorde parfaitement 
avec les anciens documents Syriaques qui nomment Papa évêque de Séieucie- 
Ctésiphon (cf. Acia Miles, dans E. assem. Acta Martyr. Oricn. I. 72, et 
BEDJAK Vol. II., p. 266 et sqq. ); avec Sozomène et les autres sources grec- 
ques qui qualifient ses successeurs du même titre ( Sozom. Hist. /.'■■(.'. VII. 19 
et 10). Il ne peut donc plus y avoir de doute, la liste patriarcale, dressée 
par les écrivains du moyen âge, n'a aucune valeur historique 



leur demanderait; et il commença à leur expliquer la foi 
chrétienne par les livres divins et par la rapidité de sa 
propagation sur toute la terre. Il leur montra que ce Jésus 
crucifié parles Juifs à Jérusalem, est Dieu, fils de Dieu, 
qu'il n'a souffert que par sa volonté et afin de nous 
délivrer de la servitude des démons. Tous acquiesçant à 
sa proposition et lui promettant que s'il leur prouvait la 
vérité de sa parole par la guérison de Nakkiha, ils croi- 
raient, se feraient baptiser et entreraient dans le giron 
de la sainte Eglise , saint Sahloupha se mit à prier 
et guérit cette maladie incurable par le signe de la croix; 
car toute chose est facile à Dieu. Un grand nombre d'ha- 
bitants du village de Tellniaha crurent à la parole de 
Dieu et reçurent le baptême. 

v 

En ce temps Ardasir, roi des Perses., mourut, et 
Sapor lui succéda (1). Ce dernier était d'un naturel peu 
endurant. Dès la première année, il eut une guerre avec 
les Khouarazmiens (2) et les Mèdes de la montagne et les 
défit dans une bataille meurtrière. De là, il alla assujettir 
les Géliens (3) les Dailoumiens et les Gourganiens, qui 
habitent les lointaines montagnes près de la dernière mer(4). 

(1) Ârdasir régna jusqu'à 241 et Sapor I lui succéda en effet, en 
cette même année; cf. noeldeke, Geschichte der Perser und Araber, p. û3o. 

(2) Peuple qui habitait au nord du Tabaristan et du Mazendéran. 
Barhebrsus, Chron. $yr. p. 445 dit : &*&*£ l&cé ■. JmAbs >»q jàx à*i^ ptsiià, 
« Khouarazm est un nom de pays, et la . ^mo^ï il%^ha\ JaAesjs oj^*? içsâgi 
«ville principale de ce pays s'appelle Gourgania. » 

(3) C'est le peuple barbare, appelé aujourd'hui Gkilan, qui habitait le 
S. o. de la mer Caspienne entre le Cyrus et le Mardtis des géographes grecs. 

(4) La dernière ou la lointaine mer, dans la géographie de l'his* 
toire de Msiha-zkha, paraît être la mer Caspienne, 



113 



10 BV. AHiDÀBTJHÎ ( 273-291 ) 



MSmk-ZK&k 



112 



commença à imiter cet ordre en glorifiant Dieu de làT"~ 
grandeur de L'hyparchie de I'Adiabène et de ses canons -\ 
ecclésiastiques et apostoliques. 

Quelques années après,lorsque l'ouvrier infatigable 
de son Dieu, Sahloupha, se fut consumé et eut v ■ . 
âme pour le Christ, son Sauveur, il mourut à ce ir-omi-.- 
d'angoisses pour le monde des joies. 11 fut enlerré dans 
la petite église construite sous le vocable de Noh'i). lequel 
l'avait précédé dans cette sublime fonction du gouverne- 
ment des brebis du Christ. Or il avait régi le siège aiipusle 
de I'Adiabène quinze ans durant. 

10 bv. ahadab-jiîi (273-291) Après lui, sV-le\.i Alui- 
dabuhi, homme laborieux et zélé, fils d'un prûlre' jv.ïcn ) 
delà ville d'Arbèles. Celui-ci avait, dit-on, quruiv enfouis. 36 
et les quatre étaient prêtres. Leur mère était de la r:n:c 
des mages, et eut un commerce charnel avec celui de ses 
fils qui précédait Ahadabuhi ( u 2). Ce dernier ( y.u -le celte 
union) fut nommé, pour cela, Ahadabuhi, c'est-à-d'uv le 
frère de son frère qui eut commerce avec sa méiv. I! ùl.-iit 
mage dans son enfance , et était allé à Clésiphon pour 
la guerre contre les Romains. De là il était revenu .ians 
son pays et s'était converti à la foi chrétienne. Il fui le 
compagnon de l'évêque Riran, jusqu'au jour de son ordi- 
nation (3). Il évangélisa à son tour plusieurs païe ns. 

(1) Voir ci-dessus, p. 96. 

(2) Celte phrase de Msiba-zklia est de nature à infirmer, une l'A- de 
plus, les données de Clément d'Alexandrie qui assurait que les marçns prati- 
quaient une continence absolue ( Siromates, III, p. ùù6 ); voir a c» sujet ; 
HOVELACQOE, l'Avcsta, Zoroastre et le Mazdéisme, p. 661-Û6:: U. M'.:«rf:r.O. 
Histoire Ancienne, vol. III, p. 588-589. 

(3) (,'est-à-dire d'Aliadabuhi; il est assez malaisé de i.ï\o<r tle nut-He 



tiens de Séleucie et deCtésiphon l'accompagnèrent de leurs 
larmes, et la tristesse remplit leur cœur. Ils ressemblaient 
siiv apôtres regardant Notre Seigneur monter au ciel. A 
son arrivée dans son pays, il arrangea plusieurs affaires, 
et imposa les mains à plusieurs diacres et prêtres. Comme 
nous l'avons appris d'hommes dignes de foi, Soubha-liso', 
évêque de Béth Zabdai, vint aussi le voir, et ils demeu- 
rèrent ensemble dans une grande intimité pendant une 
année. Les deux se rendirent à Herbath-Gelal (i) et à 
Rassonin(2) où ils imposèrent les mains à un évêque. De 
là ils se transportèrent à Sahr-Kard (3), où ils virent 
plusieurs chrétiens qui s'y étaient rassemblés d'autres en- 
droits; ils leur ordonnèrent aussi un prêtre, car leur évêque 
était mort depuis peu de temps. Ensuite les deux revinrent 

v v 

à Arbèles où ils se séparèrent. Soubha-liso s alla alors dans 
son pays , en admirant le grand nombre des chrétiens 
et le bon ordre dans lequel marchaient les églises. Il 

(t) Ville située probablement sur le petit Zab ( Hoffmann, Auszûge 
aus Syrisehen Akten, p. 26t ); Joseph, son évêque dès l'an 410 est mentionné 
dans le Syn. Orient, p. 273. En celte même année elle fut placée sous la 
juridiction du métropolitain de Karka ( ibid ). Il paraît que, dans les temps 
anciens, elle dépendait d'Arbèles. 

(2) Nous n'avons pas pu identifier ce nom; serait-il Rammonin qui en 
ùlO avait un évêque nommé 'Akeb-Alaha, lequel fut placé sous la juridic- 
tion de la métropole de I'Adiabène ? ( Syn. Orient, p. 273 ). Rammonin on 
Kassoniii devait être situé au Nord-Ouest d'Arbèles. 

(3) Ville située entre Dakouk et Arbèles ( HOFFMAKN.op . cit. p. 270); 
nous savons par ailleurs qu'elle avait des évêques, dès le commencement 
du IV siècle ( Histoire de la ville de Béth Slokh : Bedjan, Acta Mart.et Sance, 
II, p. 5 j 5 et passim; Catalogue des évêques, des prêtres et des diacres qui 
souffrirent le martyre sous Sapor II, dans le Manyrol. Hieronym. de De 
Rossi et Diicfaesne, I. II, p. I, p, LXIII ). 



10 tr~. àhàdabohi ( 273-291) 



115 

alors de ruse et imagina malicieusement d'amener GouT~ 
frasnasp dans un guet-apens. Il lui envoya donc son fils 
avec des présents riches et précieux, en lui faisant rli rc r , ue - ;, 
«le Roi des Rois, depuis qu'il a entendu parler du coin âge A: 
que tu as montré, recherche ton amitié et veut te faire 
aouverneur général de tout le royaume. J ai donc i le , 
parler seul à seul, de manière qu'il n'y ait auc- -u ât ,- 
avec nous. Cesse donc de combattre et vion? mû 
dans un endroit où nous conférerons ensemble. » Gon- j^ 
frasnasp (i) crut au général; lui aussi souhaitait et brûlait 38 : 
de faire la paix, car la lutte s'était prolongée »\ i! en 
était las avec ses soldats. 11 sortit dans un endroit élmanè 
de la tour et invita Zarhasp à venir le trouvor pour 
entrer en pourparler ( avec lui ). Or Zarhasp ordonna a 
plusieurs braves soldats de se mettre en embuscade non 
loin d'eux et dès qu'ils les verraient tous deux .,-.ms <■! 
conversant! de fondre sur eux pour se saisir ■> Gou- 
frasnasp. Goufrasnasp ayant été saisi, grâce à celle jnse. 
on détruisit sa tour et on l'emmena lui, aux ^,11*,. 
luorès du Roi des Rois, Warharan. Celui-ci se rejoint ; 
beaucoup de ce que Zarhasp avaitjart^ordo.ma .,n .... _ 

— ^^-j^^^ ,es hauts - fai:s : ! " ! "". fSiup ; 

païen et la passion de Kardagh, .aire satrape chrétien, qa. 
Zè sa vi , vers Fan 358 ( bkman, Aca Martyr»» et .,,v,,^ ,1 ■ 
P 62; cf. Dm, Mesure Syria.ne,,. «7-138, koeldek- Z««*r ; 
IL,, m or g . Gesetl. t. XL1V. p. 530 ). Le second ,™ «h! « 
identifié avec, premier! Les annalistes chréuen.. ^ , - > - 
siècles auraient débaptisé ce premier sous le nom de ,-...a h. et en 
lin; fait un m ar,r di g ne d'orner les fastes de l«P— ; 
Considérant l'état où se trouve actuellement s. v,e, ™f*^^ 
et de faits postérieurs au, événements qu'elle nous lègue nous seno . 
tenté d'en placer la composition vers le milieu du VU W.I-. 



MSIHA.-ZKH1 



114 



En son temps, Goufrasnasp, satrape de l'Àdiabène, 
-e révolta contre Warharan 111, roi des Perses (1). Il se 
l^lil dans la montagne une haute citadelle qui devait le 
Pirantir de l'impétuosité' des ennemis. II y emmena avec 
j'nj plusieurs hommes, habiles arcliers.au nombre de cinq 
ce nî soixante, selon la tradition qui s'est transmise d'année 
en année. Ceux-ci sorlaieot chaque jour, au nombre de 
cinquante ou soixante, volaient et pillaient dans les che- 
mins tout ce qu'ils trouvaient. Les voyages de ville en 
ville et de village en village cessèrent à raison de leurs 
razzias. Plusieurs des habitants de l'Adiabène quittèrent 
leur foyer et s'en allèrent dans d'autres pays, et de riches 
villages devinrent déserts. Les gens ne pouvaient même 
ensemencer, car les laboureurs, par crainte des voleurs, 
ne sortaient même pas de leurs maisons. Des riches sans37 
nombre allèrent d'un commun accord aux Villes afin d'ex- 
poser l'affaire à Warharan, le Roi des Rois. Il écouta leur 
requête et envoya de nombreuses troupes qui vinrent pour 
détruire et raser la tour de Goufrasnasp. Mais ils ne 
purent l'approcher, même de loin , à cause des nom- 
breuses flèches que lançaient contre eux, avec une grande 
habileté, les soldais de Goufrasnasp. Après s'être fatigués 
là deux mois durant sans rien pouvoir faire, ils en infor- 
mèrent Warharan, qui envoya d'autres troupes innom- 
brables, avec un général habile et expérimenté nommé 
Zarhasp. Celui-ci non plus ne put prendre la tour, car 
elle était très hante et les soldais qui l'occupaient étaient 
très courageux et; d'habiles archers, qui ne laissaient 
point approcher f l'ennemi ) même de loin. Zarhasp usa 

orclitiaiioii j| s'agii; ihhh ;ieiis.m;-> que ce sentit du diaconat, 

,1) Balinim ou Warharan. régna de 276 à 293 ( SOELDÊKE, op. cit. ibid, ). 



:nc 



U»J 10 ET. AHA.DABUHl( 273-291 ) 

de Bef'h Zabdai (i). Ils y demeurèrent pendant ullc 
née, seîon ce que rapporte la tradition, y redrf- 5> ; inl ce 
qui n'était pas droit. 

Ud jour, Sabtha se leva au milieu de la foute 
pour prêcher et démontrer au peuple qu'il ne devait pas 
craindre celui qui peut faire périr seulement le corps. mais 
bien celui qui peut jeter et S : âme et le corr* dam la 
Géhenne do feu ( Matl. X, 8 ). Il parla sur ce sujet très 
durement, et montra que la victoire de Noire Seigneur 
est vraiment une victoire, tandis que la vie! ;\<\. des mis 
de la terre n'est qu'orgueil, prétention, maux, tourments, 
souffrances et mort. Orgueil : parce que, quand les rois 
triomphent, ils ne triomphent que selon le <-or;s. t ; t'est 
àcause de cela'2) qu'ils deviennent hautains ci :Mu>t< nuire 
mesure. Ils oublient leur nature mortelle et se cmionl des 
dieux ; en cela ils ajoutent infiniment à leur? nrnhês, ' 
et leur récompense sera le feu qui ne sï-Ii'imlrn jaunis. 
Maux : parce qu'au temps même de leur vietebe . qui 
peut narrer les fatigues qu'ils endurent. Avant que le 
combat ait lieu, ils ne cessent de se préoccupa de l'issuVtO 
de la bataille : vaincront-ils? ou seront-ils vaincus ? En 
cela ils se tourmentent jour et nuit; el combien de nuits 
passées dans l'insomnie! Mort: parce qu'infailliblement 
il y aura des morts dans les deux camps, cl cela muse 
des souffrances aux parents et, aux proches, fait vrr«pr les 
larmes des yeux des mères dont les enfants «ni Hé coupés 
en deux par le tranchant du glaive, et dont 1rs lils îpii- 
d rement aimés ont été transpercés aucôlé, par le fer des 
lances. La victoire du Christ ( au contraire ) lut une cause 
de joie pour tout homme, même pourjes ennemis. piens_ 



MSIHA.-ZKBA 



116 



(i) Voir plus haut. p. 79 . 



(2) C. -k-d, pour 



neu. 



, ir r;,chât la peau à Goufrasnasp et qu'on la suspendit 
dans son palais royal [de Clésiphonj, afin que tous ceux 
q U i la verraient fassent terrifiés et apprissent de quelle 
manière terrible le Roi des Rois lire vengeance et justice 
je celui qui lui est insoumis (1). 

Le brave Ahadabuhi voyant toute cette dureté et 
sauvagerie ne laissa pas son âme s'abattre ni perdre cou- 
rage. Il commença à tourner dans sa grande hyparchié, 
en distribuant de bons conseils, en réprimandant et en 
menaçant en toute longanimité et charité, comme il sied 
ans disciples du Christ. Un jour des messagers envoyés par 
les chrétiens de Glésiphon vinrent le trouver et le prièrent 
de venir, lui aussi, chez eux, à l'instar de Sahloupha qui 
l'avait précédé (2 ; , pour les instruire et leur apprendre le 
vrai chemin des bonnes mœurs, les encourager et con-39 
soler quelque peu. Ils avaient en outre élu cinq hommes 
fidèles et craignant Dieu, pour qu'il leur imposât les 
mains. Semblable au commerçant actif et diligent, qui sans 
cesse se soucie d'augmenter sa fortune, il acquiesça à 
leur demande et imposa les mains à ces hommes. De 
plus, ij accompagna les envoyés dans les Villes (3; avec 
Zkha-iso', évêque de Herbalh-Gelal (4) et Sabtha, évêque 

il) On voit que les supplices influés par les Sassanides ne le 
codai nt nullement en barbarie aux tourments inhumains édictés par les 
mriens Aetirménides et les Assyriens; l'intervalle de plus de oOO ans 
qui sépare les deux puissances iraniennes, n'empêche pas les premiers 
de suivre les brisées des derniers ( cf. G. Marpébo, Histoire Ancienne, 
*«l. Hi, p. tiïl et sniv.,et blk et suiv. ). 

(2) Voir ci dessus, p. ï\{. 

(3) Se rappeler que le mot Villes, dans la Littérature Syriaque 
« irabe, est t'équivalent de Séleocie-Ct&i^hon ( cf. plus haut p. 105 ). 

(h) Voir ci-dessus, p. 112. 



119 



10 EY. ÂHÂDABCHt ( 273-291 ) 



MSIHA-ZKHA. 



118 



Les habiianls de Ctés'phon lui il ••■;-•■ r> n ri ô r ^ Fl |~~Ti 

instance d'imposer les mains à un é\v.-.- f . {; . : iv< 
toujours an milieu d eus. I! y a ici bon n. :;:;;!;•■;: de H, 
tiens, lui dirent-ils, et les Seigneurs tes èxianwf. sou \ i, 
de nous et incapables de se transporter louions •m.-, 
de nous pour pourvoir à nos besoins et nous suider ,j ; 
les voies de la justice, spirituellement et corporellemi- 
Il agréa avec joie leur demande, et en informa ■ . .■■ 

ou 

évêqne de Suse(i). Les deux élurent d'un commun aeet 
l'ararnéen Papa, homme 1res savant et sage, puis cliac 
s'en retourna dans son pays, admirant l'efficace de la gn 
de Dieu et de sa Providence sur son Eglise sur la aU( 
(le Seigneur) ne cesse de fixer ses yeux (2j; car elle 
est fiancée par le sang qui a coulé de son côté sur le ti 

(1) Il paraît, par ces mots, que les chrétiens du Séleucii 
¥aient , dans les commencemenis , des éu-ques de Suse. C'est le 
croyons-nous, qui a mis quelques années plus tard, Séleuciu et S 
conflit continuel de juridiction (Miles et Papa ). Les évèijacs t 
ne se crurent satisfaits qu'au commencement du Y siècle, où le 

V 

d'Isaac ( MO) qualifie l'évêque de Kaskar , leur voisin, de « fil; 
droite et fils du ministère du Caihnlicos, » et le charg» d'admhn 
diocèse patriarcal , sede vacante ; le synode de Joseph { f>;Vi ) re 
celte disposition , en y ajoutant le droit de convoquer le collège 
rai qui nommera le patriarche ( Syu. Orient, p. 272 et ;i;k"> ) . 
démêlés de Papa, voir J. Labouiït, Le Chùtianisme dans tEmpin. 
p. 18-28; con.p. J. B. CHABOT, Syn. Orient, p. 289, n. 2. bedj. 
II, p. 266 et Sqq. 

(2) Papa fut ordonné, d'après notre texte, fers la fin de l'é 
d'Ahadahuhi qui occupa le siège jusqu à 29î. L'élection de ce 
latriarche doit donc être placée entre 235 et 29ï. On peut par la r 
l'erreur de Mari ( p. 8 de l'édition latine de Gismondi ) qui donm 
79 ans de règne ( ds 247 à 326 ). D'après Msifaa-zkha, Papa n'aurai 
le siège de Séieucit que pendant 35 ou <tQ ans tout au plus. 



':. r eic- 
im.iif, 
use, en ; 
I'- .*■ UiC 

!MI;<k!i: 



l.v r,\\ 
(.-(lie.'si'i- 
; il l'api 
i c-Ctupé 



£t juifs. Comme ( Sabtha ) était encore au milieu de son 
discours, un des païens qui se trouvaient là. se leva et 
rapporta à un ministre du roi que le peuple chrétien 
enseigne que le Roi des Rois sera torturé et tourmenté 
par le feu, et que sa victoire n'est pas une victoire mais 
,, n e révolte et une exaction. Les chrétiens apprenant 
cette nouvelle, en furent grandement attristés et se cachè- 
rent dans leurs maisons; d'aucuns s'enfuirent au désert, 
[/l'vêque Sabtha se leva la même nuit et marcha devant 
lui, sans savoir au juste où il allait. Par crainte il ne 
put pas se montrer, redoutant d'être saisi et châtié. Il 
demeura dans cet état pendant deux ans. Les chrétiens 
firent des présents à un ministre nommé Radgan et le 
supplièrent d'éloigner d'eux la colère du roi , que des 
hommes menteurs et séditieux avaient injustement excitée 
contre eux. Dieu disposa le cœur de Radgan de façon 41 
qu'il arrangea celte affaire et apaisa ce grand courroux. 
Ainsi, grâce à Dieu. Seigneur de toutes choses, la sécurité 
revint dans la tempête et la paix dans la persécution, et 
par le moyen du frottement da fer contre le fer (i), la 
raison pour laquelle plusieurs frères auraient été tués, fut 
réduite à néant. Le temps des persécutions n'était en effet 
pas encore arrivé. Ahadabuhi, durant tout ce temps de 
trouble et de terreur, ne quitta, pas son poste et ne cessait 
de rassurer les fidèles en leur faisant mettre leur confiance 
dans le Dieu vivant, leur sauveur. Je ne crois pas que 
quelqu'un puisse nier que cette paix ne fût due unique- 
ment à ses prières. Qui pouvait, sans l'admirer, le regarder 
à genoux priant avec un cœur contrit ! Or Dieu ne méprise 
pas le cœur contrit ( Ps. Ll, 19 ). 

(i) C'est-à-dire de remploi d'un ministre inique contre un maître iniqne. 



121 



11' «y. skî'a ( 291-317 ) 



MSIHA.-ZKHA. 



120 



( haie) de la compassion naturelle était renversé, Pendant~ 
que les rois romains ne se livraient qu'à de pareils forfaits -' : 
et qu'une telle passion de tuer les dévorait, ils étaient -- 
incapables de gouverner le peuple. Hormizd (\). v ..j ,i i:g .:_• 
Perses, ayant eu connaissance de cela, prit une grande 
armée et saccagea plusieurs villes des Romains. DH : ù | a - ; 
vue de Ions ces sacrilèges, se leva et tons ses ennemis se /: 
dissipèrent et ceux qui le haïssaient s'enfuirent de devant 
lui, s'évanouissant comme la fumée et fondant comme la 
cire ( Ps. LXVUl. 1, 2). Il les livra à des supplices sans 
miséricorde et fil régner sur eux son serviteur Cmisiimlin 
à qui il montra le signe de la croix sur les nnê^s Inmi- '' 
neuses. portant écrit: par ce signe lu vaincra?. \\ prit cet 
emblème de la croix el en donna à tous ses soldais. Par 
lui il mit en fuite, comme des mouches, les ><M;:\< des 
démons rebelles, et la croix qui était le signe di< la Imnle. 
devint pour tous un signe de victoire: aux riche? ci aux 
pauvres, aux nobles et aux roturiers, aux savr.-.ils et :mxîi 



ignorants. 



En Orient, comme Papa, évêqne des Villes, que 
nous avons nommé, habitait la capitale du royaume, les _-'; 
autres évêqnes avaient besoin de lui pour des affaires 
extérieures. 11 prélendit donc à la suprématie sur tous les \: 
évêques. comme si ceux-ci devaient n'avoir qu'un seul rnel. 
Les prêtres des Villes et tout le peuple lui firent opposition 
en cela, et à ce sujet songèrent à le déposer; menu- Simon 
son archidiacre. réprouva toutes ces nouvautés, et en donna 
avis à Miles de Suse, à 'Keb-Alaha de Karklu d;- ii.lh- 
Slokh f 2)et à plusieurs autres. Papa eut alors ;.-ran-.r|ir-ur, 

(1) Hormizd H régna de 302 à 309 ( nouldekE. op. cil. p. «5 ). 
(1) Voir l'Histoire de Beih Slokh ( bebjan, \pl. il. P. 5iâ et Avtige, 



a* la croix. Lorsque Àhadabuhi arriva à Arbèles, tous les 
hrétiens, plusieurs magrs et païens allèrent à sa rencontre 
pi lui firent faire une entrée pompeuse, à cause de l'inlé- 
ot isé de ses mœurs, de la douceur de son langage et de 
"faménité de son caractère. Or, après plusieurs travaux 
benreux.il remit son âme en la main de Dieu, son créateur, 
après un épiscopat de dix huit années. 

11 e ev. sBi'A ( 291-317 ) Après Àhadabuhi, s'éleva dans 
le trouvernement du peuple du Seigneur, l'ouvrier zélé et le 
pivîre véridique, Sri'a. Il était d'Arbèles et issu de parents 
chrétiens, aimant le Christ. 11 fréquentait dès son enfance 
Téalise et était épris du service divin. Il livra, lui à son 
tour, un grand combat contre les disciples de Satan. En 
son temps eut lieu la grande victoire en faveur de l'Eglise 
de Hieu, ô Pinhés, ô amant de Dieu ! Après trois cents 
mis environ, pendant lesquels elle était persécutée, boule- 
versée et sapée jusque dans ses fondements, elle ent la 
n:'i\ et la victoire sur tous ses ennemis par le moyen de 
donslantin, le roi victorieux. 

Un peu avant son temps ('de Constantin },Dioclétien, 
roi inique, avait voulu effacer le nom du christianisme de 
dessus la terre, chose après laquelle il soupirait jour et nuit. 
Il donna donc ordre que les églises fussent détruites et 43 
tous les fidèles tués sans merci. De quelle terreur et de 
fjiicl tremblement fut saisi le monde entier, lorsque cet 
ordre impitoyable fut édicté! Les païens ne suffirent pas à 
égorger les chrétiens un à un mais ils les faisaient mourir 
en masse ou les brûlaient,sans même les faire passer devant 
les juges. On vit quelquefois le père devenir le bourreau 
te fou eofant et le frère celui de son frère. Le rempart 



123 



11* ET. SBI'A. (291-317) 



cident c'est-à-dire sous l'empire des Romains, il 
plusieurs patriarches, ceux d'ÂDiioche.de Rome,à 
drie et de Conslanlinople , ainsi fallait-il qu r ei 
c'est-à-dire sous l'empire des Perses, il y eût a 
un patriarche. 

Dieu qui, à l'occ;;. ;: îon de la faute d'Adam 

que le Sauveur, qui est son fils unique, vînt au 

qui fit recouvrer aux Israélites leur liberté par l 

des plaies de l'Egypte; qui fait sortir des fruits d 

et épanouir des fleurs sur les ronces; qui peut 

du mal tirer le bien, permit dans sa Providence 

dans son gouvernement adorable que l'idée de Pap 

Celui-ci fut ainsi donné ; àson insu (i), comme sup 

néral de tous les évoques et de tous les chrétiens c 

de l'Orient. Tous les évoques ( orientaux ) consi 

ce qui avait été décidé par l'Occident; par craint 

évoques occidentaux ne les missent entre deux fo 

mis : en Occident, les rois chrétiens de Rome, et en U 

les rois pervers de la Perse. Simon, l'archidiacre de 

n'accepta pas cette innovation, mais il chercha à l'an 

au nom du roi, par le moyen de ses parents. Mais 

usa de ruse et contenta le père de Simon, en lu 

mettant, qu'après sa mort , il le désignerait comn 

successeur. 

En ce temps était connu dans la ville des 
tières (2) l'homme craignant^ Dieu^ Jacq ues , qu i : 

« et libérés des persécutions excitées cotitre nos Pires et conlr 
» les mages, grâce aux ambassadeurs qu'ils envoyèrent en noire 
(! ) C.-h-d. ignorant la démarche des Occidentaux auprès de 
(2) C'est-à-dire de Sisibe ; au dire d'Elie de. Nisibe, 
celte ville fut créé en 300/! par Babo qui l'occupa jusi 
le même auteur, Babo eut pour successeur Jacques qui 



I--1.I 



■'l'ili'iimn 
monde*, 

lKOViMl 



divine et 
> réussit, 
•rieni ;:('•- 
e ki ierre 
lutneni à 
i que les 
ils eaue- 



î u 



MiMir 



: iii (lesï-Ji 

re faveur. » 
de. Constantin. 
', le siège de; 
; . :,o'i. h'ai'ivs 
ié^ait déjà en 



MSIHA-ZK'HA 



122 



'^"e que les parents de Simon approchaient le roi de 
L* près et étaient estimés de tous. 11 écrivit alors aux 
'.venues d'Occident , surtout à l'évêque d'Edesse, nommé 
ga'da. Tous l'agréèrent, parce qu'ils étaient d'avis que 
détail un homme redoutable, qu'il y avait lieu de crain- 
dre. Us lu» promirent de le soutenir près du Roi des 
Bois, Constantin. Ils avaient compris que ce serait une bonne 
chose, si l'évêque de la capitale avait la supériorité sur tous 
les évoques deïOrient. Ils lui écrivirent à Constantin) donc 
une lettre à ce snjeten leur nom et au nom des rois et des 
grands de l'Occident /l), disant que, de même qu'en Oc- 

pTwT^ce 1 évêque est l<- même .que celui qui est mentionné dans les 
actfS du svnodc d'Isaac ( Sy». Orient, p. Tik ) nous devons lui donner cent 
w'g'dYpiscopai ( cf. BRAUN. Der Bnefwechsel des Kaikolicos Papa von 
Seleticia, et la Zeitscher. fur KathoL. Théologie, 1*94. 

(i) L'hypothèse d'après laquelle Papa devrait la suprématie sur les 
érêques de l'Orient, à l'intervention des prélats occidentaux, est, croyons - 
nous, très plausible; mais la lettre que ces derniers écrivirent à Papa, n'est 
certainement pas celle qui est consignée dans les actes juridiques d'Ebedjésu 
de Nisibe [Coll. Can. tr,l\, cap.V. Amr,p.û et sq). Cependant l'existence d'une 
lettre de ce genre est attestée, non seulement par les compilateurs du moyen âge 
( Mari, p. 5°; 'Amr, p. h; Barhebrœus II, col. 26 ) et par Msiha-Zkha, mais 
encore par les actes du synode de Dacliso' qui eut lieu une centaine d'années 
après { Syn. Orient, p. 285 ) ainsi que par la correspondance, apocryphe, 
dit-on, de Papa ( brack, op. cit. ) La rédaction de cette dernière prui être 
placée au commencement du V siècle. Gomme Sa'da, évoque d'Edesse, dont 
parle Msiha-zkha, a occupé le siège de 313 à-32i ( dcval, Ilsloire d'Edesse, 
p. 138 )'et qu'il est un des pi états occidentaux consultés, Papa en aurait 
appelé aux primats syriens de 315 à 324. Cette intervention des pères occi- 
dentaux n'est pas unique; voici eu quels termes s'expriment, à ce sujet, 
les orateurs du synode de Dadiso', tenu en 424: « Vous le savez, ô nos 
a Pères! chaque fois que le schisme et la discorde ont existé chez nous, 
« les Pères occidentaux ont été les soutiens et les auxiliaires de c< tte 
* Paternité (du siège de Séleucie-Ctésiphon ).... Ils nous- ont aussi délhrés 



içr» 



12' ET. IGHÀNNàîf ( 317-346 ' 



Marie, mère do vivificateiir et rénovateur dos mondes, il 
prêcha, lui aussi, l'Evangile à un grand nombre de païens 
et de Juifs. C'est pourquoi ( ces deux nations ) l'exécrèrent 
d'une haine mortelle f Ps. XXV, 19j. Par leurs menées. il fut ,'; 
expulsé d'Arbèles et des soldats furent envoyés à sa suite 
pour le tuer; mais lui se cacha et échappa à leurs pièges, ■ 
11 erra longtemps dans les villages et dans la montagne. 
Son anour pour Dieu s'accroissait de plus en plus et allait 
en progrpssant.ll put faire entrer plusieurs agneaux dans 
le berc;.il du Christ. 

En ce temps, pendant que des rois HirôlieusiT-i 
gouvernaient le monde et que les affaires de l'Eglise pros- 
péraient, l'enfer éleva sa corne, ouvrit sa bouche infecte 
et vomit des paroles contraires à la foi orthodoxe. Il 
( l'enfer ) se trouva un artisan de mensonge pour répandre 
sa doctrine, l'entreprenant, méchant et inique Anus. Sons 
souci de son honneur'' Ps. XL1X, °2! ) il cru" qu'ii i'-!:iif 
superflu de dire que le fils" du Dieu créateur fui di-srondu 
f du ciel ) pour notre salut. Il nia donc la divinilë du 
Christ et prétendit follement que le Christ n'est pus créa- 
teur, mais créature; qu'il n'est pas fils de Dieu par nature. 
mais de nom seulemenf.il y eut à cause & lui nue grande 
rumeur sur toute la terre et les évêques se réuuinm! peur 
le réfuter, dans la ville de Nicée, au nombre de >mi> r»'iii 
dix huit fl) et en présence du roi Constantin, d'heureuse 

(1) Les Syriens appellent, sur la foi de Sorrate ( H<st. tire r- . I. \M , 
le concile de Nicée « le concile des 31 H »; mais rien n'es! plus iticenain 
que le nombre des Pères. Kusèbf rapporte qu'ils étaient plus de Ï50. 
MM. Gelzer, Hilttenfeld, Cnntz. ont étudié les listes des smiserijs'ion- dans 
Pat' uni Nicœnotum nomma lutine, grâce, copuce, syrnici', arubict, ar- 
menice { Lipzig. 18t(8J et ont compté en effet 2*0 imhiî- ; mai" >■» ne put 
guère en reconnaître arec certitude que 2S7 ( ibid. n. Î.X.--LX.X, elJ. B, 



USIHA.-ZKHA.' 



124 



Racles comme les apôtres et des prodiges comme les 
prophètes. Il passait souvent la nuit toute entière en 
nrière, comme son Seigneur. Ses veilles, ses jeûnes étaient 
connus en tous lieux: et parce qu'il était un homme vrai- 
ment divin , nous parlerons de lui dans la suite. Notre 
Srra.qui, à son tour, brûlait du zèle de l'amour de Dieu, 
a ||a. plusieurs fois le Irouver pour être béni par lui et 
s'entretenir ensemble. Après de longues fatigues et des 
labeurs sans nombre, f Sri 'a ) mourut un vendredi d'été 
[nu six cent vingt sept des grecs et fut enterré avec gran- 
de pompe dans l'église. 



12* f. v. iohan'n k (. 317-346') Après Sri'a s'éleva le 
pasteur vigilant et zélé, lohannan, qui fut nommé « fils 
de Marie » parce qu'il aimait, grandement la bienheureuse 

" 537 /' 8 ( cf. Elie de Nisibe cité par les éditeurs de la Chron. Ecdes de 
Baihebrœns. coi. 31 n. 2). De 337/8 à 363 et an delà. le siège fut occupé, 
d'après St Kphrem, par Babo (!!?), Volngèse et Abraham. Le Saint Docteur 
dit en < ffet dans une de ses hymnes composée avant 363. année de la ces- 
sion de ÎS'isihf et de sa banlieue, par .lovien : »»g* °»pi "• J~«s* aàa^l )l«à 
jiu&aa : Usas* ^tf' é=râ = V *3S*>^Î jâa«o £L.s ■. e:>i^S qr«» Stsaia . ei&»c»î 
v o^os ( pa;S?l) ,*s ^â • *3>a2i ^>»'â àpS s làiàzù s,àà> àù^iox . llia% NesS 
« Le diocèse, de l'illustre prêtre Jacques , s'iPnstra avec lui et . «Cassis 
« comme lui . et parce que lui avait uni sa charité à son zèle, il ( son 
« diocèse ) revêtit la crainte de Dieu et la chai ité. (Ce même diocèse) 
* lihéra ies captifs avec de l'argent, par le moyen de Baho, ami des an- 
ci moites. Il ouvrit son cœur aux Livres Saints par Vo'ogèse, expert dans la 
«loi. ' ne par toi { éiêque Abraham) il soit grandement, secouru ». — Il 
resterait une difficulté à résoudre : faut- il croire, avec Elie. que Baho a 
précédé Jacques, et partant admettre deux Babo, l'un prédécesseur et l'au- 
tre •■iccessetir de Jacques, ou bien faut-il s'en tenir à St Ephrem qui 
nomme Jacques, son maitre, comme le premier éflque de la Tille ï 



127 



12' EY. IOH/LNNÀN ( 317-343 ) 



MSIHÀ.-ZKHA 



126 



proiégée, comme une fleur parmi les épines, c 
bras du Seigneur des armées, le Roi des Rois, 
qui, par Judith, femme faible, brisa et réprima ] 
les soldats d'Eliphana; qui à la prière Esih 
chétive, fit suspendre sur le bois ïïaman le pe 
par Samson tua des milliers de Philistins; ce Di 
aussi, en cette circonstance, le roi Sapor de la \ 
aux prières de l'évêque chaste et d'illustre m 
victorieux Jacques (1). 

Quand ce père des tribus eut compr 

enfants allaient être dispersés partout et dever. 

des démons impurs, il se mit à la brèche à 

comme Moïse, l'élu du Seigneur (Psal. CV 

sortit sur les remparts de la ville et se mit à 

Seigneur de le faire mourir ou bien de délivrer 

de la main des païens et de la mort violente. I 

l'exauça, et voilà qu'une armée d'insectes, sf 

dans le ciel, vint s'abattre sur l'armée de î 

insectes entrant dans les nasaux des chevaux, le 

tèrent et obscurcirent la vue des hommes, qi 

que le temps de s'enfuir. Ils craignirent qu'au 

cet aveuglement, l'armée romaine ne vînt les 

['improviste et les massacrer dans ce désordre 

allèrent informer Constance de ce qui avait 

glorifia et remercia Dieu de la grâce qu'il avail 

son serviteur Jacques. Le roi ( Sapor ) s'en rel 

(i) Cette campagne serait celle qui eut lieu une an 
la mnrt de Constantin le Grand, et quelques mois avant 
de Nisibe, c'est-à-dire, vers la fin de 338 ( Cf. JULIEN, 
car l'auteur dit plus bas que Sapor, forcé de lever le si 
miner le nom chrétien, ce qu'il tenta par le premier éd 
qui partait de la fin de 339. 



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milieu de 

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•■î aloii 

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i .xlr:; 



mémoire. Ces pères anathèmatisèrent Arius et tous ceux 
, n ii adhéreraient à ses opinions. Ils définirent que le 
fhrist, le Fils, est de même nature que son Père et lui 
e st consubstantiel. 

En ce même temps Sapor II, roi des Perses, partit 
dans les hautes montagnes pour faire main basse sur des 
montagnards, voisins de la mer, lesquels dans une irrup- 
tion avaient détruit plusieurs villages. Il avait dans la 
pensée de saccager plusieurs villes aux Romains: ce qui 
eut lieu comme nous le verrons dans la suite. Chacun 
pouvait penser que le temps était proche où les églises 48 
seraient détruites et les sanctuaires profanés. Dieu à qui 
toute chose est connue avant qu'elle n'arrive, vit et se tut 
et nous livra aux transports de son courroux. Lorsque le 
;-,ii Nnpor II, qui régna à peu près soixante-dix ans, depuis 
fan six cent vingt des grecs jusqu'à l'an six cent quatre- 
vingt-dix (1). vit que Constantin, le roi victorieux, qui 
avait rempli la terre de sa terreur, était mort, et qu'à sa 
place s'était élevé Constance, son fils, pour la partie 
orientale des pays des Romains, il crut que le temps était 
vomi: où il pourrait, sans obstacle, s'emparer des terres 
des chrétiens. Il alla donc assiéger Nisibe, ville des fron- 
tières. Il ne savait pas que cette ville n'était gardée et 

Chabot, Syn. Orient, p, 259, n. 2 ). Aucun évêque Perse ne prit part à 
ce concile ; quelques listes syriaques nomment un Jean de Béth Parsayé, 
mais ce nom est une falsification de Jean, évêque de Perrhœ La présence 
donc, dans ce concile de Jacques de Nisibe, avec son disciple Ephrem, et des 
ni'fjues de Sahrkard et de Béth Slokh ( Histoire de cette ville, BKDJAN, vol. 
II. p. 510 et sqq. )etc. etc. n'est qu'une fable. 

(i)Si notre note ( p, ^ 08 1 est fondée, il y aurait, dans le règne de 
If, une année de différence entre la chronologie de notre auteur et 
cfl:e établie par Noeldeke : 809-379. 



12 e Et. IOHMTNAN { 317-346 ) 



MS1HA.-ZKHA. 



128 



129 __ 

dans le temps où le roi se trouvait au Béib Hoozayé. en ~ 
Fan trente-et-unième de ce ( prince) sacrilèg»'i'. qui ne 
sut ce que c'est que la compassion, l'épée — lta ^ 
se repaître sans pitié, et quiconque osait dire qu'il ôlaît 
chrétien, était massacré. 

Jean, évêque d'Ârbèles, quitta alori. li K\h Uou- 
zayé et vint au milieu de son troupeau, pour naître te : /. : ;' : : 
agneaux et les brebis dont le soin lui mi-.nik'iii. Mais 
son cœur se remplit de joie quand il vit qnp l'ôpée qui 
devait immoler les chrétiens de notre pays, était encore 
dans son fourreau. Car Paghrasp, marzbah du pays, s'était 
accordé avec les grands de la ville, pour ne- imir les chré- 
tiens qu'au mois d'iloul, temps des vendant cl des ap- 
provisionnements. On dit que le roi s'était repenti d'avoir 
donné cet ordre cruel de la persécution, .-l qu'il voulait 
le rapporter; mais les Juifs et les Manichéens., ennemis 
du nom chrétien, travaillèrent les mages pour les empê- 
cher de laisser le roi suivre cette idée. Ils leur montrèrent 
que les chrétiens étaient tous des espions des Rumains, 
et que rien n'arrivait dans le royaume qu'ils n écrivissent 
à leurs frères de là-bas (2); qu'ils étaient ions riches et 
menant une vie tranquille; tandis que li- Ko. des lirnsoi 
était en butte aux tourments d'une vie agitée V ui ■..* iMWinrs 
et les combats, eux (les chrétiens) étant -vmpls .le I.i 

« au —cernent de SU d'après celle de J— - - ^ 
Bar Penkayé que nous édiio.. aujourdltm est conforme . crim^ 

OiA. -=* *£* ^»ïiM» *** Z*^ Z « Père Sapor', le 
. l'an 3 de la royauté de Constantin, roi fidèle, rc^ « - ^^ 
mg e. . Constantin ayant été proclamé Auguste * 1 - 
Chlore en 306, la troisième année de soa règne tournera. 
(2) Cf. Aci. Mari, et Sanct. vol. II, P- îiJ ' 

9 ' JÊmÊÊËÊKÊ 



f^deTmenaces, et jura de déraciner la religion des 

;,,.;:;ns de ses terres. 

Jean, évêque de notre pays, n'était pas en ce mo- 
ien t avec son troupeau, mais depuis l'an six cent quarante 
^'çn'ees.il était descendu aux Villes. avec d'autresévêques, 
% d'élire un homme fidèle et sage à la dignité patriar- 
!>fl).Car le siège de Séleucie était dépourvu de patriarche 
tiuis la mort douloureuse de Mar Papa, dont nous avons 
ailé depuis peu d). On dit qu'il resta aux Villes deux ans, 
L è s lesquels il alla au Belh Houzayé pour les affaires de^ 
islise.ll était là. lorsque émana l'ordre impitoyable,intimant50 
; ..tons les marzbans des pays, de iuer tes enrôlions sans mer- 
; ,; c t. de détruire leurs églises. Le six du mois de Nissan (3), 

(1) L'élection de Siméon DarSabha'é aurait do<c eu lieu en 3v8 /9 Sa 
, l .ii-rivant en 3U, il n'aurait gouverné que 1 ■> ans. et non 18 ('Amr, 
. ou 15 ( Mari, p. 8. U } ; co np. Ba.h.'brœus. Clvon. Fc.d. II, p 35. 
(2) la phrase suivante du Syn Onnit { p. kl du "este ) ne pmuve- 
s que Papa eût des prédécesseurs sur le siège de Séleucie : nA'i «?**> 
„li*> -w«M? vi«àoo«^ Ma* •=*** s«"^? *$*& '^ ( ****** ' 
.,j a v .. Le prétérit *o7o».=i? ( ou à la ligueur la (articule -o-wèàa? ), !>"" r - 
":■ m.liqner une ancienneté d'ordination, par la.qu. ll«* un évêque avais le 
l'être nommé, dans les diptyques, a^ant un autre d'ord nation plus 
e Les anciens diptyques mentionnaient en effet les époques, par ordre 
>nn.Hé de leur sacre. Le mot sonsentendu et à suppléer peut donc 
.^1 vtè -*o*W qui l'ont prrciM p«r leur ordination et non pas 
aircment *4*? *"*•» ^ on H"^*^* 3 - woia ^? <?"« l '° nt P réccdé 
:v le patriarcal de Srtntae cf. labogrt, op. cit p. 13 n. 2. 

(S) D'après Msiha-zkha, il y aurait eu deux édits de persécution.l'on da- 
Unt du 6 Nissan de la fin de 339, et l'autre de septembre de l'an 3-0. Le 
«ï,ni.T aurait subi un ralentissement motivé par les préparatifs de guerre 
cf. Unouirr, op. cit. p. 50. n. 2. L«> fassions des mar-y.s prennent pour 
point de déport le premier édit ( cf. la passion d'Azad, Bedjan, Aaa Mart. 
:■ Un.-.l. IL p. 2&S. 



131 



12* ET. I0HANN1H ( 317-346 ) 



MSIHA.-ZKHA 



130 



plusieurs interrogatoires, le fort de Dieu et son g rani j 
pasteur ne fut pas intimidé par les monact-s du roi et n'a- 
dora pas le soleil, qui est une créature. Suju.r |;., ;i ;sux 
souffrances ses compagnons, au nombre di ■■m ■ ,l,. uv p liM| 
lui, on lui trancha la tête, après tous ces ni 1 . itcU-> ci,,;^ 
qu'il fortifiait et encourageait dens cette tutu- di> n.uric 
durée. Ceci arriva le vendredi de la grande Passion. Demns 
ce jour et jusqu'au dimanche après pâques'i).!c »l;ii\,. ne &(i 
reposa dans tout l'Orient. De tous les borisons du ..-ici, on 
conduisait à la boucherie des chrétiens en iii.-.sm 1 . comme 
des troupeaux de moutons, et cela s;mis iuiuptor ceux 
qu'on tuait sur place. 

Dans notre pays d'Adiabène, grâce à la vigilance du 
miséricordieux marzban, Paghrasp, on no sanilii. dit-on, 
qu'un très petit nombre 'de victimes) dont les noms nous 
sont inconnus. L'année d'après'^lemar/.km Paghrasp étant 
mort, on nomma à sa place Pirouz-Tainsabour, et le sang, 
des chrétiens commença à couler dans noire contrée sans53 
relâche. 11 arrosa la terre que remplisMii.mi d'iniquité et 
de perversité ses habitants, les faux ciisripii-s de Satan le 
maudit; il la purifia de toute scorie et similiisrr par le 
déluge d'un sang chaste et innocent, afin quïlle devint 
réellement une épouse belle et agrôab'e.à l'époux spirituel, 
qui s'est fiancé à elle en sa croix, sa honlc ei sou opprobre 
sur le Golgolha, dans des tourments r-[ des souffrances 
indicibles. Il a dit à tous ses disciples et. après eux, à 
leurs successeurs et à tous les enfants di 1 VEi-'li.^: vons 
serez heureux, lorsqu'à cause de moi, on vous dira des 
injures, qu'on vous persécutera et «}■:"•■=■ di!a_fansspmcnl^; 

(ltComp. Act. Man. et Sanct. II, p. 264 a -M- 

(1) C'est-à-dire, d'après Msiha-zkha, vers in fin de 342. 



;;,,,-,•(< et jouissant toujours de la paix. Les mages change- 
nt l'esprit du roi par leur calomnie et il ordonna que 
jj5 chrétiens payassent une capitation double, avec confir- 
,,;ion de son premier ordre de les tuer. 

. Alors nous fume- la risée des païens et des infi- 
nies. Les Juifs nous raillaient disant : où est votre Dieu? 
q„'jl se lève maintenant, votre Christ crucifié dans l'op- 
probre sur le Golgolha, qu'il vous secoure et fasse mourir 
vos persécuteurs' lj. Ne vous a-!-i! p.-is dit:je suis avec vous 
jusqu'à la fin des temps ? Les Manichéens nous conspn- 
:,,l plus que I.-s Juifs et nous considéraient comme la 
fc du peuple. Le berger a été frappé et le troupeau s'est 
fcnersé. ("était le temps des ténèbres, et la lumière fut 
laniiie. C'était le temps où une créature passible et finie 
èiait imposée à l'adoration,, à la place du créateur. Car le 
sleitiqne Dieu a créé pour le service des hommes, des 
sacrifices et des offrandes lui étaient offerts par les liom- 
.ws. Le feu qui a été créé pour les nécessités des fils 
Mflam, les fils de la lumière étaient sommés de lui bâtir 
':» sanctuaires. Car on construisait des pyrées aux dé- 
,»ds, pour faire entrer les églises du roi céleste dans le 
ambre) four de l'oubli. Oh ! blasphème ! Oh ! rébellion 5'2 
: révolte des hommes ! 

De la même manière que l'homme qui veut ané- 
'ir un arbre, en détruit tout d'abord la semence, puis 
■:* auaclie et projette les racines, ainsi les mages païens 
apposaient de détruire les pasteurs et les chefs. Aus- 
,;, 'i donc Mar Simon Bar Sabba'é qui occupait le siège 
■ I Orient fut saisi, avec plusieurs prêtres et diacres, et 
jjjjuii jrès du roi à Karkha de Lédan . Comme après 
(i) Comp. Aphraate ( Démoast. XXI, col. 932 'et 933, édk. Pariiot). 



133 



12* EY. IOHA.NNA.N (317-348 ) 



MSIHÀ.-ZKHA. 



132 






■■■ ' nfJ C une 

1 1 i'iiioui lin 
'■mirin< «t .jfs 



Jacques, son prêtre. Ce marzban, étranger à lout-sentîmcat 

de compassion, les mit tout d'abord dans la : -;y ,<,. IVii^,. 
ils restèrent là. dans cette tour, durant un 
païens leur y firent subir des tourments innc 
ces vaillants athlètes du Christ supporter 
patience au dessus de tout éloge. Ils étai 
contents d'avoir souffert quelque chose poi 
Christ. Le même jour, des hommes, des i 
religieuses de tout âge furent massacrés en masse. De leur 
nombre étaient le prêtre Narsai; ainsi que Hannania et 
Rhiraa, diacres de l'église (1). Comme ni interrogato»^ ;'-'.'- 
ni' insinuation quelconque ne servirent de rien à Satan, 
pour abattre leur admirable courage, ils lurent conduits 
hors de la ville et crucifiés comme leur vivificalcui et leur 
Seigneur. Leurs corps furent dérobés, ceile même nuit, par 
les chrétiens, et voilà que leurs ossemenis sont, une source 
qui fait jaillir la grâce divine en faveur de tous les fils 
pécheurs d'Adam , qui ont recours à eux. A partir de ce 
jour, jusqu'à la fin de l'année, l'épée s'enivra do notre 
sang sans se désaltérer, et les mages se liront les bouchers 
de notre pays sans pouvoir s'engraisser; comme des chiens 
enragés, ils léchaient tous les jours les caillas de nolrc^ 
sang°qui empourprait les rues et les places publiques de laâ5 
ville comme des marais, et ils étaient frappés de plus eu 
plus de démence et de ragjv, 

NicOc. comme ^ém^Y^^d^ïnsmre de la ville de Réth StuWi 
( bedjan, II, p. 515); voir plus haut, p. 125 n. -i. j 

(1) Ces martyrs nous sont inconnus de par ailleurs; le voume 
(p. 131) des 4cr.il/art. contient la passion d'un lïannania quotité pm - 
rait identifier avec celui dont parle notre auteur, cir 1° » ct " "^ 
tandis que le nôtre était diacre de l'église, 2° il fut massacre en »■>, 
le nôtre subit le martyre en Jhk. 



yous toute sorte de mal; réjouissez-vous alors et tres- 
siez de joie, parce que votre récompense sera grande 
; ;û5 les cieux, car on a ainsi persécuté les prophètes qui 
i«js ont précédés ( Matlh. V, 11-12). 

Il m'est difficile, cher Pmhés, de t'énumérer, un 
• tt n, les noms des chrétiens qui ont succombé sur toute la 
vrre d'Orient. Car il est impossible de compter et supputer 
;* chastes agneaux^ qui par le couteau des bouchers, ont 
Hé offerts à Dieu, comme des sacrifices vivants et dignes 
!„ royaume céleste. Je te rappellerai seulement ceux qui 
- 3 ( arrosé la terre de notre ville et de notre pays, car 
ost là ta demande, afin que par cela tu saches quels 
-ommes vraiment divins t'ont précédé, et comment tu peux., 
■as difficulté, marcher sur leurs traces. Ils nous furent 
■• .iMiéraux et des guides dans le chemin de la perfection, 
..;' ont suivi tous avec douceur (I). 54 

Or l'an trente-cinquième du roi Sapor, sur l'ordre 
. rimuz-Tamsabour, fut saisi î'évêque Jean (2), avec 

(1) Le but de Msiha-zkha, en composant son histoire, paraît donc 
•;ir été de tracer sommairement la série des évêques de sa métropole, et 
s prêtres ou des diacres qui y souffrirent le martyre. C'est pour cela 
:.'il ne fait pas une mention détaillée des martyrs laïcs de son pays, Pin- 
f, à qui le livre est destiné, paraît donc avoir été un prêtre ou un mira, 
it-à-dire un enfant destiné dès son enfance à être é¥êque, comme c'est 
.a;e aujourd'hui chez les nestoriens; mais ce dernier point est fort dou- 
'», et nous ne savons vraiment pas s'il y avait des nzirés au V-YI s, 

nous ne saurions décider si la classe des J£s.à» ( bedjan, vol. II, p. 
•'«1254; Syn. Orient, p. 265 etc. ) qui ne peuvent nullement être des 
"..s (b Jérusalem: ^â?asb ^j,»» , sont à identifier avec les nzirés de 
"■> jours, quoiqu'une glose marginale du Syn. Orient. ( ibid. n. 7 ) 
jKc le mot Jssûis par )=L« . 

(2) On voit qu'il n'est pas dit que Jean assista au concile de 



135 



14* ET. MARAN-ZKHA ( 347-378 



MSIHâ-ZKHA. 



134 



ne 



privés de royaume et de sacerdoce. Ce marzh&n •"■init"^ 
violent que le précédent. [1 avait grincé des rî.'uu a }',,„ 
contre du sang et s'était engagé par serment a". m^sîi.TP. 
Lorsque Abraham apprit que ce lion dévora»! éi.iiî venu 
en son pays, il s'enfuit aussitôt au village c, ; . ï.-!i,i ;i || :ii 
dans l'espoir de pouvoir peut-être se sauver et 
devenir inutilement la proie du lion destructeur 
ban envoya contre lui plusieurs hommes. Cor 
sommait sans pitié, à force de coups, à renier | Christ, 
son Seigneur, et que lui ne faisait que se moquer de leurs 
menaces et de leurs coups, il fut décapité dan- ce village 
où il s'était enfui, le cinq du mois de Sebat (février), / 



? pas 



'■e ii'iar/-: 

tic ou le 



14 e av. i:akax-zicha ( 317-376 ) L*'.- chrétiens se 
réunirent de nouveau et élurent secrètement, le prêtre 
Maran-zkha. C'étaient là les années de la perdition et de 
la tribuîation; ceux qui dans les temps ain-i'-n-. cl alors 
qu'il n'y avait que peu de chrétiens, ne se réunissaient 
que chaque vingt ou trente ans une fois, \m\w se choisir 
un pasteur, maintenant une année ne se passnil pus sans 
que leur pasteur ne devînt la proie des loup* '■'■hil là 
manifestement l'effusion sur nous, de la colère du Sei-|57, 
gneur.qui avait résolu de châtier nos crimes d \^- .-.vrilè;:?.- 
et de tirer vengeance de nous, parce que nous avions pro- 
fané, par noire rébellion, le sang de son Fils unique 
Jésus-Christ. Il nous a réprimandés dans sa «--.Iim-i- i:1 lancés 
dans son courroux, et nuire âme a été grau^-m-nt |m'!- 
leversée ( Fsal. VI, h ). .\~\~\ 

Maran-zkha se leva alors comme un ji.-islciir vigi- 
lant et les encouragea (les fidèles';, par \'"<^ d" la fin 
prochaine de la persécution. Il raviva kur ml qui a va{l 



:;■ rv. abrahxm i' 346-347 ) Les chrétiens se réunirent 
.■,., r? (!t choisirent, clandestinement Mar Abraham, pour gou- 
'., iU . r l'Eglise de Dieu, dans le temps où Jean, le soldat du 
l,j;neur, serait en prison. Les mages s'en allèrent également 
, in yiintes reprises chez lui (Abraham), pour se saisir de lui, 
., r [U avaient appris que les chrétiens s'étaient choisi un 
nouveau chef; et cela leur avait déplu. Mais le Saint se 
,. s ,hn. un mois durant, dans la maison d'un des fidèles, 
,! i-i'hnppa aux dents avides de sang des loups rapaces. 
En ces jours, pendant que le roi se trouvait à Béth Laphat, 
.[envoya un messager à Pirouz-Tamsabour, le marzban, 
p3 iir lui dire de se rendre chez lui, au plus vile. Celui-ci, 
#nr se montrer obéissant et docile à l'ordre du Roi des 
Sois, gagner ses grâces et éloigner de lui sa colère mena- 
,-iili\ emmena avec lui Jean et Jacques, son prêtre. Ces 
,i -niers, «irrivés à Béth Laphat, furent sommés de croire 
.-..i dieu solel; et ayant refusé de détester la cause pour 
iVffi'l et d'échanger le créateur contre la créature, le roi leur 
:;l trancher la tête avec le glaive, le premier de Tesri 
.ieniier (novembre). Que leur souvenir soit en bénédiction 
:l que nous soyons assistés de leurs prières. Pirouz- 
Tams.ibonr, croyant avoir satisfait en cela au bon plaisir 
iuroi, fut destitué de sa charge, laquelle fut donnée par 
le roi à un autre nommé Adorparéh, autrefois général. 56 
Car on recrutait de notre pays un grand nombre de soldats, 
.S in se proposait de faire une grande guerre contre les 
iiOiimins !{), afin que les chrétiens fussent en une fois 



fl Voir So/oinènp, H. K If. 12. Pair. Grise. I.XVII, col 9f>5. Otte cam- 
'fivw !ip spniit-cile fias celle qui» dirait eiitr«rn"iulre Siipnr, pendant que Coas- 
tiice s'i'iiipiiiyail i réduire illagiicncf et que l>-s généraux romains s'occupaient 
« ta qiiiiii-n de l'élévation de (latins I la dignité de César, le 15 Mars, 351 î 



137 



14' EV„ MÂRAN-ZKHÂ ( 347-376) 



MS1HA-ZKHA 



136 



savaient qu'il était le prêtre de la déesse Sarbel.Apios qu'il 

les eut rassurés et tranquillisés par son langage, il l eur 
raconta tout ce qui lui était advenu, et comment, .ivruii ..l e 
les rejoindre, il avait été guéri par le Dieu des chrôiii-ns; --: 
tous glorifièrent alors Dieu qui s'était plu, dans cos j ; , urs ] 
de tribulations , à montrer sa puissance dans le t\ w \ ôt - ;; 
prêtre de ces païens qui les massacraient sans pitié. Il 
demeura chez eux quelques jours, et les raagi-s ;i\unt mi 
vent de lui, voulurent le saisir et le faire mourir de mou 59 
violente. Mais lui s'enfuit cette même nuit et s'en alla à 
Sahrkat , près de Févêque Habbiba. Comme là encore il 
redoutait les mages, il se réfugia chez les rlnvlii-ns de 
Mahoza d'Arion. 11 s'y instruisit complètement dans h loi. 
pour laquelle il devait être prêt à donner, peu de inups 
après, sa vie en sacrifice. 11 y fut baptisé et revint (hu> 
son pays pour y semer la foi en un seul Dieu eu tnis 
personnes. C'était là un spectacle vraiment surpicnonl : 
ce second Saul qui, voulant tuer de prime abord les 
chrétiens, fut instruit dans leur foi et versa pour elle son 
sang. Combien les gens étaient étonnés et admiraient ce 
nouvel ouvrier de la grâce divine qui bouillait de. ftiinonr 
du Christ et prêchait la croix ! C'est là la puissance du 
Très-Haut qui d'un rien fait quelque chose, et unit entre 
elles les natures contradictoires. 

Après avoir baptisé beaucoup de monde, il fut 
accusé près du mage du pays, Sabour-Tamsabour . qui 
donna ordre de le lui amener. Tous les chrétiens furent 
alors saisis de crainte et se mirent à s'enfuir secn-loniefil. 
Maran-zhka, lui aussi, se dirigea vers les hautes monta- ; 
gnes,et se tint caché dans les grottes et les cavernes, afin 



_• :nencé à défaillir devant le tranchant de l'épée, Il 
eS riialeur courage endormi qui était sur le point de chan- 
ger et de s'évanouir complètement. Qui peut, cher Pinhés, 
compter tous ceux qui sont morts dans notre pays ! Des 
maisons entières furent totalement anéanties, et pour 
d'autres sans nombre, voilà que leur postérité verse des 
larmes jusqu'à nos jours sur leur perte. Le- glaive resta 
suspendu à leur cou jusqu'à l'an six cent soixante deux. 
En cette même année (i), le roi Sapor réunit 
toutes ses troupes et alla assiéger des villes romaines. On 
tua beaucoup de monde et détruisit plusieurs villages. Ne 
pouvant prendre Nisibe,( Sapor) fit poster, devant celte ville 
et dans toute la Mésopotamie, un grand nombre de troupes58 
A retourna dans son pays, afin que lui aussi défendît ses 
villes contre les peuples barbares qui étaient venus contre 
toi d'au delà de la dernière mer. 

~ Il y avait alors dans la ville un prêtre de la déesse 

Sarliel, nommé Itilaha, qui souffrait d'un flux de sang, 
comme les femmes (2). Un jour pendant qu'il criait dans 
le temple de la déesse, pressé par la souffrance, un chré- 
tien passa et entendit sa voix. Il crut qu'un homme s'y 
mourait et demanda à Itilaha ce qui le tourmentait et le 
gênait. Quand il eut appris ce qu'il avait, il lui dit: va-t-en 
chez un homme de la religion des chrétiens, nommé Maran- 
zkha. lequel te guérira par la vertu de Dieu. Il se leva 
alors pour se rendre chez lui, et comme il était encore 
loin de l'église, son hémorragie s'arrêta et il fut guéri. Il 
s'approcha et entra chez Févêque et chez les disciples du 
Chr ist réunis. Ceux-ci eurent grand'p eur, parce qu'ils 

(1) C'est-à-dire fers 351 2; cf. Act. Mari, et Sanct. vol. IV, p. 166, 
à propos des martyrs Gétes. 

(2) Comp, Act. Jdart. et Sanct, Vol. IV, p, 133. 



139 



14 e ET. MARÀN-ZKHà { 347-376 ) 



MSIHA.-ZKHÀ. 



138 



Pourquoi t'allonger mon discours, cher Pinlns. r>u~" 
te racontant l'histoire navrante de la passion des m'ntivi-siil 
de Noire Seigneur. Aucun chiffre ne peut égaler leur 
nombre, ni aucune plume décrire leurs tourmen!>. lVmknt 
tout le temps que régna Sapor, le sang de nos hi-rc< ne- 
tant point, le glaive ne se replia point et la destnirtion 
ne connut de trêve (1). Or, pour Maran-zkha, après ;i\i,ir 

Vus U l î Riklwkt (p. 82) .'■■ 

V.ts 189 Narsai f p. 101 ) 

Vers 225 Sahrat (p. 105 ) 

Vers 230 Adorzahad ( p 108) 

Vers 2 6 Goufrasnasp ( p. llu ) 

Eh 3ù5 Pagrasp ou Pargasp ( p. 131 ) 

En 346 Pirouz-Tamsabour (p. 132 cf. Bedjan, ÏV, p. 128 ) 

Vers 355 Adnrparéh (p. Î3H cf. Bedjan, IV, p. 130 ) 
Les pa-sions des martyrs ( Bedjan, vol. II, p. 286 et. sq. Jumi, Mit con- 
naître un roi ( sic, ! ) d'Vliabène, nommé Ard-'sir, qui régnait dans ia 2- moitié 
do IV, s; mais cette donnée est difficile à expliquer, car 1° >■!!■■ m- ;„u-;,1i 
pas être en pleine conformité avec le passioiinaire de l'Adial.rif. < ii>ii vil, 
IV, p. 128-165 ) et avec Msiha-zkha; 2° depuis l'avènement de Sas-.nni.li-g, 
l'Adiabène fut réduite en satrapie et l'époque des roitelets expira par le 
fait même (p. 10H). Cet Ârdasir serait donc un des chefs de ma^es, pareil 
à celui dont il est question à la p. 137 ou bien un gouverneur de la 
province de l'Assyrie, ou bien enfin le fameux Ardasir, le fn'-rr :!u Sapor II 
( Taban, p. 70, n. 1). Les gouverneurs (ou plutôt les m>!Ml- ) de 355 
et au delà, comme Konrkasid ( IV, p. 137 ) et Adorsag (p. l'if i ne sont 
pas mentionnés par notre auteur. 

(1) Sozomène affirme que le nombre des martyrs de la pei .-édition Je 
Sapor, dont les noms étaient connus montait à 16 000 f H. E. II. Ift : P- G. 
t. LX.VII, col. 969 ). Ce chiffre peut ne pas paraître exagéré, si i'nii songe 
au grand nombre de chrétiens qui peuplaient le domaine d«- successeurs 
des Achéménides. Msiha-zkha (p. 106 ) compte plus de 17 étéques. en 225, 
dans les provinces du centre seulement; les actes des martyrs mentionnent 
plus de 14 évêques de pays différents qui subirent le mariyrr; ne se» 
trouvait-il pas d'autres qui forent épargnés? ( cf. assem. Acia M'ffi, Orient. 



(l'éviter cetîe tempête redoutable que les démons maudits 
a vait exciiées contre l'Eglise de Dieu. Itilaha, lui aussi, 
-gssava de se sauver, mais étant dans les rues, il fut re- 
connu et amené au serviteur pervers du soleil. Gelui-ci60 
ordonna à un chrétien, nommé Méharnarsa,qui avait abjuré 
ga foi et était retourné à son vomissement , de couper 
l ; oreille droite au serviteur de Dieu. Sitôt que ce Judas, 
qui avait renié son maître, l'eut coupée, il fut frappé de 
mauvais ulcères et devint comme un objet de crainte pour 
tous les spectateurs. Ainsi le Christ, notre Dieu, vengea 
;on serviteur en celui qui avait reçu le caractère du 
baplême. Mais l'esclave du démon ne s'assagit pas à la 
uie de ce signe éclatant; au contraire son cœur s'endurcit 
comme celui du roi Pharaon , et le feu éternel lui fut 
certainement réservé pour la perte de son âme. Le servi- 
teur de Dieu fut alors jeté dans les fers. 

Après quelques jours de séjour en prison, il lui 
arriva des consolateurs à sa douleur et des compagnons de 
souffrances;enlre autres Hafsai, diacre de l'église de Matha 
de 'Arabayé. A la suite de quoi, les deux furent conduits 
chez le chef des mages; comme ils n'abjuraient pas leur foi, 
on jugea bon de les envoyer à Bèih Laphat, auprès du roi. 
Comme ni scrmenls, ni tourments, ni promesses ne ser- 
virent de rien au démon maudit, pour les faire changer 
de sentiment, ils furent décapités ( à Béth Laphat). Leur 
corps demeura sur la terre. mais leur âme s'envola et monta 
vers son créaleur, où elle se réjouit et tressaillit d'allé- 
gresse, en face de ses meurtriers, qui sont tourmentés dans 
de s souffrances sans nombre, dan s les siècles des sièclesf I). 

(1) Nous croyons utile de dresser nue liste, quoique très imparfaite, des roitelets 
■'■i ilfï gouverneurs militaires de l'Adiabène, connus par l'histoire de Msiha-zkha: 



141 



15 e ev. soubhâ-liso' ( 376-407 ) 



MSIHA.-ZKHA 



140 



15 e ev. Sodbha-liso 1 (376-407) Ses parents, orisi- ■ ". 
naires de KarkadeBélh Slokh, étaient venus dans la suite 
habiter Arbèles. Dès son enfance, i! fréquentait l'église. 
Là il avança dans la vertu, de degré en degré, jusqu'au ^ 
moment où il fut digne de devenir le chef universel de 
toute l'hyparchie d'Âdiabène. On dit qu'il avait un exté- 
rieur très beau et que de lointaines contrées on venait 
pour le voir. Dans la dixième année (de son épiscopat(l)). . 
il commença à imposer la main aux prêtres et aux diacres: 
car ils étaient en petit nombre à cause de la persécution. 
Dans plusieurs villages, il n'y avait pas même un seul 
prêtre. En peu d'années, la foi revint, dans noire pays, 
à sa beauté primitive qui étonnait ceux qui la voyaient. 

" v 

Au temps de Soubha-liso ( , brillait dans imis \o< 
genres du connaissances, l'homme vraiment dh in . .\!;nT>2 
Théodore l'Interprète. Lui le premier, prouva p;ir h .; 
philosophie et la raison l'économie des mystères divins de 
la naissance et de la souffrance de Notre Seigneur. <■! 
enseigna la véritable doctrine de l'existence de deux jum- 
sonnes dans le Christ Notre Seigneur; lui fut le pii-micr 
maître de Mar Nestorius lequel versa même son sang 
pour l'orthodoxie. Partout il régnait une grandi- p:d\ 
parmi nous et les racines du christianisme péi.éli-iii'in 
dans les peuples étrangers et s'y affermissais ■■ . .M;ir 
Soubha-liso^ fut, pour toute cette œuvre divine, ii im se- 
cours immense , et la prit grandement à cœur, de telle 
sorte qu'il n'en dormait pas du tout la nuit, mais s.=i!-.'-;.it 
à l'œuvre de l'évangélisation. Après avoir porté le joug de 
l'épiscopat dans des labeurs indicibles et des trilmiiilions 



longtemps séjourné dans les montagnes et dans les villages, 
dansufTe crainte et tremblement indicible, il mourut avant 
Sapor, après avoir tenu le siège durant vingt neuf ans 
^e la persécution. 

CpTm, 82, 220, 227, 151, 230, 81, M, 83, 80; bedjan, IV, p. 128", 
130. etc. etc. ). Les passionnaires publiés, de nos jours, nous fournissent 
jes données certaines sur le grand nombre de chrétiens ( bedjan, II, p. 
241 et sq. etc. ) Parmi ces chrétiens nous trouvons plusieurs religieux et 
religieuses qui subissent le martyre (' Evod. Assem. ibid. p. ïhh, 165, 100, 
71, Ihh, 123, 103, 54 ). Aphraate ( l re moitié du IV s. ) qui a consacré sa 
VI homélie à ces religieux et religieuses appelés « fils et filles de pacte » 
montre très bien qu'ils étaient très nombreux et très appliqués à la vie 
parfaite et insinue qu'il était lui-même de leur nombre. Nous pourrions 
nous demander si une centaine d'années suffiraient pour établir tout cet 
attirail et pour faire propager si rapidement une religion. Par la force des 
choses, il nous faut donc faire remonter l'évangélisation des chrétientés 
persanes aux débuts même du christianisme. — Les paroles des historiens 
occidentaux ne sont pas moins expresses; Tertullien écrit ( Adv. Judœos, 
cap. VII ) « in queiu enim alium ( nisi in Christum ) univers» gentes cre- 
diderunt, Parlhi, Medi, Elamitœ, et qui habitant Mesopotaraiam... «Cf. Iren. 
adv. hœr. lib. I, cap. X. Denys d'Alexandrie ( Enseb. VII, 5 ) parle des 
églises de la Mésopotamie et de leurs rapports avec les autres églises; Eu- 
sèbe de Césarée ( prœpar. evang. VI, 10, 46 ) mentionne des chrétientés en 
Farthie, en Sléclie, en Perse, en Bactrianc. et dans le pays des Gèles ( cf. 
BABKACK, Die Mission tmd Ausbreitung des Chrislentums in den ersten 
drei Jahrluinderten, p. kAï et sq. ) Le commerce entre Anlioche, Edesse 
et Arbèles était très actif au commencement dejmtre ère (plus haut, p. 103;89); 
de plus les actes des apôtres nous apprennent qu'au temps pascal les Juifs 
delà Parihie, de la Médie, de l'Elam et de la Mésopotamie se rendaient à 
Jérusalem ( Act. II, 9 ). Rien n'aurait empêché le zèle des apôtres du Christ 
de se rendre sur le territoire Perse et y semer la doctrine de leur maître. 
Pourquoi franchiraient-ils les mers pour aller dans des pays à mœurs étrangères, 
et négligeraient-ils des contrées avoisinantes qui avaient les mêmes habi- 
tudes et souvent la même langue, et qui étaient habitées par un nombre 
très considérable de Juifs? ( îoir plus haut, p. 89, 87 n. 1 ). 



(1) C'est-à-dire en 386. 



143 



16' ev. Daniel (407-431 ; 



MSIHA-ZKHA 



142 



A la faveur de cctle légère paix donnée aux chré-~~~* 
tiens, le patriarche Mar labalaba écrivit ci invita | fllJs . 
les évêques à s'assembler chez lui pour afl'niivs ocî-1/^ij.s- 
tiques (i). Avant cela, ils s'étaient réunis mie outre foi« 
au temps de Mar Isaac(^), et avaient décidé ijhc j e <\ç. T n 
d'Arbèles serait métropolitain et aurait sous sa dépendini'i-e 
de nombreux autres sièges: ceux de Bélh Noubadr.-i ■'.'; i( -j e 
Bélh Bagas, de Béth Daçan. de Ramonin r i. . do 13 é t 
Bahkart (5) et de Dabarna (6). Mais pour cause- do » r;ive 
maladie, Mar Daniel ne put assister à ce synode: ci i! put 
part à celui de Mar Dadiso' qui eut lieu quaire ans 
après (7j. Les pères y établirent la suprématie du patri- 
arche de Clcsiphon sur tous les évoques, |i;.rri|!<> -t | a 
supériorité de Pierre sur les apôtres. 

Pendant que l'Orient était en paix, et qu'une jnande 
uniformité régnait dans sa doctrine et une charité incfl'.ible 
sur tous les cœurs, l'Occident était bouleversé ci soulevé 
dans sa doctrine, parle second Pharaon, Cyrille i'Egypiiori.64 

(1) lin 620 {Syn. Orient, p. 276). H 

(2; Kn 410 ( ibid. p. 253 ). 

(3) Les Orientalistes n'ont pas pu reconnaître le véritable empla» 
cernent de ce pays; Laniy l'identifie avec Nehardf'a au S. S: '.!'■ li:i:i;Iotic, 
où finissait une grande colonie juive ( Ilnlubr. Chran. Ecoles. \\, p. GU.ii. 1). 
Hoffmann, Chabot, 5ian;uari ( Loc. eu. p. 208-216. — Syn Oimi. 6b9, — 
p. 22 ) le placent entre le Tigre et le Habour, le Tmii 'Abiiin «t le 
Djebel Sindjar. Béth Notihadra est situé au nord de Ma-aiia et à l'ouest 
de la montague de Béth'Edré, aux environs du cada de Udi«V actuel. 

(h) Voir plus haut p. 112. 

(5) Nous ne pouvons identifier ce nom qui s'appelle aussi ^iàsyp ( Syn. 
O lient, p. 33 j. 

(6) Celte localisé qui est écrite asàsfâàs dans le Syn. UrUu:. (i>. 33j, 
n'a pu être identifiée jusqu'à nos jours. 

(1) I. e. après te synode de labalaba. 



innombrables, il mourut et fut enterré avec grande pompe, 
ayant gouverné les fidèles durant la période de trente et un 



ans. 



16 5 et. daniel (407-431 ) Après lui se leva Daniel 
l'homme doux et humble du village de Tahl; son père 
fiait païen et sa mère chrétienne. ïl évangélisa et baptisa 
plusieurs païens s entre autres deux mages. Mais de son 
temps, comme du temps de Maran zkha, à l'instigation 
des deux rois pervers, lezdegerd et Warharan(l), il y eut 
Gins cruelle persécution contre les chrétiens. Ceux-ci "arro-63 
sèrent de nouveau la terre de leur sang et pour cela le 
fi-u de la guerre s'alluma entre les Perses païens et les 
Romains chrétiens. 

Dans celte guerre, les deux camps s accordèrent à 
donner liberté complète en matière de religion, dans leurs 
pays. A cette condition, le glaive, notre bourreau, com- 
mença à se reposer dans son fourreau (2). 



(i) lezdegerd ï régna de 399 à 42a et Bahram V qui lui succéda 
de 420 à 438 ( noeldeke, op. cit. ibid. ). 

(2) Nous pouvons inférer du récit de Msiha zkha que les persécutions 
de lezdegerd I ( 39,-420 ) et de Warharan V (420-438 ) ne sévirent pas en 
Adiabène; i'édit de lezdegerd qui partait de la fin de l'hiver de 420 n'eut pas 
le le.nps de faire nu grand nombre de victimes t" parce qu'il n'aurait du.é que 
six mois environ, car le roi mourut en automne de celte même atmé-- C tabari, 
p 77, ii. 1 ): 2° parce que le roi qui avait promulgué cet édi! contre ses dispo- 
sitions ( cf. so- raie, H,t. Ecoles VII, 18 ) fo.cé par les instances des prêtres 
du feu, n'aurait pas déployé un grand zèle à le meure en exécution. - I.a 
persécution de Warharan n V„, pas non , : | us | e f ,, mps d ' éle . dre s( , s cru3nté8 
dans les pays renfermés eniiv les deux Zahs; commença»! vers la fin de 421, 
elle cessa en 422, grâce au succès des aunes d'Anlab.irc Mir Mihan.arsé. Nous 
ne pourrions donc pas croire avec l'auteur de la passion de Pérouz ( hoffmakh, 
op. at.p. 39) que cette persécution dura cinq ans. 



145 



18 e ev. 'abboûstâ (450-499 ) 



MSIHA.-ZKHA. 



144 



Nestorius, bien que n'y ayant pas même assisté^ ainsi q^ 
plusieurs autres évêques, fut anathématisé et excommunié 
faussement par les menées de l'Egyptien, et la scission de 
l'Orient d'avec l'Occident fut complète. Cyrille se reDosa 
alors, car il était parvenu à ses vues perverses, et il 
avait réussi à rompre l'union de l'Eglise et ses liens 
indissolubles, se préparant le feu éternel comme récom- 
pense de ses labeurs. 

Or Mar Rhima, l'an seize de Warhav.'m 1 . com- 
mença à parcourir tout son diocèse, en enseignant la voie 
de la vérité, réprimandant les égarés et leur iiiuuhimi |,. 
vrai chemin de la religion chrétienne (2). Les discussions 
et controverses touchant la foi orthodoxe ccniinciieùreiii 
alors à travailler la maison du Seigneur et l\ miner .-es 
fondements; elle fut détruite chez les Romn'.ii- oi édifier. 
dans le royaume des Perses. C'est dans cette .-i-uvrr- spiri- 
tuelle que Mar Rhima termina sa vie et alla i-ojuiiidn; jim 
Seigneur, Tan douze de Iezdegerd. 

18' ev. 'àbboosta (450-499 ) Après lui -i: Ie\a Mar 
'Àbbousta; ce père spirituel était d'un village «!■.; la mon- 
tagne, nommé Tallpna. Dès son enfance, il i.nhi'a Xi-il e;6G 
dans la suite, il vint à Ârbèles. On dit que (■■:■ pi-r.-; h-Uit 
vingt cinq églises, depuis le commencement de son 

(1) C'est-à-dire en 436 

(2) L'auteur de l'histoire de Béth Slokh, (Âct. Mars, te Sanct. II. 
p. 521 ) mentionne un étêque d' Arbèles qui fut martu-isf- sous Jndegcrd 
II, vers 4îi6 , mais il a bien garde de nous le nommer. lïcvC-qiic de l'Adia- 
bène, en cette année, s'appelait Rhima et notre toile î:c dit pas qu'il a 
été martyrisé. Si l'information de l'auteur anonyme est f.mdr;\ il faut '' irf - 
que cet évêque, n'était pas à proprement parler celui 'jV.ruèles, mais bu» 
celui d'une ville dépendant de cette métropole. 

io . - : !ÊÊÊÊÊÊÊl 



lequel, par le secours du bras royal et de la force mon- 
■iiiui, combattit la vérité et persécuta le vrai martyr, 
\l: : r Nestorius, patriarche de Constantinople. Lorsque Mar 
Daniel eut connaissance de ce dissentiment, il prédit, dît- 
on- q ue * e temps était venu où l'Occident s'obscurcirait et 
q la lumière serait vue en Orient. C'est au milieu de ces 
chagrins et pensées qu'il mourut, le dimanche de l'Octave 
de Pâques, après avoir abreuvé son troupeau de l'eau de 
■ ; . \ie durant vingt quatre ans. 



17'ev.hbima (431-450) Ce père était de la ville 
"l'Aihèles, et les Ismaélites réconduisirent chez eux dans 
je temps où ils fondirent sur le pays d'Âdiabène. Il de- 
meura chez eux, selon la tradition qui a été transmise, 
plus de quinze ans. Il s'enfuit, seul, en errant à travers 
-■ désert, jusqu'à ce qu'il fût arrivé dans son pays. Alors 
.,■ lévéla en lui la grâce de l'Esprit-Saint qui l'avait 
choisi pour la grande œuvre de l'épiseopat. Lui aussi 
prit à cœur la conversion des infidèles, imposa les mains 
à des prêtres et à des diacres pour tous les villages et 
les villes, convoqua tous les évêques de son hyparchie 
afin de redresser, d'un commun accord, les affaires tor- 
tues, de réconcilier les déchus, d'affermir ceux qui étaient 
debout et de perfectionner ceux qui marchaient droit. 

Pendant qu'en Orient on s'occupait des affaires 
h gouvernement du peuple et de la sauvegarde de la 
loi, les pères Occidentaux ruinaient toute bonne œuvre65 
ans le synode sacrilège d'Ephèse, où Cyrille, l'ouvrier 
'l'iniquité, fit sanctionner le grand sacrilège et le blas- 
phème impudent que dans le Christ vivificateur de notre 
amanite, il y a une personne et une nature; et Mar 



147 



18' EY. 'ABBOUSTÀ ( 450-499 ) 



MSIHÀ-ZKHA 



146 



pagnie de frères, qui ne cesse d'élever des enfantîTeP 
d'illustres docteurs à ( l'église ) catholique. Là 'ce (î.-'etcatt}"''-"'. 
interpréta tous les livres divins, sans dévier or. ric-n de "-''■'"■ 
l'enseignement de l'Interprète (i). Un gr.ind r.nmbre 
d'Adiabéniens se rendirent chez lui, comme je v ^ «"'eudu 
dire à des hommes dignes de foi. Au nombr» <*« »-» *«.< 
de la droite, se trouva Joseph, qui devint plus tard évèqoè ■ i 
d'Âdiabène, comme nous allons le dire dans la suite. 
L'Eglise de Dieu se sépara alors en deux ii-_.!if_- jus ; li->('»7 
Occidentaux crurent en une seule nature et ;i!-:ii<--?i-rtiit "la 
divinité à des humiliations qui ne lui siéent \yh\\ ri iji.i 
répugnent à sa nature, et les Orientaux conU'SM-ii-nl <jcu\ 
natures en un seul « parsopa». 

Dans le but d'étendre la religion <in Clivisl et 
d'allumer dans le cœur des fidèles le feu di l';wnouv du 
martyre, Mar 'Âbbousta s'entendit avec j.'an. nuque de 
Karkha de Béth Slokh, pour informer le i-.ii'uclicus Mar 
Babowi, que chaque année tous les éviVii-os do Ilëlh 
Garmai eussent à se réunir et à faire ensemble lu mémoire 
joyeuse et triomphante de tous les martyr-; qui avaient 
Yersé victorieusement leur sang pour l'aif.tin .la Christ, 
dans le temps de lezdegerd (2). _ ( ■ 

En cette année, au mois d'août, Pirou/ s roi nés 
Perses, mourut en allant en guerre contre les Huns (3). . ; 
Ce roi, quoique païen, avait grandement sex-urn les 
chrétiens, dans sa vie, se conduisant toujours rt gou- 
vernant d'après les conseils de Barsauma de jsisibe ,*>_ 

Narsai et ses aotres œuvres voir Narsai homiiim et Car-.nm '■!'•; * 

(2) Cf. Histoire de La ville du Béth Slokh, vol. U._ V- Jjl 

(3) Pirouz mourut en 484 ( Tab&ri, p. 126 et sq. ; 

(4) Comp. Barheb. Citron. Eccles. II, p. 05. 



rnement. Il recueillait de l'argent des fidèles et 
niëme des païens, et tout le monde travaillait pour lui 
aratuiteroent. 

En ce temps, était connu à Edesse l'homme par- 
lai!, l'évêque Mar Ihiba, dont les labeurs avancèrent 
beaucoup l'orthodoxie (1). Quelles souffrances et quelles 
difficultés ne subit-il pas de la part des disciples de 
l'iniquité; la plume ne saurait le décrire. Il ne cessait 
d'enseigner la vraie doctrine ( m. à m. des choses vraies ) 
e S d'anéantir la fausse (m. à m. les choses fausses), dans 
l'école d'Edesse, jusqu'à l'heure de sa mort. Après sa 
mort, les disciples du mensonge se concertèrent, unirent 
leurs forces et réussirent à chasser de la ville tous les 
élèves persans (i'). Ceux-ci vinrent dans leurs pays, y 
fondèrent plusieurs écoles, afin de ne pas tourner le dos 
-1 Satan (i. e. s'avouer vaincus). Barsauma, évoque de 
Nisibe, reçut chez lui (3) Narsai, le célèbre docteur, lequel 
érigea une grande école (composée) d'une nombreuse com- 



({) I! s'agit de l'évêque d'Edesse ïbas ( 435-657 ) qui contribua plus 
i[iie lout autre à la propagation du nestorianisme { Duval, Littérature 
Syriaque p. 343-344 ) 

(2) Cf. le récit de Simon de Béth Arsam dans Assem. B. 0. I, 346 

(3) Il est assez malaisé de savoir en quelle année Barsauma quitta 
Edesse pour se rendre à Nisibe; il s'est certainement rendu sur le terri- 
toire perse avant 457, année de la mort d'Ibas et de l'expulsion des 
docteurs, Nous pouvons déduire cela du récit de Barhadhbsahba ( dans 
Nonai Eomiliœ et Carmina 1. p. 34 ) et de Msiha-zkha etc. Il se trou- 
vait aussi à Edesse en 449 où ses accusateurs demandent instamment son 
bannissement ( Martin, Revue des sciences ecclésiastiques 1874, p. 539). 
iijiil nous porte à croire qu'il aurait quitté pour toujours la capitale de 
l'Osrhoène en 450,1 et qu'il aurait été sacré évêque de Nisibe peu de 
temps après. Il est donc inexact de croire avec Ebedjésus et Elie de 
-%bc qu'il fut promu à i'épiscopat en 435. 



149 



18' EY. 'ABBOUSTA ( 450-499 ' 



MS1HA-ZKHA 



" ne 
pkcè : 
i ôla— - 

i'-H la 
i' pas; 
ieurr-- 



1C1P 



\\t 



(1 lemmr- 

son iiU, 

la lièvre 

fioliii-ci 



que Mar 'Abbousta était devenu vieux et décn 
pat s'y rendre, lui en personne, mais ii envoya 
Joseph son prêtre et Sidora, son notaire (1). L 
blit que ce serait chaque quatre années qu'aur 
réunion des évêques auprès du patriarche, e' 
chaque deux ans, comme c'était l'habitude i 
ment (2). L'année qui suivit ce synode, mourut 

y 

bousta dans une vénérable vieillesse, et les 

pleurèrent pendant longtemps. Avant sa mort, \ 

se disposait à apporter chez le saint du Chrisl 

pour qu'il le guérît, par la vertu de la croix, ( 

intense qu'il avait. Mais en faisant lever l'enfat 

tomba de la chambre où elle était et qui è 

dans la partie supérieure de la maison, et il arriva jusqu'au 

autorités judiciaires des ncstorieus du VI s. Quels synodes locaux de l'Occî- 
dent leur étaient connus ? Quels sont ceux qu'ils rejetaient ? Avaient- 
ils traduit, dans leur langue, l'ensemble des lois, générales et locales, .'fi 
régissaient le grand état Occidental ? 

(1) Par cette phrase de Msiha-zkha, on peut comprendre l'erreur 
du copiste du Syn. Orient, qui, à la page 31 ï, I. 17, nomme Joseph 
évêque d'Arbèles et métropolitain de l'Adiabène, et à '..■ >:_v .-17, nom-; 
me Sidoura comme notaire de 'AbbousU L' évêque et le 
l'Adiabène, et le fait signer pour lui. Faut-il supposer ( 
qu'il y avait deux, évoques sur le même siège ? Après le 
cette anomalie ne s'est jamais présentée dans l'église Orie 
pourrait se résoudre de deux manières : ou bien il y a 
piste et une interpolation du texte original qui devait 
la manière suivante « Joseph, prêtre d'Arbèles, métropolf 
au lieu de « Joseph évoque d'Arbèles, métropolitain de 
bien Joseph, devenant évêque de l'Adiabène, un an aj 
collecteur du synodicon, a nommé Joseph, comme évêqi 
propre nom, c'est-à-dire acceptant tous les décrois du 
rieurement ( cf. Chabot, ibid. p. 618 ). 
(2) cf. Syn. Ocient. p. 313. 



148 



a I, upjtiuwi il:: 
;-^e iili!ifi>siii!r j 
incili' de Nir.i-c, 
il». La iblli.-.nlté 
n: faute. île ni- 
iv cMiMiuté <!>■ 
de l'AdiaW'.ni: -, 

AÙialjlJ.'K! :• ; ou 
s le smhhIi-, !>' 
signant eu m:ii 
iode tenu anlé- 



Dans la deuxième année du Roi des Rois Walas 
j e cafholicos Akak convoqua tous les évêques deTOrient 
an synode qu'il rassembla, selon l'habitude générale (i). 
jM 'Abbousta ne put s'y rendre, car une très grave ma- 
l'avait atteint et plusieurs avait désespéré de lui '2V 
par la grâce du Seigneur, il dut sa guérison aux 
es du moine parfait, Abba Msiha-Rabmeh, d'heureuse 
Dire. 11 renouvela la construction de Féglise d'Arbèles 68 
vste de nos jours, et l'embellit de toutes sortes d'or- 
nlalions, de manière que celui qui la voit, en est 
- l'admiration et glorifie Dieu pour les grâces qu'il a 
■,:[idamment versées sur lui. 

La deuxième année du roi Zamasp (3). dans le 

s où Mar Babaï prenait le gouvernement du siège pa- 

ai de l'Orient, eut lieu le dixième synode et les 

■■■.-■lu es s y reu m-en^dejoutes les contrées(4). Or parce 

(2) Les quelques mots d'entrée en matière du svno de d'Akak fSyn 
ùnenl. p. 30 ), mentionnent l'Adiabène. parmi les villes dont les "évêques 

!,! P resc,nsau concile, mais ils ne nous donnent pas le nom de l'évê- 

.:;. Cette donnée proviendrait d'une interpolation d'un scribe, pareille à 
9H d autres que nous présente, dans sa forme actuelle, le Syn. Orient 
i preuve, l'absence, à la fin du concile, d'un signataire du pays d'Adia- 
tescar s. un métropoli.ain d'Arbèles y était présent, sa signature n'au- 
rai pu y faire défaut. ^ Le mieux est donc de s'en tenir à MsV 
zkk qui dit que 'Abbousta, alors évêqne de la métropole, n'assista pas 
a concile, pour cause de maladie. 

(3) En 498 

(k) Voici l'ordre que fauteur aurait suivi, selon nous, pour arrirer 
- "'■■:3bre de dix, dans l'énumération des conciles : Ancyre, Nicée 
jagra, Antioche, Laodicée, Isaac, labalaha, Dadiso', Acacius ( Cf. Syn. 
'«. p. 609 et sq . ) n serait intéressant de savoir la législation et les 



151 



19* ET. JOSEPH (499-511 ) 



MSIHÀ.-ZKHA. 



150 



et les Perses furent contraints de retourner sur 



P3i 



vu 



afin de protéger leurs propres pays contre la cran 
pétuosité des Huns, qui avaient commencé à fond 
eux. Mar Narsai, le docteur, mourut alors, penda 
les soldais étaient à Nisihe (1). A sa place se leva EliUp 
de Kouzbou(^), dans le pays de Marga. Celui-ci suivit 
son maître et marcha sur ses traces; il remplit VEslisede 
ses écrits, et tous ceux qui les lisent, s'étonnent vraiment 
de la sagesse divine dont il était illuminé. 

En ce temps, l'évêque Mar Joseph eut l'idée d'hier 
dans la montagne, pour devenir solitaire et y mener une vie 
paisible, en travaillant pour son Dieu et l'aimant de lovi ï,,i, 
cœur, de toute son âme et de toute sa force, selon son com- 
mandement. 11 convoqua donc tous ses prêtres et diacres et 
leur manifesta son intention. Eux commencèrent à nleurer 
amèrement sur sa séparation et se mirent à le détourner 
de cette idée, pour le bien du peuple et l'édification de 
l'Eglise. Comme aucun n'y réussissait, il y eut une grande 
rumeur dans toute l'hyparchie. On écrivit une lettre col- 

V 

lective à Mar Sila (3) qui avait alors les clefs de l'autorisé 
du trésor céleste. Noire Seigneur le patriarche l'obligea, 
au nom de Dieu, à retourner à sa charge. Voici la copie 
de la lettre qu'il lui envoya: 

« À l'ami du Christ, Mar Joseph, évêque, métropo- 
litain d'Âdiabène; Sila, évêque, patriarche, par l'ordr 
la volonté de Dieu, se prosterne devant Ta Sér 
demande tes prières. 

(1) Narsai mourut en 502, (' Narsai Homiliœ et Cannina, I, p. 8 ; 

(2) Barhadbbsabba 'Arabaya l'appelle Bar Kouzbayé et dit qu'il <K 
rigoa l'école pendant sept ans ( ibicl. p. 35 ) . 

(3) Sila occupa le siège de Séleucie de 505 à f ■•" ■ 



-H et. 

l'illlé i'. 



^-de-chaussée où il mourut aussitôt. Lorsque sa mère 
j e ;cendit et le vit mort, sa raison l'abandonna par la vio- 
lée extrême de sa douleur. Elle commença alors à prier 

v 

ïijeu de le ressusciter par les prières de f Abbousta,son 
■rvitcur. Elle n'avait pas encore achevé ses supplications 
, l0 e l'enfant se releva joyeux et gai. Elle glorifia Dieu et69 
â't connaître ce miracle par tout le pays. On ne cessa de 
.«mercier Dieu de toutes les faveurs, miracles et prodiges 
|1( i : il avait accordés à son serviteur 'Àbbousta. 

19 e ev. josbph (499-511) Ce père était du village 
- : Teîdarra. Lorsqu'il eut vingt et un ans, il se rendit à 
,iécolc de Nisibe, et là il apprit près du docteur Mar 
Xarsai , tous les livres saints et la doctrine vraie de Mar 
Théodore. Dès son enfance, il montra des signes de la 
.àice divine, qui devait l'aire de lui un homme nouveau. 
H resta sept ans (à Nisibe ), suçant ce lait spirituel et 
abreuvant de ces eaux douces de l'orthodoxie. 

En ce temps, une grande guerre s'alluma entre les 
Perses et les Romains. A peine Kawad eut-il pris l'empire 
pour la seconde fois (1), qu'il s'avança contre le pays des 
Romains, avec une forte armée (2). Le roi des Romains 
oe ce temps s'appelait Anastase. Les Perses prirent plu- 
sieurs pays aux Romains : Amed et Res'aina. Leur but 
eiait de susciter de nouveau une persécution contre les 
fhreliens; mais la guerre ne se termina pas entre eux, 

(1) Kawad régna de âH8 à Ù96; en cette même année il fut dé- 
posé, et Zamasp fils de Pirouz le remplaça jusqu'à l'an ii*8 ; il fut re- 
Wsciî de nouveau sur le trône qu'il occupa jusqu'à 531. 

(2) Cette guerre qui a été racontée par Se pseudo-Josué (édit. Martin.) 
flça le 22 août 501 (Tabari, p. 146, n. 1 ). 



153 



19 e ev. joseph (499-511) 



MSIHA.-ZKHA 



152 



lal. c 



!('/ 



u a ; 



nabî- 



pas de la sorte, le désordre sera semé dans le 
et tu iras contre la volonté de Dieu, ce qui est n 
c'est, à nous d'empêcher le désordre et la contrave 
la volonté de Dieu. Qui sait, quoique cela soit bi 
de ma pensée, si cette idée n'est pas des princes 
nèbres; car ces ennemis de toute l'humanité ont 
tude de détourner les hommes de Dieu de la vraie voiy 
par des pensées saines, mais qui sont opposées à la per- .- ■ 
fection. Ne les voyons-nous pas faire entrer chaque jour '■■ 
dans la secte des Messaliens maudits, un nombre incalcu- 
lable d'hommes de. Dieu et les fourvoyer dans le va sa- ■ 1 
bondage ? Pour ces causes et pour d'autres semblables, 
nous ordonnons et décidons, au nom de Notre Seigneur .'-■ 
et par la vertu de l'Esprit-Saint, que tu retournes à ton ■ -' 
ancienne fonction, que ton peuple fasse ta joie et que tu 
fasses la sienne. Prie pour ma faiblesse afin que le Sei- 
gneur pardonne mes imperfections: et demeure dans les 
ardeurs de l'amour de Notre Seigneur. » 

Comme Mar Joseph était un homme \\-m\. ai- 
mant l'obéissance aux commandements de Dieu cl :':■ l'or- 
dre des supérieurs plus que le sacrifice, il obtempéra à 
la hâte à l'ordre de Mar ( Sila ) le patriarche, et roii!! - ;i:i 
Àrbèles. Quelle, fut la joie qui remplit le cœur des fidèles et 
surtout des prêtres et des diacres, lorsque derechef ils vi- 
rent leur père: la plume ne saurait le décrire. Mais cette joie 
fut courte et ne dura pas longtemps, car le temps désigné 
pour la fin de Mar Joseph était arrivé, et il était devenu 
digne de cette couronne à laquelle il aspirait depuis .-.m 715 
enfance. Il mourut le quatre du mois de septembre de la 
douzième année du deuxième empire du roi K;:\>ad S,. 
. (1) C'est-à-dire on 511. 



« Ta Sérénité le sait mieux que moi, Dieu fait mon-71 
m les hommes au ciel et les fait parvenir à une digne 
fin de différentes manières: quelques-uns d'entre eux par 
l'ascétisme pendant qu'ils sont éloignés de tout tumulte et 
•i e tout bruit du monde; quelques autres, par l'état chaste 
jj u mariage évangélique (I), pendant qu'ils sont liés par 
fainonr de la femme, que leur cœur est divisé et qu'ils 
nt soin de leurs enfants pour les élever dans la crainte 
de Dieu; certains autres, par le moyen de la supériorité 
pendant qu'ils dirigent le peuple de Dieu et le conduisent 
dans la voie de la justice, en le parquant dans les prairies 
de la force : à ces derniers est promis une plus grande 
récompense et un plus ample salaire; car celui qui a pour 
lui l'action et l'enseignement, celui-là sera nommé grand 
dans le royaume des cieux, selon la parole de Notre Sei- 
jmenr; quelques autres de différentes autres manières. Ta 
Sérénité sait aussi que l'ascétisme (2), est incompatible 
avec le mariage, cota me aussi avec la supériorité, parce 
qu'il empêche (ces deux états } de remplir les devoirs qui 
y sont attachés, comme il sied et comme il faut. Toi donc 
aussi, ô élu de Dieu, parce que tu as été appelé au rang 
élevé de la supériorité ( représentée par les ) dix talents, 
il ne te convient pas, de par la parole de Notre Seigneur, 
de devenir solitaire et de t'opposer aux devoirs de ta char- 
ge. — Souviens-toi aussi, ô Sérénissime, que la volonté de 
Dieu t'est manifestée par le concours unanime de l'amour 
de tout le peuple qui t'est confié et qui te réclame comme 
évêque et comme guide. Tu sais qu'en ne le conduisant 

v 

(1) Se rappeler que Sila était marié (Mare, p. hï; 'Amr, p. 22 J 

(2) Pris dans un sens tout objectif, pour l'ensemble des règles 
et des pratiques auxquelles assujettit la vie érérnitique et cénobitique. 



155 



20' ET. MAR HNANA ( 511- ? ? ) 



MSÏHA-ZKHA. 



154 



Mais de peur que l'homme ne se croie plus sage qu'il nW~~~*- 
ne s'enorgueillisse, ne se complaise en lui-même et ne ; 
tombe dans la superbe, mère des vices, les lecteurs et — 
les épellateurs de l'école s'assemblèrent et dans la réunion' - 
qu'ils tinrent, des canons particuliers furent sanctionnés ' : '. 
pour le majordome, et Jean de Béth Rabban fut, donné 
comme aide à Abraham, à cause de son jeune âge '-V-: car ■'. 
un désordre était survenu dans l'école à cause de la mau- 
vaise administration de ses biens temporels. Mm- lln;,ua74 
étant venu à apprendre ce désordre qui eut lieu, le zèle 
de la maison du Seigneur le dévora et s'élant rendu à 
Nisibe, par l'efficace de sa sagesse, il fit régner la n;,ix 
dans cette grande communauté. La barque de l'I-yisc 
reprit son calme, et son gouvernail fut dirigé dans la voie 
de la sécurité. Au retour, il visita toute son byparcliie, en 
distribuant conseils et menaces, et après deux ans il n:- 
teignit sa ville royale. 

En ce temps l'Eglise de Dieu fut très iminvientée, '■ 
non par des gens du dehors, mais par des gens du de- 
dans, non par des étrangers, mais par des gens de la 
maison. Car le démon, l'ennemi de notre humanité, voy- -.= 
ant que par le glaive de la destruction, il n'arriverait pas 
à prévaloir contre (l'Eglise) Catholique, et que par les 
rois païens il ne pourrait tarir la source de son progrès el de 
sa propagation, ne trouva d'autre moyen que celui < l'i-nir- ti! .*r 
les enfants de l'Eglise et de jeter le trouble et la discorde 
parmi ses supérieurs. Après la mort du patriarche Sila, il se 
fit deux réunions d'évêques où on choisit deux patriarches, 
Narsai et Elisée, contre tous les canons ecclésiastiques (2). >,i 



20 e i-v. mar Hxana ( 511-?? ) (1) Ce père était égale- 
v& \(i) du nombre des élèves de Narsai. le docteur: il 
s'instruisit donc à l'école de Nisibe, mais ses parents 
Haicnt du village de Telniaba en Adiabène. Il composa, 
ini aussi, après sa sortie de l'école, des discours utiles que 
.,;; lisons avec plaisir et admiration (3). 

En ces jours mourut Elisée de Kouzbou(4),l*m!er- 
nrèlc de l'école, et sa place fut occupée par l'homme zélé, 
l'ouvrier actif , très docte dans l'enseignement de la crainte 
je Dieu et très versé dans les livres divins, Mar Abraham 
l'ami de Mar Narsai. Celui-ci dirige t école avec beau- 
coup de sagesse, et il nous faut, cher Pinhés, prier et 
demandera Dieu, qu'il multiplie dans son Eglise des doc- 
teurs parfaits, tels que ceux-ci; car la moisson est abon- 
dante et les ouvriers sont peu nombreux (5) ( Luc, X, 2). 



(1) i. e. lu jeune âge d'Abraha.n. ''-\ 

(2) Sila mourut eu 522 / 3, et la compétition de Narsai ri u'Elisée 



*" (1) Si ce Hnana est ie même que celui qui a ;>ssislé au synode de 
)Iar Aba I tenu en lui, il aurait occupé le sic^e plus de 33 ans ( Syn. 
Qniui. p. 3Wi, 345 J, et serait mort bien avant 5Ju puisque nous voyons 
imi autre évoque d'Adiabènc, nommé iVfsabbhn, qui signé au synode de Jo- 
seph ( 554 ! ; cf. Syn. Orient, p. 366. 

(2) C'est-à-dire comme Joseph sou prédécesseur ( v. plus haul, p. 150) 

(3) Il ne nous est rien parvenu des œuvres de ce Hnana; ses écrits 
u'au raient-ils pas été dans la suite confondus avec ceux de Hnana égale- 
ment d'Adinbène, cl directeur de l'école de Nisibe depuis 572? ( Narsai 
homdiai et Car mina I. p. 8, 37 sq. ) 

(M I'diséc de Kouzbon mourut en 509, après avoir dirigé l'école pen- 
ilsnt sept ans.— M r l'abbé Chabot, nous a, par méprise, imputé une erreur 
que nous n'avons jamais faite; il écrit dans le journal asiatique ( 1905, 
p. 16';, n. k ) : « d'après une note du P. Mingana, selon Barhadbbsabba, 
• cet Elisée est le même qu'Elisée éicque de Nisibe. » Or le sens de notre 
phrase est, mot pour mol, opposé à celte idée « secundutn Barhadhbsabbam 
iiir. auctor alius est ar. Elisreus qui fuit . episcopus Nisibin. » ( îbid p. 8). 
(à) Cette histoire est donc l'œuvre d'un contemporain, admiratcu r d'Abraham. 



157 



MSIHA.-ZKHA 



156 



TABLE DES EVÊQUE3 DE L'ADIÀBÏ^Ï 
Addai arrive en Adiabèue vers le fia du ]<■ « 



Pkidlia - 
Vacar.ee - 

v \t 

Semsouti - 
Vacance - 
Isaac - 
Abraham - 
Noh- 
Hahei - 

V 

'Ebedhmsiha - 



135 1 
1481 



163 ( 

; 

163' 

179( 



— Pkidha est disciple d ! i 

— 10 ans ( mentionnés ) 

— 6 ans ( mentionnés ) 



19'-,f - 3 ans ? (2 ans de préi 

j tionnés ) 

123) 
135C 



12 ans ? ( non mention 
posés ) 



— 13 ans ( mentionnés ) 



148 1 k 



5 ans ( mentionnés ) 



i — 19 ans ( mentionnés } 



183 

,„„> — '/ ans ? imposes ) 

190 ! \ . i 

19 0) „- , ■ , ^ 

> — 3o ans ( mentionnes ) 

22o| 



se peut donc être identifié avec P3ul le Perse de Mercati ( Pcr la vita e 
gli sériai di Paolo il Persiano, 1899, p. 3, n. 2) qui se trouvait Jr 
Constantinople, au temps dont parle Msiha.zkha, c'est-à-dire de 525 a jJ3 
( LABOORT, le Christianisme dans f empire perse, p. 166). — 1*8 COB*-! 
clusions tirées de ces dernières pages, pour 1 époque de la composition «e 
cette histoire, sont exposées dans la préface ( p, VIII - IX ) . -,= 



f'nn et l'autre s'attribuaient l'autorité séparément. Les 
«n ne mis de l'Eglise furent alors dans la joie et ses amis 
ans la tristesse; en bas l'enfer tressaillit d'allégresse, et 
,,n haut le ciel gémit. Gc désaccord dura plusieurs années. 
C'est pourquoi Mar Hnana. en proie à une grande 
tristesse., se mit à encourager les pusillanimes, à fortifier? 5 
,,i à confirmer les faibles. Il se rendit à Nisibe, source des 
pences, et là il répara plusieurs brèches. Il manda à Arbè- 
j e s Mar Paul de Béth Nouhadra, pour lui confier, pendant 
tout le temps de son absence, le gouvernement du siège 
métropolitain de l'hyparebie. Cet évoque, d'heureuse mé- 
moire, avait élu précédemment à la fonction patriarcale, 
Xarsai, et pour cela le trouble, avait bouleversé son dio- 
cèse (i). Mar Abraham l'interprète céda à Mar Hnana, le 
docteur Paul, dans le but de fonder dans le pa) r s d'Adia- 
jêDe, une école pour les enfants, afin d'imprimer la foi 
dans leur esprit et la proléger contre les assauts des 
hérétiques et des Messaliens. Ce Paul demeura chez nous 
plus de trente ans, remplissant avec humilité et crainte 
de Dieu la fonction qui lui avait été confiée par les chefs 
de l'Eglise. li ne voulut s'en désister que sur Tordre de 
Aba, Cathoiicos, qui l'obligea, au nom. de Notre 
igneur, à accepter l'èpiscopat de Nisibe, et cela après 
retour ( du Cathoiicos ) du Huzistan, comme nous le 



Mar 



errons ci-apres 



(% 



dura jusqu'à 539, c'est-à-dire seize ans environ (cf. Amr, p. 22 ; Mari, 42-43). 

(i) 'Amr ( p. 22 ) mentionne aussi ce Paul parmi les électeurs de 
Narsai, mais il dit faussement qu'il était métropolitain d'Arbèles. 

(2) En examinant attentivement le manuscrit, nous avons remarqué 
(pie les pages disparues ne seraient qu'au nombre de quatre seulement, à 
moins d'admettre ( ce qui est peu probable ) qu'un cahier entier ait dis- 
paru, après ces deux feuilles. — Ce Paul, qui devint évéque de Nisibe, 



159 



158 



NOTES RELATIVES AU TEXTE SYKlAQr 



(1) P. 7, !. 2. Il y aurait, dans cette pi ■: -■ 
copiste, et les verbes *»^-M ■ **sH doivent avoir le \ 

(2) P. 37, 1. 29. Remarquer l'emploi du verl 
sens de démolir, démanteler, ( Cf. dans le inènio 

(3) P. 39, 1. 77. La racine &g ( à moins qu'c 
faute de copiste pour A?* ) manque dans ton.- les 
d'après le contexte, elle aurait le sens de dêlrui, 

(4) P. 40-41, 1. 103. AfS^&j passif de jas sig-u 
cesser, torturer. 

(5)P.41, 1.125.^2»^ provenant du verbe perdu 
pourrait avoir le sens à' instamment. 

(6) P. 44, 1. 46. Le sens géuéral de la phras 
dalath préfixe devant »^S^?i . 

(7) P. 48, 1. 3. L'auteur a mis, par syïlepse ( 
le mot i^a*? sousentendu ) le verbe ^Ims» au fém 



\ai 



?ii . <iv 







ïhloupaa - 
hadabuhi 



:aii 

QY, 


irr. 


Johannan - 
ibraaam - 




r .v. 1 "i 


^ Uavan-zkha - 



haiiso 



niel 



ma - 



austa 



3TH1 



îaana ■ 



225) 

258 1 

258) 
273 1 

273) 
291 f 

291 { - 
317 ( - 

317^ _ 
346 1 _ 

346) 
347 1 

I 347) 
376 f 

376^ 

407 j 

407 i 
431 1 

431 S 

450 j 

450 1 

499 l 

j 

499^ 
511} 

511 ) 

i ? f 



33 ans ( mentionnés } 
■ 15 ans ( mentionnés ) 

18 ans ( mentionnés ) 

26 ans ? (non mentionnés mais imposés) 
( 627 Grecs ) 

29 ans ? ? 
( 1 an après la 35 me de Sapor ) 

1 an ( mentionné } 



~ 29 ans ( mentionnés ) 



— 31 ans ( mentionnés 



24 ans ( mentionnés ) 



( 12 me année de lezdejerd ) 

49 ans 
1 an après le 10 me synode de Babai 
2 e de Zamasp. 

12 e " année du 2"" empire de Kawad 



-«a^-^ss^fero-sas- 



INDEX 



160 



ALPHABETIQUE DÈS NOMS PROPRES 



'Abbousta, évêque : 145. 147. 
148. 149. 150. 

Abraham I, évêque : 82 n 1. 
86. 87. 88. 89. 97. 

Abraham II, évêque : 134.135, 

Abraham, évêque de Nisibe : 
124. 

Abraham de Beth Rabban : 
VII. VIII. 154. 155. 156. 

Acace, catholicos : 148. 

Achéménides:116n 1. 139 ni. 

Adam,' 123. 130. 133. 

Addai, apôtre : X. 77. 78. 79 
n 1. 81 n 1. 

Adiabène : VII. VIII. IX. 76. 
77. 78. 79. 80 n 1. 82n 1.89. 
90. 101. 106 n 2. 111. 112 n 
2. 113. 114. 131. 138. 139. 141. 
142.144. 145 n 2. 147. 148 n 2. 
149 n 1. 151. 154. 156. 

Adorparèh, marzban : 134. 
139. 

Adorsag-, mobed : 139. 

Adorzahad, marzban : 108. 
139. 

Ahadabuhi, évêque : 111 n 
1. 113. 116. 118. 119 n 2. 120. 

Akeb-Alaha, évêque de Ram- 
monin : 112 n 2. 

.Akak : V. Acace 
Alexandrie : 123. 



1 1 5G 



Amed, ville : 150, 

'Âmr : 111 n 1. jgg 

Ananias : 109. 

Anastase, empereur'- i\n 

Anbar, ville : 89. 

Ancyre, ville : 148 n 4 

Antioche : 103. 123. I4Q 140 
n. 4. 

Aphraat, Jacques : 130 n \ 
140. 

Apocalypse: 101. -,';■ 

Arbèles : IX. 80 n 1. 87. 90 
92. 96 n 3. 97. !>s. 1(1-2, 103^ 
104. 109. 111. 112. 113. 12o! 
125. 129. 140. 141. 143. 144*. 



145. 148. 149 n 



156.: 



Ardabure, iivuiT:il Romain : 

142 n. 2, /;H" 

V J i 

Ardasir, roi : 108. 110. 
Ardasir, roitelet : 139. 

V 

Ardasir, frère de Sapor II; 

139. \.-v-; 

Arius : 12.'-. 1 "JO . 
Arsacides : IX. X. 80. 107. 
Arsak, fils d'Artabau : 105. 
Arsak, général : 85. 86. 
Artaban, roi : 10 i. 105. 
Arzanène : 79 ni. 
Arzoum, ville : 105. 106. 
Asitha, village: X, 
I Assvrie : VJti. 



ERRATA 





1. 




errata 




corrige 


.i, — 






10 


3 




ii.sé 




|ûô 


-l-i 


56 




Jsàâiiia jà'âeà'e 




JâââJos Jisaoào 


48 


50 




^3,3 




pka 


67 


26 




ÈS**l@ 




0Nm|o 


V-i'-i 


9 


( 


à Constantin 


) 


( à Papa ? ) 






II 



163 



162 



Damas : 103. j 

Daniel, évêque:142. 143.144. { 
David, roi prophète :77. 86.90- 
Dehok : 143 n 3. 
Denys d'Alexandrie : 140. 
Dioclétien, empereur : 120. 
Djebel Sindjar : 143 n 3. 
Domitiana, roitelet : 105. 
Donatien, empereur: 100.101. 

Ebedjésus : 76. 107. 122 n 1. 
146 n 3. 

Ebedh-Msiha, évêque : 98. 
102, 103. 104. 

Edesse:78n 1.122.140. 146. 

Egypte : 123. 

Ekrour, village : X. 

Elam : 140. 

Elamites : 140. 

Elie de Nisibe : 123 n 2. 124. 
146 n 3. 

Elipbana : 127. 

Elisée, catholicos : 155. 

Elisée, évêque de Nisibe: 154 
n 4. 

Elisée, le docteur : 151. 154. 

Ephèse : 144. 

Ephrem, St : 124. 126. 

Esther : 127. 

Europe : XI. 

Eusèbe de Césarée: VIII. 99. 
104, .107. 125 n 1. 140. 



Gallus, erriT 
Gangres, vi! 
Ganzkan, n 
Géies': 110. 
Ghiian : 11( 
Gogayés : X 
Goufrasnasr 
115. 116. 139 
Gourg-ania : 
Gourganien 
Grecs : IX. 



du: 



Habbiba, évèn 


'••" ■!•'. Salnkat: 


137. : 




Habel, évêque 


- '• 7 S n '2 01). 


97. 98. 102. 




Habel, le doct 


'■' -^ • v Ui. i t. 


80. 83. 




Habour, fleuv 


' : i-13 a 3. 


Hafsai, diacre 


: 138, 


Hai-be'ël. éve 


<i'n- d n Sn^o : 


119. 




Haman: 127. 




Hanitha, ville 


: 98. 108; ;- j 


Hannania, di< 


1CIO • iOO. 


Haute-Adiauè 


V I i ? ' - ~ 


Herbatli-Gela 


. J 'J.i. 1 I». I lv», 


Herda, viliag 




■ . ' : ■:..'■■ 

Hezza, bourg 


\ j \iO U ^< 


Hiran, évêque 


• '>s 101. ]"*' 


| 106. 108. 109. 1 


io. 


Hnana, t' 1 . è (U 


■y.Yll. loi. 1 ôr, 


156. 





]j;;'.'V: 



Jjai'U 
. 14b 
Bar 
Bars: 
!3'-:lï. 

Beth 
Betl 

Binl 

liKlh- 



boili 
Beth 



rrfens : 84 n 1. 116 n 1, 
l, martyr : 128 n 3. 

ai, catholicos : 148. 
)Vvi. catholicos : 147. 
,i ]'e grand : IX. 107 n 3. 
) I, évêque de Nisibe : 123 

3 II, de même : 124. 
done : 101. 143 n 3. 

lonie : 82 n. 1. 

■iane: 84 u ï . 140, 

ad : 93 n 1. 

ara, roi : voir Warharan. 

■:v V 

;, roi : v/tir Walas 
îbrœus: 110 n 2. 111 n 1. 
1. 124. 128 n 1. 143 n 
n 4. 

adhbsabba:VIIn 1.78n 
n 3. 151 n 2. 154 n 4. 
Penkayé : 129 n 1. 
mma de Nisibe, 146.147. 
père de Pkida évêque: 78. 
-Aramayé:104. 105. 109. 
-Bagas : 143. 
-Bahkart : 143. 
-Daçan : 143. 
-Dailoumayé : 107. 
■'Edré : 143 n 3. 
garmai : 147. 
■Hezzayé : 10 : . 107. 
•Houzayé: 107. 128. 129. 
•Kétraye : 106, 



Beth-Laphat : 106. 134. 138. 

Beth-Meskené : 106. 

Beth-Niktor : 106. 

Beth-Nouhadra : 143. 

Beth-Slokh : 126. 133. 145 n 
2. 147 n 2. 

Beth-Zabdai : 79. 105. 106. 
112. 117. 

Bdigar. tour : 133. 

Caracalla, empereur: 104 n 1. 

Caspienne, mer:84n 1.1 10 n 3. 

Clément de Rome : VIII. 

Clément d'Alexandrie : 104. 
108. 113 n 2, 

Constance Chlore: 129 n 1. 

Constance, empereur: 126. 
127. 134 n 1. 

Constantin, empereur: 120. 
121.122. 123 ni. 125.126.127. 
129 n 1. 

Constantinople : 123, 144. 

Ctésiphon : V. Séleucie. 

Cyrille d'Alexandrie :■'' 143. 
144. 145. 

Cyrus, roi : 101. 

Cyrus : 110 n 3. 

Dabarna : 143. 

V 

Dadiso', catholicos : 122 n 1. 
143. 
Dakouk, ville: 93. 112 n 3. 
Daiioumiens : 110. 



Iff» 

Karkhg, de Ledati : 430. 
Kaskar: 106. H 9 n 1. 
Kawad, roi : 150. 153. 
'Keb-Alaha, évêque de Kar- 
kha de Beth Slokh : 121. 
Kerkh-Sloukh : 105. 
Kerkouk:93 n 1. 
Khorassan : 98. 
Khouarazme : 1 10. 
Kfaouarazmiens : 110. 
Kizo, chef barbare : 85. 
Kosrau II : IX. 78 n 1. 
Kosrau, roi arsacide : IX. 80. 
Kouzbou : 4 pi . 154. 

Laodicée, ville : 148 n 4. 
Lazare : 91. 

Luc, évangéliste : 94 n 2. 
Lucius Vérus : 82. n 1. 

Ma'aîta : 143 n 3. 

Macrip, général romain : 104. 

Magnence, empereur; 134 ni. 

Malioza d'Arion : 137. 

Manichéens: 129. 130. 

Mar-Aba, catholicos ; VIII. 
154 n 4. 456. 

Maran-zkha, évêque : 435. 
136. 137. 139. 142. 

Marc-Aurèle, empereur : 100. 

Mardus: 41.0 n 3. 

Marga: IX. 151. 

Mari, apôtre : 78 n 4. 



Mari, historien •"TîT~*T**^»2 
" ' ' ' ni ncii 
n 2. 422 ni, 428 n * ,-, 



, 3 na d'Adiabène : 107 n 3. 



456. 

Marie, Ste ' ..•■_.-... |. ; , 
Matha d'Aramavé vf) 
Maximien, oniDcreur 
Mazenderan : UQ n %_ ".-. 
Mèdes:99. 105. Mû. U(\ 



1 ta- '■■ 

■ 109. 



Médie : 440. 



MéharnarsE 



'■ :i :" ; -it : |yn 



Mésopotamie : 105. 136 \ 



Messaliens. h 



40 



•etiqnos : |&;j.: 



156. 

Mezra, évêque de Beth Zab- 
dai: 79. 

Miharnarsé, général: 142n2 

Miles, évêque de Suse : 416 
n 1. 124. 

Moïse: '.M. 127. 

Mossoul: 87. 93 n 1. 

Msabha, évêque d'Adialè»-* > 
454 n 4. 

Msiha-Raluneh, moiûet.,j# 4 -. 

Msiha-zkh'îi: VH.VIII.1X.X. i 
XI. 76. 78. 79. '.15 u t. lOij n |. 
408. 410 n 4. 113 n 2. 119 n 2, 
122 n 1. 428 n 3. 129 ni- 131 
n 2. 432. 138 n 1.139. 143 n 2, 
146 n 3. 14? :i '-?• 11'.'» 1. 

Nakkiha, honnie riche M09. 

110.111. 
Narsai. cathoiicos: 155. 1«M»« 



105-. 



m— ' : 106 - 

îiorroiKHI .121. 
• 1 IV ; IX. 
Hormizd-Ardasir, ville: 106. 
Huns: 147. 151. 

Iabalalia I, catholicos : 143. 

:48 n -i ■ 

Ibas, évêque d'Edesse (le mê- 
gequelhiba) V. ce mot. 
" lezàegevà I : 142. 145. 

IezdegerdK : 145 n 2. 147, 

Ihiba. évêque d'Edesse: 146. 

Interprète, épithède de Théo- 
âpre de Mopsueste V. ce mot. 

Iohannan, évêque : 124. 128. 
I3w. 13i. 134. 

Irénée : 140. 

L-a:i-ilo l'A. T. 82. 

Isaac, catholicos: 119 n 1, 
ik. ! ;:*. 148 n 4. 

Isaac. évêque: 81. 82. 83.84. 
86. 

Ismaël; 84. 91. 

Ismaélites: 111. 123. 144. 

Iso'-iahb II, cathoiicos : IX. 

Iso'-zkha: VIII. IX. 

Itilalia, prêtre de Sarbel dées- 
■'■: 13G. 138. 

-'«que* de Nisibe: 107 d 3. 



164 

1123. 124. 126. 127. ~~ 

j Jacques de Beth'Abé: VIII. 
Jacques, prêtre : 133. 134. 
Jean, apôtre: 101. 
JeaD, évêque: V. Iohannan. 
Jean de Beth Parsayé : 126. 
Jean de Perrhce : 126. 
Jean deKerkha deBeth-Slokh 
147. 
Jean de Beth-Rabban : 155. 
Jérusalem: 89.110. 140.132. 
Jonatas : 86. 

Joseph, catholicos: 119 n 1. 
154 n 1. 

Joseph, évêque: 147.150.151. 
153. 154 n 2, 

Joseph, évêque de Herbath- 
Gelal: 112 n 1. 

V 

Joseph, prêtre de 'Abbousta : 
149. 

Josué-pseudo : 150 n 1. 

Jovien, empereur : 124. 

Judas: 138. 

Judas Machabée : 85. 

Judith: 127. 

Juifs: 82 n 2. 87 n 1.92. 101. 
110. 125. 129. 130. 140. 

Justinien, empereur: 107 n 2. 

Kardagh, martyr: 145 n 1. 
Kardou : 84. 

Karkha de Beth Slokh: 108. 
121. 141. 



167 



166 



•MO. 



30. 
•139. 



V V 

Saoour-Tàmsabour, mage : 
137. 

Sabtha, évêque : 116. 1 17. -S 18 
Sa'da, évêque D'Edesse : 122 
Sahloupha, évêque : 109 

111. -113. 116. 
Sahrab-gamoud, fête : 
Sabrât, roitelet: 104. 105 
Sabr-Kard : 106. 112. 126. 
Sabrkart : 137. 

. Salomon, père d'Abraham I : 
87. 

Sam son : 127. 

SaporI :110. 111. 

Sapor II: 78 n 2, 112 n 3. 
126. 127. 129 n 1. 130. 131. 
132. 134 n 1. 138. 139. 140. 

Sarbel, déesse : 136. 137. 

Sassanides: V. 76. 93. 116 
n 1. 139. 

Séleucides : 106 n 

Séleueie-Ctésipbou 
85.* 87. 88. 92 n 1. 

112, 113. 114. 145. 
119. 121. 143. 151 n 3. 

Semsoun de l'A. T. 81. ... 

Semsoun, évêque : 79. 80. 81. 
82 n 1. 87. 

Sévère, (Septime) empereur : 
100. 

Sidora, notaire d'Abbousta : 
449. 

Sri'a, évêque : 107 n 2» 120. 



t. \Vi'\ 



: X. 84. 
105. m. 

116. 118. 



124. 
Sigar : 107 . 

Sila, catîn .. ■ ; . 
155. 

Simon Bar Pabb^ : 
cos: 121. 122 '■..■:;. ■. 

Simon de Betii Ai- 
n. 2. 

Simon Pierre : 01 

Socrate : VIII, 12= 
n 2. 

Soublia-liVo'. évênnc-' 141 '■■ 
Sonbba-Liso 1 , évoque â&BnlJ 

Zabdai : 112 --/ , . ) 

Sozomèno: 111 n ï, 134 tl \ 

139 n 1. •-../ *; 

Suse : 119. 12i. 

Tabarisfan : H0 n 2. ''"-'.'-' ■ 

Tahl, vi|! a .- . !!2. 

Tallpna, village : 145. 

Teldarn, bourg : 150. 

Tellniaha. bours- : 109. HO. 
135. 154.' 

Tertullien : 140. - - ""'•'■';"''. 

Thomas de Marga : ¥111;, îfe, 

Théodore de Mopsueste-04$»j 
147. 150 

Théophanes . 96 u 1. 

Theophyl : 93 n I, - -''"-"'-"..; 

Tigre : 79 ■ i . W. 143 a 3. 

Tour 'Abdin : 143 n 3. 

Tour de» Hébreux:»?..; - __-J 



Vif" 
V - 



a i, le docteur: VII n 1.78 
n 1, 146. 147 n 1. 150, 

ht. 

ai, roitelet: 10 1.1 02. 139. 
ai, prêtre: 133. 
i.rdea : 143 n 3. 
n. empereur : 1.00. 
jriens: 107 n 3. 
>rius: 141. 144. 145. 
sH25.l33.i48n 4.149 ni. 
,-e: 92.93 n 1. 113. 
,e : VII. VIII. 107. 122 
23. 124. 123. 127 n 1. 
5. 146. 147. 150. 151 
.5. 156./ 

I évêque: 89. 90. 91. 94 
; 96. 97. 1.13. 

jrie: 107. 108. 

aène: 78 n 1.79 n 1. 146 

: 84 ri 1 . 

rasp, marzban: -129.131. 

,'catholicos: 1.11 n -1.119. 

1.122n 1. 123. 128. 

les: IX. X. 73. 83. 84 

i. 93. 99. 101. 1.04. 105. 

1. 107. 140. 

lie : 140. 

;. apôtre : 100. 

révèque de Nisibe : VIII. 

î.z, martyr: 1,42 n 2. 



Perse: VII. 123. 129. 140 

Perses: 98. 99.105. 106.108. 
10. 114. 121. 123. 126. -142. 
45. 147. 150 151. 

Pharaon : 133. 143. 

Philistins: 81. 127. 

Pkida, évêque: 77.79.80 n 1. 

Pierre 5 apôtre : 100. 1.43. 

Pinhés: 73. 81. 98. 99. 101. 
06. 120. 1.32. 138. 139. 154. 

Pirouz, roi : 147. 150 n 1. 

Pirouz-Tamsabour, marzban : 
31. 132. -134.139. 

Prath-Maisan: 106. 



Radgan, ministre : 118. 

Bah ta. village : 102. 

Rakbakt. gouverneur : 82. 
83. 84. 85. 86. 139. 

Rammonin : 112 n 2. 143. 

Rassonin : 112. 

Rawandouz, ville : 92 u 1. 

Ra'zmardouk, maire de vil- 
lage : 94. 

Razsak, homme riche : 90. 
91. 92. 

Res'aina : 150 

V 

Rési, village : 92. 

Rhima, diacre : 133. 145. 

Rhima, évêque : 144. 

Romains : 80. 83. 88. 98. 99. 

104. 109. 11-1. 113, 121. 123. 

128.128. 129. 134. 143.145. 150. 
Rome : 100. 104. n 1. 123. 




APPENDICE 



Nous avons voulu faire suivre le tp\tn do Msiha- 

zkha d'une histoire en vers du couvent do S.-.briso' de 
Bélh Koka. Comme ce couvent est situé en \diabène et 
que ses ruines se voient encore de nos jours tout près da 
grand Zab, à sept heures à l'ouest d'Arboles, ce second 
document sera comme une espèce de i-niuiili'-H^iLan pre- 
mier, par ia fréquente mention qu'il fait dos nêques de 
cette grande métropole. j 

Au moment où nous nous ilisposimjs :'i livrer le 
manuscrit à l'impression, nous avons appri? par Fescd- 
lente analyse de Mgr. A. Scher (1) ;|ii«i n*ll.: même his- 
toire existait dans un manuscrit du r-im'H .le mûre Dame 
des semences; nous avons voulu coll;:litMiinM- nuire manus- 
crit sur ce dernier, mais les variai li.-s .juo uuu> avons pu 
relever sont très peu nombreuses. Nnln- numuiTiil qui ap- 
partient à l'église de Guessa( Kurdistan ) p*t daté do l'an 
1928 des Grecs (1617), et celui .in .-uvuil «l'Alkocnc 
est daté de l'an 2007 ( 1696 ) : ^ *•«** *^^^J 

. . . ^.3 *fcô*J • }s*à3 ^ol\ »J2 fris?: eja : V •■ =>* ^î 3 < 4*? ? t***** V 

que, 1906-7 p. 64. 

12 lltfHHil 



M 



''iC.-" ; a:i, empereur : IX. 80. 82 



Villes 



V. Séleucie. 



i'o!o°'èse ; évêque de Nisibe 

* ''' . v 

Voloffèse roi : V. Walgas. 

\Va!a>". r °i : ^48. 

\Vj,. l'as II :83. 84.88. 

WaL-as III : 88. 92 n 1. 

\VY--a«IV : 98. 

i\ aria :XI. 

tta:-;.jran III : 114. H5. 

V.a::.:i.-in ^ : 142. 145. 



Zab 5 grand : 91. 102. 142 n 2. 
Zab, petit : 96 n i. 112 ni. 

142 n 2. 
Zakho : X 4 

Zaira ou Zira, village : .gg 
Zamasp, roi : 148. 150 n 1. 
Zarhasp, général : 114. 115. 
Zoroastre : 92 n 1, 
Zkha-Iso' : VlII. 

Zkha-Iso',évêque deHauitha: 
96. 

V 

Zkha-Iso', évêque de Hei- 
bath-gelal : 116. 




170 



^S&A*f ***** ***£* ^^ A ®^ *— ^Vr ^ ■! 

l&ZiQàâ lôx v 1$û<\»Z Z&m Zx|om jU'oâo Z&aô 
c^ûsJ^a ls r : «r ô^f ï P* fa* $? w ® f ft^-M 1 *és 
ia^ Kfeâ ««sax •> cn^te Xji&? I.$»âa ^?;r I 
Zxi*ô ÎLSûû oi^a^s liaô s «ïoiïZ-a^ ^*â« s 
Z^Âx Uoââ zLs pj& U* ^?* pîas-tf ,(» 
r |AS * Z#jiû&tP Z«Cp&» I^iia is© t Z&Zo 
Z&a? «eu»**© t m^,a#ài« ZA»p ori£S v^*^ 

)ai-^ Zxlâé a^ JÛbâtéo : ZLtaoA. las A*£» ^ 
:od isi. »â Zs»3.i l£b <n*^£ )4^ * "^^fc, 



!T(> livre a été achevé par le secours de Notre-Seigneur 
, e ( de Notre Dieu et par i'aide de sa force, le 19 mai 
,l : aii 2007 des Grecs. Il a été copié par Ablahad. fils 
■ du défunt Hormizd, originaire d'Amed, ville renommée, 

cl .lu village béni de Sarokhyé ». Nous n'avons pas tenu 
, 0IIi pte du manuscrit de Seert qui ne contient que par- 
tiellement notre document et n'arrive que jusqu'à Rab- 
i, an Pi'ancé, 

Le document a été composé dans le couvent même 
,ie Mar Sabriso', comme l'indiquent d'une manière certaine 
; e ti!re et les phrases fréquemment employées : « vint ici 

;, noire couvent ..... ce couvent il nous écoutait 

nous-mêmes avec bienveillance. )) 

Notre auteur ne s'est inspiré, dans sa composition, 
i.j »li' l'histoire monastique de Thomas de Marga, ni du 

v 

livre de la Chasteté d'Iso'-dnah de Bassorah; mais ces 

-.roi? auteurs ont puisé, chacun de son côté, aux sources 
iiicii'imes que nous n'avons plus aujourd'hui. Voici, pour 
mut part, comment nous établirions la chronologie de 
■;<!? trois historiens : vers 820 notre anonyme; de 832 à 

v 

"50 Thomas de Marga; vers 900 Iso'-dnah de Bassorah. 

Les raisons qui nous font suivre cet ordre ainsi que les 
nouvelles données par lesquelles ce document enrichit 
nos connaissances, sont exposées dans les notes que 
hou? avons placées au bas des pages. 



— tr-r-iP5&jSRc_ân r S~"3~ — 



173 



172 



Aàl boA& o*&9Z Z«Lsâ i^sa : I^a**^* t ^* 2 
t Lf&A £> Ifôii ftlà^> $£lal àa * c^^ v 

Zâulfô ^écftâ»* ià'w * Zidûi* ils ZiàâkS e^ôiu 
ZxJJ oxboîo asffd&il «sa s ^-rnwUxis 4^ 

* ;b©ôiS Xàa,»s Z^âôla ïiâ^d lill &***& j âj| 

Zosg flusjwîû Z»sAi attsxû : ïf;Ui*«o Z^4^fr>| 
Z.fikS'ajH âsô J&.*iûJut w^3.x •> 1233*0 &0JL0 
♦UsJ&iZawr oîûa&a âo «o Xdi xi I Ile 1 là a .&àkSs 

«ft^él 1^ •> ^X* ^44 ^*4 Ô ààls **#« 
Zjoot oJ*î paaâ' A*siô : a&ôào^ asÀ& &u» 
jawdaZ ^â^o ^oi.«x» A*aa ♦:• ^ôwAai Z^ôjs 
liAsoi ll^f *âl iàU» â#^sô : ^éo-Jà^Z «£•*-- j 
:Z&&tta? Z^âôla A4jI& ûî* jâiio v âsS * ^«àâf soi 
jUôoZ lama * Z^aSusZs aùeifco a*wt A*l&*»*-;::j 
»*» lL& Ida t ZoU'Z A*« Zjbott Ztt&** 



/ « » 



..j'aÂ. t-4 *> ^f ^a^ lîao! lèm làm lim 
. i iS S liai/ Io*û t oîAi-Si 4£ l^Cûiâl ^>'mmI* s 

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175 



174 



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ZlàOuen» su&Zs oè&, alàôse. ♦ XJi*»*?.^ Zsiâbaç- \ 
«Ô4L&Z ^écuïSàiSLâo t aAsZA'Zû &**© OT©$fc*i:/:J 
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L-3jU ooot ^<3L#iâa •:♦ »a©_^J ^éwAd-i jUâ^ou 
!5i» -ôiâô ^ojZ d.^ô • o©^ ^adAàc ^<^3 
^i^jp ZiXai wteî Zôw à^s v ^ôotïiÛâus 20 
*IicfcûA xS'a wôéXj, 'jU^pâ Z^of? Ittt© s w©4*Z 



117 



176 



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Iôot AJbo Z-sîi JtL^a ^lL»Z ♦ cr^ojaif&âM 

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Zoo? «so A •> 1-3 «A as leès Juék**îîi& >k> wbûiy 

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os^Sû s 5ZZ â^d» lîi^ôM Ils al. xââ •:* a*Ai##/: 
ima*^» *#|*»A| tfa : «& t â** iLottae iÇsé *u 



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.•.A*isôa Zx*J Zasô six» iLàx il ala t lijÂl 
ÎjiH 4*lfl 3Às . Séil fus 4aà ^f lô ZlUS ©liSsii 
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: |L.\„ ,^ Z-slî W7ûâfti Zjsfis© isâl v ZÂÂfikbo - 

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**ib;. Uîu# ^^ î ih»%l Lî lAms, Ûh Ûly 



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fesa**e Z^as^âàâs % cn<<j&&&ÂA3 ^*b &li 5 M$ 
ZJbfâZs ^aâis Laoo£& * ctf&a&x eîiôA,|ai 
àJuâ Usa? Z^âip l-H** s w.x**A.I U* bo«&»i 
^éeîia «7oi^ ^o a^i Ioct «fôA.! # * îoot ààtÂfetoV-^ 
* 1$» AjpL Zoé? ^ aâ «kkht Ûl : *y?&*^ 1 
s «,àa,xftiS iCsânù mxil JL*kàoo Ijoso libôU^ 

w$*lte û|s ^aîxS ias v A© 07 %*Aso «iaaft^s 
*^stX| Lôii&s IZÎl Iôot ^-fîpafi : Iûot <j)âÂAip 
î î4ô*°|s *ôuJ? OT^soia Zjum? ^» U^ft •> U^ft 

pcft&ai «à» lias zl»&a t w^fe^sis jA* 1^3»; 
àiué ♦ licà «las ZiZs Zl\àgi **&&« ^4*M 



182 



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in J lèé IûJ» 2^â*^ «k^ Iôct 6? ^ 3^ 
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&À.&S&Ù t Iksa^ ôw ^éoii 2©ot a*1 ^SZlàô ^ fis 
«î wâZ^ Isox^, ^is v Zâoî iiuAl^a Z^ài,a 

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Ui ^iaa -> ÛJ» ^o Zoâ ^i* Il ^ lac? w»&; 



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ZSjU ^i£ 9 ; toi ^l Ûl^ vifyha £i j^dî 

^ XsLïia» fi«. U3ôiâ« i ImS'i ^ lool il^ 

La*©£ AÎjU l^âia woiZg Z$ * Zju*\ Jsk 

♦ iJsf ^ôjtio ©uïô Alxà £&&*> «Il ■: ^Aiaïfo 

pjpo : *Xia.S ii°l? ^^ ^ ^4 Ô ^ i»û £ 
Is0? lia il v Eis^ô <^»i Adala ^S «ad? ^' Ma 
c*£U$ 11m UoS£ ^po s Z&» 11». iS'ô tflk, o«a ^û 

i Z#x-»L Afik« I*J&*i eien téw âiM * aisé 

v^a^AIô i Smso Za^Sûttû Ziïax» xiZs Igo- 

* tn^sé %? ww&tô m*aie w»J$i ^»o 
a^4*û*? w 5uo ♦ JLîf? ^44 ^ -ï4« ^ 

13 



51 



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gjà&i^à» ttef ©misa t &*d&i^â &vil&jbùb» 
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1 2% «* AiSatts IxË oéw oXn ZLhôî^ •> -jbay 
jbiia «a aâô •> ôôw omjJ^I ïata^si l^à^aô 
îeérix'.wJL* ^p ZZSâo s ^àjw IxjI ooot ^ô.cu^f.l.io 
Z»^-i oàs* lliio AJLZ •> Zilsis JSÎUs Is^a 
•■• .rsààSAJ ôAa Util Ail Ixlî attifôo : Z4&«jpô 

IsJl ooœ aôa^AI * oitaii,Aào3 Eîfl »^^ ûôoî 
U^si ^p ^asif^J OT-is : ^sî M^â ^ài^is 
i JUU -$Lb Z_g,ji 4i Uôâ m-) LSLA-> llâa^i 

3y»ôi •> JLaft iL'HQÙ QTÙO.L lùQ! i^3 lZmZ Zifi&A 

^-.è Lis l^é : ^àjl ^xàSo IsllS lx,flà l>Ad 
ios. Ufl Z-S'Z ma ô^Âxl ]S'ô s ZsZf $ ? à-^ 20 



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186 



<»:*.j£&aa ^Z Ziôiào fi* «a &J& jïïaj ; l4*€abîi 
Af^ô s Zï<k£ ^1 %M ^^ a ***** â^iê-J 

: a-*Âûte wJsS ZîL^4 X-s*I «**au6 Zju* 
* wr&iaa ZS's«nâ Z<&8fc*# ct*»oà Ào©? À^jj&fo:-*;] 

.écmx» ^a ^«m .>wt©3Lsû3 lis â^£ cbîûoo wûÀâJ 
f» JS ç&x. JU-*m s ^> «Sût çnjiiaX P&& 

owuoo : tàâ csàttSJJ low MÔl^Z l»»w itàsi 

*4 lo« ÔLsi'i * w^% £9 #4^1 &? te** 
msùââ «Ujjô oa#il «îâs * J#aà*$r ^f a ^ . 



.. iât nXzz Iîiâ3'fâô7ô *3â£&3Zo> Ju^âZ? lîJU.. 
j^3i&ô J lo w ^i «7» ^iiii^â' ZaWi ooï ^Z • 

jtôiôi lil w^*m ils : ^^Ââ#i^âi ml jR^âbe-' 

;L3s lJ*ofâ Mlp wuijté t osjûSw ld.x Zoo?. 
ià-is*%aô .vâ^M iâ®Z§ a*Z Aôo? •> @*?Aa±*i^d 
çÀL^fl ^ûi Zu&mO ^*ÀA^ â^a * iâJôA^,is 
: L**U Zâ«3 Ub9 ^ifii xiSZ H s a •> bod£ 

^iZ <U^Zô : ^û«*I^ o,S^ô ^qjI ^a^s «tôjSjZ 

4-xuo Aa^a^ Uoia ouuyo 1 l^soia a^olAgo 
^? 2À£âxM pà^ja Zà^suZa aax .> ^âji^ Xà*-i.., 
^s? wi^ ^^AÀZ lia» && ito ?, to®^,. 






488 



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«aza teï@3 ib^-f 3 J **?*V? ^ a '4* >d>4*z 
z<$&4*s 4?» ^ à ^? *•&?' •* p^M ***? wajik 

: I^j«*# JÛtvSÎ Iqw *A»&cZ pâàos ASô^i? . : . Z&Uioitt 
Zô> Zï * Z^ûâf Mi Aiààa i»i^ ^>aâ )blj Zfo 

Aââ tSâx Zi3l0 S lOTA^OJ^Ô WT&jâJ^àd Ha 

zJL*à» iJûais toô^I >4* * I^aoa £» «tt&ïl 
*jb&»as ^L liait â^otS wi^S **âAIo : Z&ôkjt» - 

â^â t ZdU*£ À> «âii aê< ^5 *3* ^»! 



\jâA» c® ^ 3 ^^ -^ï ù€ * * lS^^é£é . 

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f giô^9 ^iâlo ZaS.âàw ols ^l^fôô îZiaflJ^ 3ùq^ 

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■ « ' // i , ■■■- ,.i» Il i-^Ti**!^'* 

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V*^ ?A*ft£ zi^4ô. t ^q^j $&Mw-mtiïéélr ■ 



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s Zi*ttux**î z£a$, ^ uadj ^© lux*i ^ * cdL#, od&a 
zIaIs oui** ♦ ZcnJi A*M Z3<$£*k«& Xxâ Iûcsûiq 
ù^âi ^aâ low *&»$ ^° % ty wto$»1 2$4*£*£ 
ôwfeaâc Xà**iL* ^x v ^asl AL» £\su orâAZ 

AZ ^-^ ®ôct ^Aî^ûû Ziiiso AL»%3 v L$aUâ,it*â 
►:♦ mai oïlaa Z^poL A.,fcu ZS'a» 6m5& •• ?s?o««aiiï 
A-*s© t ZJaîâ U^ iôw »14Am p&Aà l#A$ 
<LJs* -L*!» * lôwZ^âAàô Uoâ *il§*3 Zj&ô* 
.OaiJliûfô ouôçj AâsZo t ZJlxaafcs ZS<îjk? lm\ ] 
wïit ôoot çJutt&ô *4$ Loâ ^Zà * Z#oâ*«*â 

Uçî « ? # ; t z^ik. hkd\ z^od ^i^^r] 



. Ulâffib ^JôSàJ^M ZiS ^àiwi .> ZscmS, 
i ^AZ ^^f ^23 : awas iâ Z^ia ^i,« ^ 5 

, ifl'cu çUûo Baaa3i Z&» jy ©a v Xd* f i3.fô 
: /j) a»û0I •> *^? x|ûi A# Z**»oà ^asis OÔT Z^Sf 

j*U33 wo|tâ# si »> ^îlaA ^sAi *3Aâi Aa ' 
iifliô^AI lâoââ Zim« : ^fùéd JLNâAxpwr&3ûû^'- 

; 6 5- iiiiA; v oi^ii 4daj woi^mlA ^ w^i^z 

âi*< îiiô Zoct ÂèS^ilùoi aodSAZô walai JUx'OAa 

!Wi ^4? ^-*s» iiw& ♦ Z^aa^ Jbd Zxâ ©en 

ii»a t aaiZ3 m^if ^ASAsI o^. Zlisiào il'o Zxi 

"'l^-ns manuscrits portent ;£&&£, '(2) C-'o^oéjÔ' 



#98 



♦ Jb*&*â^£K&M lialfe lL\* <nsSti*(i . «^^JJ 

àjI ctt$t& Z $1^5 as ^© * ^àcnèJwiaaS IM |*|L :: -i 

♦ Aôot ^JajAI UJ^fô £o cn^X zi*.£ t fiato^y 
yjiàduwà : od 2©^ SùàZ^iL» )*xSà A*AZ ^»4^ _ 

Zaw UôoZ Ààsufô J&èi s jba*&â wuk, t^àii'- ;; 
»AoL>^».S A** ^Jm jâS *ûàsx * *AoiJL» A4J tt 
ouJ&Zo )Em« ZXfcia oi-fe& 0tiôA*èô • l^âi mJt 
s Ziti*âo Zia^fc3.fô ^ xj! ^j w4A «a&A * «uïj» 

♦ «AaA^, *j»ô*â **$$ A^ôw *.* Aâ> ZiL& àai* 
s XàfcJAw %?âi©a w?ôdl|» wJA»A*Zo Sciai &djL 
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Z^Lo L»@5A b«*»'i **a£o? *♦ <w$JLb ii=K* *4 &*9® 
^p'îà ^*çi*4&*àoâ ^3ô A» AiôOT Z£*» ♦ Z$*5iffi(.-:! 
♦1JX3? lojLV. Aa»^ Uô54, w? assis t&téo ; tfty» 
fo&aoZo: ^dLM^ iJUa «.&**» ^«uo v3'$&' : * 



192 

j^jua - ? ^r*? coiffa v walai Z^^s mJspo ' 

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.W**i**»,? wisôa Û» lia ZswA v ZÂiua Zéçnàal 
L&* v Z^â*ie II IjX^aô iifô ©^ l^éy^© sôs 
axai* AiXo t Z^â^â ^pa 2£^ or ^ w^iû3 Ué 

in *\blLùoi iXèA. lèo, wiâ' v Û&& Aa&ma Um ■■ 

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ijftV, ç-^s l^Aù : l^a^lsÀ *àatoa 1©07» 
:^ Z^Xà «a ^Si âûA->fia? ^a^^m.jittàâ 
idi lié^S «*4*^?° «**5aa aSâfo : Z^çâuâia 

:«rftti» zôLaIsi ilaa^ il^ xaa,l 2^ *> «à® 

^oa ^à ^d, ^iô t ^aj| ^,5 zsjfat 4^0 



195 



194 



îOAÎéùàS ÛÎ v*i&5ô JSù Mt UxL» •> où à fa ^f 

t-OlXSX* ZiâàoS «3©l0 OT^ÔÀÛ »uJl*.Û WTftaîi 

Zom 1^5iîfi IjUé s tt-fcjà oiàaxa I<$**&3 lacr ai. t; 

Â*A*Zo ôi&^o JUôoJa fc&ao otlls a^ a^ L&ï^ 
*Sûs Zoot lod» JÛtÂ#ôua Zs^ èms * ouôça 4.>\S 

i enfuie ^kb Zftaô* !&?£ l4l ^ aâ * ^tàjô 10 : 
iX * l^i^ «Axai ôi-ftio AiaiL & Aewo 

a i /B ^ F ' / 1 J m i 4 i t m 

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suttûo î Ujjjé Ai a «ajflûà Zôc^ Z<&b£* Zf^a 
lé Hl^ oâfi^ ♦ Sbtë ^LMi Z^ôA&dS âjàa^so 



199 

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2(51 



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14 



203 




202 



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Jwàje*âàJ$ *xàô * Z„fciâ AàS Zss Z^a&ïs wi^f 

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ZèjL- JaZ ào leœ pAiAZ * Z-£xi«ieteô &*k l V$> 
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205 



204 



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^£S A^âis «*xs, Zôct? JxaJ^^Io : croisas Zis* 
Z^U^ adu»? &w looi ai boâ àZ •> ZâÂx A**»A4 
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Suetào Ââôla Ziaal ôâ^ôlô oJlâIo : jti&âa IZ1&&1 

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.207 



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7 A)lm? ^ « ^^ ^^ ^©ct Z^*2ui Zi^ \£Mi io 

iiùM'Jua ^'i A&l^âùîlihà Zsw^fAâ Z^ïj&îi© 
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!ôâ A» ? Z IJi^ A^^ .> m^âafôZ ^p ^jja «S^*Iô 

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209 




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jbloi lirais Zâpa^A. à**. •> /SU» Z^i ^4^ 

ZS'e^s li^i £>* ISui&S ^b Z&*t Za*aa «$$y 
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211 



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JsâS Zfu^s ♦ Osuâcâ èùo&i Ufo\ia ,ai\ à£, lé* 
0)V}dijua Ao oi £î»^i%lo s low AmJ aâ !&»%*&£ 145-$ 
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.<i^a ia^Ioo7-Âj?^ci^SflJfg,isi J^âcîfti Aidas 
■ joiJo: Aooî ^»iA; Ç^i*. Ai^ I^i^is i^L^ 
; «V* &io ♦ I-ïiâi Aoc;ô Aêct AfaiAIe £LU .«ni* 
:^b vu** : Ixl ï ? Z^ woilp ^iu^ ? Z£aji5 
■MI? xi/JZ ^s ^ô^ •> wiffs Zaoj^ ,ljiQ wai^é 

■tels MÔ^Aft Z^*ao ^oA ^î .> lOi^ ,\o ? 

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*ou*»2 iÇjjâoiu*. 01^ ^oi;© wodZ- ^iiàoio 
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i JU**j XL â*lo aoiftî bWJa lM * Hî^o ^ 
aôA ce? * w^âwii ^o lifAfc» li M $L®x&&l Zïp 

Zïsa^ ^A ^ ^Jw ^Z * 4l»Aào ZS> U**ax 
Jcât-âbÂJàjS »5ùo? Zieiio erupoû t AmçÎAI ^ ._. 
«i^ûlâ «eus wJpS liai * &5f sAfôla olju 
^ ila Uisua A*.aS i}Io J&6 1 Xû**à»J$ «âàs?2* 
ixaed» Z-isf <aôtt£ *J3Z la âôA, ♦ AW'^ 



jj^j t ^5©aj ^ **& * jouixé ox*8>Zo oza30Zo 
le*- iJ^à zia£ I^ô s liai wS3ZS oitbo&k ^p 
; ;^A3 ^ m^fôi© ai^o illâ, cji*,Z".:.'z|Zaa wâ^S 

.;. ^iS. -W 4»ô Ait HÀ ^00 À#Z ^@â CLilXô 
'^îio !i*I &-^^A^3 Itàwi £» foi *4$ 5 
.\*OZA| 1^ v I^ÛX^S w»Jôài WA.3ÔÔ2 Ir^Ui 

p wii^ô ouftZo s lisft^ md^ f2Ah ^ ^àâw 
;p«i Mf? ^^?AI âoA v Z^5«sdAZa c*^âfeâ 

:wkW6 ? ial ZZ3;» Uoj^ UZ walagà v xà^i^fôio 

I5«\Z3 i-S,Ô v Z-iifCTiOÛ llîâX^Û JtaZ 5©7Ô3.X«0 

^Lsô 5S7a^| ^ésïiaô i lis id^Ja wis JtftitfâaJS 

otâoio ô^Iô «^i^ ^Iftdi Z#A*iii ^,i^?AZ 
iàoa^ i^I lè^ Zî^3o ll^à AJ •> CT^is, x àil m 
ifà ■> ZowAs wa^àax i^Li^ béw-s Z^a^'ii 
Lais Z-^aZa s ^ ^âl CTteZi AfâoZ Aèeni 
nCOM âàttlrâ w^iai .> Z^SUas tf'a ôt»^z ^i 

:ffi^>Ss «Sgô Zôct o^Aai li^i^ xl!vZ|z& ^20 



215 



214 



^*a <4s wAjL$o aiV « Z<#ûAx» A*âi ràai 

»|ctAZ© Z-« msJa &4?9 t ^aîa ôcj wis lL*: 
ZsAb ZâasRsSi £&**!? ^** sw*sMl *3&A,©ia 
«Z-jus »aab w5oûûSw3 Ioot I&Jâ ^ î v 64l±Ui* 

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«&âo? w^ax âAs lioaàw »aaA jku*.* ^X\lio 

♦ A*Z& assoie Jisaia 3ctS#AI AIo t vîwftxfâa^ 
2til*> liôûo} s Z&aî ZM? Z^aX^as Aà*AI oûA 

^A^auiaio $&* IL** ^3ôA 460 ^âMi,is! 

ÂiluS U*sx JÛtâ*w ^^û Ai**e ; ^o& ^xô^ 

♦ Zâft» A*is <4a lie»? cni^S ^A|? «odxZo 

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Zçta cn^j Ââ v 5u&o ^t&A i^dià's ZU ^so; 



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216 



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219 



218 



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^â-3.j ^<&$i.â<& ais v ^éôoxj Z£J^j di^s^û 
¥ ôiMi ZJLfcâ ûUis Zi'isésZ^ïi JuiaS &» 

*~p£& OU* *fe<^ À^» Zâ*0&, * v dg££&«Çl 

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m^oIÙ 1 xru^L&xi Allô ^i» tfxâo Voo bôâd '>! 
Z4&a w Z.&SLV. * Z«. l&o«3 Ull*# Uaifô JIj 
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^is^Zo s 4Ka^ zïô çft£ ^ôixà^iafôso 



«qgB 



221 



Soutenu par la force de Notre Seigneur Jésus~f<k « -- : 
j'entreprends de copier un récit historique composé brio* * ' 
et concernant le bienheureux Mar Sabriso' dé Béth-TTAt'- -— ■ 
récit contient en partie le souvenir de tous ses enfant- ' * • 
tuels qui l'ont imités et qui ont gouverné le couvent. Il a 5*' 
composé, en vers de douze syllabes, par un étranger dn * 
me couvent. Assiste-moi, Seigneur, parles prières de v-< <-,■,"'. 
Amen. " " 



Btfc,.- 



Àu nom du Père, du Fils, et du Sainl-Ksprit 
une seule essence qui mérite les louanges de louti-s les 
bouches et de toutes les langues. Il mérite lu »loirc, ce 
Dieu qui, existant seul de toute éternité,, a voulu, par sa 
grâce, tirer du néant. ses créatures, afin de les amènera 
connaître sa gloire; il a voulu faire éclater au\ veux des 
œuvres de sa main sa gloire cachée, et ainsi son amour 
Fa porté à créer de rien les êtres raisonnables ol les 
êtres privés de la raison. Du néant, il créa le fiel, la ierre 
et les créatures douées de la parole et celles qui en sont 
privées. ïl divisa l'ensemble de ses créatures eu deux ca- 
tégories; et par là il fit voir qu'il est le maiiiv ilc> aejér 
et des hommes. Au commencement , il élrva. une m;iisoti 
ornée de toutes les magnificences, et après tonl.il façonna 
l'homme à son image. Ainsi donc, il appela l'homme à 
sa ressemblance, et unit toutes les enflures dans son 
composé : dans son corps, il mit l'image des èlirs terres- 
tres, et dans son âme, celle des spirituels. :i [)1;m::i le père 
de l'humanité dans un paradis, et pour le réfréner, il lui 
interdit l'accès d'un seul arbre; il le menaça de la mort, 
s'il venait à enfreindre la loi au sujet de cet arbre. Lors 



220 

^çj IxStj s A**£jAZ mas lien Il'Afo îorôiâà&Ùô 

*tj^AV> v ôôou ^ô ^çm^Aj ^b ^'iLio 

3» ? !.\d lafiUJo £sûs : ^â »o7ë«i,?o -. &oï ? àaç ) «àè #»^ ? js-^ ^ 
jfe* jft . ^ ^b', ? ^ao ■. ^ c^L \i? é<& .«^ îisûi^aae ^^ 

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fcfi 



' ^■ ■^B aa. 



Mfti 



223 



I AVANT-PROPOS 



I AVANT-PROPOS 



Ses envoyés divins souffrirent toute espèce d'affilié 
tions de la part des persécuteurs, et ne faiblirent jamais 
dans la lutte qu'ils engagèrent avec les torture---. f.... ;î " .; 
voix, pareilles à des trompettes, criaient parmi les hommes : '-'':; 
levez-vous, mortels, allez au ciel sans obstacle? ï.,.-., s . ;'-. 
esprits étaient embrasés du feu de leur maître, et l'ardeur 
de .ce feu consuma les épines que le malfaiteur rr-n-.a Si , r 7^ 
ses pas. Ils chantèrent l'amour de leur Seigneur et eu ,. lw '.';^ 
flammèrent les habitants de la terre. Dès lors les '•■-■ s 
se prirent à suivre la voie qui élève aux hauteurs célestes. 
Chaque siècle désormais fit voir ses saints qui rrir---ni | â ' ;,-' 
même voie que ces saints apôtres; d'innombrables enfants ■ J 
de Dieu s'élancèrent à leur suite. Marchèrent «nr lon T8 v. v 
pas, des anachorètes et des solitaires qui laissèrent J ~r"re 
eux le tumulte de ce monde et préférèrent la soliinrlr». les 
montagnes et le désert. Glorieux est Antoine, admirable 
est Paul ; la plume ne pourra tracer la vie d'Arsène. 
Saint Macaire et ses disciples, les terrestres no sauront 
jamais atteindre le sommet de leur sainteté; modèles de 
pureté sont Pambo, Poumara, Or, et ïsaïe. Quelle langue 
pourra exalter Evagre ! Quel esprit pourra saisir ton!» ': -'; 
la grandeur de Pacôme et de ses enfants ! Merveilleux 
est le combat de Mar Eugène (i), de Mar Abrahnm '2 1 et : ':■ 
leur suite; et impuissants sont l'esprit et l'entendement 
à célébrer leurs exploits. Des milliers et des 'mi lliers nul ^ 

(1) Si la date de 820 que nous avons assignée pour la composithH 
de celte histoire est vraie, l'argument que J. Labourt ( Le Ckrîsttamms : 
dans l'Empire Perse p. 309 ) tire du silence de Thomas de Uarga contre 
l'historicité d'Eugène, serait infirmé. 

(2) Il s'agit d'Abraham de Kaskar, le «prince des moines* «, 
le fondateur du couvent d'Izla ( Thomas de Uarga, p. 10; Livre de a 
Chasteté, p. hUQ ) . 



222 



-T... -pie l'homme en goûta les fruits, il devint la pâture 
' r , mort insatiable, et comme héritage, il légua à sa 
é une mort affreuse; il se trouva ainsi esclave du 
de la mort et du péché : trois ennemis qui lui 
■ Li ;,,,>ent la guerre depuis le commencement, subjuguè- 
,. : „s descendants et les précipitèrent dans les abîmes 
";rs. Dieu regardant alors, trouva son image ternie, 
..-■Kif qu'il est bon et qu'il aimait les hommes,il envoya 
■î consubstantieî pour sauver ces infortunés. Le 
.■cKiurael, Verbe du Très-Haut, choisit la nature de 
: ...:no et y ensevelit sa beauté éclatante; cette beauté 
. -lia dans l'homme qu'il choisit, dans son amour 
!t pour libérer ses frères, il livra son corps aux 
[■■Mices et le cloua au sommet du Golgotha sous les 
.A'i'innombrables spectateurs, afin que les hommes le 
-.. i:l et espérassent la fin de leur mort. 11 descendit, le 
ans l'arène, pour reprendre aux envahisseurs le 
..:. iju'ils avaient fait, fit une brèche à travers le rempart 
, Mil de Satan, et livra son camp au pillage. 

ils apprirent, les mortels plongés dans les ténèbres 
!;i mort, la nouvelle de leur délivrance et secouèrent 
«lit l'engourdissement et de la passibilité. Le Fils 
■!'li.imme ranima l'espoir de tous les hommes, et les 
'.«la à atteindre au but qu'il leur proposa; ensuite il 
'■■ h nature humaine et la fixa à sa droite; de la sorte 
■rwi le chemin à ses compagnons de voyage et les 
. suivre ses traces. Il envoya, du haut de son ciel, 
■■aficn divine et prépara, à son Evangile, des témoins 
■'i'ls.11 consacra le collège des Apôtres à la propagation 
>-n Evangile et ramena le monde à sa connaissance' 
;r * vertu de son Esprit. 



225 



II MAR SABRISO' (f 650) 



II MAU SABRISO' (f 650 ) 



224 



délai auprès de lui. Le saint entretenait son père de Ses 
propres vivres; pour le superflu, il le répartisse ,.ni n ] w 
pauvres et les malheureux. Or gisait dans la prison Hp 
la ville, un vase élu, Iso' Sabran avec ses compagnons 
martyrs (1). Notre Saint se chargea de subvenir ,\ ]p !!rs 
besoins au prix de ses labeurs. 11 se rendait sans cesse 
dans la prison, et baisait toujours les liens qui :»ijaîop.t 
les saints. Il arriva qu'un mage méchant trou\a.daijs la 
prison, le vaillant athlète de la vérité, et le chargea de 
cordes et de chaines. Alors le bienheureux, eut une grande 
joie parce qu'il crut toucher à l'accomplissement de ses "A 
vœux. Il crut, dis-je, pouvoir couronner sa carrière pnr un 
glorieux martyre subi pour l'amour de son maître. Ybùs 
lso '-Sabran lui prédit qu'il serait martyr sans sang ot qu'il 
dirigerait des solitaires. Les fidèles. ses amis,appriivii! qu'il 
était détenu, et cela leur causa une grande douleur: mais 
leurs prières le délièrent de ses liens. Quand il \ii son 
attente frustrée, et son couronnement empêcha, il pressa 
le pas et alla habiter dans un lieu retiré ; il s;ml;i cem- 
me un cerf par-dessus les filets de ce monde, H p:uvil à 
un oiseau, il échappa aux embûches des passions. Il di- 
rigea sa marche sur les coteaux des rives du Zab et y trouva 
un endroit fort bon pour le silence, où il fixa smi ivjniir. 
Il y avait tout près de sa nouvelle demeure, un couvent 
dédié aux martyrs, et à côté de ce couvent une hutte ~-\ 
habitée par un anachorète nommé Hormisda-l. C'est de 
cet homme de Dieu que notre saint reçut l'humlili- lulii! 
monacal; c'est de lui qu'il reçut les enseignements con- 

(1) Cf. J. B. Chabot, Vie de Jésus- Sabran, 1897, p. 501. d'où l'on 
peut savoir que Jésus-Sabran et ses compagnons furent ni)|iris:)iiiK-s ronflant 
15 ans, de 605 a 620. ( cf. Livre de La Chasteté p. -17'J j . 



^,, iaintement, en suivant la voie de la vérité : ils ont 
-i.nioncé et achevé avec succès leur cênobitisme. Mar 
-o' dont la vie est si célèbre, suivit ce même che- 
,:._ .-jui mène au ciel. Dès son enfance, il prit cette route 
'. ;; fait toucher à la vie éternelle, et alla droit au bon- 
■', u r céleste. Son nom est plein d'espoir lui dont l'espé- 
était à toute épreuve. Pour lui, il n'a jamais erré 
.,,,/,' qu'il était ferme dans l'espérance de son maître (1). 
j;'c-i ileFOrient que le soleil de justice s'est levé pour nous; 
. paiement de Tarihan (2) qu'un astre resplendissant a 
■, ; j sur nous. D'Awana surgit un sanctuaire de sainteté 
vint un abri pour les affligés. C'est sur le bord du 
ïi:;v qu'a poussé pour nous un arbre à nobles racines, et 
>.i «.ur les rives du Zab qu'il a porté des fruits suaves. 
Il était d'une extraclion illustre et riche en vertus, 
v; parents relevèrent et le formèrent dans la connaissance 
'■■> livres sacrés. Mais un désir lui vint de se perfectionner 
■filage dans la spiritualité; et pour mieux s'instruire, 
.; f-nira. à l'école de sa ville natale et y passa quelque 
■,îi.|.-: son âme s'illumina aux clartés de la vertu cachée 
i;,iis li'.s livres spirituels. De là il passa en Adiabène, 
:■'.«("■ par le désir de voir les solitaires, et arriva à 
s.ilirh'S, la métropole, où il se fixa. Les fidèles du lieu 
supplièrent ce pur d'âme de leur faire la grâce d'établir 
!i-7 i-iiï. une maison d'enseignement. Quant aux païens 
ux qui se réunissaient là-bas, il les réduisit au 
>:iic, et décria la fausseté de leurs doctrines. Vers cette 
''poque, le pieux père de notre Bienheureux fut informé 
i de sa résidence, et se rendit promptement et sans 



(1) Sabriso' veut dire littéralement « Jésus est mon espoir . 

(2) Tarihan ou Tirhan était situé au dessus de Tegrit. 



227 



Il MAR SABRTSO' ( f 650 ) 



II MA.E SABRISO' ( f 650' 



226 



qui, informé divinement du séjour de notre bienheureux '' 
et de ce que Dieu ferait par ses mains, se dirigea vers \J 
et du haut de la grotte, l'Araméen appela le solitaire m 
deux, fois et lui dit à haute voix: sors, ô homme ton 
maître l'ordonne, car il te donne la terre pour héritage I P " 
saint écouta sans peine la parole qui lui était dite car 
l'Esprit-Saint lui avait soufflé la chose à l'avance. Sa re- 
nommée avait rapidement retenti dans tous les lii-nx ,-.t 
une foule de gens, amateurs de la solitude, s'étaient ras- 
semblés autour de lui. Sa réputation alla frapper ésale- 
ment les oreilles des grands et des notables, et ils affluè- 
rent à sa grotte pour lui demander toute sorte de biens 
Quant au saint, il les accueillait avec bienveillance et hu- 
milité, et n'aimait point transgresser la loi du siI<-in-(> mj'il 
s'était imposée. À leur tour, les religieux des cuvinms 
s'approchèrent et le supplièrent de vouloir bien s.- m-iir,. 
à leur tête. Pour lui, il s'y refusait, car il trouvail • 1 ï I ïl*- 
la charge du directeur. Alors les pieux frères priiTi-nl V 
chef de l'Eglise, qui se trouvait présent (1), de pi-isnadi-r 
le saint d'accepter l'offre qu'on lui faisait. 

Sur la demande du vénérable métropolitain des 
évêques, le saint ne put plus résister, et pour leur amour, 
il acquiesça au désir des frères qui étaient avec lui. Lors- 
que la lampe de la vérité eut été placée sur un iii-u >i 
élevé, sa lumière darda ses rayons sur les quatre parlii:-; 
du globe. Le saint fit donc de ce couvent une hahiLilifni 
de solitaires parfaits; quant à l'ancien directeur, il le rangea 

(1) L'évêque d'Adiabène de ce temps était Iso'-Iahb qui fui jironiii 
au patriarcat en 650; car nous verrons plus bas que Mar Si'ni?') - ii:i«i- 
rut vingt cinq jours après une audience qu'il eut avec ce mf-iiie Iscr-lahb 
élevé au siège patriarcal. 



formes à son état; c'est à son école qu'il apprit à mener une 
^ pénible et mortifiée, et à porter le joug du fils de Dieu. 
Il travailla avec activité au champ de la justice, 
.^fendit à sa bouche tout entretien corporel, sanctifia ses 
• eri 5 par des cantiques spirituels, ferma ses oreilles aux. 
Ijuils diaboliques et les disposa aux sons angéliques; il 
aurifia son cœur de la corruption des passions charnelles, 
,,{ v accumula des provisions de pureté et de sainteté; il fit 
t \ è son âme un sanctuaire qu'il consacra à la divinité, et 
[Esprit-Saint se plut à habiter dans son esprit; il aima 
^éloigner un peu du vénérable vieillard, pour vaquer plus 
librement aux exercices d'une vie dure. Il ne se servit 
point des biens terrestres, ne goûta ni mets, ni légumes, 
ni fruits; personne n'a jamais connu sa nourriture, car nous 
n'avons pas pu savoir ce qui nous était caché. Lui-même 
a avoué qu'il prenait s comme un étranger, le pain Eucharis- 
liquc, dans un couvent, chaque quelques jours. 11 passa 
douze ans (i), dans sa cellule retirée, et jamais humain 
n'a été informé de sa manière de vivre. Il ne reçut sa 
nourriture de personne, durant tout ce laps de temps, 
parce qu'il était caché aux yeux des hommes. Vers cette 
époque, les Arabes firent une incursion dans le pays, mais 
une force divine leur défendit l'abord de la cellule de notre 
saint ermite. L'empire de Gédar, fils d'Ismaël, commençait 
à faire jour, et l'empire des Perses, rejetons de Nemroud, 
s'éteignait. Quand le Seigneur voulut manifester la grandeur 
île son serviteur, il inspira Hormisdad, auguste vieillard, 



(1) Une erreur a pu, par méprise, se glisser dans l'excellente ana- 
!!'« de A. Scher (op. cit. ) qui a lu ïk au lieu de 12; la note 1 de la 
F- 185, n'aurait donc point de portée, et notre auteur est d'accord avec le 
poème de Gabriel de Mossoul et avec le livre de La Chasteté ( N° 59) 



229 



II MAE SABEISO' (f 650 ) 



II MAR SÀBKÏSO' ( f 650 ) 



228 



sa bénédiction et le renvoya. Le païen prenant congé de 
lui, s'en alla, et quelque temps après, il vint le trouver 
à nouveau, portant les deux garçons que le ciel "mi ; 1V ail 
donnés. Aie soin, fit le bienheureux, que ces i.;ifant> .i-,»,-. 
Dieu vous a donnés ne soient pas souillés par le baptême 
des Sévériens. Le père promit extérieurement de tenir 
parole, et de remplir tout ce que le saint lui demandait. 
Cependant il ne fit rien de tout cela, et Dieu i i>n punit 
par la mort de ses deux fils. Pour le bienheureux, il i, e 
se changea pas dans sa charge de supérieur et n'omit 
rien de ses mortifications et de son détachement. Il priaii 
constamment son maître en ces termes : aie pitié, Seigneur, 
des malheureux qui réclament ton secours; ô uiisérki.r- 
dieux ! toi qui veux la salut des hommes, prends <^iii|»;i>- 
sion de tes adorateurs qui invoquent ton nom, car In sais, 
Seigneur, que le genre humain est faible, et que sans tun 
bras, il ne peut pas tenir contre la malice des douions. 

Si un frère venait à commettre une faute, il Vcii 
reprenait doucement dans son humilité, car il élnit revêtu 
de l'humilité du grand Moïse qui était le plus humble de 
tous les humains Un jour, les Arabes envahirent le pays 
et y firent des razzias. Les frères, épouvantés, se remuè- 
rent dans un bourg appelé Beth-Hnik et fermeront les 
portes de la forteresse qu'ils occupaient, par crainte des 
pillards, fils de Hagar. Mais l'eau fit défaut, car on n'en 
avait qu'une cruche remplie. Dans cette extrémité, le saint 
se mit en prière et Ton trouva de l'eau en abondance el su- 
fisante aux frères et au peuple, pendant un temps considé- 
rable. Il pria une seconde fois, et sa prière arrêta le> 
ennemis qui ne purent point emporter la forteresse Joui 
un juste formait le rempart. Déplus, des pierres enflammées 



'.rrnii les frères. Le début de sa nouvelle charge fut mar- 
qué par un miracle qu'il fit en faveur d'une jeune fille, 
Litée sans cesse par le démon. Sous l'action de cet ennemi 
de tout bien, elle perdit la parole pendant douze années, 
fette infortunée rencontra le saint, un dimanche au matin; 
e t le saint de lui dire avec bonté : parle, et dis au Sei- 
irneur une gloire nouvelle; puis il la marqua du signe divin 
;. ; . la croix, et elle parla aussitôt; alors il la rendit à son 
père sans aucun mal. La nouvelle de ce miracle se répandit 
partout, et de divers lieux on amena des malades et des 
inhrmes. Le saint avait une vertu surnaturelle à les guérir, 
,| il ne les renvoyait qu'après leur avoir rendu la santé 
parfaite. Son renom attira bientôt de nombreux solitaires 
qui, touchés de sa douceur, ne purent plus le quitter. Il 
leur inculquait sans relâche les vérités de la religion, et 
leur apprenait à garder les mystères de la foi dans une 
conscience pure. Il rehaussait les vertus des pères qui ont 
laissé une doctrine saine : Diodore, dis-je, Théodore, Nes- 
lorius et leurs partisans. Observez, disait-il, la pieuse 
croyance en l'unité deceparsopa» du fils de Dieu et de 
l'homme; appelez la Vierge, mère, non pas de Dieu mais du 
Christ; séparez les natures, faites voir les personnes, mais 
donnez-leur une seule et même adoration. Il méprisait 
ainsi les odieux égarements des hérétiques, et fermait ses 
oreilles à leurs blasphèmes. Un jour, vint le trouver un 
païen qui avait épousé la fille d'un certain hérétique, et le 
pria ainsi : obtiens-moi que je mérite d'appartenir au nom- 
bre des pères, et que ma femme échappe enfin à l'infamie 
'le la stérilité. Le saint lui passa du hnana (1), lui donna 

(1) Le hnana était un mélange d'huile et de la cendre ou de la terre 
du tombeau d'un saint; on lui attribuait une force curative prodigieuse. 



231 



Iî MAS sabriso' (f 650 ) 



II MA.R SABRISO' (f 650 



230 



de louanges. — Un homme obsédé par l'espril impur fu 
amené à Sabriso' métropolitain deKarkha de Belh-Slokh'i' 



ixwui 



c'est l'autre Sabriso', répliqua le bienheureux ovc.iu,.. , iai 
a reçu le don de faire un pareil miracle. Alors ils con- . "':■ 
duisirent le démoniaque chez notre Père, qui le guérit par ''- 
la vertu de l'esprit qui habitait en lui, et le renvoya sain 
et sauf; mais les diables poussèrent des cris, et s : exclamé- ' :,: 
rent : où pourrons-nous échapper à la force de Sabriso 
qui ne cesse de nous traquer. — Des nuées de sauterelles-'"'-'-'! 
remplirent l'air et s'abattirent sur les champs qu'elles rava- 
gèrent. Le saint se mit en prière et les sauterelles dis- 
parurent. — Pour punir les hommes, Dieu leur envoya 
une grêle sans merci; mais les hommes se recomman- 
dèrent aux. prières du saint. Celui-ci ordonna à \\-<yù[ 
préposé à l'air d'arrêter le fléau; à l'instant les nuages se : 
dissipèrent et la grêle cessa. — Un homme s'apptiirluj ,.] u 
saint et lui recommande son fils unique qu'il n'a pu amener 
et qu'une épidémie a jeté aux. portes de la mort. Le saint 
lui dit: va trouver ton fds. il est guéri; et à l'instant 
même qu'il lui dit ton fds est guéri, celui-ci se ranima 
et recouvra la santé. — Une querelle éclate pi'rmi lc< 
grands et les notables du pays; et l'on décide d'en Yi.'iiir 
aux mains. Le saint ordonne aux deux partis de venir l.> 
trouver, et une fois chez lui, il les apaise par si.- pricie.-. 
Quoique la vertu de la grâce qui l'accompagnait 
fût grande,il suppliait les frères de lui offrir le concours 
de leurs prières. Et opérant tant de guérisons en lavan- 
des infirmes, il ne songea jamais à se délivrer du maljies^ 

(1) Voir sur Sabriso' qui fut créé métropolitain de Beth Garmai.fi» 
le catholicos Mar Emmeh ( 6W-6U) le livre de la Chasteté. ( ibii j>* 
493— &94) 



■ ;; ,;, : nt lancées de la citadelle par une main invisible, 
;_, urlaient ( les ennemis ) brisaient ( leurs rangs) les détrui- 
j.-nt et les dispersaient. Quant au vase d'eau, il ne se 

. tnplit point durant tout le temps du siège, car sur la 
:: j,.re du juste, les eaux abondèrent, comme autrefois sur 
d'Elie. Cependant les barbares avaient tiré des cou- 
.,i,l^ sept frères qu'ils traînaient à leur suite. Le saint 
|. r i,-i et leur obtient la délivrance. — En ce temps-là 
s'approcha de lui un jeune homme de haute dignité, et 
]e supplia de lui donner l'habit monastique. Il ne te con- 
vient pas, répliqua le juste, car tes paroles ne sont pas 
fondées et construites sur un roc solide. Mais le jeune 
homme le méprisa et alla prendre le joug des ermites. A 
quelque temps de là, il secoua le joug et brisa les liens 
qui le tenaient. Alors s'accomplit la parole du saint, et 
l'infidèle alla ressaisir ce dont il avait gratifié les pauvres. 

Les Arabes avaient fait captif un marzban et l'obli- 
geaient à leur livrer tous ses biens. L'infortuné réclama 
le secours des prières de notre chaste père, et le supplia 
Je lui prédire son avenir. Le saint lui envoya dire: pour 
moi, je ne suis pas au courant des choses cachées, tou- 
tefois il me semble que ta fin approche. Malgré cela, si 
lu abandonnes ta fausse religion, il y a de l'espoir, sinon 
la perle est certaine, mais j'ai la ferme confiance que toi 
seul tu subiras la mort et qu'aucun autre parmi tes parents 
ne sera frappé par l'ennemi. La chose eut son entier accom- 
plissement et notre saint perça ainsi les voiles de l'avenir; 
en effet le marzban seul fut mis à mort; ses enfants furent 
épargnés. — Une femme persane vint trouver le saint; 
elle était tourmentée par le diable; elle passa quelque 
temps auprès de lui, et s'en retourna la bouche pleine 



II MAR S.VBRISO ! (f 650) 



^"côrpsTîoules les rigueurs, à toutes les me 
d'une vie de solitaire; en sorte que l'on n'en ^ 
ainsi dire que l'ombre. Chaque nuit il allait d' 

à l'autre, pour soutenir les frères et relever h 

dans la lutte contre Satan. Celui-ci, exaspère 

qui régnait dans la maison, se prit à y jeter s 

Un homme ignorant vint habiter tout près de 

dans le couvent du grand Abraham de 3Xel! 

s'attribuait le don des prophéties, ce qui lui | 

eoun de frères dénués de discernement. Le 

porta cette défection sans dire mot à son ms 

Seigneur, disait-il, vengera l'injure qu'on nous 

fiance ne fut pas trompée. L'Esprit divin sus 

défense de son serviteur le patriarche iso f -Y; 

alors métropolitain d'Àrhèles. Celui-ci mit au 

les artifices du scélérat, le rejeta, el combla Se 

ges. Voici un autre miracle étonnant que fit 

et qui sauva tout un peuple de la fureur c 

échapper à la cruauté des fils de Mahomet^ les nnn 

des villages avoisinants le fleuve susdit, se renieront 

une de ses îles. Mais bientôt le fleuve grossit prodig 

ment, fit irruption dans l'île et menaça les mailu 

d'une destruction complète. Ceux-ci gagnèreni k:s n 

croyant éviter par là le péril. Les eaux monté;.-; bea; 

et tes arbres commencèrent à fléchir, ues mnmuu 

plorèrent la protection du saint. Celui-ci, inspiré p; 

prit de Dieu, vola au secours des affligés; c était lar 

prit dix frères, et vint aux rives du Zab. Là il auu 

grand feu et cria ai^aUieui-j^ 

1904, p. 38. et sq. et le livre de la Chasteté, p. Ù67-Ù68. 
16 



ÏI MÀR SABMSO' ( f 650 ) 



232 



ali. 



i\,„, 



ïï les 



U'aL-iM". 
;'/i Siiriaa', 



~~Z. Son amour pour son maître devint de plus en plus 
: et semblable à Paul, il était embrasé de charité 
.'-.ji- ies hommes. Le monastère se remplit bientôt de vé- 
i"r.i.!es vieillards et de saints frères, qui, accablés par 
i.i.iiitls des labeurs, ne pouvaient plus marcher. Le bien- 
■,v les regardait comme des anges, se prosternait à 
:. jk pieds, et les soulageait. Elevé à la dignité de su- 
'.;■;.•:! r,'il ne négligea pas le jeûne qu'il s'était prescrit. Un 
,.. u Je pain et de sel qu'il prenait deux fois par semai- 
,',. f .instituait toute sa nourriture. Une fois au midi, les 
n s le trouvèrent accablant son corps par d'interminables 
..limitions. Une autre fois, un des frères voulut lui par- 
'.-.■, wirs le midi; il attendit longtemps, mais vainement; 
.-. k juières du saint ne finissaient plus. — Un autre frère 
.,;-.; I.i nuit à sa porte, dans le but de l'informer de ses 
.rs; il l'entendit pousser de longs soupirs; des ruis- 
-:,iiix de larmes coulaient de ses yeux sans jamais tarir. 
;. exhortait tous les frères à être assidus aux prières^à la 
: .Lioilie sacrée et aux psaumes. C'est dans les veilles, leur 
disait-il, que l'esprit s'illumine; c'est dans l'étude que 
Qu'acquiert l'évidence des mystères. Allez fréquemment 
■•; saintement à la table divine, et ne négligez jamais de 
: vous approcher du banquet céleste. Le lavement des pieds 
:m le Sauveur imposa aux douze apôtres, vous obtien- 
drez son plein accomplissement dans l'humilité et dans une 
■rilé sincère. Il n'usait jamais de pain durant tout le 
'carême; il se nourrissait d'un peu de légumes une fois la 
! semaine. 11 ne se couchait jamais sur un de ses côtés, 
■ ': n'est, lorsque étant assis, le sommeil le surprenait, 
.'id.'int tout le cours de sa vie, il ne goûta ni vin ni poisson; 
!l ne se oignit pas la tête, ne se lava pas le corps. Il soumit 




235 



III QUELQUES DISCIPLES DE S1A.R SÂB1US0' 



oignit son corps, el le renvoya guéri. Oh ! le glo; 

dominait sur les animaux eux-mêmes, et les traita 

bon lui semblait. Sur ces entrefaites, Mai* Iso f -Y 

tropoliiain d'Arbèles, monta sur le trône patriarc, 

à Sabriso', il avait gagné la confiance et les bonr 

des principaux d'Arbèles, des évoques du diocè 

peuple tout entier. Il plaisait beaucoup au Patri 

même, qui le jugeait digne de la charge des apôt: 

le manda-t-il, et lui proposa-t-il de lui conférer 

doce. Le saint s'excusa et allégua son incapacii 

cer un office ecclésiastique. Mais le Patriarche 

toujours; alors le saint le prit à l'écart, et lu. 

confidence : ne te mels pas en peine à cause d'un 

comme moi, car je quitterai sous peu de temps 

fragile. Le Patriarche prit cette parole pour une 1 

car l'expérience lui avait appris à croire le s 

pourquoi il le renvoya chez lui, avec toutes le 

qu'exigeait sa sainteté. L'événement justifia la 

faite au Patriarche; car le saint mourut vingt 

après la susdite entrevue. Aux approches de 1. 

convoqua tous ses disciples, et leur adressa d 

reuses exhortations; puis il leva les mains, les l 

sur leur tête, et les plaça sous la protection du 

son bienfaiteur. Il bénit d'une manière toute p 

Hnan-Iso' son disciple fidèle, et l'arma du Sai 

comme autrefois Moïse fit pour Josué. Sa glon 

eut lieu le premier dimanche du carême, et soi 

placé à côté de ceux des martyrs, parce qu'il av 

les martyrs (!). Bienheureux est l'athlète, quij 

(1) Iso'-Yahb III ayant été élevé au siège patria 
mort de Sabriso 1 aurait eu lieu vers la fin de l'hiver 



1 .lit 1 
irabte 
le \ii' 



U'i 



Mie; 



■>\< lui 
;:;li01 i'. 

iua M 



II MAP. SABRISO' ( f 650' 



2M 



iiivi'i; 



voyant l'impossibilité de faire un pas dans le lieu- 
se mit en prière, et celui-ci baissa rapidement, au 
de ne garder plus qu'une faible quantité d'eau, 
nfortunés purent ainsi gagner la rive, et remercièrent 
d'avoir envoyé à leur secours son grand serviteur. 

Combien donc était puissante la parole du Juste, 
puissante que celle des prophètes, puisqu'elle apaisa 
eur des flots. ! généreux libérateur qui, envoyé par 
sauva la vie à une multitude d'âmes î Oh ! combien 
reux sont les prodiges et les merveilles que la vertu 
rès-Haut opéra par les mains du Juste ! La langue 
ut pas exalter sa bienfaisante miséricorde, lui qui se 
•mait en tout au Père céleste. Vint le trouver, la 
le d'avant le jeune quadragésimal, un pauvre qui le 
a de lui venir en aide. Le jeûne approche, lui dit-il, 
l'ai pas de nourriture à donner à mes enfants, ouvre- 
; trésor de ta charité, et avec le nécessaire, je saurai 
3'n pauvre. Pour le saint, il n'avait dans sa bourse, 
ênieun sou, mais il loi ordonna d'aller à la monta- 
t de se saisir d'un senl cerf pour ses enfants. Le 
i s'en alla trouver les bêtes fauves, qui ne fuirent 
ivant lui; il en saisait une, la jeta à terre, et lui 
la tête; mais sa cupidité poussa plus; il saisit une 
le, aux cornes de laquelle s'attachèrent ses habits et 
délacèrent. La bête s'emporta et traîna le malheti- 
i travers épines et buissons. Son corps fut déchiré, 
ir mise en lembeaux; ce ne- fut qu'après des efforts 
et désespérés qu'il parvint à rompre les liens qui 
raient. ït se rendit immédiatement auprès de notre 
et lui fit part de tout ce qu'il avait souffert. C'est 
dit le saint, le prix de ta désobéissance; puis il 




'237 



III QUELQUES DISCIPLES DE MAR S\BI 



III QUELQUES DISCIPLES DE' MAE SABÏUSO' 



236 



!Ul- 



de dire des chants sacrés, et pendant mon somœ 
même, ma bouche était pleine d'hymnes spirituelles lî '■• 
jour qu'on l'interrogeait sur la manière dont on doit ter '"■ 
miner la prière, blâmable est, répondit-il, le religieux (ln - 
met fin à sa prière: car il sied au solitaire de nrier «««" '"■ 
les jours de sa vie, selon cette parole du grand Pau!*" 
priez en tout temps. La montagne qu'habita le bienheu- 
reux, était très dangereuse; elle fourmillait de scorpion 
de vipères et de serpents. Personne ne pouvait vivre là-bas 
à cause de leur méchanceté. Pour le bienheureux, il n'en 
reçut aucun mal. On raconte qu'il éleva mêinp m rmiui'ii 
un dragon; quand il le trouva assez fort il pria une .nuèc 
de l'enlever. La plume ne saurait tracer le genre d'ascétisme 
qu'il embrassa, car sa vie était surnaturelle. Il fit des mira- 
cles qui se refusent à être racontés. Son cr:n-lint _: 1 ; 61 i t 
beaucoup de lépreux, de sorte qu'après sa mort, d'autres! 
lépreux vinrent enlever la terre de sa hutte,, n U min-nt 
sur leurs lèpres, qui furent guéries. Dans la ville vni.Miu^ 
vivait une femme qu'un médecin excitait à s.ilisfaiiv , a ; 
passion; il en vint même à recourir à la force diabolique,' 
et supplia les démons de tromper la pauvre femme, et ds; 
l'attirer chez lui. Celle-ci informa le bienheureux Joseph; 
de sa situation et implora son secours. Le saint pria, et les; 
démons abandonnèrent le médecin, qui mourut. Lui (Joseph) 
et son frère avaient été les disciples de Rabban, et s'étaient: 
retirés ensemble dans la montagne qui s'appi-lh Zi\v.; 
Us y passèrent quinze ans, sans se voir qu'à ""^ips; 
intervalles. Lorsque la renommée de Sabriso' se fut ré- 
pandue, ils se rendirent dans son couvent, où ils finirent: 
leur carrière. Joseph mourut du vivant de Mar Sabris.)', 
et mérita, pour comble de bonheur, d'être mis dans le 

46 * 



.jére comme Paul, et alla d'un pas ferme recevoir la 
r onnc des vainqueurs. Mes yeux, dit-il à son Maître, 

f[1 fa grande miséricorde; laisse-moi entrer en pais 
s ta joyeuse demeure. Tu m'as montré dans ma com- 
jaulé, des saints de toutes les classes : des prophètes, 
apôtres, des prêtres, des martyrs, et des docteurs. Mes 
c ont vu, parmi mes fils, des vierges chastes, et des 
aires^ accomplis. J'ai eu une grande joie, quand j'ai 
an des enfants de mes fatigues, monter sur ce siè^e 

je vais abandonner (!). il vit dans sa communauté 
hommes parfaits, pleins de son esprit: il s'émut dans 
ànie, à un spectacle si ravissant. Parmi ses fils spiri- 
3, i! y en a qu'il envoya devant lui, à la vie bienheu- 
e; d'autres héritèrent de ses vertus, et suivirent ses 
3s. Parmi les premiers, il y en a un qui, le jour de 
nort, fit cette confidence a ses frères: durant soixante 

un de mes côtés ne toucha pas la terre. Quel est 
lomme qui a atteint le sommet de la perfection ? C'est 
pli, la gloire de Gapitha, village de Marga. Cet homme 
)ieu avait été le disciple de Jacques le grand, qui 
il initié à la vie monastique. 11 passa quelque temps 
Ib'Abé, puis il alla habiter sur une montagne abrupte. 
I eut à lutter contre le prince de ce monde, et reçut 
versa divine pour déjouer toutes ses roses. Si toutes 
nerres de la montagne, disait-il, se changent en dia- 
je ne les compte pour- rien: car la grâce divine est 

forte qu'eux. l\ purfia son âme et son esprit, de toute 



re, et mérita, par sa laborieuse carrière, de ressem- 
elés flammes ardentes. Je n'ai jamais cessé, disait-il, 



Toir aussi ie livre de la Chasteté, p. û78-*i7i). 

(1) C'est-à-dire qu'il va me remplacer dans la charge de Supérieur. 




239 



III QUELQUES DISCIPLES DE MAR SÀBRISo' 



lU'l! 



ll< 



v 

la vie de Mar Sabriso', et de raconter ses haut 
David, évêque et ange de feu, est une semence que nri r 
Père enfanta et éleva spirituellement. 

Il composa les deux histoires des enfants de not 
Père d'une manière solide et sûre (2). Yozadak, qui (» c 
vit la vie de Soubhalmaran, fut lui aussi pi 
cette vigne, et poussa vigoureusement au début de sa car- 
rière. Notre Père eut de nombreux et de saints héritier? 
et je n'ai relaté de ce grand nombre que quelques-uns 
en guise de bénédiction. Après le départ de Mar Sabri- 
so' pour la région de la lumière, aucun de ses disciple 
n'osa s'élever à sa dignité; et parce qu'il n'y avait pas de 
chef qui remplaçât ce chef plein de grâce, la réunion de 
ses enfants se dissipa et se dispersa. Dans ce temps où il 
n'y avait ni chef ni directeur, la semence que jeta nolra! 
Père se multiplia. Le Seigneur se servit d'un chien pour! 
amener Koka à la fontaine, où. celui-ci se baigna et se pu-; 
rifia de sa lèpre. Après sa guérison, il donna ses terrains 
et ses champs à ce monastère et fut compté désormais; 
parmi les fils de notre Père. Koka, pour la donation do- 
ses champs, hérita un grand honneur, l'honneur dis-je: 
de donner son nom au couvent de Mar Sabriso' (3). \\ 

(1) Cf. Thomas de Marga, p. 84-85. 

(2) Ce David, d'après Thomas de Marga, était évêque des Karimj 
( Kurdes ? ) et le livre composé par lui s'appelait le petit paradis. 11 vivait 
temps du patriarche Timothce ( 780-823 ) ; Cf. Liber superiorum, lilfcj 
cap. 24, 20. Sabriso' était mort en 650, et David étant du VIII s,, Tant 
voulant grouper en un seul endroit les célèbres disciples du saint fondai 
mentionne même ceux qui>nt vécu bien après lui. 

(3) Dans son discours sur Sabriso', Gabriel de îlossoul. relaie,,; 
erreur, cet événement au temps de Sabriso'' lui-même. 



t'ur 
iir, 

;par 



III QUELQUES DISCIPLES BE MAR SABRISO' 



238 



-^eil par le Juste. Quant à son frère, qui s'appelait 
Abraham i *' vieillit dans de grands labeurs, et excella 
\ 0i la voie de la vérité (1). Des vieillards avancés ren- 
dent ce témoignage à Mar Abraham, qu'il parvint mieux 
_„'„,, personne à la connaissance des choses spirituelles. 
;,j fut embrasé, l'actif ouvrier, de l'amour de son Maître, 
e(n e sommeilla ni ne dormit qu'il n'ait gagné la victoire. 
Ses génuflexions et ses prostrations n'eurent pas de fin, 
■ t .- j.'.rmes de ses yeux ne tarirent jamais. Une série de 
labeurs et de mortifications terminèrent sa carrière; et son 
. descendit dans la tombe jusqu'à la résurrection. Un 
. ■; 1 1 . des disciples de Sabriso', ne prit de nourriture que 
manches, pendant tout le cours de sa vie. Qui ne 
connaît le vieillard Habib Fhydropique, qui guérissant les 
es, ne songea point à se guérir. Etant encore un 
frère, il savait par cœur les deux Testaments, et son 
v.- était ornée de vertus et de beautés. Le vieillard Hou- 
:i'n,. qui affaiblit son corps par des mortifications, et ne 
l'i.ïii. ni ne se relâcha point, est au-dessus de tout éloge. 
/ï.,iii.-u'cé, admirable vieillard, son souvenir est béni,par- 
- fiil a étendu le cercle des labeurs qui appellent à la 
\ie éternelle. L'auguste vieillard Sabriso^aux membres cour- 
bés, était comme un miroir par ses œuvres étonnantes. 
Le grand Ahroun, qui fut métropolitain des Razikayé, 
cl qui appartenait au camp de notre chaste Père^ jeta de 
la lumière comme une lampe. Rostam, qui était du village 
ne Hrem, et qui avait le même nom que notre bienheu- 
:, 'u î'ère, brilla dans te cénobilisme. 11 mérita de dépeindre 



,1) Sur ces^ deux frères dont la vie "a été crite par Rabban Aphnima- 
•'-■■■ et Ilabban Sabriso' Rostam, voir aussi Thomas de Marga, p, 50-51. 



241 



in mar hnaniso' ( 663-675 ? ) 



III MAR HNANISO 1 ( 663-675 ? ) 



2« 



"s du 

["'il a 

:iv;ui\- 






nue. vt 



rang de ses fils. Le jeune homme reçut des n 
saint, la tonsure monacale, entra au noviciat, el 
travailler avec activité. 11 mena de front deux 
un travail corporel, et une prière incessante. Il ache- 
termina avec humilité les travaux du noviciat, el 
avoir reçu la bénédiction de notre Père il se relii 
la cellule pour y vivre en silence. Elle est étonnante h 
conduite de Hnaniso', qui étant mortel, fit des œuvre; 
mortelles. Il refusa à sa bouche les délices de 1 
habitua son âme à la nourriture spirituelle, qui engraisse 
l'esprit. Il était bègue comme Moïse, et la durcie de ses : 
labeurs avait affaiblit la lumière de ses yeux. En pffoi. | \ j 
travaillait toujours et sans relâche, pour rassasier ceux qui 
avaient faim, au prix de corbeilles et de nattes qu'il tres- 
sait. Sa miséricorde surpassa celle de tous ses devanciers,; 
et jamais homme n'a été aussi compatissant que lui. Son! 
directeur lai ordonna de garder la porte, et il accomplit cet 
ordre, de bon cœur, huit ans durant. 11 s'éprit de l'idée de: 
mener une vie plus dure, abandonna pour cela sa Initie,^ 
et se retira dans le désert avoisioant. Il vr--'!l h>V pé- 
niblement dans la grotte qu'il habita, el souffrit beaucoup; 
de l'amertume des eaux. Là il guerroya contre les démons,; 
et les confondit. Il se plut, comme Jean à habiter avec; 
les animaux. C'est de là qu'on l'appela à la chai 
périeur,et que l'ordre d'un patriarche le tira par 
Une fois sur le siège de supériorité, tout le monde lu; \--\-. 
dit ce témoignage, à savoir que l'esprit de Mar Sa 
descendit en lui. Les peuples et les nations affluèrent 
sa demeure pour obtenir la guérison de leurs infirmité; 
Dès l'abord vint le trouver un citoyen romain dont un œ 
était endommagé, par Satan. C'est ta renomme 



i ue su 
in Iprci 



pi f'C 



~" m mar hnaniso' ( 663-675 ? ). Il arriva que Mar 

r( rais calholicos vint au couvent, et l'ayant trouvé 

hcf, il fit venir Hnaniso', lui conféra la charge de 

cur, Féleva à la dignité ecclésiastique, le bénit et 

i'" ,l,nna les prérogatives de la supériorité (1). Pour 

tfjjauiso', il reçut de bon cœur la décision du Patriarche, 

. mit à régir, de toutes ses forces, le couvent et les 
ti *- v 

.■■..-,>. C'est de Nahsirwan que sortit ce chasseur qui di- 
tes chasseurs de la maison de Dieu (2). Il était du 
'Adiabène; il convenait que notre Père eût un corn- 

.. :i i:i,,io pour successeur. Le nom de Hnaniso' signifie : 

■ ^encorde de Jésus, miséricorde que le Sauveur répandit 
■; sur la maison de son serviteur. Les parents de 

l!!:iiiiso f avaient une grande crainte de Dieu; lui même 

' volontiers leur exemple. Tous les jours, cet enfant 

-e rendait à l'église, portait une grande application 

; ftuidc des livres saints. Cette étude des livres sacrés 

■■'ira peu de temps, car l'esprit sagace du jeune homme 

-ï'uvn rapidement à l'intelligence de leurs mystères. Il 

■: : il 1res pieux, et ses mœurs étaient très austères. Il ne 

■■'■y.\\[ que de son travail. Quand il parvint à l'âge de 

è, et qu'il devint homme fait, il se rendit, sous 

le de l'Esprit, au couvent de Mar Sabriso'. Notre 

!'-.■! ■ apprit par une inspiration divine, la nouvelle de l'ar- 

le Hnaniso*, l'accueillit avec joie, et le compta au 

(1) La visite du Catholicos Mar Guiwarguis pourrait être placée vers 

. ( V 

iw/«; 'ûar Sabriso' éiaat mort en 650, le couvent serait resté sans su- 

■ :■'.»:■ pendant 13 ans ( Sur Guiwarguis, voir Thomas de Marga,. lib. II, 
■v !-, 13, 1G) 

-) L'auteur fait dériver le mot Nahsirwan de j&aui qui veut dire chasse. 




243 



ITI MAR HNANISo' ( 663-675 ? ) 



frait d'une horrible gangrène; le bienheureux ''-'Tlu 
bout de la langue l'ulcère, et l'homme se trouva guéri. 
Le saint guérit un autre malheureux qui était démoniaque, 
et le congédia. A son retour, l'esprit impur lui apparut et 
l'effraya; mais un homme semblable à Mar ll;.;^..'^,- s -\. 
montra aussitôt, frappa le démon d'un bâton de feu-, l e ".; 
couvrit de confusion et le mit en fuite. Un autre tomba \ 
en corruption: sous l'action d'un malfaiteur, des poux 
pareils à des teignes couvrirent son corps. Cet infortuné 
vint trouver le saint qui fut rempli de douleur ~ '- ir 
de son angoisse; il pria aussitôt, le guérit, et V purifia; 
de sa corruption. Un autre porta son fils, qui était para»-; 
lytique, à la porte de Mar Hnaniso', l'y laissa et s'en/ 
alla. Les cris de l'enfant attirèrent le saint qui lui i\\\ \ 

aliaivloiuiL' 
In faoïlli:: 



qu'as-tu petit? Mon père, répondit l'enfant, m'; 
et s'en est allé; je suis paralytique et je n'ai pas h 
de marcher. Lève-toi vite, dit le saint, et va attrapper ton - 
père. Aussitôt ses pieds se consolidèrent; il se leva cl se 
prosterna devant son bienfaiteur; puis il alla atteindre soa -, 
père qui l'ayant vu, fut saisi d'admiration et béni! ImVu.— 
Un autre homme, du village de kainai, avait une fille rniir.j 
que qu'il aimait beaucoup. La jeune fille tomba mah'k 
Son père la prit pour l'amener au bienheureux; mni e file,: 
mourut en chemin; il la porta quand même jusqu" u ™V . 
Iule du saint, ouvrit la porte, y laissa la morie, ci nppïsi 
l'avoir enveloppée de quelque linge, il sortit. Mar Hnaniso* j 
était en ce moment dans le sanctuaire; lorsqu'il le qniii-v; 
le malheureux père s'approcha et le pria en ces ipvmosl- 
aie pitié de ton serviteur, et guéris ma fille uniqn". *< c 
bienheureux entra et trouva la morte jetée dans sa cellule; 



III MAR HNANISO 8 ( 663-675 ? ) 



242 



'^Tïnâître qui m'ont attiré, fit le romain; aie pitié de 
,• - a r ton serviteur vient d'un pays lointain. N'as-tu 
V ^nas rencontré un autre plus malheureux que moi pour 
':''-. un pareil voyage, et venir me trouver moi si grand 
, ur ? # Laisse pour le moment ces choses, répondit l'af- 
„■■>■ secours ma faiblesse. Le saint marqua son œil du 
; vivant, le guérit et le congédia. Un autre vieillard, 
'maie respectable, nous a fait ce récit: dans mon enfance, 



nnr 
v 



démon me tourmentait beaucoup. Mes parents 

itèrent chez Mar Hnaniso', qui après avoir prié, fit 

oi le signe de la croix, et me délivra du malfaiteur. 

io je me suis trouvé guéri, je décidai et résolus de 

jamais quitter, mais de finir près de lui le cours de 

ours. Voici une autre parole du même vieillard : je 

. dit-il, autour de sa cellule, des troupeaux de daims 

chevreuils, et le saint au milieu d'eux: les daims 

.-■ trouvaient devant lui comme un troupeau de brebis. 

o ces fauves pénétra dans la cour du Bienheureux, 

,!i!ui bas un petit. Elle venait toujours allaiter son petit. 

ur, il avait reçu de nombreux hôtes; la bêle entra 

: nlSaila le petit, au grand étonnement des spectateurs. 

K-< religieux, qui habitaient tout près ;du pont du grand 

Zab, amenèrent au saint un homme qui souffrait d'un 

mal de foie, de rate, d'un asthme, et d'une dysurie. 

as pas besoin, dit le malheureux, que je t'informe 

de mes douleurs, car mon angoisse rend témoignage à 

.;■> maux. Le saint l'oignit et le marqua du signe de la 

:-:ioTiïplion . Le malheureux alla du sang, et se trouva 

■ ! .in:'-diatement guéri de ses maladies. On lui amena un 

■!!'■■ homme, qui était chargé de cordes et de chaines, 

délivra de la méchanceté du démon. Un autre souf- 



245 



V JÏAB 10H.4NNAN ( 675-692/3) 



III MAE HNANISO ' 



33-675?' 



244 



trouver le saint pendant que ses disciples le port 

sépulcre. 11 s'approcha de son cercueil et fut aussi! 

de son infirmité. lohannan hérita bien de Hnanij 

ce qu'il hérita son nom. sa charge de supériea 

mœurs austères. Le nom de lohannan marque ; 

ricorde et l'indulgence; lohannan conduisit avec 

troupeau que son Maître lui confia. Le grand cou 

naquit à Hazza (i), d'où on le prit pour faire p 

archers du roi de Perse. Chosrau,fils de Hormizt 

pour le service militaire; mais l'ange du Seigneur 

de ses mains. Cet ange lui-même encouragea i'e 

guida, l'instruisit, et le conseilla de finir ses je 

la sainteté. Les Dailou miens se saisirent une sec 

de lui,, mais un ange le délivra de nouveau (2). 

chaste enfant prit en présence de l'ange l'engage 

vivre désormais en cénobite. Il entra à l'école où 

ma dans les livres sacrés; son esprit s'illumina. jus 

ses derniers replis, aux clartés de leurs mystère 

lui-môme le conduisit au couvent de Mar Sabriso' 

ce juste qu'il apprit ce qui porterait bonheur à 

c'est lui qui le ceignit du diadème infâme de 

c'est lui qui l'entoura, prit soin de lui et le £ 

l'arme de ses prières. Le jeune homme entra a- 

d'après la règle tracée par les pères, et lermin 

rière dans des labeurs où brillait son humilité 

mença,sur l'ordre de son père, à gard er le sile 

(1) Village situé à trois heures au sud d'Arhè'es (cf. M.sil 

(2) 11 ne faut pas confondre ce lohannan avec Inlian 
dont parle Thomas de Marga ( Lib. SI, cap. 23, 2/i, 25, p. 
fut également emmené en captivité par les Daïlotimiens ( 
Chasteté, N° 117, p. 50a ) . 



Mit 



-liant pas qu'elle était morte, il l'appela et elle lui 
lit. Au seul mot qu'il lui dit, l'âme lui revint et 
elle parla au saint. Il la rendit à son père, qui 
; vue, fut rempli d'étonnement et tomba aux pieds 
iste, auquel il avoua que sa prière avait rendu 
-, la morte. Le saint lui défendit de publier le fait 
i vivant. Vinrent des hommes de Nahsirwan, village 
lu saint, portant un garçon qui était tenté par l'es- 
..■■ impur. L'enfant commença à s'agiter et à se délecter 
; dans un jeu. Le saint le gronda et aussitôt le 
le quitta. Un sorcier apporta au saint du lait tourné 
isonné?) et il le conjura d'en boire, affirmant qu'il 
,;,ji 1res bon. Pour le saint, parce qu'il savait ce que 
V liquide contenait, le laissa pour le lendemain; le ver 
• \, et il devint infect. Un jour, pendant qu'il tenait 
-cours aux frères, il devint comme une colonne de 
..■;. lue autre fois, on vit dans sa cellule une lumière sans 
.e, pendant que lui était semblable à un feu ardent. 
Le nombre des frères s'accrut prodigieusement et le cou- 
vent devint aussi florissant que Jérusalem aux jours de 

NiImIiIOD. 

11 termina sa carrière dans l'arène spirituelle, et 
voyant que son temps d'aller chez ses pères approchait, il 
convoqua les frères, leur donna des conseils et des ins- 
tructions, et ceignit la tête de lohannan de la couronne 
k directorat. Il décéda, entouré de respects, et alla re- 
joindre ses pères; son cercueil fut déposé à côté de celui 

v 

de Mar Sabriso' (i). Un homme affligé d'hydropisie vint 

(i) Sur Mar Hnaniso' voir encore le Livre de La Chasteté, K° 62. p. 
'ï'-tsi. Nous conjecturons que Hnaniso*" aurait gouverné le couvent pendant 
''■■ an-, et qu'il serait mort par conséquent vers 675 ( cf. plus haut^ p. %Q) 



247 



V MAR IOHANNAN ( 675-692 / 3 ) 




père. Sa cellule était à la distance de mille r 
aimait la solitude et le silence complet. Une f 
la nuit à la communauté; il faisait sombre. Ui 
rifiait tous ceux qui venaient par ce chemin; le 
fut nullement effrayé. Des Arabes vinrent an 
lentes aux environs du couvent. Leur chef h 
saint et allait souvent chez lui. Le saint résob 
dre visite à cet homme et de s'acquitter des d 
lui imposaient ses visites. L'infidèle avait des cl 
blés, qui à la vue du saint, se prirent à le et 
le flatter en remuant leur queue. Les Arabes en 
s'étaient approchés pour nuire au saint, et qu; 
prirent ce qui eut lieu, ils furent frappés d'é 
Un chameau, qui appartenait au couvent, ent 
et gagna le désert. Le saint l'arrêta, le ram 
coucher, et apaisa sa fureur. Un frère eut 1 
fermées par le démon: il se procura des linges ; 
touché le corps du saint: à leur approche i 



Ti ;•]>: 



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i -. 

.:. h' ||| 

'■■veilles 
av.ïn.'iilJ 

i-f i'-ouvr.-i 



O'Ilîlil].-:; 

mil tm> 



i- 15 



l'ouïe. Dans le voisinage du couvent se trouvait un vilJ 
lage dont les habitants étaient tourmentés pai 
le saint en délivra quatre-vingt. On lui amei 
ne homme récemment marié, et dont le diabk 
possession le jour même de ses noces. Le 
délivra, et le renvoya prendre sa femme. Poui 
il n'apparut plus au jeune homme. Un saii 
vint visiter le Juste, qui à la nouvelle de si 
alla à sa rencontre et l'embrassa affectueuse 
chef arabe vint au couvent et fixa son sèjou 
huttes* des solitaires. Le saint le pria par de 
transférer sa demeure, mais l'infidèle ne lui ré 
par des réprimandes amères. Il le maudit, ef 



: (lïauiB,i 

\m-.uiw 
arrives, i 
mi. Ûft 

■!..w !,.- 



L-milK! 



V MAS IOHANNAN (675-692/3) 



246 



et posséda véritablement le silence qui donne la 
l'âme. En lui s'accomplit la parole dite du fils de 

il n'a d'égal ni parmi ceux qui l'ont devancé, 
i ceux qui l'ont suivi. 11 alla dans la montagne (1) 
visiter les solitaires et se conduisit selon l'esprit, 
'il fût dans la chair. De la montagne il se rendit 
i lieu plus reculé (2) où iihabi'a et où il engagea 
ibats qu'un, homme ne saurait soutenir. Un figuier 
iussé à l'intérieur de sa cellule; dans son grand 
lient il refusa à son œil le plaisir de le comtempier 
e ses fruits mûrs commençassent à tomber (3) . 
;1 regagna le couvent de son Père: arrivant au 
1 le traversa à pieds comme à sec. L'ordre qui 
u peuple les eaux du Jourdain, ce même ordre 
es eaux solides sous ses pieds^ par l'intermédiaire 
ge. Il chargea du joug divin les enfants de sa 
qui devinrent des hommes admirables, actifs, robus- 
aillants. Etonnante est l'histoire de Mai Gausiso', 

du saint. Eclatants sont les hauts-faits de Nés- 

: ,- v 

)n neveu. Devenu supérieur à la place de Hnaniso'. 

n peignit l'image de son Père et de son grand- 



) Iso'daah nous fait connaître celle montagne qui n'est pars nommée 
la montagne de Zamar située à huit heures au N. 0. de Mossoul 

e la Chasteté, h" 63 ). 

) La locution ii>&\ ^p ààS ne serait pas un nom propre et ne si- 
pas la montagne de Bar Toura (Livre de la Chasteté, N° 49 ), 

a cru A. Scher ( loc. cit. p. 190 ) mais bien en dehors ( ou loin ) 

mtagne. 

) Cette phrase a été moins bien comprise, croyons-nous, par A. Scher 

stime de la manière suivante : « n'ayant pas pu supporter la dou- 

Toir sécher un figuier qui était dans sa cellule, il résolut de 
. » ( Loc, cit. p. 190 ) . 



mu 



249 



VI MAE SOUBHA-LMAÏUN ( 693-729 ) 




Son corps fut déposé à côlé de celui de sesp^eT^p^ 7I 
tuels;il avait déjà laissé sa charge de directeur à Sonhw" 1 
maran.Abba Simon de la ville de Senna pressentit sa mon ~< 
et en déclara l'heure même à ses disciples fpinlueWL.oJ 
beau nom que celui de Soubhalmaran, car il i nv i !e lor / 
ceux qui le prononcent à glorifier son Maître (2';. C'est au ' 
village de Sisoh que poussa ce rejeton à nobles racines; ' 
il est encore Ma'lthanien, parce qu'il doit entrer à j a -. ; 
vie (3). Les parents du jeune homme rélevèrent dans les --! 
livres saints, et il arriva rapidement à la tente de Mar ! 
SabrisV. A cette époque Mar Iohannan, !iis ili> \r,y«,nu 
gouvernait et dirigeait le couvent. C'est chez lui que vint 
le modeste Soubhalmaran ; c'est lai qui le revêtit de la 
robe de la justice, et le ceignit de la couronne spirituelle. 
Le jeune homme passa par le noviciat; et alla s'asseoir 
dans le silence de la cellule. Il accomplissait ;l;ms sa pro- 
pre personne tout ce qu'il voyait en son admirable, inailre, 
A l'heure de son départ pour le ciel, LiIkuhkiiî ùâsigna 
Soubhalmaran pour lui succéder au directnral. (le furent 
les instances des frères et les ordres du mailre qui 
contraignirent le Juste à accepter la chai-.; «!■■ Mipèricor. 
La parole étant impuissante à célébrer «^ hauls-fàte^' 

(1 ) Si la date de 675 que nous avons assignée ( p. 22i ) pour la mort de 
HaanisV est rraie, Iohannan qui mourut en 692 /3 aurait dirigé le coiwat 
pendant 17 ans. La date de 692 / 3 pour sa mort est rcriainc par le M 
suivant : Soubhalmaran , son successeur est dit avoir E .,uv«™ le coura 
pendant 36 ans 'et être mort en 729; Iohannan donc son prédécesseur «Ht 
nécessairement mort en 729-36 = 693. 

(2) Soubha-lmaran signifie littéralement gloire a Noire *«J«"\. 

(3)Le village de Sisoh était donc près de Ma'alia.au wd de Belh Nouhadtt. 

1" ' 'ÏÊÊÊÊÊÊÊÊË 



MAR IOHANNAN ( 675-692 / 3 ] 



248 



-"TTTr monstre : elle enfanta, dis-je, deux personnes 
sVfR " un seul corps. L'infidèle s'humilia, et pria le 
' îi? T-rîonner la mort du monstre, et de lui épargner 

* , j n mres de ses compagnons et de sa tribu. Sur 
f "-M,"oféré par Mar Iohannan, Je monstre mourut 

-.-oiv cuilta immédiatement le couvent. Un démo- 
vinl demander sa guérison, mais le diable le 
"'m- nful même son arrivée à la demeure du saint, 
'"h-'irx sont ceux que le Bienheureux délivra de satan. 
..-.•-tri de Beth-Nouhadra a déclaré que le saint vint 
'.i'nie- fois à son aide. Une femme stérile du village de 
j<s't imnlora son secours, et par ses prières, elle eut 

* V-nfanls, et en rendit grâces à Dieu. L'invocation de 

nom épargna des naufrages à un grand nombre 
hommes. Son ombre elle même chassa des démons et 
lérit des infirmités. On peut apprendre ses exploits par 
lednre «Se son histoire, car nous n'avons pu tout dire 
sus ce discours. Jacques le prophète, qui fut le condis- 
iiic de Anhnimaran, prédit longtemps avant la grandeur 
■ Mar Iohannan (i) qui s'éleva bien haut dans la roédi- 
liou des choses spirituelles et mérita de contempler 
. gloire du Christ. 

i ,ermina sa carrière à la fête glorieuse de Noël 
: alla eu ce jour habiter Eden jusqu'à la résurrection. 

(1; Jacques le prophète est ie même que Jacques Bazzays ou voyant, 
ut autre erreur a pu, par mégarde, se glisser dans l'analyse de A. Scher 
l'Orient Chrétien, 1906, p. 190, n. 7 ) qui traduisant la locution 
disciple au lieu de condisciple, trouva qu'il existait une coutra- 
ï le récit de Thomas de Marga et dans celui de noire anonyme, 
maya et Rabban Aphnimaran sont tous les deux disciples de 
miso' du couvent de Béth 'Abé ( Thomas de .Marga, Lib. II, 



/.'l'iïî 




251 



vi mar soubha-lma«an( 693-729 ) 



cellule de Sonbhalmaran. Lorsque je fus, dit l'ai 

la terrasse de sa cellule, je le vis entre deux colo 

feu: j'en fus effrayé, terrifié et étonné; je le suni, 

me permettre de quitter en paix sa cellule. Le l 

reux me congédia et me donna en outre des datte 

contais le fait à mes camarades qui ne voulurent j 

alors ils se rendirent tous ensemble à la hutte du \ 

ils y virent de leurs porpres yeux tout ce qu'ils 

entendu, y crurent, et s'en retournèrent. Une fe 

Hayghala était fortement tentée: elle vint trouver 

qui lui passa du hnana, la guérit et la congédia. 

amena un homme du village de Harbath-Saplè; i 

vra de l'obsession du diable. Un autre malheu 

même village avait été lié par les diables. Le s. 

et ses chaînes tombèrent sur-le-champ. En um 

indéterminée, les Barbares mirent en faite les hab 

pays. Les frères voulurent cacher les livres du 

Le saint leur prédit l'avenir et leur annonça qui 

tnrbateur serait tué sans trop de délai. Le che 

barbare tomba malade: il était d'un haut prix. N 

le guérit, et son maître en rendit gloire au Sei 

notre Père. Une fois pendant qu'il était dans le s 

les frères le virent prendre tout à coup une figur 

Un des frères tomba malade, et personne n'en 

naissance. Le saint reçut une inspiration au 

malade, il alla le visiter, l'encouragea, et le gi 

le-champ. Des frères allèrent un jour à la montî 

apporter du vin. Ils avaient fait une parasange l 

saint envoya les rappeler. Les frères lui en den 

la cause. Vous verrez tout à l'heure, répondit- 

arrivera : la pluie, la grêle et la neige tombé 



:Ui ' 



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pria, ; 

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! 'l'ii 

J 

trois 



VI MAE SOUBHA-LMARAN ( 693-729 ) 



250 



obilier 



ans bornons à affirmer qu'il fui, en tout, égal à ses 
Il était l'économe fidèle qui accomplissait en tout 
le de son Maître; et qui, au temps convenable, ré- 
iiî les vivres en Ire les frères et les enfants de la 
. Un frère vint un jour loi demander quelque chose 
i autre frère malade; le saint la lui accorda et lai 
i de s'en aller au plus tôt possible,car il sentait 
lait opérer un grand miracle. Le frère sortit de 
i, mais il alla s'asseoir dans un lieu qui donnait 
jellule, pour être témoin de l'issue de l'affaire. Au 
uoment, des arabes vinrent entourer la hutte du 
I; ils amenèrent une femme âgée que le diable, ob- 
ît qui, sous l'action du malfaiteur, avait, perdu la 

d'un de ses yeux. Elle fut introduite devant Mar 
maran, qui après avoir prié, la marqua du signe 
roix, la guérit, et lui rendit la lumière au grand 
îent de tout le monde. Une autre femme, concubine 
abe, vint le trouver; il lui donna du hnana et 
ble la quitta. Un hérétique vint chez "lui ; les 
lui avaient appris une chanson immorale qui cho- 
s oreilles. Le saint lui dit: je t'ordonne de glo- 

Père, le Fils et le Saint-Esprit; pendant qu'il 

ainsi, il oublia sa chanson, et ne s'en ressouvint 
e gouverneur du pays vint au couvent, enflammé 
î et de rancune contre les frères. Mais, à la vue de 
maran, sa colère fit place à la douceur, et il avoua 
ait le feu de sa parole qui avait apaisé son cour- 
ts Barbares Tinrent la nuit le dépouiller, mais 
ît perdre la vue. jusqu'à ce qu'ils se fussent re- 
né autre fois des voleurs avaient tiré au sort le 

du couvent. Un d'entre eux eut pour partage la 




253 



VII MAE PRaNGÉ ( 729-751' 



d'une science élevée qu'il dirigea sa marche vers cè~èoiôI : 
vent. Il fut le disciple de l'auguste vieillard Sôubhalmaran. 
Les œuvres qu'il réalisa dans^sa vie commune, et dans 
sa vie retirée, sont si grandes que jamais horcrvu- tle 
pourra décrire son admirable conduite. En lui s'accomplit' '-. ; 
ce que dit le. Seigneur touchant le fils de Jessé : jV, : t ..! iV é 
David un homme selon mon cœur ; il fait ma volonté. 
Marlohannan, métropolitain (i) , le demanda une f..i$->; 
pour gouverner le couvent de Mar Nestorius (2) ; SouhW '"\ 
lmaran fit cette réponse au chef de l'Eglise : le couvent - i 
aura besoin de France sous peu de temps . Lp hion- ■ '< 
heureux fit un miracle avant même son a\i'iiein.'i.l ù \%~: -;\ 
dignité de supérieur. 11 le fit en faveur du frère d'un <]« 
frères. Ce séculier avait longtemps été malade, à la fin il 
était venu voir son frère. Prancé pria, et le mahuh' recoin- 
ra immédiatement la santé. Quand Sôubhalmaran s'envola 
pour la vie éternelle, il donna l'ordre de promouvoir Piaïuc 
à la dignité de directeur. On consacra le vérilab'h'. disci- 
ple, le jour même du décès du saint, en prés^mv du mé- 
tropolitain et des notables du pays. On désigna <ii>, hères 
pour garder Prancé, de peur qu'il ne prît la fniio. Us 
frères firentlagarde autour de lui, sept semaines ilm-:ml:mat|- 
profitant d'une occasion propice,le saint quitta sur-k-clminp 
le pays. 11 se rendit une fois au couvent de Mar Ha/ki. ■]?,). 

(1) Mar Ioliaiman fui, d'après Thomas de Marga ( Lib. II, cap, 30, 36) 
sacré métropolitain d'Adiabène par Sliba-zkha ( 714-727 j . Il vécut aussi pen- 
dant quelque temps sous Mar Aba 'il (762-752 ) lequel contraignit Mar Aba, 
supérieur du couvent de Bélh 'Abé à le remplacer sur le siège d" A rudes. 

(2) cf. le Livre de la chasteté N° 48, p. 471. 

(S) Couvent situé près de Dakouk, à neuf heures su sud ùc kerkouk 
( Voir Livre de la Chasteté, N° 85) . 
17 * 



VI MAR SOUBHA-LMARÀN ( 729-751) 



252 



.'",'. durant, et personne ne put résister à la violence de 

in . Pendant un été, il y avait à quelque distance 

:". ..juvent un amas de blé à battre. Les enfants se prirent 

à dire des chansons immorales. Le saint se leva 

'. ;,--, matin, et alla chasser ceux qui avaient chanté; il 

fendit avec autorité de faire entendre à l'avenir de 

' ii .j}| 1 . 3 chansons au couvent. Un frère fut saisi par la 

i : ,-.It :• on lui apporta quelque haillon qui avait touché 

: du saint; l'ayant approché de son corps., il fut 
r i.iinl guéri. Il exerça la charge de supérieur pendant 

-i\ ans (1), après quoi il alla rejoindre ses pères spi— 
,-m'ls. Il convoqua les frères, les exhorta à garder la vérité 
i; :i-iiilit son âme aux anges qui étaient venus la cher- 
cher. Son corps fui déposé avec un grand honneur à côté 

v v 

.Viùliii des saints : de Mar Sabriso', de Mar Hnaniso', 
Marlohannan. Sa mort eut lieu en l'été,de Fan 1040 
vujivi-s, le deux du brûlant août. Il bénit de sa droite 
0:1 disciple Rabban Prancé et lui ordonna de gouverner 
■■■■■■ >.>in l'assemblée de ses fils. 

Le parfait naquit au village de Hrem (2), dans 
;.\.ii:iliènc, de parents fidèles et riches. Les ayant perdus, 
élevé avec son frère par son oncle maternel. Ils 
>'if-nt tous deux à l'école de leur village natal; son 
■'.■;..■ le devança et alla se faire moine an couvent de saint 
;':■ "■) . Pour lui, il resta quelque temps à l'école; ce ne 
": qu'après avoir fait ses provisions et avoir paré son âme 



Le livre de la chasteté dit 35 ans ( N" 64 ). 
(■J! C'est le village du fameux écrivain Sabriso' Rostam dont a parlé 
■-"-auteur, p. 238; cf. Thomas de Marga ( Lib. II, cap. 17, p. 84-85). 

Sur Mar Job qui vivait au commencement du VII siècle, voir le livre 
l Metc, E" 44, p. 468-469. 



VII 1UR PRàNCÉ (',729-751) 




ce 
' fit! 



255 

r^biôtrT^^ 

a«it sur les pierres insensibles qui éclatèrent en ici,., c!l(JS 
contre ces méchants. Il fit trois miracles, au moulin même; 
ce qui les confondit. 11 fit signe à la meule,et voie? -/-'le 
ne fonctionne plus. Sur un second ordre,elle comi ■ 
à moudre: sur un troisième, elle se met à mar-l : .-i-.li 
monter des eaux du fleuve sur un lieu élevé; les diables 
avouèrent que la force divine lui fit faire cela.il fa*^,: ^ 
une source appelée source du roc des corbeaux, qui don- - ^ 
nait beaucoup d'eau; car en venant y boire, les Âradéens 
causaient beaucoup de mal au couvent. 11 efcu! \u-< l..,^. 
ble, très zélé, très pieux, et très doux. Il ny ^vul per- 
sonne qui approchât de son zèle et de £<■■.-. lumiiliié. 
Soubhalmaran métropolitain, a écrit sa vie (i": il :. rebussâ:^ 
par dessus tout son humilité et son zèle. 11 h;u,saii W iia - 
coup ceux qui donnent des talismans, ceuxqm .■■■. I i,-. n i l 
ceux enfin qui font des nœuds, et ne prêt.»! même pas 
l'oreille pour les entendre. Un Rébéen, qui u arnil pas de 
fils vint le trouver. Le saint pria et le R.m« ; -i. nul des 
enfants.Une femme avait été mordue par un .-Iupii :«nr h ge, 
à la seule vue de Rabban Prancé elle fut guéri.». 1 n juif 
de la ville de Hazza était obsédé par le démon;les prions 
du saint l'en dêlivrèrent.On lui amena un enf,i,l .le la 
maison de Zakkai.qui était sourd-muet. 11 loigmt, cl le 
marqua du signe de la croii ; le sourd-muet entra m- 
le-champ en possession de l'ouïe et de la parole. Un hom- 
me de la maison d£_SiméonjteiUaa8_une^^ 

^^^^T^T. on bien *W serait de préférence «.. «bnkp»*- 
village, nommé 'Anza, disparu aujourd hui ï 

\i) Nous ne savons rien de précis sur ce Sonbh.ln..r Ml «...iw. *• 

devrait placer vers la fin du Vit! s. 



VII MAR PEANCK (729-751) 



254 



■r^^nTpâs reconnûmes frères de ce couvent l'envoyè- 
- N \ '|J aî{re des ânes. Le bieheureux guérit un homme que 
;'-':, lble obsédait. La vertu divine qui était cachée en lui 
.. juisit au dehors. Ses anciens frères informés de sa re- 
' ' allèrent le chercher, et il revint avec eux. Il fit sa 
T ision et exerça envers eux le ministère de la charité, 
■''i'jue temps après, il s'enfuit une seconde fois et se 
'i'-Mdans la montagne de khantour(l). Là il tomba ma- 
: \' 1 enfin les prières de ses fils spirituels le ramenèrent. 
• " jvent fut florissant sous son règne;et sa renommée se 
bandit dans les quatre parties que couvre la voûte cé- 
Jte.Oh 1 combien grande était la vertu qui fortifia l'athlète 
de" l'esprit 1 cette vertu qui lui fit faire des prodiges, des 
merveilles, et qui lui fit remporter la victoire sur le diable. 
On lui offrit l'archiépiscopat de l'Àdiabène(2), il le refu- 
sa et ne voulut point porter ce joug. Il multiplia un jour, 
quelques pains, pour rassasier un grand nombre d'affamés 
qui mangèrent et laissèrent des miettes, comme l'a dit le 
divin écrivain. 11 lutta contre les ennemis de ce couvent 
(il.* vpugea. H quitta le voisinage du couvenLet se rendit 
sa Zab. Il changea le lit de ce fleuve, et fit passer l'eau 
'■. du côté du couvent.il submergea un village qui raillait ses 
: fils spirituels, et leur rendit l'accès de la forêt inaccessible, 
; en l'entourant d'une barrière d'eau. Des c Anzéens(3)se prirent 



(1) Cette montagne si vaste et appelée aujourd'hui du même nom est 
àuce à cinq lieues au N. E. du cada de Zakho; de toutes tes montagnes 
h pays, elle est la plus riche en gibier. Du couvent de Sabriso' â Khantour, 
:; y ;i i-nviron deux journées de marche. 

(2) Ce fait auraifeu lieu à la mort de Iohannan. métropolitain d'Arbèles, 
'Liai.» h s premières années du catholicat de Aba If, d'après Thomas de 
torga ( Lib. II, cap. 36 ), c'est-à-dire vers 744/5 ( cf. plus haut, p. 253 ) 

(3) Pourrait-on identifier ces 'Ânzéens avec la fameuse tribu arabe de 



257 



VII MA.R FRANCE ( 729-751 




maison 



SI 

Urai 



du hnana, et l'épidémie l'épargna. Un homme de 

- 

de Siméon fut atteint de la peste et son corps en Un Sr .; 
par sept endroits. Il vint trouver le saint et lui tn 
son mal; il fut guéri par la vertu de la grâce 
pagnait le bienheureux. Be ses jours, une famine rava«éà ^ 
ce pays. Des hommes vinrent le consulter sur le lien or~.1 
ils devraient se rendre. Ne vous éloignez pas, répliqua u 
Juste, car le Seignenr va soulager les hommes. Le bien- 
heureux fit un voyage dans le dessein de ramasser de* 
vivres pour les frères. Le long de son chemin il opéra fe* I 
prodiges étonnants: Le saint descendit à Mahozé(i) ef ; H 
dans le pays de Sen'ar. À cause de lui le nom du Christ 
gagna du terrain parmi les païens. A son retour, les 'l 
voleurs dépouillèrent ses compagnons. Mais, ayant subi un 
châtiment sévère, ils rendirent les objets volés à leurs maî- 
tres. Un arabe fit cette confidence en i'étayant d'un serment: 
j'ai vu Rabban passer le Zab, sans que ses pieds fussenfc. % 
mouillés. Deux frères lui demandèrent la permission de 
faire un voyage; il leur refusa leur demande; car il s:iv ;t ît 
que la mort de l'un d'eux était proche. Ne lui .-ivmiI pas 
obéi, et ayant foulé son ordre, l'un d'eux fut enlevé par li/ ■", 
mort selon la prédiction du saint. La fin de celui-ci -\\\^ •{ 
chait; il convoqua les frères, les bénit, et les exhortai-.^ 
suivre toujours la voie de la justice. L'un d'eux lui dit-, ' :\ 
Je suis saisi de crainte, car des tourments affreux nous 
attendent. après ta mort; n'aie pas peur, répliqua le saint: 
ta fin approche également; sa parole eut son entier 
accomplissement. Sa mort arriva le sept du mois de février, 

(1) C'est-à-dire dans les pays des environs de Séleucie et Ctùsipbott 
qui devaient bientôt disparaître complètement à l'apparition de Bagdad Mt«-, 
par Abou-Dja' far-al-Mansour, le deuxième calife Abbaside. 



VII MAR PKANCli (729-751 ) 



25e 



■ oc. du saint il en fut complètement délivré. Un 
' ' ■ i.tnme de la même maison était lié ( ne pouvait-il 



ii!tf 



anDÎ 



ocher? ) de sa femme; Le saint l'oignit et le délia 
"" Avement. Une femme de Bêth-Madavé était fortement 
""'.,. e |ie fut guérie par les prières de Rabban France, 
v lui amena un enfant arabe paralytique. Il fit sur lui 
i""-i<rne de la Rédemption et l'enfant marcha sur-le-champ, 
ii - voleurs envahirent la maison d'un homme de Beth- 
r.-Tt> et lui enlevèrent tout son bien. Le malheureux 
•'ni raconter le fait au saint qui lui donna l'ordre d'aller 
-hercher ses meubles dans les décombres de Beth-Gasai. 
ri g 'v rendit, et recouvra ses biens. Un des principaux du 
pavs" était à l'article de la mort. 11 envoya dire à Rabban: 
nrie pour moi , seigneur, afin que ma vie se prolonge. Le 
'ml pria, , et une année entière vint s'ajouter aux jours 
àa malade. Tous ceux qui virent et entendirent glorifièrent 
pieu . On lui amena un enfant de Beth-Bou'^ai, qui était 
tenté -par ■ le diable. Le Saint le délivra de la crainte de 
l'esprit malfaiteur. Des hommes de Beth-Garmai vinrent 
passer le Zab; le courant emporta un jeune homme d'entre 
ml Ses parents informèrent le saint de son naufrage; il 
les encouragea en affirmant que le noyé n'était point mort. 
En effet, il avait invoqué le nom de saint France, et le 
Mire do celui-ci l'avait exaucé et l'avait immédiatement 
retiré des flots. Il se rendit auprès de notre chaste Père, 
dlui avoua que c'était lui qui l'avait retiré des flots gon- 
'■'.> ili'S eaux. Une peste éclata en Adiabène et fit de nom- 
breuses victimes; tous ceux qui imploraient le secours de 
Prancè étaient épargnés. Un noble d'Elkadan, village de 
iiebton, dont les enfants avaient succombé dans l'épidé- 
mie, eut recours aux prières du saint; celui-ci lui passa 




IX MAE MARAN-' AMMEH 



259 

accomplit le temps de la vie commune suivan! le* ordrùP 
des Pères. Etant novice encore, un miracle en! lion en 
sa propre personne : il tomba, la tête en avant, dans im -• 
four qui ne lui fil aucun mal. Il revint au couvent vers 
le saint Iso'-'Ammeh qui lui prescrivit de praiiqu.r de 
nouveau la vie commune.Maran-' Ammeh lui obéit et mena 
une vie qui fit l'admiration des frères.Ces derniers suppliè- 
rent Rabban d'ordonner au bienheureux de se rehror dans 
la cellule. Il alla donc, sur l'ordre de l'admirable vieillard, 
se renfermer dans une butte; il ne prenait |.-ii.lnnUouie 
la journée que six bouchées de pain. Chaque j..ur r il ré- 
citait deux fois le psautier, et faisait trois milli- |.msira- 
tions. Quand l'heure de la mort sonna pour Iso'-'Aimneh, 
l'auguste vieillard bénit le pudique Maran ' Ammeh, et rendit 
l'esprit. La renommée de Maran-' Ammeh brilh r.,.mme 
un éclair, et attira des foules d'affligés qui vinrent deman- 
der la guérison. On lui amena une femme que 1>- «lôinon 
tentait sans relâche. Par ses prières, elle en fui .lùliuve 
et retourna à sa maison. Une autre femme de Sahri-an.ou 
Beth-Nouhadra, était couverte d'une lèpre. Les prièio? du 
saint purifièrent son corps. Une jeune fiancée de Belh- 
Hdathayé eut une grande tentation. Le saint lui donna 
du hnana et la guérit; elle put ainsi se marier. A la vue 
des 'foules qui venaient à lui, le saint s'enfuit pendant. 
la nuit à la montagne de Zinai. Voyant son silence trou- 
blé là aussi, il se rendit au couvent de Betb-Marguua 1 !., 
où il ressuscita un mort qui avait été enseveli sons les 
briques d'un mur, et qu'il rendit vivant à^son père Orogh; 
celui-ci fut saisi de stupeur. Le fils de Iso'yahb, Zinay^ 
(1) Voir le Livre de la Chasteté, N° 119 



VIII MAR KNOBAYA.; IX MAR MARAN-'AMMEH 



258 



.'.'ÏO .".'.* des Grecs, après vingt deux ans de directorat(l). 
)r ps alla rejoindre avec honneur et gloire ceux de 

" l . nères. Après sa mort quelques-uns de ses disciples di- 
i\, le couvent pendant un certain temps, mais étant 
aibles pour pouvoir accomplir leur chargeais s'enfui- 
: un après l'autre. Alors les méchants se mirent à 
mer les frères au mal, à piller les aires du couvent, 
jhanger les limites de ses terrains. Dieu amena ici 
rable Mar Knobaya qui se plut à s'appeler ainsi. 

:; ,]acrmina les limites avec des peines et des fatigues 

'.' ,■:,!,! an tes. Il couronna ses labeurs par une mort cruelle. 

:i <;.-.ns de' Aina-sritha le lapidèrent, et périrent eux aussi; 

„..:ir lui il reçut la couronne que mérita sa confession, 
je temps après le martyre de Mar Knobaya vint au 



:U ut 

.-■nvent l'admirable Maran-' Ammeh Bar Zinayé. Il fut élu 
.jiivdeur, et renouvela le couvent comme les anciens; il 
,vwi des prodiges et des merveilles que la langue ne peut 
raconter. Il fit voir par son nom que le Seigneur était 
:.!iiniirs avec lui. Le nom de son village montre qu'il 
munissait les pauvres. Il se fit guider dans la voie de 
la sainteté par les moines pénitents qui habitaient le mont 
Zamar, et qui se rendaient souvent à son village pour y 
participer aux saints mystères. Il se fit ensuite disciple du 

vieillard Iso'-'Ammeh qui demeurait au couvent de Beth 
Raikana(2). L'auguste vieillard l'envoya au couvent d'Abba 
Joseph (3) qui se trouve à Balad,où il reçut la tonsure et 

(1) Soubhalmaran prédécesseur de France mourut en 729 ( cf. p. 252), si 
(ionc France a dirigé le couvent pendant 22 ans, sa mort doit tomber en 
(29 + 22-751 et non en 1059 des Grecs ou 748, 11 y aurait donc ici une faute 
■-'? ropi«te et au lieu de 22 il faudrait lire 19, ou bien 1062. au lieu de 1059. 

(2) V. le Livre de la chasteté, N° 123. 

(S) Voir sur ce couvent k Livre de la chasteté, N° 111. 



261 



IX MAR MARAN-'AMMEH 




et le saint le guérit et le congédia. Un jour il >lir i\ { .j 3 
désert, et rencontra un homme qui se frappait à .-^j, ( j e 
pierres. Le saint se saisit de lui, pria et le délivra de son/ 
épreuve. Après quoi il l'interrogea en ces termes : qui es- 
tu? D'où es-Lu? Quelle est la cause de Ion affliction ? Je suis 
de Dahkané de Beth-Bgas , répondit le malheureux; une 
femme méchante me fit perdre la raison par ses maléfices. 
Te voilà guéri, répliqua le bienheureux, retourne à ] ;i 
maison; cela dit. il le guérit et le délivra du démon. Dé- 
sirant être plus en silence, il vint au couvent de notre 
Père Sabriso''; les frères l'accueillirent avec tous les hon- 
neurs dus à sa sainteté, et le regardèrent comme leur 
père et- leur directeur. Le chef du pays, Sabriso 1 fils de 
Nekhwar ()), le grand, vint le visiter; il était accompagné 
de tous ses frères et de tous ses parents. Une jeune fille 
désira entier en religion et perdit le goût ( elle détruisit 
la beauté de son visage ? ); son père vint en infoimur le 
saint; elle n'est pas sous l'action diabolique, elle veut se 
faire religieuse, laissez-la faire. Elle entra donc en religion, 
et avoua à son père Aphnimaran que la chose s'était passée 
comme avait prédit le saint. La fille de Jacques était agitée 
par le démon;le saint pria et la guérit. Il délivra du diable 
une païenne de Beth-Hadathayé. 11 rendit la vue à un \h- 
dathanien aveugle; il arracha le prêtre Addai à la gueule 
de la mort. Il se rendit du couvent de Mar Sabrisn- -2.. : i 
Khantour.et descendit dans l'église du village de 'Obid. 



(i; A.Scher (ibid. p. 194, N. 8 ) émet l'hypothèse ,très probable.que ce 
personnage serait le père de Hassan, gouverneur de l'Adiabène, à la demande.; 
duquel Thomas de Marga écrhit le 3° livre de son histoire monastique (Lib.Mf, 
cap 1, p. 141 ). (2) Il s'agit de Sabriso' de Bèth-Nouhadra dont les 

ruines existent de nos jours ( Livre de la Chasteté, N°26). 



IX MAIt MARAN-'AMMEH 



260 



. ; h, parole parles maléfices du diable: son père l'amena 
. nt qui lui donna du hnana,etle guérit sur-le-champ. 
_: p..;h Margana il se rendit à Beth-Samona (i), où il 
- n séjour croyant qu'il n'y serait pas connu. Une fem- 
î Bar Sanir était dans une épreuve ; elle se rendit 
.;,.-, s de lui et par ses prières elle fut soulagée, de Beth- 
v . :j y.:ia il se rendit dans le pays de Marga et se retira 
: ,i ie" couvent de Resa(2)sur une montagne élevée. Là il 
■,-,.;->cita le fils unique d'un certain prêtre nommé Daniel 
dont il blâma le peu de foi ; comme fil autrefois Elisée 
on disciple. Ayant commencé à vieillir, et son corps 
^iiï.iil ilissant de plus en plus, le bienheureux alla ha- 
près d'un village appelé Kaukab ; en descendant 
- T.i.nta une bêle intraitable qui devint docile par ses 
■i.res. Un hérétique aveugle vint le trouver; il rendit 
■-Minage à Mar Nestorius, et les prières du bienheureux 
■.: ouvrirent les yeux. La fille du même hérétique était 
;.■■:.- 'me tentation; quand celui-ci s'affermit dans la foi, 
<mt lui guérit sa fille. Des voleurs pénétrèrent dans 
-. -ïnUe et le tourmentèrent beaucoup; mais à la vue des 
. is qu'il opérait, ils le laissèrent en paix et s'en allé— 
. \près avoir passé un temps considérable dans la 
. uhi^'ne de Kaukab, il retourna à Beth-Margana, tout 
fiés de Zinai. Deux barbares vinrent le trouver; sa parole 
-i'.-nl celui d'entre eux qui était éprouvé; de là il se rendit 
s Zinai pour réparer son église qui était en ruines, Un 
-!kuï! vola les chaussures de son disciple. Le saint les 
■ : '>manda; pour lui, il les nia; alors il le maudit et le 
1 _ ;; iii]per;le voleur, saisi de repentir, rendit les chaussures, 



(1) Voir le Livre de ta chasteté N° 25 et 51. 

(2) cf. Thomas de Marga, Lib. YI, cap. t. p. 3ù5. 




263 



X MAR IOHANNAN ZABDIKAYA 



me. Si quelqu'un désire voir tous les détails de 
qu'il lise son histoire. écrite par Paul,(i)évêqiie. 
Iohannan fut l'image de Mafan-'Àmmeh et 

assez longtemps le couvent dont il avait élé un des < 
Tout d'abord il passa vingt ans dans la pénitence; c 
ayant expiré, Maran-'Ammeh (2) métropolitain d"j 
l'obligea à venir remplacer le chaste Maître, Il 
bientôt an couvent de Rabban Ahrorm(3); niais Neslc 
métropolitain , le fit revenir. 11 vieillit dans des 
qui dépassent les forces des hmnainsmt mourut avec 
Son corps fut déposé dans le marl.yrium.On rap.poi 
depuis qu'il embrassa la vie monastique, ilne but ni 
gea avant le coucher du soleil, et que parfois il 
nait de nourriture qu'une fois chaque deux jours;q 
fois des légumes tenaient lieu de pain. 

Mar Sabriso'.fils d'Israël lui succéda; il mai 
ses traces, et excella dans la pratique des vertus. E 
eut sa provision faite pour le grand festin, il qui 
terre, et son corps fut déposé dans le marlyriun 
de ses pères. C'est ici que se rendirent célèbres Habl 



(1) Cet écrivain de. la (in du VIII S. nous est inconnu, 

(2) Maran-'Ammeh, métropolitain d'Arbèles, vivait sous 
Jacques ( 754-773); voir Thomas de Marga : Lib II[, cap. 8, p. 

(3) V. le Livre de la Chasteté N" 118. 

(4) Nous savons par le Syn, Orient. ( p. 608, n. 3 ) qui 
métropolitain de l'Adiabène.fut témoin, en 790, de la rétractation 
un autre Nesiorius, prêtre du monastère de Mar lozadak, accus 
nisme. Iohannan étant donc Pavant-dernier supérieur du couve 
cessent- ne paraissant, pas, d'après le contexte, avoir eu un k 
ajoutant même à son âge les courts intervalles mentionnés dans s: 
de la composition du document ne peut pas être reculée jusqu'apr 
moitié du IX s. et Sa date de 820 que nous lui avons assigni 
comme probable. 



patti 



M' ; .' uni lu 



IX MAE MARAN-'AMMEH 



262 



■être qui reçut le saint dans sa maison n'avait pas 
nt. 11 lui donna du hnana. et le prêtre eut quatre 
; G revenant au couvent, il délivra de Satan le fils 
c et de Hormez de Beth-Rébai. Il guérit une femme 
(ii Saine, que le démon avait souillée. 11 délivra du 
le fds de Basses Bar Bà'nayé. Un prêtre do village 
iaï était agité par le démon, qui à la fin du compte, 
,gla et loi enleva la vie, L'auguste vieillard le ressuscita 
■s prières; il envoya son disciple auprès de lui, et lui 
îtire sa croix sur la bouche, il guérit trois hommes 
aient éprouvés, et délivra du diable un cénobite qui 
i son service. Le vieillard Kozma a rendu de loi le 
mage, que rien ne pouvait lui être caché. Le même 
a déclara que Notre Seigneur parla au saint face à 
de l'image qui était dans sa cellule(i).Yonan. frère 
izma, a dit lui aussi, qu'il vit un jour Maran-'Àm- 
tbut resplendissant de lumière . Ces deux rejetons 

v 

talent sortis des tiges de la vigne de Mar Sabriso% 
dirent eux aussi célèbres. Après un long séjour dans 
tivent, Maran-'Ammeh se retira à Beth-Raïkana sur 
■ds du ïigre;raais ayant pressenti sa mort, il se hâta 
tourner au couvent du grand Sabriso'; il convoqua 
res, leur donna des instructions, les bénit et désigna 
e successeur Mar iohannan Zabdikaya . Se voyant 
sur le point de toucher à la couronne, il rendit l'âme; 
)rps fut déposé dans le mariyrium à côté de Mar 
;o ! et de ses saints enfants; ainsi descendit dans la 
, ce corps qui avait brillé dans l'ascétisme. Il vécut 
uinze ans dont quatre-vingt-cinq dans le monachis- 



Les Nestoriens n'étaient donc pas iconoclastes. 



"PPILQWE.- 




265 

iTû^aTlMm^oi dont le Met «le nwlicaltonT"^" 
des poissons el dans la mer et sur la hm.H l,o., imv /j 
que ton rang est plus élevé que celui de tous 1p S i-Ji-res- 
tres ! toi qui as repris les travaux d'Antoine et d t; > ;i lioii^ 
Père qui a eu des fils spirituels ! tu as engendré d es 
enfants de ton vivant, tu en as engendré de binn pl us 
nombreux après ta mort. Qui a vu un père qui eng-mlre 
après sa mort comme le fit notre Père qui a étendre et 
allaité des enfants après sa mort plus que dans sa vie ! 
il engendrera encore jusqu'à l'apparition du lus do 1),^, 
Heureuses les troupes que t'a données ton jujic M qui S6 
sont multipliées! car tu les avais marquées du <. K ne delà 
croix Ce n'est pas à la légère que notre lYr- prendre 
après sa mort; ce n'est que parée qu'il vit pour son Dieu. 
G'esl l'esprit qui l'a élevé ,qui a enfanté des fils spirilni-ls, 
car il souffle et opère là où il veut.Hcureux tu seras au jour 
de l'apparition glorieuse du céleste époux, car tu entreras 
avec lui, en compagnie de tes fils, dans le séjour delavie. 
Heureux tu seras à l'heure où les rangs de tes lils t en- 
toureront et ton œil verra leur gloire ineffable, Parmi tes 
enfants, U y a des prêtres respectables et des èvêqnes,dei 
martyrs et des confesseurs tués et lapidés; il y a dans ton 
troupeau des solitaires et des moines;il y a parmi te. brebis, 
des docteurs et des pasteurs, et dans tes ra-.ij.-, w-s pro- 
phètes qui ont vu les choses futures H y a dans tes ba- 
taillons des directeurs de couvents et ^ monastères 
a parmi tes agneaux, des frères laborieux, etot^ 
f lé s- il v a parmi tes brebis des âmes qui ont wimu le 
démon et Jroses;tu possèdes des soldats et ues , uernors 
revêtus d, la vérité. Il y a dans ta ^egaUo^-. 

18- 



XI MAR SABRISO.' FILS D'iSRAEL 



264 



f^7ô, et son frère Joseph. C'est d'ici encore, de la 

? de' notre Père, que sortirent et donnèrent des fruits, 

m Hormezd et Kodawi qui vécurent sur la monta- 

le Zinaï. Le thaumaturge Rabban Sliha est le fils 

f notre Père; c'est dans le même nid qu'il grandit qu'il 

Hdiriçéet qu'il mourut.Denah-MaranévêquedeHebton(l), 

*';",' lui aussi du couvent que notre Père bâtit àTra'el. 

. la-mort de Mar Sabriso' Bar Israël, le couvent fut 

■IHruil» et la congrégation toute entière se dispersa. Mais 

■"i ; ,,t bientôt renouvelé par de pieuses personnes, qu'il 

'• e raittrèsdifficiled'énumérerici.Gabriel,évèquedeSalakh(2) 

li fut lui aussi dans notre couvent, répara nos brèches 
î l'instar de Néhémie, restaura nos ruines, releva nos 
■"-Mlc-s, raffermit nos verrous, el bâtit au Seigneur un tem- 
ple magnifique. Ce fut ici qu'il parvint au sommet de la 
:',,!■ des vertus, et qu'il mérita que son corps fût déposé 
dans le martyrium; il vécut à peu près cent vingt ans, 
dont plus de quatre-vingt-dix dans le monachisme. Porta 
le môme joug Rabban Pierre qui vécut, lui aussi, dans 
des labeurs surprenants. Les enfants de Mar Sabriso' qui 
ont excellé dans la pratique des vertus, sont nombreux^ 
Seigneur seul connait leurs noms.ïelle esten abrégé l'histoire 
;.: Mar Sabriso' et de ses enfants qui marchèrent sur ses 
1 ;*.. héroïques. Les choses que j'ai laissées de côté sont 
: :i.-n plus nombreuses que celles que j'ai écrites, car ma 
'■aole n'a pas pu les contenir toutes. Tout ^ce que j ai 
-ri: louchant ces saints est authentique; car c'est de leurs 
| biographies que je l'ai recueilli.O Sabriso' toi à qui toute 



1) Cette petite ville était située dans l'Adiabène, sur la rive gauche du 
iSrarid Z:il>. 

(2) Bourg aux environs de Rawandouz* 




EPILOGUE 



267 

SSS^T^^^lé^r^rdélivras les hommes dTk 
méchanceté du malfaiteur. Sabriso', tu enfouis dar,= la ; 
farine le levain de la vie : et ton œuvre renfermera toujours,, 
le levain de la grâce. Sabriso' , tes prouesses me troublé- - 
rent et tes exploits me réjouirent; ton histoire me fit fiv Rlir 
et ton souvenir me dérouta : gloire à celui qui la honoré.--', 
SabrisoStes hauts-faits sont ineffables et longs i-. .i-Vf,,,. 
et la terre entière ne saurait les exalter. Maintenant „ ne : 
mon discours qui retraçait ta vie a été vaincu ( par ta subli- 
mité), demande à ton Seigneur que nous soyons violoneux 
par tes prières. Maintenant que la plume de imt^,, 
s'est redressée et a avoué son incapacité demande a ion 
Seigneur que nous imitions ta conduite. Maintenant que 
la langue charnelle s'est lue dans la publication ,1,. la 
gloire, demande à ton Seigneur qu'il fasse tairo. .m. i»..„*. 
la foule indomptable des démons. Maintenant que 1, si- 
lence a succédé à la parole, demande à ton Seipii-.ir qi,« 
nous trouvions enfin le repos des passions charnelb ^Main- 
tenant que le cœur a confessé sa faiblesse pour 60.unrnn.iM 
tes beautés, demande à ton Seigneur qu il lave, par * 
beauté, nos souillures. Prie pour nous tous, afin qu.- n,u 



vsv 



ions selon la volonté de ton maître: tu te réjouie 



!U01» 



de nous, ton maître sera glorifié, et nous serons comble, 
de miséricorde; amen. 



II. ±- 

210 5 

240 1 



ERRATA 
errata 

l'ilôt 

III 




IV 



EPILOGUE = 



266 



"T^Tèdificateurs de temples, et des constructeurs d'autels; il 

dans les phalanges de tes disciples des combattants 

',' ont réfuté toutes les hérésies, et dans ta suite des 

i-mtnes qui ont bien établi la vérité de la religion. Tu 

- ce que le cerveau est au crâne, et tu envoies sans cesse 

l'vie à tout le corps. Tu as Joseph et Abraham pour objet 

, tes regards, tu les vois, et ton œil se réjouit de leur 

. î. Tu as Hnanniso' comme un nez avec lequel tu 

respires une vie pleine de félicité. Le pieux Mar lohannan 

«a la langue par laquelle tu dis une gloire nouvelle à ton 

Miitre.Tu as Àhroun, Habbib et Houneinpour desoreilles 

-..c Ifsquelles tu entendras la parole dite au bon servi- 

leur. Tu as France et Soubhalmaran pour des mains avec 

;.:."iiclli!s tu recevras des dons magnifiques. Tu as le saint 

1 martyr Mar Knobaya pour une poitrine avec laquelle tu 

î aspireras à pleins poumons la révélation de l'esprit. Tu as 

j Vaiiiiî-'Ammeh pour un cœur au moyen duquel tes enfants 

| ...■•.|iiii , reut toutes les sciences. Tu as l'ensemble de tes disci- 

I ■& pour des pieds sur lesquels tu iras au royaume céleste. 

: 'i Sabriso' tu parvins à la possession de toutes les per- 
j 'ViiùQS, et fus exaucé dans tout ce que tu as demandé 

; au Saint-Esprit. Sabriso f tu fus gratifié du don des pro- 

fpbéties, et tu gravas dans ton âme l'image des vertus 

t i ■ v 

f (les- apôtres. Sabriso^, tu méritas les deux espèces de 

«ion : la confession des liens, et la victoire sur les 

v 

)ns. Sabriso' tu fus un homme caché et en même 
temps un père : un homme caché dans ton corps, et un 

' r o paire que tu as engendré spirituellement. Sabriso', 
■- '■pëus'des prodiges et des merveilles, et distribuas lar- 
dent les '''faveurs' spirituelles. Ô Sabriso 5 , tu guéris' "les 1 



209 



Cédar : 226. 

Chosrau II : roi : 245. 

Dahkané : village : 261. 
Dailoumiens : 245. 
Dakouk : village : 253 n 3. 
Daniel : prêtre ; 260. 
David : évêque : 239. 
David : prophète : 246. 253. 
Diodore de Tarse: 228. 
Dnali-Maran : évêque de Heb- 
ton,264. 

Elie : prophète : 230. 
Elisée : prophète : 260, 
Elkadao : village : 256. 
Eugène : moine : 223. 
Evagre : moine : 223. 

Gabriel de Mossoul : 226 n 1. 

239 n 3. 
Gabriel évêque de Salakh: 264, 
Gapitha : village : 236. 
Gausiso' frère de lohannan: 246 
Grecs: ère des: 169. 170.252. 

258. 
Guessa: village : 169. 
Guiwarguis : patriarche : 240. 

Habib : hydropique : 238. 266. 
Habiba Bar Sennavé : 263. 
Hagar: 229. 

Harbath-Saplé : village : 251 . 
Hassan : gouverneur : 261. ni 




Hayghala : village : 251 
Hazkiel : couvent de Har'»2Sft~ ^ 
Hazza: village : 2-15. -j^j 
Hebton : ville : 256. 264. 
Hessa : village : 248. '; \ ,, 

Hnaniso' : 235. 240. 241. %q 

243. 244. 245. 2 ;o. am." a ^ 

252. 266. 
Hormez: de Beth-Rébaî : 262 
Hormizd IV : roi : 2i5. 
Hormizd : père d'ablanad %>j 

copiste : 169. 170. ' ■ " ; ! 

Hormizd : Rabban : 264. 

Hormizdad:anachorète:22ô.226. 
Houneiu : disciple de Sabriso'; 

338. 266. 
Hrem : village : 23S. vîôa. 

lohannan : 244. 245. 2 W. 247, 
248. 249. 252. 260. 

lohannan dailoumaya : 245 a 
2. 249. 

lohannan : métropolitain d'Ali»» 
bène : 253. 254 n 1. 

lohannan Zabdikaya: 202. 263. 

Isaac : 262. 

Isaïe : moine : 223. 

Ismaël : 226. 

Iso'-'Ammeh :258. 259. 

Iso'-Dnah:deBassorah: 170.246, 

n 1. 
Iso' Sabran : martyr 220. 

Iso'-Yahb : 259. 
Iso'-Yahb. III : ralria:cae:288. 



INDEX 



ALPHABÉTIQUE DES KOMS PROPRES 



l'a II patriarche: 253 n 1. 
% n 2. 

ihlahad, copiste: 169. 170. 
* ( "pja'far almansour, calife : 

'Ta*/ » L 

.-."aham de Kaskar : 223. 

''i:a'..am de Nethpar: 233. 
'■• »a::am frère de Joseph : 238 . 

'.'IjO. 
. .. prêtre: 261. 

Âdiabène: 169. 224. 227 n 1. 

%40. 252. 253 n 1. 254. 256. 

261 n 1. 263 n 4. 264 n 2. 

j)ia patriarche: 253 n 1. 

■ :-i: 238. 266, 

■ i, Rabban : 263. 
■.\::ia-3ritha : 258. 

" e, village : 169. 
. ■ 169. 170. 
.■.-.-icl.orètes : 223. 



le grand moine: 



223. 



*53. 



.",r.za, village : 



255 n 3. 

.: .Sens : 254. 
| Apôtres : 222. 

dmaran : 261. 

imaran, Rabban: 253 n 1. 
■i\± 
i Arabes: 226. 229. 230.247. 
I Aradéens : 255. 
I Arbèles : 169.224. 233. 235,253 



n 1. 254 n 2. 264 n 1. 
Arsène: 223. 
Awana, village : 224, 

Bagdad: 257 n 1. 

Balad : ville : 258. 

Barbares : 250. 251. 

Bar Sanir : 260. 

Bassorah: 170. 

Bassos Bar Ba'nayé : 262. 

Beth-'Abé : couvent de : 236. 

248 n 1. 253 n 1. 
Bet-Bgas : pays : 261. 
Beth-Bou"ai :256. 
Beth-Garmai:231 n 1.256. 
Beth-Gasai : 256. 
Beth-Hadathayé : 259. 260. 
Beth-Hnik : bourg : 229. 
Beth-Kas'ré : 256. 

Beth-Koka : couvent de : 169.221. 
Beth-Ma'dayé : 256. 
Beth-Margana : couvent de' £ : 

259. 260. 
Beth-Nouhadra : pays : 248. 

249. n 3. 259. 

Beth-Raïkana : couvent de .-258 

262. 
Beth-Rebaî : 262. 
Beth-Saidé : 262. 
Bourzadde Beth-Nouhadra: 248 



271 



Perse : 245. 
Perses : 226. 
Pierre : Rabban : 254. 
Pouman : moine : 223. 
Prancé : Rabban. 110. 252. 253. 
254.255.256.258 n 1.266. 

Rawandouz : 264 n 2. 
Razikyé : 238. 
Resa : couvent de : 260. 
Rostam : R. Sabriso':238.252n2. 

Sabrfso* ,169.170.221.224.225. 
226.227.228. 229.230. 231. 
233. 235. 237. 238. 239. 240. 
241.244. 245. 249.252.254. 
n.l. 261.262.264.266. 267. 
Sabriso' de Beth-Nouhadra : 261. 
Sabriso' : évêque de Karkha de 

Beth-Slokh:231. 
Sabriso' : fils d'Israël : 263. 264. 

265. 266.267. 
Sabriso 8 : fils de Neklvwar : 261. 
Sabriso' : vieillard 238. 
Sahrigan : village : 259. 
Salomon : roi : 244. 
Sarokhyé : village: 169. 170. 
Seert : ville : 170. 
Seleucie-Ctésiphon : 257 n 1. 
Sen'ar: pays : 257. 
Senna : ville : 249. 
Sévériens : hérétiques : 229. 
Siwéon : 255 257. 



Simon : abba : 249. 
Sisoh : village : 249. 
Sliba-Zkha , patriarche» 253 n i 
Sliha, Rabban, 26 i. 
Soubhalmaran .• 239. 249. 25A 

251. 253. 258. n 1. OQfi. '-"J 
Soubhalmaran, métropolitain $y 'i 

diabène. 255. 

Tarihan. 224. 
tegrit, ville, 224 n U. 
Thomas de Marga, 170, 223. n 
1. 238 n 1. 239 n i. £10 «Xj 
i 245. 11 2. 248 ni.^ ■: y, 253 
ni. 254 n 2. 260 ,, 2.261 a 
1. 263 n 2. 
Tigre, fleuve, 224. 2!G. ' -- j 
Timothée I, patriarche, 239 n2. 
Tirhan, voir Tarihan. 
Tra'el, village, 264. 




Yonan : frère de Koznia : '202. 
Y ozadak: écrivain: 239. 

Zab : grand : 169. 221. ^0.233, 

240. 254. 256. 257. 261. ni, j 

Zakho : ville : 254. n 1. _- ; ; : i 

| Zamar : montagne :24S. oL268.: 

Zinai : montagne : '-'■'■>'>■ '*'$■ '$&>'■, 

262. 264. ; >i 

Zinaya : fils d'Iso' yahb 259. 



27Ô ! 



JjftKI' 



[ak: couvent de Mar : 263 n 4. 



s, 261. 

s": le grand : 236. 

y : le prophète : 248. 
"Mi i> s : patriarche : 268 n 2. 
3 n, Baptiste :241. 
rùsalenî: 244. 
ss é : 253. 

j, : couvent de Mar : 252- 
rt ph .abba : 258. 
se pli : disciple de Sabriso' : 236. 
tfJT. -' ! >6. 
* frère de Habhiba : 264- 



Zwanarcé : vieillar 



1 ' ViiJ 



vas : 



|:|.f|HI 

:0511e :ju^ : '&>■ 



, : village: 243. 
. ■ - ■ : Rabban : 248 n 1. 
de Beth-Slokh : 231. 
Mrwuyés : 239 n 2. 
fekar:223 n 2. 
butai): village: 260. 
ferkoul: 253 n 1. 
Khntour : montagne : 254.261. 
Bwbaya : 258. 
K«ta:239. 

Kodawi: Rabban :264. 
ferna : vieillard : 262. 

Ma-'alta .-bourg :249 n 3.. 
■1 ■'!■■'■ : moine 223. 
M.:- uiot : 233. 
•''-■■'Zl' : pays t 257. . 



Maran'-Ammeh: Bar Zinayé : 258. 

259.260. 261. 262. 263.266. 
Maran 'Ammeli : métropolitain d'À- 

diabèn.e : 283. 
Mar Emmeh : patriarche : 231 ni 
Marga: 236. 280. 
Moïse: 229. 235. 241. 
Mossoul : 226 n 1. 239 n3. 246nl 
Msihazkha : chroniqueur • 169. 

245. n 1. 

Nahsirwan : village: 240. 244. 
Néhémie : 264 . 
Xekhwar: 261. 
Nemroud : 226. 

Nestorius : de Constantinople: 

228. 260. 
Nestorius: couvent de Mar:253. 
Nestorius- métropolitain d'Adia- 

bène. 263. 
Nestorius: neveu de Iohaunan. 

246. 
Nestorius : prêtre : 263 n 4. 
Nethpar : ville : 233. 

'Obid: village -.261. 
Or : moine : 223. 
Orogk : 259. 

Pacôme : moine : 223. 

Parobo : moine : 223. 

Paul : apôtre : 232. 236. 237. 

Paul : ermite : 223. 

Paul : évêque : 263 



PKÉPACK 



I Vie de Bar Penkayé. Trois choses non? parai*« n » 
certaines touchant Jean Bar Penkayé; 1° il élail do Pi-nék 
village situé sur le Tigre, au nord-ouest du Dji'isirô noturlM^ 
Son nom de Bar Penkayé en fait foi, et ne signifie nul- 
lement jih de potiers, comme le croit Àsséinai:i ''2- . mais 
bien originaire de Pénék, comme nous l'apprennent tous les 
manuscrits qui contiennent ses œuvres (3). 2° 11 riait moine- 
la liste des ouvrages qu'il a composés sur la vie monastique 
ou à l'usage des moines et quelques phrases de la Hiroiiiqne 
que nous éditons aujourd'hui (4) établissent ce point avec 
certitude. 3° Il vivait à la fin du VII siècle: les phrases sui- 
vantes extraites de notre texte ne laissent pas de «liiiiiu à ce 
sujet: « l'an soixante-sept de l'empire des Arabe* niminença 
«parmi nous celte peste cruelle.... après avoir éviu'- la juste, 
«nous avons été poursuivis par la famine...* voila les causes 
« de ces calamités qui se sont ruées aujourd'hui sur nous, 

(1) Cf. Ammien 1, 20, cap. 15. 

(2) B, 0. m, p. 189. 

(3) Le livre que nous éditons contient à la fin ià m>U: siiiunte: 

eja «u.J?: JÎ3f? £&£à }!S t i,xk3 j!& «sa Jsc; Jaîvi !*>*?&'? jNoà.S,s &SJM.3 îbjï 

.... 1&i& s «S «r:y stf f>t.pi ■ 

(4) V. p. 141 et 179. 



II 



BAR-PMAYÉ 



III 




avait. une maladie de la peau, l'abbé lui lava le corps^T" 
de l'huile conservée dans la lampe suspendue devant le t , C 
beau de Mar Jean et de Mar Oukama(l). Guéri ainsi de ce'T 
maladie, Jean commença à se livrer avec joie à ] lt 
bitique, puis il quitta le couvent pour habiter seul 



cen 



'uns i Jfl ; 



ilOUif 



cellule. Chaque semaine il communiait et allait voi 
du couvent de Mar Bassima(^). Le démon du blasphrii 
livra la guerre pendant une année entière, mais par l e j efl „' 
et la prière, il parvint à le terrasser. 11 écrivit contre W 
suggestions de l'impureté, laquelle ne l'abandonna qirartr.- 
qu'il fut resté pendant une année entière sous la neiçe et ]• 
glace. Il traita de tous les combats des démons; écrivit rin« 
volumes sur la vie de la sainteté et deux autres, qu'il at)n(i i, 
suppléments;deux traités contre les sectes; un sur les bonnes 
mœurs; un autre sur l'éducation des enfants, et un troisième 
contenant sept discours sur le commerce ( spirituel ?), dans 
lequel il consigne toute la théorie sur la vie rdiiucuso. 1| 
composa en outre plusieurs discours eu vers, un grand nombre 
de lettres, un livre qu'on nomme principe des mois. \\ fa 
de grauds prodiges. Jean, évêque da Kardou, riu-unii: \ v lait : 
suivant : étant tombé un jour d'un âne, dit-il. in:i main se 
brisa, et je fus soumis inutilement, pendant trois mois, à des 
pansements; mais Mar Jean Bar Penkayé m'oignit trois fois 4k 
l'onction de la prière et je fus rétabli. Bien des fois on vit un 
tigre se poster au dessus de sa cellule; faisant droit m.\ 
plaintes des frères. saint Jean frappa de son bâton le ligre^ë.: 
ne reparut plus. 11 habita le couvent d'Argoul et fui (de- 
dans le couvent deDaliatha(3). Il fit un discours sur le.- mmurs 

(!) cf. Livre de la chasteté, N° 7, p, 462-W3; et N° lu, p. 4Û7-W& ._ 

(2) cf. ibid. N° 53, p. 475. 

(3) Ibid. N°127, p. 512. 



II 



r r ère Sabriso' .... contemplez ceux qui sont au premier rang 
^t descendez jusqu'à moi qui suis le dernier de tous .... Il 
'paraît que les hommes qui évitent le glaive, la famine et la 
,; )eS (o d'aujourd'hui, sont réservés ....comment il nous punit 

par le dur châtiment d'aujourd'hui... )>(!). Jean Bar Penkayé 
l'-vait donc à la fin du VII siècle, et non au IX, comme le 
T, r .''tend M. Rahmani(2). Nous ne pouvons donc souscrire à 
nu- identification avec Jean Saba, comme le fait l'auteur de 
.ice anonyme suivante, ajoutée par un copiste Jacobite 
,1a fiD du livre de Jean de Daliatha. Cette notice à été édi- 
(l i e par M. Rahmani dans ses siudia Syriaca (3) d'après un 
manuscrit du patriarche Jacobite de Mardin, dont nous pos- 
a-dons une copie; son existence nous avait été révélée quel- 
ques aimées avant lui. et d'après une recension quelque peu 
différente, par M. Sachau (4). 

En voici une courte analyse, suffisante néanmoins pour 
donner une idée de ce qu'elle contient de légendaire et faire 
juger du crédit qu'elle mérite. 

Cette notice a pour titre « hauts-faits de Jean Bar 
Priih-iyé qui est Saba l'ascète.» Elle nous apprend d'abord 
que Jean prit l'habit monastique dans le couvent de Jean 
!■■ K";imoul(5), sous Sabriso', abbé du couvent(6); comme il 

) Voir le présent volume p. 187, 189, 192, 193, 19i, 196. 

J) Studio. Syriaca, 190i, p. 65, N° III cf. A. Schcr, Revue de l'Orient. 

:, 1906, p. 23. 

:>) V. 35 du texte; cf. Ibid. p. 40. 

i) Verzeickniss der Syr. Handschriften, Berlin, 1899, 554-555. 

">) B. 0, W, p. II, p. 668. 

'. ^'auteur Jacobite se sera inspiré ici, du nom de ce Sabriso, à qui 
Bar Penkayé dédie quelques-uns de ses ouvrages, entre autres celui que nous 
éditons, ou bien encore d'un autre Sabriso f , en l'honneur de qui Bar Penkayé, 
■■ï!DR;e nous le verrons plus bas, aurait composé un discours. 



II OEuvres de Bar Penkayé. Eheé]ësu(i)à^C~^, 



Jean sept volumes d'ouvrages: un volume sur l'é-lucraj 



...... , on des 

enfants;un livre intitule principe des mots; un autre im - » *! 

le négociant; un quatrième contre les sectes; un einmii' 
sur les yeux ( ou sur les sept yeux) du. Seigneur: un S ; X ;I 
sur les particules grammaticales (2); un septième sur la n 
fection. De plus il composa un livre de questions. _ [) ç , 
ces livres il ne nous reste que l'ouvrage que nous éditons •" 
la fin duquel il y a. dans le seul manuscrit conservé à dur 
miah (3), treize autres discours : les quatre premier? traitent 
de la chasteté et de la sainteté; il y fait parler une âme LMirise 
de l'amour de Dieu. Les neuf autres qui sont on vers de 7 
ou de 12 syllabes, traitent, le premier, de Rahban Sabriso* 
fondateur du Gouvent de Kamoul; le deuxième de. l'antienne 
nommée ta&oaS usitée dans le rit nestorien; le troisième est 
un discours sur le dimanche in albis;le quatrième sur le Saint- 
Esprit; le cinquième, sur le Trisagion; le sixième sur le? diffi- 
cultés du temps; le septième et le huitième sur les Roga- 
tions; le neuvième sur la foi (4). 

III Contenu de l'ouvrage que nous éditons. Cet 
ouvrage dédié à un certain Sabriso f . est historique.' . explique 
et théologique. Il a pour but de démontrer la boulé do Dieu 
pour les hommes, à travers les âges, et que si parfois Dieu 
emploie la justice et la sévérité, c'est 1° parce que nous les 

(1) Assem. B. O. III. I, p. 189. 

(2) le mot roâi peut encore avoir le sens des Liens qui unissent !cs hom- 
mes par îa chanté. 

(3) cf. Livre des miettes, Ourraiah, 1898, p. 203. 

(ù) Nous n'avons d'autre preuve de la réelle attribution (k cps àiscours 
à Jean Bar Penkayé que le garant d'un manuscrit de date récente consent i 
Qurniiah; cette attribution est donc sujette I caution. 



IV 



,,7'moinns relâchés, un autre sur la perfection de îa vie 
^rituelle. Il mourut enfin à l'âge de 73 ans, et son corps 
m enterré dans le couvent de Mar Jean de Kamoul. 

1° Remarquons dans cette notice la confusion qui 
;te «lire Jean Bar Penkayé, Jean Saba et Jean de Da- 
Liha. Quelques livres qu'elle attribue à Jean Bar Penkayé 
'".,,{ lùeilement de lui, mais d'autres ne sauraient lui être 
, _ ■ ... : . Si cette confusion avait quelque fondement nous 
Irions tenté, tout au plus, de l'admettre entre Jean Saba 
.. Jean de Daliatha. 

2° Nous expliquerions difficilement, de la part d'un 
roriMo Jacobile, la mention de Bar Penkayé, l'ennemi le 
.lus implacable du monophysisme. Les louanges surtout qu'il 
ji;i du-eme nous paraissent incompréhensibles, si nous ne 
;,= cnt?iidons, comme il le fait d'ailleurs lui-même, d'un 
{ J/ ;i n S:tlia Jacobite, ou même Nestorien, mais à idées mono- 
I i.hvsilos. à la manière d'Isaac de Ninive(l) et de Jean de 
I jialiatha. Ce Jean Saba aurait vécu en 550(2), ou bien plus 
! probablement au IX siècle comme le dit M. Rahmani(3). 
! 3° Mais ce qui semble frapper cette notice d'une 

| ..îiiilamnation sans appel, c'est que, plaçant Jean de Da- 
| iiitha h la fin du VIII siècle, ( car il recevait, dit-elle, 
j -j k-lifiiofois la visite de Salomon évêque de Hdhatta,qui fut 
| nëque de 760 à 780(4) ), elle fait vivre Bar Penkayé dans 
j la première moitié du IX s. puisqu'il a été élevé dans ce 
•.irrnc couvent ; ce qui, dans l'état actuel de nos connais- 
S3iices, est inadmissible, comme nous l'avons vu plus haut. 

; | (1) cf. J. B. Chabot, Revue Sémitique, 1896, p. 254. 

4 (2) V. Assem. B, O. I. p. 433. 

j (3) Sludia Syriaca, p. 65, 

(û) Assem. B. o. III, p. 205. 



s* 



VII 




tïJlS- 



détaillée de la malice, de la méchanceté et des diffère 
sions des démons; il dit que ceux-ci ne peuvent faire aux hom^- : 
mes que ce que Dieu leur permet, et que, par conséquenf , i 
si les hommes pèchent, leur péché est voulu de leur pan e i 
commis librement; l'auteur compte finalement les fausses & • 
vinités de tous les peuples : «les chaldéens, dit-il, adorai&t ' : 
les étoiles; les Perses, le soleil el le feu; les Egyptiens, l'ail 
l'oignon et le singe; certains arabes adoraient 'A-.v/i / : ,. t 
certains autres Tammouza(?) etc. — Dans le sixième chapitre, 
l'auteur dresse de la manière suivante le canon et l'ordre des 
livres de l'Ancien Testament : &»*»<>■. &aii&» soi? 2=% X^&^-j 

■. k^cjàao ; ^àioAjïs u.ojo^iKiéo ■. s*ess ^esoso»»© ; X»2esoxo ; ^uj âjUb^ *<$!&.; 
îâ<&iisiso ï |«3i jijokîe ; JaiiJo à^.fôé s ao»2e s 2jL,e> sis îtsiaa.»o ■. l.Và.'O! js-J^ià 
.JÇâdïbs 2'àâfiî 2!>>Ss>é ■. Noi,sos {s*30o?»é ■. (josso ■. 2ï'»io : Ai.jUsâe ; A f :«ot»a : îjij;, 

« nous avons cinq livres du Pentateuque; Josué; le livre des 
«Juges; Samuel; les psaumes de David; les proverbes de 
« Salomon; l'Ecclésiaste; le. Cantique des Cantiques ; la S&- ; 
« gesse de Bar Sira ( l'Ecclésiastique); Job; le livre des Rois; 
« le prophète Isaïe; les douze (petits prophètes ); Jéivuiin: K x .j- 
« chiel; Daniel; Esdras; Barnch; Judith; Ruth; les 1rui> livras 
« des Machabées. » (1) L'auteur explique le mot iUm Pcitia- 
teuque par »? **w la lumière est arrivée, et montre dans 
ce chapitre et dans le chapitre septième et huitième le but 
de plusieurs de ces livres saints, en commentant toutes te' 
prophéties messianiques qu'ils renferment et en comparant 
l'AncienTestament au nouveau;il termine le septième par m»; 
étude sur le mystère de la Sainte Trinité, et le huitième par 
l'explication de la prophétie de Jonas. —Le chapitre neuvième 

(1) Remarquons l'absence, dans le canon -de l'église neslorien ne du VI 
siècle, de deux livres deutérocanoniques.,: Tobie, Esther; et de den\ pru ■< «■n-j 
niques : Néhéuiias et les chroniques. 



VI 



. méritées par nos crimes, et alors l'auteur expose longue- 
: ', : l'état de la perversité humaine, dans le temps qu'il 
: -' -ii. et prouve que la punition de Dieu était juste, méritée, 
." -iaire; c'est 2° parce que cette sévérité est employée pour 
."-,■] c- bien;dans lapaixnous n'avons pas voulu nous convertir 

. il nous force, pour ainsi dire, au repentir par les ad- 
,- ï - i ï (' s . Malheureusement l'auteur s'appesantit trop sur les 
-'.\,.ns théologiques, et ne donne quelquefois qu'une très 
■•;,;,. part à l'histoire. 11 a ensuite un style trop concis et 
B ne marche très alerte qui ne lui permettent pas d'aborder 
,;.-j iiiils et des détails qui nous intéresseraient grandement. 
Le livre est divisé en deux parties , comprenant 
....,;,.< les deux quinze chapitres. La première partie comen- 
, : -i l. t création et finit à Jésus-Christ,la deuxième commen- 
ce avec l'ère actuelle et finit vers le commencement du Vfll 
: ,'.r!c. Le premier chapitre traite de l'hexaméron, et de 
ire du monde jusqu'au déluge; l'auteur explique scien- 
■..■rincment et mystiquement les six jours de la création, 
d'après les sciences de son temps. — Le deuxième chapitre 
..■■i.fiM-nce par le déluge et finit par Cyrus, roi des Perses; 
.■■[l'.-iir y parle de l'origine des différents peuples de la 
'■i:i\ et donne la liste de leurs rois; il débute par les Juifs 
■.; linit par les Assyriens et les Babyloniens. — Le troisième 
'...i'.i' de la fin de la captivité, et énumèreles rois juifs et 
qui régnèrent en Judée jusqu'à Antiochus. — Le qua- 
li'iiic est mystique et commence par prouver que tout ce 
oii c : st arrivé au monde était prédit par les prophètes; de 
'.''■■■ < i! parle d'Alexandre le grand et des Grecs, énumère 
les autres rois delà Judée et finit par Hyrcan, fils de Silias, 
'•par Paco rus , roi des Parthes. — Le cinquième chapitre 
w théologique; il contient tout d'abord une description 



^âl& iï***èo Aafc*. x é$%o t 5kâo? oi^âu^ ^"â&i, ^ ^ 
^iâ^a (l) (^ft^Si) ii^aà Jau.* ^iâ Jîîi jj^ 

,"',••' •' ' ' " •' ' ' 

oi.à©3 aoAû « léâl A*àô*#? kfZ^fô bée- t Âàaîioi 

^4 U'I . ^XâS ^Sai ^4 J&Io s ^ ^âX fôfy 

jbâta$ Zàsa^, âôA© . ^lâf IftJ^» mS^Sl Z*âsb"6.-'i 
IÎ2 : *a*aJtt ^ ^ i*^ !=4 ^,? : ^ 2£ Z^i»'« 

a^S »» Aio s ^àcn ^ô . Z&à Hbô ^ôf &*,? 

2<$**a . Sffisâw *ïï tfî ï|4X ^?^' ^9^ e ' ^^L 

(I) Manque dans M. 




VIII 



-jt l'énumération des divinités de tous les peuples, et 
Ji'.'r l'enkayé y fait ressortir l'inanité et la fausseté de ces 

.-.us. par la corruption dans laquelle tousse vautraient. Avec 

, .-bapitre finit la première partie. 

Nous n'avons imprimé que la seconde partie qui com- 
mence depuis Notre Seigneur et les temps apostoliques et finit 
vers 69^; la vie de l'auteur ne dut pas se prolonger beau- 
coup au delà de cette année, car il serait alors âgé de plus 
,j e 80 ans. Pour donner une idée de la marche générale de 
tout le livre, nous avons traduit le dernier chapitre qui en 
donne un bon résumé. 

Le livre a été publié d'après deux manuscrits, dont 
l'an m'appartient personnellement et l'autre se trouve présen- 
; . n,i-iii à la Bibliothèque du patriarcat chaldéen de Mossoul. 
Le mien étant tronqué à la fin, n'arrive qu'à la page 161 du 
présent volume. M indique mon manuscrit et P celui du 
patriarcat chaldéen. P est écrit en 1840 mais il est copié sur 
bd autre daté de 1262, comme on peut le voir à la p. 171. 
En but de faciliter des recherches ultérieures., nous 
avons mis en vedette le contenu de chaque page, et nous 
avons dressé une table alphabétique, très courte, il est vrai, 
mais qui permettra peut-être de mieux saisir l'ensemble de 
celte volumineuse compilation à laquelle l'auteur a donné le 
curieux titre de principe des mots. 



A. MINÇANA.. 



Mossoul, Janvier. 1908. 



^% 






3* POURQUOI DIEU NE NOUS A.-T-IL PAS SAUVES DÈS LE COMMEXCEianJ 

loài A Zïa : wik.» .©erutbaiS Zaci a! ai ; ZA6*£ 

i£ô . ^écrtiia^a ^ém*^ ^^ w ^ii ^^ 
ào TOpo ail iLJk, Uâen • ^éxwAia ^ôot^ A*J ^^ 
s $*&* *£?,? &&?£ **«" Hiû^o ^alj, *eù î oà'çut 
Mâo jUa» ttJl ©ers : isô^oS ^ta&>£ *\ac ïi.\î 

«§Z oZ i %à**ïâ V$Jb*a $&&*£ i^ Iôct 1^ 

Jô -À^t t ZootJ t%f ia Xôi èè ImJÏ ^ais 
aLï,j pijk : lÛLpi l^L^â, Z»«s Lc> .&&»£ 

. Jl&âùoi jwî . Z#9«k* î% ^V? • *^ ft J *^- 



DIEU ATTIRE LES HOMMES LIBREMENT 



*2 



: ^âi» «4?^ ZctÏZ Zû^io ^| Hâ^ ? 90A0' . iS^ 

jj^d jtfl • 1»|Aj w^a^ai ^ôAo . (iéS^ ô^m 
. x t»i a^ ils ÂMJb ^i ià^fô tf ^w 4f s 

,«w Lâ'à&SLs ^ ? cî^oa^Aio ^ ^a • 

^ÀîLhj ll'ao i^Jx Zï ? " A f too6A»wo^Z 
4 *a 1 «) iâ*i ^i pjp* iS ^ ïiàwS l^isS 15 
L.ù^ x l lL\&à% t LSL*s Z^é ai) Zem V 1 *- 

.Lk;^,| aoiJa l^W ^Z m f ^âij ^05 lS>ô 
vJJZ ftà^Zj z£j^aé 9 Ja ^ ^âô 5âè4$ aâ : 



5* 



LA TRINITÉ DANS L'ANC. TEST, 



<$L*»a A f Z \^uj lli . &*çu&? Imù2q iÇT^j" 

(i) £ jtoio.iiàô* ^b»,? s Zj^L*. tfâ* ^ J 

&*»? Z&ifëZ Z&M&aaA ou^f'Z Zaw . enA^ài^ ' 
L&àm 10^4 X^Ams . ZxfiHô Jttaàé^ ^ 
. fea^n U»oâ?ô zisiô ZJ&Z ^Za : fiLiàe» JKi^ 
çscjL ^m@Zs ç,i s Z4UÀâ&A Aûl^fô 4^ ^ ' t 
Zbo ^Z &S? : Aôot Zjà^É ^ j ooo! ^.ié .lusj „\Ui 
ôw^Z ZÏZ . ^oaàij Zseè *« à f Ai oZ ^.hâo £ujj 
Zacft .AL Z|i^| 4Z ^*â . t îi^ '^i fâ 

Zaw i ^éci»À»Z ^6©?AdlS.S Z15^ Aûôp t loààîAs /; 
^ô ^%à Zawo . ^ôarAoâmiiaSs ^Z Aséi Z&^A&Migi 
tJwàXhâ ZaKsôJH wjOi&Zft a^Z h a Zxw. A^lsûotii 
&— &IAZ* Là© s t fie&b A^a *âZ H a Aiô*SAl-" ; ''i 

lS's 24^ . rjMxù 14^ . ^ctAi z^&të ^ 

Ui^Z . ta A£a l$\L âA AJ . Zowi too bs 



D1IU PREPARE LA VEHDE DU SAUVE0R 



*4 



(l) kàa Manque dans P 



(2) P )2&)>.i*Q 



, 'téStai M4S Uj*ao Xà*i ^ 14^ ^ s 

^ *ié Ssà\$éi ajo jiac 4^ Aé^ 'z^L^ts 

iû-3 ^o4 f Za ôcà t zia£ ? (i) 24^3 ^.^jb 

.AXV 3 ?? * A f Z^ Ai xi|ô , cnadûms U ô ' jai^Jj 

iV»o ^^o Zrfl Z^ Jfi tf*. jÇaj ^^ ô 

■M^d iZ^ô ^âduo ^ada Z^ô^jé Ilija, Z2^ 

W tl? ^ • ^ 4Wbç Aà^ ^S o^ 
^^ Z407 4^s| ôw HH tfj^jîaùi ^î 



7* 



LE CHEIST EST FICS DE DIEU ET DE L HOMME 



IéS'2 M Âsh pS ^gXiiitplÙi & ^uï ^*-; 
Xisj I^iM ZS'ZtU*fcsô xdati 4&£ta ^bîiï^; 
«tfab %ô ^sàsI 1*M& : M***> J^&i a.^ 3 

ào* : LaaIo^ ooer ^ôcrAduSi ^© ^i . jacK^i 

Ixi t ImS'in ©?ia 3Z H a jcrûi&Za . sciais ««u,; 
Î90XI pS Ûè 1 lilhp tisùAû . Jd&taàâô jUj^iJjqiî! 

/■ _ / Y, ' ' ' /' ' " " * ji i ' * \ 

ZLZo » «r&ujLa awi «ào iaô . Zia3 )GUa i£[ 

♦ •Krraiiw Zôo&j Z«i*Za wt\ôâ ZÏZ.£m Zw*j Zl :Z£a$ 
», tien ù®% . Z<nJ*Za wi,3J3 ^50^0? ^atS Ji'a ^: 



LE MYSTÈRE DE US™ 1 TRINITÉ ES LOI-MÊME 



* 6 



■■» \ao»Zet7U jUxm! Uôi^s^a liai ôêS ZàâZs 

*&**< ' ' " V " ' ' " /E #' ' ' n ■ 

■ -sues m*ô5ô ZÀao tel t Zowj» &o1m iiôib 
■ 4_ ©uJ AfZ . Ixaatta U*fiâa isào . Ziaa ZaZ 
p, ;iti A t 1+u& zlh** ^Sw t Ztif Uaâ ^sôAàô.^® 5 

^s*^* t*^ s ^? û * ^^* t-^ft'Hâs aâp^aw&fZ 
^.isifc-va LiSZo • Z^ou^aS Z^aé Z<$ai»^ aS . 

,jsbûi£j .Z<^A^ Z^># AaoD Z^u»6aV» i«<Co A»Z . && 10 
jsoà^îo .ûàSaSa ll^Z4£ûâ@Aào oS ^5 Z&du .'.. 
UNû-V»: «;■■■ ZÏZ. Z^C^aâ* «19; ^iva^ ^»a Zâw.àlSZû 
■.ittolïo l&Q^A Z&iâ*> Zï ^»3 , Z^,4àâAàâ ZS' 
•AilÂ^h-. ILftiA^s Z*âw » liai vSé&i piào iSù 

i jusjh3 ^0 ^#Z &S . l£tiâ .fôdiS ia ^o Zâwa &\$o 
àJL . Z^aS Zl&â »x»îa ^b ^*Z ZBio î 1%S Lai 
^1 . âi^as oZ téîutli ttito : Z^ûAtZ Zi**s à A . 
: Lscb |,lsf S Zxta Z^i«,l oZ ZsaoS aSs ILâo 

i4.aâ Z.&aJL Zaw ot-A*Z iA 3Z . && U**X!®i 



9 * 



POURQUOI DIEU ENVOYA -T-JL SON FILS AD MONDE 



UNION DE DIED AVEC 1 HOMME 



*8 



Ulcà W7ô4' 1 ^^° ^^M? a 'é^S lié a,^- * 
. Z«*£» Xà$à «7©4f ! ^ * S4¥ ^|4^ ^? U*** 
: j&h&o X©4 wtô^f 1 *^ ^*^? <?£ ^ '--! 

© or L**a îuà» oS . Ziô&i Ziûs ^oa ^2 . A f !&&» 

. Ioot o?£»to bedîo : <&â* Z^Là^éZ *»* lé*. '. 

>âi£ttôi ba^S «ni AJs t Ziîs r ? Z$w#*?Aàûio: 

lèîte^i en^Abp 4i :1}ÂJ? *«» à*^ &* 
law cuJk U» IS^o Al ^4* â»b . :&&> 
^lS àâsi J Z&*bo jaàSaS ZisaJu . Z<$a*$*îAm ' : 
îlèd^i A**A lo«6 . zMfi ««te locié wâ»\ ZwJï 
^jU 4àû.J3ô : ^i ^àJl lôâmi A** Ai ^X»4?'S 
I^aào^îwiaS Z«ÏZ ^ Sxo *3&Aa . ttis Aàâ*fô ,; 

ct*a*«ji t I^-îV* *^V? ^W l **W' : 
. ZboAA ^ Zfcéûai? I^mZm . wifô^s %V? 



,±Vo l&a ZxwAàs sé.j*!^ Ziaitias : Uthâcâo W70$*l3. . 
^ ^©i? w^ûiSi ^ ^io ^écnS Àlâpo ^X.^ 

, fl ;>sl liÂxi »ci Zii^e . Zïajiô Zfôftâoia attifa 
w, cuZ.-L^xmÏ Jenâ aU^^oi &»f*AZ ZS ^32 

iïiia Za« &3 ^»a a^ * Aoti ân^SfZ JUxjL Z^jJ*|i s|a 
Ai, ZAS'iaiâ ZAèiàô SmSss ©tâ^s : A àe?AQjâS ZiSdo 
J afyi tà'àoà i»5i»- ^=1 â»i? : ^»^ »Â ©?^aâs 

¥ " ,i y/ (B / e i' \ " Il * ' / / \* 

&vAm ^4^ ^?? - ^Axa Oâo4>àAl 1 2<4tiL*ûu»<fa 

coA,#2 . ImS'ia oiiaè : IfUâlâo a^sés ©w aiâéis 
* < / . ii ' ' j ji / . i« • • ,iii* 

isoaawiso . U&£ ^l#Z^ô Zl^A^a Zwiïis ©lis 5u\ 

, t .! • ,/ I ' t tm \ ,1 I ■ il /m ,1 ,1 

:|kLAI ^oô| Zl'aa Jw ^o i^fô . Uîâi ^LZ^ô JtU»â 

cîtst ZmS'ia wia oto^I a^*o . ZaZ U*a ZâôZ >too 

M&Aji, A*.sia ^p ûa^»Al Zi^çoulaô Z^ômS'Zp.l^o^ 
v ocr«S;& ôscjûZ aÀ Zl là t Z^ûâai Zâô^î^su^ 



mi 



H * LES iNGES SE KÉJOUISSENT DE NOTRE DELIVRANCE 




v i? {fa *$? ^ ^ s ^* 2 t à ^ < "**"* 
. ^àa^A^Si ©4ô7 ^a*.A* éWi f Àiô . b&xà A 

pin . oocï ^q^> ^âi ^«s e^fio,^? foo»» 

ÛZl ^ÂQ . ûèffl v *aiû» I$*s? làâfciô Œto 1 
. ^A***.o «\i5o|s <wt H *ôod A4^ l»*?«s 

:Ztâ à»Z Law? 6c* ^^^ ^ sis ^ ^*\ 



ETAT DU MONDE A LA VENUE DU CHRIST 



*io- 



■ \s.»s W ^ J Zoé^iU» ifÀ# Z*âw i Z^f»V* A©cn 
.coïÎk A?? %■*! ftjî^? *& ^^*« ZxIXiaiZôJ.^ Zqor 

'Jt&î là%la lÂââ . Z©^ «âiÀJ Z^,»iâDÀ : pâ*,ia . 

c«l «J^ «-i ^^s ? Zidâ ZSZi'^.iô J A*iô 

lAftiS A^Za ^aJ^ Zx*iâ 5u^ ZSZl» . lise «aS^lS 
v»s : % ôaUàoia*K^ ôSrfi Zm.Aa* lÊàiéiù ZâX 

t D5^âji ^ômS Aodî ll^iw Zsw 4dS Z^cnSl ^| 
.tçâ'ôAs Zia-îkis â*!!*»! â*J^ ^ôotS Aoci Zi^i^ 
<h — ia ^S ï^*isi . AÂ&aS lisais la^»i Zli^Zao 



13*. 



* MYSTÈRE DE l'àNNONCUTION 



lL*z*i Z^JôA^i Aai . ^i m^*i M&aiùJI 
J)d^ . «S 'x»i &oo . Aôûi «^ai i£*p 

Uw . Xôjci oi^ft lia Ai o . las <**&Z^o ZlJ^ s ■ 
U*aô cd \$i . liaAi X&L* aiiso * o» Zo«f .--'.'" 

ôrf cieu . Z©«§ il A à» e^fldbôiô . >*iù «a AâUa 

àIm î i^w y p» ■ J&lki ôiâ,^ ( i ) Zd*.o tiouwa »'cr u 
bé& iàsbô ^5a£ : I^aaiiiUa Âaéù6 âUs Zs* ; , 
**&**& rf ^ùb » A#£»i ^ £ #**• AL* . Z^akâAo 
**U !«£» : I^a»s ZsZfl Aiiàbo Lou. AL» . fcia* 
ô^. f âAxX Zâ.« ^o? « Lft**o &» i&fl U***4 
. Z^&S? «Lai ^ 4es%f AI : pi l 6Z ***• » waJ£*is 

l^ào ^jMj.(2)( ^ô&aaif aA*)^.â» £>? 

tâ* %^î i^Mû.^»i3 liai mà^stem 

S>Â* t*A pua*. Il Z&sXa bw IootA )*| ^?? 



LES AMGES S 'ATTRISTAIENT A NOTRE CHUTE 



* 12 



(l)M. }& 



(2 \ Manque dans M 



^ ? . Uo^S ml' Àjs Xwï A^âi ûl . Z^wotsi 
_ j^U,s wr&i» AL» «i% s j^, il csâa 4£a 
^ , pietai ZiZiias îsiS Inll \*$é dd l|i 
•sa&^J ùSû i Zaefea cuS Zi^» &j,i^ùoi iA Zoé 

Jcri ïasào &4£s iâôo . Ék Am lia Z^dx^ 

*"™^ ' 11 1 1 ' 11 ' ' im it 1 1 

i^UàiàM ôSô A f Zi fS't ^^s . ZïwSi Zxiûttsdio 

, « ( ' ' ' ' / 1 ,i a ' 1 t 

■ ' '_4/' \ ' ' ' ' " m I ,/ 1» - 

nïs&tiû ^miii® %U $**Jié&ï U^AJUâju* A^A 
;iô.*»S Ail» Z^C^âfô Isa? ôâdfô,iaS 1 Zoo? 4^i' 
ô^â oifix *. I^ùxU Ml li» ô*\ Uâw . ZalXiiS 
lus*;. aa^â^ÀI aa p^s . waâij aâ ^4V? i*f^is 

i^i-âfts «4^? AalSi . Z^^ô£ Z^k» lîi^o 

• I*\aiâ ll'a Utsuaçao t lâiâ lia Z^aàwàA «ju* Z^ 



15: 



IL'-" CONTENAIT 'QUE LE CHRIST VINT NOUS SA.UVEÎ 




NAISSANCE DE NOTfiE SEIGNEUR 



14 



léJi Aàà i l^aâ^ô ï4^a^ù l$*uà± ; ?é , 
las y ààô.4 : I& cùôj ? e%>^ x ^ • h ' C ^ *&* 

miaas l^\*S &ua»+i* *4 H 5 ? *H • ^ h* 
A»Û%y\i oc* ^L &? ô»Z« AI <•» ^f : 1^'ïV 

tf: ^ low £-4 A4jôx\» oena îu^àV? . t f**â|- - 

kl Iôot^' <\tâ Xfebf Myè ai» AZ ^ : U** 
: jL&Û l^V ^ ^ 3* -^ ^ '° * ^^ . 

|JU»ô Làalsû 14&U>* l^^fl? ^*>£ î %**><§; 

: £>"<*»£ U*»** AZtiâc* t«^;z|^x^ 

Aoc* faUàtf ^» . ^ %,? «*¥ *? ^? ^ 

Aqor % . *«£»& $**?* * : <&*?* "t 9 ?^ v 
*> wjôJ-ZS ââ^éî^ask l^îàû*. Xûââi lis? *4f 

' V '" ' — " ' I ' _ m , _ ' .-. — " — ' T"*^! 

■ .(i)M. )£*£ 



■ïsaàO$-jÛ? ï >*i?k l^fÂw oiâpj^ w&lâ&iaa )ouJbi*' 
<us tfâ-s AZs ô«J Ixta oiJu^o . lil!' xifi ' 

5 fljw • Z^oAfZa Aiia ^p ^#1 ûLm . dz HÂ*> s 

. -s Z^aji^iiais l^éù *.*s lS%a.5^* . ,i ^Zo 

:;,Uso ZmS'iS iLl» &»Â ^aa ^Ai s Z^Jiâoio 
I^as© U^» sut JUbdLb % ûcî*iA Zétôia Zi^^a 
AûoZ? ^»Z JUo^câo i*,âw ^^âM . I^i£a oi«ûiâ' 

,%ïiAl |3û lis A. Uii Hôte Zftamj ^.Z Ifôiôs 
'.ibîÀ : létôi^ô Z^ft-iJ^ ^p oii^L otJ Z^*» is 

w-ijAàoa l^^js. Z^ôâa£ àoa ZiiJo I^aloAsi 

. aaljs Z^Z Z^d*, z4*ia 
■ZôôJixaéLii ^Za Zâli^ ^ZaLAZ -^ôA ZM 
<l?ôj Z«li AZa IS^ap Zplaaa^^^S Z£a^^| 4* f Z20 



KOTBE^EISKEUE A CHATIE LE PÉCHÉ BàNS SA CHâ: 



17* 

jtèé&oi'wbaA ?.? ^ ,x ^ ^ — l ^*** 1^-4^ 

l£M $' *#* làth ai4 ^ . u,- &m 
:îù»fe Ilf4 i&*» wkas^J *»cn â-O. I*n l\,s? 

(8) 



l'Incarnation convient a dieu et a l'homme 



16 



Mi 



5ô3 



v4 ffS bw . l<v»^ Zd#Z AAs© aûâ jtfz t AtUsâutl 

,\0«' I ,!• \ '' 1*1*1 ' 1 It , U i • ,1 

•jJAAfc r ùmi Ux,b > i'Cj. JZUq tf&eâ J| ^Z 

or ;sé ïôotJ Zctffa ^Zô : ^UaSçâ i^ào© Ixllis 
*ïii-sû ImS'l '^£f l^usi t ^s CTAa^i^ ILbo s Jsaï 

:'■■■■' ''.,1» , .—• X^7^,m , 

I i.j^.&ûbôj ai,£j t ôdlaS UaflJLa wAk» ^b 

j t .*3 -^.^i'A^ s Z4à;s lia? ^ ^JàÂM lôààol 
| : ap,? Zx«âa ZmS'is (n&àttia IjZ Zai aAa i4M 



FP-I 



19* 



_ CAUSES DE GE BAPTÊME 




■ 



oi^ia ^fiboà® p$i* o#a* Z#â* ^ttaa» : Ûéii 
ei$a4» i\* letffe lia «ro&Z *$, ^.% 

a&l U* xiofa aôAo ^AZ J&*» <£ Jàa?a« 

Z#»?fee*»? UÂ9* ***** <?? ! ?#*£# • $fe 
^" t 4 s U.çî Ai »to^ r a <V . fixa *»*? 
AI Zdb â4 r M * X-****» &<£ 4aâ r ^ ; i 

Ua-i'tfp lie* bkUl 14^ # . #»9*° ^ 



BAPTÊME DE NOTRE SEI&NETJR 



*18 



•pas : IxISb il© $jla 11 zi^Aj v or Zje* tfî 
! A „> ijfjào làUf a% Zac . ZAaâtt Z^^Sô 
^ AôS (2) ^iba «ssiiîa ac* tf Z . Zéw i«*àô *4$ 5 

\ M,:ia&o A»&8>«o 1 &a&ba jU»oÎ3 jûL^a <n*&L»3 

| j a . ^qsJ ©t5!$î ,3» Siîâ l£©f ^oii^ Aàà 

,. U,*> .j^âMJ ^ JiXë0 w4À^ ils Z^sw* Ï3L&033 15 

, .^M Zi^ftii ^JKjà ^«bZ ^s ^Z Z^J^*,»- 

| :^où» ^â : ^)w ^> ^S 1^» 5^3! àâpî ImÛ ^» 
o ; ■ k'&fci ai^£ feiS A^fiJ.1 «nS* %â ôxS' . cciiièoa 20 



21 



PREMIERE TENTATION DE NOTEE SETGNEU: 



eii lèé âUx : U,$ç& pi,* laiaS ♦ lài 
cul . ci**&&i *2&1&1 : icrouiào^ia tels 

Agitait h#is^ : wâ^-si otj,*^ ^»Za 4â 
Jj^feip ^4 Zii^ ^4 . ôw pL* XaifcxX 
: I007 >J^I ZÏ ZLs&**i ^i«aS aâ ail 1 lèt 
\-*&c* ^aCi . Z4s^ Z£a lé oi fâà.» Aà 
A*** Iài.3 ZsZ piZÏa %»ô . *J"^ 11' 

1 t* 1, 7^ . i • ' 'S « V *' /■ " 

.wAL ^^ô «nil£ô oxa&m : Z^»* & 
ZàLttA Z»ô^à *&a3i*» Xii' ©m A*ZjZ& : 

Z|5a\ ^2 Z^o&âLâa J&» mSà^iS ^ ^JLs 

s ZÛS enS wkxZ IîjA^ss, zLtoLfôl jâd.s 

lA*x*$ ^i liàé . *d£ i&Si Z&l? ? 

aà^ié jba«la Zow JS* A»1tei . «A as 

.. las x*.sô ZLâi 61 : 5lmZj *it <^»i . î 
1 AJ^a Àîî à»J&o àjZ \id **} ^Sîbï 
U^a .. ^îâ* ZéSb U$ùo* piao te % 



^Zf Zil3 i( i 

. pp^'. 
É w5kXAt| 

,3 OZfiiÂZ-i 



CAUSES DS CE BAPTÊME ( Suite ) 



*20 



: 1^2 



,« « „J,a» ^Z lJÂm : «7â-sZâ l^àts^a ZA*» 

»s Z^*^» A.a**i3 kSûéi^a .Ash % ù^X^ 
Zft^sj» ^4 Z^i^ ^i^cè «#w Ziw . £iôi* ©^07 

»ï /fis/ e '«( \^« y^ t ( (S 

-tous iL^9 6 '^1 3 w^a^^l MSu» w^kà© Xi* 

J^aâ lias s pil^o ^y&» M %J, te . 007 jU*ûâ 15 

:«ioé ^ ^ : »i#4Zâ Ziw . ^lj| ÔCTp mxia ^»f 
(s) Z$*S„àft\ô « hâlaZa ôwî w^.a»s,^ iL»a,bi»iô Zl*ôâ 

H-ï3 Z4^i«^ * Zidi ®W i^SOôâ »w Z*A1 Z^Û.33 

tf>i*.v- A^.4 as ? Aàw liii i^ ZÏ . Zl^Ô pL^ 



i) P. 



tl? 



(2) M.j4ta*à&Q 




23 * DEUXIÈME TENTATION DE NOTRE SEIGNEUR ( Suite ' 

4io; Aii zl^3 Afô,fôâ,4nwi te iha teokJ^ a .y^ 

3«jhA»ô A»tà*â&â : Ali uxafô liAtooe ïVali* 

JLJkQÀM && ^abai ^#Z t q£ axa Ziîaj JJ^ 
Jwdb»Aâo AslkiX, tf l ï A4i*sà II" 14* # ° • çkaJMaS 
: A& loé tel o ^mïù !*&*> . ZenS'to tel Iksi Àilu 

^»A ^> ? 1 01S AU ^f Zi~? i^ ^ . &ûo 
çp p\â : Z%âsi ^Z wrû^a ^ôâfli aoi *^;,\-. 
«^JjéiAA ^LÎi tfs : ^4 â Aoienft ^o «S' â&ûoçts. 

1 ik^î ÀfA- tfâw ^4? *? : ^ûâflkka ^ ^Jb* ^ : - : ; 
aâ v di Sl *sa . ^uo «nia ^Lia Ait A^S À*Z *âZr-; 

^ s xii aâ ili az ? . ifcâfcf. 09 v 4^? #** ^ 

^aa ^ AûSl î AÎZ teLLs iaa ZmS't ^ o ci )# «T. 
. ôi^^ ^ lia ^a UàwâU ^M J»J. ^|?;:^ 



DEUXIÈME TENTATION DE NOTRE SEIGNEUR 



* 22 



^àâ^i af?,? ôé t ^ tel ^ piks* ^Zf ^4 

^>s ;S> : z*»4 '^^s se) ja ocr w^di; l£ 54 

h «o ^s.Maja Z^.5 ^ ^ASZi ^1 pi* 
. ;^3 soi» ^' ^ I Z^io JK5QMJ ^ aâ î ZjÏ if 9 Ûl ZM s 

AAi %à*Aé .ôoifôiia U&so Ils Zi^is Aa^os^s 
lfa*ïs i^eui^ài 4m#A ^dirâ^ yOoidOAÂâ H=^ ^*Zéû 
; û(r ;î'' » Al» Uâô Ifôéùai ^p 4^âs Jtf I . Z^eùés 
,tfï A^ot À#b ^Z i l&âa UJ» *à»tùa l^tls pS 10 

j,jpo i*£ S^ % ^z s ZmS'is Zyfû 241^ ^ â 1I1 

;«\çuuôoZ ^ Zow A*Z s liïk^S ^»a Jl . ^iqj^Z 
èbtefà «w .ôiJ^ Z^SZ AîLo &i*âo 5u^»3 l^i*#Z 

« ZïctS'Z >&àûôJ i£a Zi&g&»*» 

3^A5ô Lii^I IjàA,Zl ^ôAô . oro^â «^| yjfô^AÎ 

tàiZa ^S AiZ wto lZ t oii ââôZo li'd#aî3 Z&a 
:AîZ5ùàZa ^»Z oçr Z*âw )at$ ^1 ç AjwAi tà$i «^x 
:?àJjâ l^i^s AJZ Uio Aîi SdAâô AâZl^fâio 
^*iw AoJ tyo t ^l,Aâ Jftâ 4i4» 54 Zaw 



îs 



20 



f5 * EÉPONSE BE NOTRE SE1&NEUB AU DEMr :•: 

U &IÏ : ZisLià liâx £>a Z-x^iô ^ 4^,|Aô 

îujk A*$ . A,jAj!3 LâO ÔW ^-âAsl Ict Allô î |||^j 
■t o»3 âà^fô IjAOT *3Ô2uH ♦ Cjs^àJ ^i^a I«às|j 

^o 61 . ftA-fa^a ^iio JLwta l$âi ^~- 4 *4 **> 

ZjMa&i kl. A*A* t JtfJj^ (1) »S ^ï iyfici A&y 

liaxistà ÂïZ làw aÏ ûiâ . las ;,-i*# ,■: .iwi îaV 
<j#a**s.a liiSusitap ^i ^a Zil .ZjîUL)'ô ^x^ 

^f ÂaiLs l4i^9 %«^ %»^f l <#? : 0M5^» : 

JLÏI î Aiiix> A..î! aâ«i^ a|s ♦ £&^,*A-j Aï; :âi 

(l) J&S Manque dans M. 



TEOISIÈMK TENTATION DB NOTEE SEIGNEUR 



* 24 



rtaoaif A^-AL^a pS lS'i\ Aa»*is iâaâwf 

i . ■À.:.-33 léta^ ^^* ? %àÂÏl ^ôéi IchSl ll^ùJsûi s 
. ■ . -| o I : XiS* 1 Adi (■! ) aaitt J&AasS ^Z ^a ^J w 

! t 5 . au;- Âittoi 2©^ lié léSÛ a aHi Ziîa,ia olSs 

S a-^ # ls ^? ^V? * ^' ô ^ *4^? ( 2 ) w^^-\^ w 

| A^A» * *)à$\ Zi^i Za,î^ rf Zi"a oifôa^s yi 

I r^ft^a x^l £Â î las Z^ i^ l^iâld 
j lus . Z^» 1& ^ïa^A ^'|«Ô U^l'Aà ^âA* ^aS 

^û •■ »,A*Z Zj^ LèiXs oijâi-iZi î Aîi j^âj ^| 
j; (i) M *ïa~~ (2) M m^ùl^é 



27 * NOUS SOMMES FILS ET HERITIERR DE DIEU 



' ' ' « " »« "' A i'' ■■ ' 

^àiIZ^ia ^ws^ââi^i» Z«ÏZa &û*bi à*£ ^j 
Z&db&a j&oâ iÀ3.a,J ^| Zi'a osAo . lédh 

U'z î &*ha>**x, aS Z*cto . ^sZ lit léîiS ^àjâ 
«w s â*aoia ^Z? U^û . felXa iafiWaô Z^-àis^ 
s Lia ^Iô . ZmS'b Kiâ ^ f Za ç.o& lien»* Z*oi 
euNûAâi JLisé leruS'is I4C3L» . Z^ii «âL «wZ^ 

y/ y lit i m fl 1' » I ■ j 

. pùâi* âl3 îUl *»ûâ l£*^3 1^*» . Z^te» X&*iî 
sù&ii . «tûûoï^. ^po wôfito £p ^A* la ^© ^*I • ZUâ ii; 

«Z ^o aS Z&L» Z&âââ . m\^ i^i^ '-^ 3 : 

^iœt J3\ l'iàXÎ l^*x%o là&.â (i) ^âAX? ft"; 




POURQUOI NOTEE SE1GKEUR SE FIT-IL TENTER 



*26 



rasilaw 0S' fi<Lxi/Sl liSàa léiù * jsà la liai 

■Aba ZwI'Zsô Issotos JLwûâa ZL*^s fcat aào Z©or 
•no . cù ô©w ^AMJ|boâ aaâ« ZilS» Zw s oiba 

:^oûoa ocn Zhm»L ifôiai atS 5ZJw ass «ct ii»auoio 

UZ î cni î®o7 A* Z (t) i^w U» i è^ 3 ^l I4^V 

« Z^ûà® ^l 
rïiSî^ia ZVii^ï ZViiL ^ Z • lêuij ^oâ^i ^ a Jxth 
,\$L îiSfi ^? Zsi^ft| Zi$»aàûOblM â<^a ^p ^Mds 
t >\£Lia ZÏZ Viûct o?^^^i aS |»àô^i Jwp 5uJ^ Zs^aZ 
li^bi Zi^Jo aâttîa w'07 Ziâwe 1 ILS ^p i»»».^^ ^Z 
llia:ZjjCTÊJ S AL» ^Z wiS Zi^aî . A.qoï ôo? ^Â-Lm 
wse:lVubdaii Hù^&^oX^ôâ fâ'ax&tàtii alâAI &ll 
ow: Zàaaas Z^oi ^o ^Lm «ajSjo î *is ^o 9JL1AI 20 

îïjJi Zm^P ZS : J»^ ^3 OTAAiûiO ^Z tCT6<^Z ÔCJÎ 
•!) P . Aki^s 



29 * 



PAGE BETEOSPECTITB 



oâl l$eu T A A<& a^iùA^ Z$&, ^émS Z<jâ «ty 4 1 
Z^wïLîS lia* *p& . Ja* Aa ùèù JUiîA îôa<x« . oà 

^os Ziw ^5 Z&ahoâ . ^w ^o ZIm v^-'"- As.\ûi . 
Z&aJ^ I4L« Isrd't *M>«M li^h ^cu» v Û6l& 65* 
mâa^s IS'I t Z#afcuif ^ iS'o 2|i^ £> tf :Z»foaJ 
oiUi.VstMaL» cnka^? Zsw : 3â*^jà U) W ^V^ 
a^ô îuAisâ . fcMtj* W P l $°? ic ^? ^~« 

vjumAI ^— **>? ïV ^ *"**? -^ "à ^^ l & : - 
ùo% cisS-xà Ioct 1 Utû-îa=îi Zita AlB a*1 Uxi'.âft 

iAja ^0 A* liait© . e^fûàal» AdS ^siâ^o/- 
:JLL»iâ liàai, Adi aiuaAl s Zftaaaia enAsiux*M 

W7 0V? ûôw lit lUïâs ^ 1 1 ^s ^ûa« . aiâA, ^^ 

totVâxo oujfi^ % àmaô t liai» ZiââkiZ )s.\,i ^*s 

.*»3i*Z £0 *A*sx ydàJo e^ifôi Zsuis U$JBÛ tvZo 

^ ^j^i ^aW» ^4 ^ ^ H*?° : *j 

^âaii ilSi ^i &Î-}'' *^ a &#*? *?^ • 9#' 



EÉSUMB du chapitre précèdent et suitant 



*28 



.j[: ^^ i boML* ©j$*»5& 53 !•& ^û Jouxta ^3 
.ïû . 4» L4^&» 4,à^ eus ? I^»=3Î ^oiLs^ 
■..«es Âxl^aâdi er^A&^Mftââiiâ I^Sl Âi-ft Zûoa s 

yoû*»A A**»é\ ^A*i*.fp «i»Aiaii t ^àffl .^» 
.«a t i*»a liai IMS iaoii^:Zi*Jta li*Zaa l^îj'i^Iw 



-^T r ~T?s£j^:_S?ï-^~: 



iakà^i labl» 



&0 



cela a*.eefs 



liuia CTja 6597 es**»!^ ww.^ftJ^3 zi^dsji ^a^ 
:£oA ^ixioio . Zâ'iftSa ^Asià^^ lis 



(1) P, tiafj ^'m 



(2) 3 Manque dans M. 



31 * POURQUOI NOTRE SEIGNEUR SB CHOISIT-IL DES blSCIH.Bg , "'| 

. Zâowî o^x*©^ & Àoo? Ij^î *4 Zl . OT&àU^ 

l'à&à 1^4^ w^^â aâ • ^à&o ^Xsx cjûAq 
: I^îû . m) #&x l ?.^ H^ s £" ' ^^H 

o^s jU»? ." «-if? y$*a %$*l *****? tiïax £ij 

mlâ £ui* las Hsàââ' «S *âx s ^o &bo 

JiaS ZauÂâo 'iLÀ. A*«£ !<£*«£ êf 5 ^ ' ***** 
mS IgîJa ûSô*\3 *d ^émS ©ô»J .Çr* «64 « 



l'auteur montre le but de son iivre 



*30 



I 



»» A»XH ^s ^émlite Ao*mjù ^»Z \ôw9c? ^Zo 
^,î . Ù**»* ^ ^ -épr ^M ÇSJ3 Xâ^a 

« <r.*5f wçjJ a^w . à» *i ^.jot»£s Xjct 1^4^ 
.r^fts.^ ^Vdl Imli ii.Ô ^LZs lû^ji s lii'axio 

p . ^ jsôAi Zi^@ * oûjw ^»?âobo ^OOTias ^ 
e$»ài ot-4 if J l^û^a 2L^â IlA^S CTiûb 
biSX- wro«{C#i t h 3 wrfC^ . wrall» tas» *&6 



w .À*»Aàâ oixîi, 



f>»i. 



toftjj ^i ^ 



1 .ûcns» Z»iûi uuiXiâ ^ûJe? 



vr 



:&c- Âjjû : m*»Zo ariaS' ^f IjUa 4^»û , Zoo; 
tri iad, ^yâ s ^aaaS >xtkàûi jsôA IL*, oua 
• aibateS ^àil ^îo t lSa^4© %**^ %^^' ^ 

ocr ^_^ z4a_k^io ^ ^3A pS iï . bàAÛ 

î) Les manuscrits portent 



20 



'33 "* TL S'Y * PI-US D'OBSTACLES DANS LE CH1MÏN DU <: : r:L 



MIRACLES DE NOTEE SEIGNEUR 



*32 



. &à£6 jkl» ti*5ùi ? 'toi . ^' ^ ^ &*** 
^ ? kit . bLé$ Ai W A $9**»** tf a te 

. &J AftfiiSA ôuifl^ ^o . iSfii f^A ôiSat 

À?*** **$ £0A î OTÛ^Âf^ ^«^ ^4^ ^# &» 

r a II» . Hmxaé «*â2 ? Z^aAS ^_fo . nàata j 
. û^xa l^odksè ml Aiifa aso A? ^ôaû âxl . ^ 

iLo Us? ^o &*? ^ \*^ e^^ »?_*» 
ZtiaâJ^?* jbâ*?? ^4^ SiaS? l^o • #ÇSô &? 
..fap»iâ A^i ^S lias . ZaJ^tg i*« tfo »ro$l ; 
lS'o"iâ : 4 Zlo lias lit v ôo* £&ft ^H?^4j 

0) '^^4 il . il»? î&x, v ô^ï <#• ^ 

*_#. Âûl ^4 ôi^î ilS tf J « <fAÉ ^ ^ 
l&dil» AàS . ^«jdo aHji tàa\, ^ • <£***£ ^ 

(i) M N ôâo^ 



v.Â5& 11» *^4? ot^ôô^s») iLxi. Eà^w A*s 
' ^ . r^î^lâs ^iâd *â Utiilû Z&s£Ô yju» l *^ 

,^a.4A|^t ^ifitUS^S ^Al.Alâô t l^?iO 

Xftisi ils lé$aâ*^o ^a lâî» » *?«*^î Lxo^ ". 
i.iâ.t sa laUbo «ûâial iiàù\ *a©Ao, làw X-an^ûo 

• to^ia ?37l»A ^ ôâ^'ot ^aii» .ooap ^/f»,? 



(3) 



35 * M CHRIST ENSEIGNE QU'lL EST DIEU BT HOMMK 



tfft Ai r ^ liiai i ÇW ^** ^-^ 1*6 

ZôLsm AoS ^ôoïS loor ***** • cj£fti&»» 1$^ r i 

a^|©ax ^i? bs : ^l $&** i4« ^^ *&*f 
ÛÛ >4 ^4& • 's**\ **»& &,***? Z»9b 

ja^aô . ^éoï*f iow Al^ào CT^ôoxSÎ if ^e 
Ul JûAô . Ju» au» u^i© ^ *4 • w^s: & 
. Zjs2> iju» ly» ^? £& ^«> fâ • ^ -^ **k 
.^Ld^iaZ Z*s Al ^ ? x££ Xai? jj^î .aç*» 
jU& *f . **V UI p�i Zooii tfaf ? a^BJ 
ôj-a . fctâ ju* S CT^ûmli if ^i t Ûfc»y>ïj 
*!*&? ^S Jal » <n$**jf if AZ âoA Z^oaottâ 
: «âaaaio wâf AûS lit iji JaoAo * -a» o* â* 

\^ f I t i I ' l' * „ j: 

^ (W ^axiï if ZsUûùm lac ^flotâo &»*** 
«ro&Z Jsux&a AI Zoé Zofi? :*Lo ^ 0* 



LBS JC'IFS SE MOQUENT DE IA DOCTRINE DB L s EViKÔILE * 34 

_ ilipo B.ÛÂ : %3ë0i# ^^ isusaS ll^ 
.ai» If ^4^0 • ^j-Mjuaûo ftaàôf . w.|s^m jb&f 

, Ix3uU a&Ss ôot 4^& . Zi^âi balaie 1^1 oââb 
: içs Tmlb wiàôl 0» w if . %.xB ZLj ââo 2xxà . 

= u^â i%joj* i4l* ^ ^f • 1&&* ^^V 10 

■ , Zi&m^ fcals ^s a» . AL^ ZMou Sâ©aJH Ziô^Z . 
, 'MiL»A *aùA au) fesiso . ifJCçÂâ (1) 01) ^Si 

;,,\a^ |^m*3 Ixlio » Zf^COUlâ âôA âS &ttâO 

/ V / » 1' ' • ' 1 1 , ' * ,11 

: i^Iiiâît m$tXà ÎA ^sw . % éoxi a&i» wM,â A*ia ^s 

: L-licà^S |Ô0 . (3) wh-ûiSAÏà 07^0niO 01^919 

<rJ Àâb'y^âfil U^ * Ai^aS 5umZ Zf^A^os 

. cat> H^ # )U^ . ôj? x^î «b^a z^i ^ :^ 



37 * LES MIRACLES DU CHRIST ET CEUX DBS PROPHSÏE 



l^» *j**ai . Ubi «4?? *-*£ l ¥&* tfj 

iLiûLi k : if ofa # ^ H^ô . ^$ £^ 
^_4 li'l . ôifôi ^44 ii» ^ ^^ *** j 

x^i ^ua^ rf dut % '. uiïi* iiaû i<^'i 

. ^Jwo ^AàaL Aôta ^aaia • «Kao ^1 . ffûéfe\ 

Z$*iL >3Û&0 . wAlffÂAà ^0 ¥&**- l4&î JûAû 

v*-**.^? aâ : «^U34îâ où **»*.? bô ©w oii 

Jc&tt ^aéA ^ùéa : lié S 1 ^i.w . U*ai If asî; 

^Lisjïâ wia pS ùoi £»Aà* « «**• ^ AZ «vôni; 
L»a^s wuJodtttfo Ç&* \âw*ffc> *****?: 

^cft >S Àii !£» ' flû^w? « ? iaak i£ ^ ^ 




/ « 



LES ACTES DE LA DIVINITE ET DE X 'HUMANITÉ * 36 

.•»•■■"" , / ■■ r - ..... 

AJ )o 1^1 ^ l^aif^a? l4^**f?é l4»<&^ 

liaaôisa » l^Lbda l^àô^fa^ . la 2^ aùém . Z£ai»s 10 
aSm Uta fïâa . î^jj^ Z^\Ss l^i^ Z^ôa^ 

f /B l B * f ■ 

ôZÇ^jj Lai£ ^.f-t lî^o tfk aa ftS^c 

>S Zf çdl . ^^ ÇiçoL AdS â»I ^xâ . irfîZ 
U ^^x^î *Jïa «.Lit .éobiâi A^^.4. tf ZS^i, 
aj Zjbo . JLiV, ^|é Zl'I . liai Z*a» 4B . %s,A,m 

^ % 4di . z^ il 9^1 ^si , «m Miki 

W'Z ^a^ j^â $ Z^alJa oZ Z^àSj, Zl> ^AZsi 



.^ 




39* 



NOTRE SEIGNEUR PStÉDIT SA. PASSION 



«roi**^? l4&&* $» 4o? ^w ^lio ^ 
ISIS *isiJô **•**$? ^.Jl w^iio : JîLà} Aaïa^ 
t "iS^ii ^où ùi±p4 ^ £*»-* ** î Siofca 
Ziçâ't JU^là^ 1$}? ^S jbo . ^ôcti «aoAsl:, ôcfe 
. )siao 1* \^ay ©w : jsAj lai t^?.è<?' Isixi ;! 
^ttéii' 14** * ^ XâL â»Ia b^A ^)?«t*a o«o 
q§ôOT* »aJ^ xâo . ^ *^ *??^ *H*? °^ 

ci ^fefe* lad* iidîi iÛL» ^ °4« t4^ tyj 
ti&Z *na&* ©ocr a*asâia ? 4M^ l 9***? ^» 
. ^au^l A„*s ^ J^lSAI ^a $w : »W6a*Iiî 
uâôâi oc» AI ^ jxâ . A}I© ^éenAkâ kjulâ 
<^&» : ou***}? *k$ IL *S ZjL <V^c?:5ù^! 
«S' lax xjI Ioot tfa »3ôAo • <*•*** ^? fri 

Aï' .d-Â^à . ^Al ***? *^V? * **£***: 

. «U* z*i^ ^ ^ «j ^ 4 d ^>^ si ; 

.. yJàioA A1m)> jLL*a ^ li^w J?*A*> i 

( 1 \ Les manuscrits portent ^*^* 



PROPHÉTIES DS NOTRB SEIGHBUE 



*38 



5*i **# *** ^ ^ *M ^ -9&«* *? 

^ ,6Ui? (t) tf&4±>* *<**•? ^4 *?*» ^ ^ » 
<t J iâMû %| l«Si ^? H 6w ^ Ai. • ™'è^« 

m U ê * ^ z *" ^? Ml ^ l 9^ I * ! ^ 

v00 i lû-i» ^ J?*A • ^^f v û^St #m^û 

■V'^kfô |.âSCN43 w#9L»AL Zli-ia AI i WTÔifcàôi^ilO 

;,ck -piaô ♦ iSùùùL ^sû Z^a£ ^s : mkùA &!** 

■ ,'bs ai^m^S ^A^a ^JLi ^ô^iaS AZ Zs^ 
,iîO : Zaafttta ZlôS ^s ^râ&A&d Zlâjîs «sôAû 

■ . ^ood^ oti oiisâ AàaS ^a f Ai, Zxi gia Ikx A la 
.lûtr àAbÀ*aoa . ài^oAS crâ Aa»*i A I ^ôA, S&p 

| ..iûta Z!i*L^ûaiS ^ft^a ^A^a ^4 ^od^? 

■ h «ï^ Z^»â Z»a . ^ Ai»I ^çdâ pS ^V- ù 
tfÙA* P%ïaXa x àAl Ai»! Zjï? s ^j! ^aw^A 



! 




41 * NOTRE SEIGNEUR CHÂSSE LES VENDEURS DU TEMPLE 



cnàafea lÂZa oasis . l&Xùl . ^i^olô ùà® ^ 

. XrôM wÂauS ZliiôZ , Uîiû- 
l^U* «a^ ZJtâl^i liwôo s iiÂ*mS & w3 %à 

^sîSfûo &7>>Aa yàsci il'iaîù 1|©Aû fcâ'âx <sâ^ s | 
^ôoiAâO . L^f Zow a-Àjhs iJv l^bo . o^ 

^ûoî^.^à^y ttàâ? ^Z ^éoUE$i ^ôiâii y**»** 

^ U&& en) aâ-X ^ Xà4 ; ^kc* A41 ^ 
. ZS©Aiô HLiS * J^â#çj ^o aaJZ ^éoi^o : &a» 

Zcno . Z^é^Z^s Ao ^si? w^^si wwo*ài,A & 
s jautua Zoo? % teJb„? ^» ww t Zôd^ala ^d? aip 
*—*}«* aô El . Zoo? 2ax» ^^ ZaS jfoiaal 

ZiL&a liiii tf ^ûAo . A*4^ if ksîïâffiaà )4f 



p0 pBQUOI NOTRE SEIGNEUR MONTA-T-IL UNE ANESSE * 40 

^'3 ^Z : ^«u» sk£Aj aâ^ ^«o . TxL 

i,oi#à$> ^ ^ *& • ^"f ^f? li^V ^ ^ 5 

vû ! ,saSflti^5 Zaw Z^itoS ®h t Jsoû iàalo 

P^bî si» 4 «io£ %âwô Zi*ôZ3 liàoy« ^à^^oXâo 
-Aû*saS gdJii Zâô^o*. *£.» li^m . liais ^ai wi 
t< H»v JÛu^ft zà*u* m) ^4*» ^^â . ttââia 
^^ i wïâ^i bais A^çJ^. ï^ci ii^ Xj^Z |ûaio 

.«orJLi^ai oui ♦ Z^Am Zià@ia 'a»Î v àcru£A 41 
:iijai iMZ v â\,a^ » Z^^ ôoP »»Aiil:ci^SoM03 li^J 

. yAÀ W 1 ^^^ Zw » \Â*«j» A*£3 ^i^-4* ^' 

dû A \. Z^Axiûa^ ZÀ|û^ li^al ^)ma AZ ^â lowso 
IL»? . AâQiCU.^âJ( *aifl Z^i*îi z4ft*âi AdJl «a 



43 



IL FAIT PRÉPARER LÀ PAQHE 



ç»b lui, ^Ll : *Aùm$U ^^» ^.j> «J ZU îa**^ 
. oi&A Jia ^émiai Zâ«&a*. «n^oX Xaï aâ£a • ^ 

^4 ^Ssè iLp \J^dp Z-S'Z . ^isiatïô V--a? \i . 

loo? âiJH^i î u»à.s** oZ Jîbal Af!ta£d ^ 

Xîl <xâL ^$à-3 : ââaZ w^s î oii ôiâàlo là AâJ 
Z&li» *a-sd la*;» @w Zw® . «*du^^ *pL lî.MS»i 
unifia . ^S o^Xç ^4- - i4^»ô Ziai^si 3* 
• Z-mmS Àa,JL& % 6«xi isoZs Zls^Z Omâ&Z Z%*MdÀ 
& Xaah aâ+Aâ fli : isaîiifôa ul»Z <i**.m&» 
otô£:»MS Si«a ^Z Zi^at ZS'Z î Zôoil*? **? <^ 

A»Z> o©w ^«ua^&àûS yôJw ^so î Z©07 A,?**^? 
a^a^^S A>Zu»Z Zow^» Asus . ZSôàaià' :l**\ 
♦SÀ,»i h^-m! tti^ waîk feôiâa.53 t70ifi:^o^Âl 

^Smïs ma ^aixâAj lï» ^f XÏI. aÀ»iiâ ^ôcnai^^ 




CBKIËT LO0E LES ENFANTS QUI LOI CRIENT HOSANNA * 42 

, '■ < ■ jlLii Jwo « ZctS'Zs 2£iL %oj1 a#aU.àoJ 
,-v» àss â»Zs A^i .àodâ IL a#«i rf i JS i l&*jaî l$o 

■ Al 3 b U^Z ♦ J?dor ^SiwAûàÔ ^i© As3 ai^a . 

j-3 4' <^i *3<?i Z^Z ^S Zi» . ^sâs mJsdbsj 

. rfuZ ^d£ 
« *À s Zï£4^o mùH^SÂ^ ZIajs ^ZaôA.o 
, oser ^-»3û9Z oxJ oôw Miblâis Jbaâf iS'p ^JLZaio 

^JLjô Z5a4^,? ^ a ^ ^^.^ô^^Ja il' ^sA^âàoa 
*"*■", < » ' < ,i ' • ,»<»•• 

»s : ^Z^aS ÎA Z»is . cm4$D Li^w 4£ iâ&Z 

: :i" ûi&aa ^al^àja lia Jas^o^JZs Z^Z ^| 

, ' ' >/' ' 

/ < é '« »... v^ « ^ " 
53M0 Z^ss Aa»^o 1 «4» Z ©las 2I54S Z^â#âî Èêûm 

il^o A^â Zaû» ^»ai Z^S'Ai àAâ ^6 » bablâ 



45 * LE CHRIST INSTITUE LE SACREMENT DE L EUCHA,RIg T 

:Z<C&m la/b**i w*»a ww 5ùaZ© % é«nS «aoiie wî 6 f 
JLks . i«4*,i L&&ÇA& axL^* igjft AÙ^j 

enfâL s»àa*s i^p ■ «Î^ZAj «as A, ZS* (1) ai} wâÂx^."^ 
4^ S Ils iM 1©05 JtoÀJAip I^ot «*££*> . ^ÎSftô 

Mttiafl ^i^^ ^?s aS % lèm fini a.Ls tAft*^ -j 
jtfj s àsl sÀ^i Z^eûè ^&» <$?? 4® > **&»} 

pot-» ZJ'j ©er ZSîLscà oia»o Z»$a^ afc?=.xo 

i^ami >*s iomi ^l . ^4t i*»i* u*; <*> m 

I* • X^ » ' '' * ^ » * _ , ,, < 

A) Manque dans P. 




LE CÉNACLE DE NICODÈME 



*44 



^ ? ii? * %# «a) ^Aî ? ^a^iù U£aS*\S 

jâsa : ^à^Jl M*iA*ip (2) listéo \** ^ÀaSîI : ^û ^ 

ft6 io.^x4j ^i»k ^Z Z#*1l AowoxLm ^ôw 
3Ua Isw s vûio ^ia\Z3 ^*a U^^ ♦ l ^ ^^4^ k 
ia ;^ AI Zlâw ♦ é\ô07 ôi^fl ^»»od«a IséÛ 

Uà lirais Aûot UZS U' s Ioot aitt Zfâ'bis 

Ljro : oiJua Is^a tâsj ^isa Zow Xi* s AI 
joLl aââ» H,iâ,43 a^aJ Z^alp ^0 1 iSixi 

(i) P . ^k* (2) Répété dans P. 




47 * IL POUVAIT NOUS SAUVER PAR UN ACTE DE SA YOLO 

Aà©j lisixû Zôot XaJ pS Xâ*i . tfi léiï „uu 
l^iMAâoa las lÂâoo s ZciSZs lise Zqoi *«ïîs ^ t 
$fAX ^Jtà ^jç* 5^4 lèâ S&e ; l^Aa® lh ^ f 

<n_fc$i U*l : Zwi'ï? Z*a**S ^©4-f 1 ? « ^ ««tti «I 

s &«so Z&s»Z?o û'é^âla ^ûootJ a** IÏL : ^ \ 
Isct 4^»ô . TmA ^ûowj Z$£? Z^i^bâ |f i 

â-4 lS . ^ilf^n Zocjli^ ^H? s »*5;Laai& 
s J&ào tfs i^ ça» . $&&? (1) ^^ «» ©i^ai^a 
ZfcaAii ^mia s U*A» ^ùb tf l . ^ôou^A ^*xsÀ» 

lia ^Z 1 ZààXfts, ^0 iç S ^e^f 1 *?? A * *foM 



II, EXPLIQUE LES PAROLES : CE-CI EST MON CORPS * 46 

,j>3 ;LZ bob»*S ^ûAe . Jlfouâ xfiù#»l A*Zif⣠
,s il . ^âuaAâ orna ou^ââZ ftafô ? aa^ ^^ s 

■ 3l aaS lit a^is l^àù l^a^S Ûth ôw % àâiy 
a ooj^Au.»afAiw3 ^AfZi*Ai jboft t ^édux^si io 

;s^ v ôaS Zoo! A « ^ÂaA ^éoru^* Z Zw ûd ^oo ^aaS 
Lsâ«.S *oA^laia »A_*1 i^û i Z«^i*i£ Z^a^#A 
or W 3d£3 v aaS oàâfô s Zjct Z&a % 6AjÎ **Â&o Iiw is 

v ûÂjL ^aoiiLAâp ^ûôwAss «jiaûol ZÂ$ed^ *ïé 

LSy^Sj. dïâ% L^aZ Zxw : ^eni & ^Z? ^^ 

las : 5 w Xi* a IL^o pS xa^i s aoA Itto 
«ij ZcLÏZ AàJ ^00 .woijto Jbâf â4i si^i 



49 * 



PIEREE NE SE LAISSE PAS L.iVEB. LES PIEDS 



^%«âl pi&U^aai pj& *«*»; !$&& ^ 

^Sa*S m#â*i TiâJ4 ^éois Xmw : ^S ^â^ 
w^ ÀjÎ 4**» 'lS ^iÛ : ^ô^S iicn tf* . ^ 
tàfo zàaê IA*X* Aïî? fil iiu%» *$ tf . 4^ 
(1) Jxâou* Jus Zlà.§ &à% $*.&&* : ^-V 

u^4 '^' ^4 : (2) Ziî 4**» tf ^ • ^» ^ôA a* 
^L»? <njOa_g £* *£âi *» ^s »dô\S 
lil : wta^S aftjAiâ fl# e^asJl*>^ 01) I 
&a . 4*Xii ^oai ©l* £>*&*> ci** AZ wtS' 
Zoeâ ôS Iséa ^3 ^ • îii^i isS^oS» AZ 
$ A*&V^? idj Ih MAI AZa yj £** 

%? o©b Ziis ft 4â«fiû IxmAj? ot) Z&â* tf < 
,'jjri ^Z* lifâfl X-iu=a ûRô LSl . wa»*a*ij : 
^oàas **a illie . a^M s»w »â »w (3) If -ï x ? 1 

( 1 ) m. j£âà& (2) p. <£' tf ï J^fe-se >> $ <;! 

(3) M. ili^O 

(4) 




1L.LA.VE LES PIEDS DE SES ÂPOTEES 



*48 






Ai* t 

taise 

B4& 



.^0 ^o .*** ^ ^aâ^Àw Zlfô Hî^i ZLfcfc 

ÎuSm-w MS v 6mi Âià^A. lac* 'fltai? ^ ^,?t « 
."l^ïu? | f ^ 9^? ^*? ^ ^ H** l*.i:^v»-tf 

A ^ ^ftfts <na AI lîl \&X lac* aà4*^ 



51* 



PBOPHÉTIBS CONCERNANT Là PASSION 



pia %jbj ^îù . ^?4 Ufaù Z&»} yi p$ J 

•sôA i^a^âô . mâôûS *#AS tfo * Ioqt uau^i z tàjk.v 
« fcu <aoA Ils© . ©iflAâ & oxSLafé jtfz . laL^ 

. 4— âa& 1*3a* 4&Aao . Z&ZAj «KAjsea.xsi fcj| 
. îw§1^ ^— mJIs» Z$oiâ»a <U^o • wa**^ 

ZSl.*jU**Al &£ *4*û i i*J& L£#? Zc^,* oc; 
«5Z . «iâuft ocr ^£2&o . âiuô oo» ^x» A*ii*i£ 
wralts AlS 4a^w ^il ^3^ . Zx* ta mêâsA* £*i$: 

Z&3 41 àJtMl 5a$ Z£4 i &***? oôAft 

i &Z aoA cn$&» l£o . w^*ftâ^ ZsïjL? ^»ÎH? e2& 
s ?u»î wasi afôiû » XiâZ ^4 ^?,Î9 >4 *r?* 




PASSION DE NOTRE SEIGNEUR 



*50 



A ,:i,Â# . ^j^A ^ô&Z ^Z 1 v à§d Axai, EL* 

..-« .©.as *3?s ô<*3 i«Z Z^ifoia . v aâJX* %éai 

^li'o . w|A^« llàm^^S Hs^o^iû Zçbl 

jjjji ,A*5 **>*» Z^f&wAo Zoo** ^ôÂjZ m-£&J txâ 
^âytx^S à ûiÉf AàaS w»S zzfli Jtji ^ b À^âo . asidr 
aâ ^jLâô t I«S'l^ ZÀâû ZwA'Z «MfZs ^ô &»Z: xîla ^o . 

5i*iii3 ^»i Ia*J iJOTi A^4l iï: IxsIse^is^Z^s . 
JÀî?? : ^9^ ^? ^?,?9 . x»ia£Zs ZS'Z 1 &ao^ftZoiO 
yM. ^Lp 4^,âo tfl . ZZ^^à Ai** ZiéSaS w4| 

:I»f? A*sJ pS î^i^o .^5iâô wi aâfli a^Z Z&â?<20 
îi^JÀifâ . ^ZAitip . \^bAjo ^m*Ajo ^|^|p 



53* 



ETERNELLE INGRATITUDE DES JUIFS 



ltttiùlfe&a? ^| ^»a ««*• ^? ^«"* &<*? jtïl 
^«4^ Zoo? >**>* Zii4r *âia ^a ifû** t ^*X^." j 
Z^so « Z»a4^ Z*f ôot* 4£ À***o C^dSjiJ . Z*a.iâ - J 
lâj&oA <fajA*s s ^ài^fôl lisais ©èAsô ^Â i&f ■■) 
. ^ÔJo? *âZ ^ô^uçat ^1 î ^**&**3 Zstaata?. jtf»aà s 
: X*Mj&âo \L ùà& ^âîfap* ZiaiS ^éoiia iA v âi^ 

A*I Z$U* ^ U» . ox&êéttûb ^ oî • aliflaàaj-;.! 
jxJ^ xi î ^ââAi ^Im cj#o» •xLai AS&*» : Zaér .; 

Zl^ OÔC7 ^JkàOJStSO» £> ^4 <4 ^f? « ** &M 

^ôrôj^a JLs*i <^| tfl : oôw^-?^» ^ Z^h~ ; , 
Aa-»*â : ooi JLxjÎ i.^ A t sas £>? ôê &&r. 
^àiCT ^i? : «or Xif^f ^ £>? • l^iôlii ^éoiftai^; 

Zcào . oâaixi Z^ftiâi $*? Zsii Zs*i Zîmsé s joft -',;: 
JÏI . oooi ç*u*Aàd iâa s ouoMl Z^V^ * 31 '$ 

l#o&Z ^ ^âb : ^» ^éci* Zoo? Oss? . <^Al %-% 




rRQtJOl LE CHRIST MEURT LE VENDREDI ET A. Lk 9' HEURE * 52 

3: a: • ^*^ vécxXa ^*»&&&o î z^j^ûiô 

-sa Aï AfZ%* a a l ? «a iéAAâ Zl Z»a^^ Jw 
> î^JJZ « l^m^s, ^S a&wAA. ^s ZÏ . ôjfàil 
1 ^ . if£jâiJ lS Zls iL ^ Zô • «oct ^4^ Z^çîiis 5 

■y -*&ïLa î 3wô l&^s ^S^iâW Zlâ^Z^ ^ Zs wb si s llS 
^^i ^ oi f Z J^Jvfl ^is Au Zd^| làîpii 

<.s à*: 4r:j ^s Axi ^ ^ i z*â« . zS's^b! lim 

O"* ' ' & ' ' I l II f /B f f _^ / 

jbj&iâf ÙÂà. J&& 4xA^ pil aôA * A& Zlx 

3Z Z*âw » Zâi£aé Zieais cn^iâ^ Zà^iiâ!a ^i? 5 ^ 
ti&a Xàxi liti t ,»Xlâ AfcA JSZS ^| Zôwû . ^â© 

*».<* Z4S aS Isés '. ZL>a# ^3 Zfôill »àoÀ&Za 

•UL^S «."K^î Zw î ^WS Zi^OUf^i ^j»Zo . is.â,J20 



55 *■ ÀMODE DE DIEU EX INGRATITUDE DES HOMMES 

Ixui . tf&J&J^&x» zS'q ZjaLâottâào ^ôJct v à©^ 
lis IwÀ : i&î?AZ Jnas v AmI ià ^5- ^ 

oulta : 1<&& *«sa ©en a«Zo . Aâlb)t wa:; . 
»' ' ' " ^ ' . '*-C * ' ' ; 

: TSùtù ZSiûoiJ ^ôâ®3 s ^J|U ItSjl Zxmo Usai,* 

l*iào : Xs »oda wJLàé. Z<&a&&»%àûJ[ : jàf li*S v 
/ " , v;; ^' ' ' * ' ,/ . .V , " v'; 

^>ttlÔ . Zix Aâkâi ^âdi^ts ^*ZiI wb^i Z*Z £; 

t& âoa «juiS'aais Ix^Zs Zi-»Jba liSxûS^ .21^ 

ZcnJfZ jeu™» à? jbèâi a*&*^&3 1 ^éiii k u%*,\±, 
kfÂfixââoâ Zauîa ^m^>m bft^ô : wrSiis ^oAâts! 
ç-oda U*#H â*^ Zil &&> . ^m««aS & 
: A-*Uji^L flJ! . ^**** BAsô ^Z : ^Jb? rf* ", 
.A Z iàao . téud& otw Zi&â b^«oc^ Aâo *â tf J '.: 
i fcUiwa J#A» x»iit3 ô©tJl : Jàail jLbi >i^|a -■• 

' y /B I J / / fi « « %^ 4' \« _ 

^ > ■ t 11 t * t' ,t a j v \ s * * 



"^«mHi MMjpP*"* 



gXftieATIOK BE QUELQUES ÉVÉNEM1KTS SX Là PASSION * 54 

! ^ : jtsi->Z âi& J^Z ^i liâù^ Zéw : ^a As 

0{na âx*. ^ ^Js^a 1^3 Z«^o A Ibiaa . «iAxI 
^çîî Z^3À ^Sïo . AÂ^jpI &sx li^pô . ^S^âoa s 

.j^^r ^U . À^Ai ZiciSwô \ii ^ . r iA| ¥ i^Z 
isZA»- fc«** fl^^î AjZSûL A^ttfi ZnSia Ztdse 
iXô : A-tltiâi w^^I&îs Z$*#î ^s wJ^ . Zow 
^ jj' lUbd ^sip ^ôjw j li'|ûen*i ^éwAQj^ôal. 
ajÎ3 ç»a ^w . ^®l±i3Lî ^fâsJ^s ^€^3 Z<C&m? 10 
jjï) :cda.tt^S cû^ ZÏ Zxàiâ' 3ô Zt^oiâdûo' JboS^ 
^,eda v 4wa fi^fo Zl'Z . ^âfZ ^fô.âi Zxi*. Z^ai Zoo, 

er..iJLÎa^ i#âA-xZ? l&*kii : Zi^ , % û©7Ae«y^ââ^i 
;i'l . w^lBi lia» ^©ôOTJâ 1 L^i^ïà . Z^flûs'ai5 

v iu»| ^— fa î ^éoi.âl asAmZû ^ômïiX eio£i 
. v 3wâla ^aiâ^Jô . ^Qw^slis ^aiàa^j© ^éailLi 3 
UiLiaS lèm ^»a Z«s . ^ooxA Z^Aiû ^aiôAié 
** "" ée?^ ^'? %! s •• ^ Aa^â Zs^sso 



icuos 



i»iî 




57* 



IL PROUVE QXî'lL -N'A AUCUN POUVOIR SUR LUI 



XP : U.oàâJaâ!» lâè ^ A*Z : ^tnSk, %U&£ : | 
: là 23 ais Âa**> ^§ il • ^ A*I Usé ^lr. ; : ■ ■ . ;.^ 

l^iV,o i A*!»* Zfôâiai ©4^s -L^eé âjI . Çâa^,] 

.'«a iL\\ ai m *w* faoiiw ûfci zc* . Art** J 

^%é . v*3<&XZ Aé^ssS A« lî&L^ LCaiAia !:■:' ^^ ; 

^a ^i . lâà jS' ^âi «ASi^*». pii &i y : Zsï A^: ; : 

s ^aaaA A^sâ^l Ait? »«* ^' tàiè| : Afî i*Z£ 
M a As^ Uaff? . ÙJ& lui pità lis.â^ tf l*à- \ 

Jd^*» ÛÎ îaubûoû . AJjr» #3 H 5 ? Z ^ » ^ ^ ■'-: 

% lu a » iL^i ^o^ liï J&d&A*» tf . A^*»a ^ 

aS ^ . Ûl p*tiM *S*4. «la SI % ûî pîà % - 



LE CHRIST RKPBIMANDB LE DEMON 



*56 



.: *ù , sriAi&sà ^ûïa Z^fèiôS œ^is jUx»Za t Ôm 
ll-j «i*âa ♦ U*a ot^i- ^âii ^oAf l£$Aû 

.. rt . .QwtV. 4v AjZ \'J*foo Aslk*% «#AâoU X»iiw 

n) i^ AjZ J5>|i tfo . wrûSliw AjZ ZZ^Am qfcfe 
f \.t'^yJ: 7 à .A-^U^oâuMO . 507 S«m* 4£ lia wââax 
fuXiXjââ oââ ^o i ^fôô^ ZS'a oxa AiZ sJÂ56M 

te-à U» » ^1 (2) Juj&o Zfàiis ZS© jÇaji liéin 

«\jcii A»»jUâoâ^ miâ lié % Isjxâ a*ia Z^aia^ 
ÀTkàû t &$çM ^ôoiIas AjZ i»Z ZSl.CT^lf ^5?^ 
iWcps ZôoiJô ZS'I . ai^iAI MAÉÉla ma iâ étàm 

\ -un il us t il e tu f 

tààftZa ^Z ûa* ©Zî^S' a^jm3 \^û yôooûi ^ 



(i)p.^i A° (s)p- &*»*;& 



5»* 



LS CHRIST BESTÀ-T-II. TROIS JOURS AU ÎOMÎ- ?./.>.• * 



zfl jLfca &Zs : Z&&&â %l^ é ^<Â Uq^ 

&*&& . ^Xj^ Xi*» ^« Z$ûa I«ïî? «***$ bftij 
IJ^s XSL . ^âaoî ^? <*M a Œ&« ^f ^oi* 
I^iàw x»b : uaàlb 1^^? â<&S3 Xxw oâ X£sî &S) 
JboS'ax ^<f j Uâtno . ^x5\\*s $*jÎ â4%**a li*. 

yàt4 Zé^Aô ^xtta* I 7$U. : X*l% ôufts ^ao 
LS'I . youà ££&*» ^iA lï Al Zen* : â»Z? ^j.-j 
Z&ou* A ZA*à© sô Zoot 5l»I kà» . ia*^©A éz edàôx 

«ad' ôot %»A** 6 ZÂà*#i Z<&»oaa 3o©Z X&4 L&**fcjui! 
wujol^tsuo . XXJ^p ^éoiï^la >aj^w? làiise^ 
il A«ZaAx i*iào la^s « tta&j ZdtfAi fcà&Jû 
Z^iix Jw âp : U»kàd i*âen ^& .XS' ol lacn Age: 
x cT^oûttô oi**o Xô.$&^ : &à 4,^® o jbéu4 Zjijpi 
«ax* A*» IAX» Ajcs Aa oââ A» «CTSii^al^S dÂîo ïl 



ISS BONS EÏFBTS DE LA PASSION 



■^58 



^ ^itaftâ i^Xfâ Z^J^ i^k> ? ^îi i^i t I 

. %,& »-â Zw : jU^lax Zjw wëaiiâ ^il ^ 
s ■ , j^I AZ «À*Z ii.1, c?i^ . 50 âl asû ^^âftw 

^3 ZctS'Î? ZiLcwâii Ûl Aïs l^o : Xl f ? **ù.L 
^o i^Sa î A<*SÀxI lacn IL ôijJL^û i ci^oAj! 
; ft \,a*^ Zwo • ZLfl wra^âcïiô \^?lo lâsl ^als 

UàaflkM ^.L ZjÏ ari£o îui, XjI 1^1 « Uâw ^S' 
i^4o U^lô ^'ô . pal A*m Z^iàô cubais 
. tiàZ Vies % àa\j6a .alàass a A U a i X^ ààfi>£Z& Xj L Z^x 

r , ■ / 'f* 

,*s Xi£aZ. u.lL*a iJâàâSs e?^\a»s Zpl Aecââs 
:»ib5ûâ3 ÎA^xâ âdo iSùfiïiAI A*Ztaata: Aia*» AI 
)^A %ôi^ • X-w<*x» Xàxi bftâô Z&ol&o Xxixago 
:% %a ^oâlXia yécd A f l î^axll ^mJJ^s 
. t ûaa Xxlà^s c?AosaSm i^ A©w 1^1 »*4$? 



LE CHRIST AU TOMBEAO ( Sllite ) 



*6Û 



e^^Mai^ ^ x %xàî x Ù^M Z****> i\ : '-' 'l>ia 
liai» \**t* ^J A* Z . Mi^bé l^*V,?o I h \as8 ? 

ASl^. : Z^îLï ^Jw #£, A?Z &*&** i iS^'jà i 

^Aa? JJ^o tfl . £9 ^snà ^aip cjûm &^ 

^.xmÏ pi*» 9 i#4 s 9^1? (0 J&o*» ^ lleé Zs$s 
i*aw Au . ^S' #ai,I Sa^LS JaâJta ^4« ^* 10; 

•= - *b / * *= r V 

Làz* âA-ja ^ I007 oaiô i4, foÂxS > lù ^ f î 
. OTttaZa &&&* ^o js^S* *à ^om ^i ^» ZiwaZ ; 
l£i\, : **ju*3iJ £0 ci' ^jA» «*>** #*» rf ^# : 



> ^sïï bj^»l9 Jw w«i ^iè t ^Jy? i£ li^â^â . 
m ■■-■■i*ài> ââAs^ AaZ&s* lâ^S oiXâjH 1^-lâ 

.1: lAKifâ lUXS lïêâX liâi^ Isct Accj m s il 
^ *, l^'-ls Jw Ao Zèci a^Xm Ifaj» oii'^ § 

j; : ç-hio *âZ iiâen . ^^sâK Zsw lia fa li4,aij 
. fA-.-ii oxMbLL îS I^sa^la ,^ls dicâS Jbeii^ 

ûW.î . wTôdlmlÂS 4iSe wilS 1 {Lia aâ . l^a^ôa 10 

v " -y s '- / » . < ' - , ., 

;s5l5 A*b î AfIîf3l(i)wi39AZ:*5oZ9 A rf 2 1swlt2.CT 
bftSOflo . Z^ûi^a ZiiS aila lè&à . Z<Cta&âXa 

^Jlj JkaJsjâaû.» lia,;, ^ii.a ^io AZ Jtfâw : 4ai 
• i^XÂjwa Zx^obo ^ix ♦ lisLw ZLm ctâ^I 



p: v* 



"63* 



POURQUOI SE HONTEÀ-T-IL D'âBOED AUX FEMMES 



i ^L*& A*l l^X . *u» *4& $» Af%* ^ 

«s ligbZ . lùiù\ adU Zscri ^Zs léSÏ A& & M 

. w^âOÎJB âAs ^ô A*à8îua Ixil ^5© «jl»AZ? Z$4, 
^Z ^Ââi ^so7 : ZAA» ^aâii (i) pjo$ Z*i#ïs : 
*lh Zétifô £&&.3 ZAâ Zsw ^Z ââA jSl .a,: 



«»7©îLàôiAi mx$t lié Zo^âo ^af ^âj^orZ&o&Jis 
♦ Liai. A3 ^LsljAm ' ^Aç&m** ^,1 Zsw & JâZ 
oda* Ittaôfiâ àJL*> iÀ*Xàa Xôoci aàas w^uAZâ© ] 
Z»« & ^Ziss 3L ^a ôéé ç£ui& . Aôct Zà&bl 

^4*ii©Z ^âui.pjs . jL&làoJiboà Zàiâuàâ^.' ^éoiiéso 



^fc' -^ quh nous BNSKIGNH LA B^SUIîMCTÎON bu christ * 62 

j ^^— p — — ~ ■ 

j ^ 0*| s ^xmÎ ^ma IV*? 4 . ^ai ^ii 

j ' ^?4 . iSaù làà $*àS ^û«àa£ )4 ^ »? s 

: 0<?t J Z4ar ^«^ tooijLo ZiS&ss Z^4. ^a ^%é 

! ,è ^ t ^éai^itt lié i£ô Z^âà»aA.a ^£u.L 
! yM ,AZ w^ixisos Jcn ^4 ®h ZSw^Z X^5^a 4^? w 

oJ l3wû . ^àm-JDa IfaAxl ^-i^tto ^a ^*^il 
. -se: a» »-»a Zôoj îJu» ci#A*^? ^â^ Zi^xaSa 

^-ttiL Z$jôax Aâ&9 ^ômi Za^.isô s ^ôotAS^o is 

; az ziz s z4»° v 6 ^-^ ï®® 7 ^^' ô s z«<P*^ 

; : tt.b Zlf ôenM . wîO^ |0»§US lia A#Zijà*»i 
. lÂ&ija ; : f: ? m:? »oJ« pin /,&!, oiiaS otâs od 



65* 



ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR 



o&A ôé% àâà* JÂÂsi : cw^OiiaoôZi ZUô «Ai»,** 
£_*&&» ô ùàâ f_-*iftàOy»âo : <LJpRK'«s,J^j . j 

pissai wJkiiâ t cT$àAî-H à&a ^»a léSl ^j&A o^ 
IsâôtZi^? ààaAls l^S oena . Zï»abL çàai 

^x%à ^*âf 61 Z#-$L* ^eda ^M i^te 
JîLii J£ ^»ai ^iiil £» «a« i Xà^in.6 »»i<s; 

ox^aSA ftjj s ^ooiS 3l»îo ^S ^àil ^s$ . Zoo? 
Zxaô ZsZ ')tea ^à-Jl ô^o^to . Z^ai ^àoibi 
^X^X, pS Ûl : 5ù» liai &4 (i)li^ . Zxsam liofe 

(i)m. ii\ ;is 

(S) 




,UrT 






13. 



01 BESTA-T-IL QUARANTE JOURS APRÈS SA BÈSURBECT10N.'*64 

^5r *-*« ^« ' ^^ *-*»£ Z«>4^ tSllô Çjàis* 
\,r u, »ssL*Aj Zi«s «-»i «xsàA <&*&*> '. Zli 3£oZ 

«i slju^ 4*sA. ôiS'ai Z£âklâoa % éiw s B'isé 

■v^»'- 4S iâibâ tô©7 âÀS* : Z^aiô Z^L otIs ÔtèAâ» 
.•.,<•- «t "r--m mîsL '♦ lis ai. JE^Ja IL li*ûS3 ZL^io 

:,;?i O't li^stïù . ^X^&i ^.iîàiii Z»â^ j Ziàô^Ss 

àX »ajZ X3&J3 : Zssa^3 Z^ôs % émS Zow A& 
;^;,..« Z»iLai oott ^k3S&&Jào h.*y lî î en^Qisi 
è? iîiâ'âaf î\éÀù t ^Oùoatu <n&*J4> <^ a ^? ^I a l 

is;.,-j ^.âô , ^j| Bai zf*^ lii.M-j ? Aoot liifao 
^»oiiss s^la© $ ^àsiiteL§ Zô©7 sâifA^ » Z^ôô ^ômi 



67* 



IL LES EXHORTE AU BAPTÊME DES KATIOSS 



boas i oi*D yàoi ^êl ^?«& asju ^ôal ^\à\^ 
^éouJaâaa ty*a J$l . ^x*#L ^po i^so 4 . 4i^ 

^é<4UV,£j . ZâaeuM U*ôâo Z*sô tel >p,xz : ç^, 
)0usA^a^a Zw^ba jUfdà AZ v éai JUI iâ&ig #. 

A>ôo7 3oéi îcA ZÏ < \Ml oaàaiA Z^di !*&<* î^ 

t { t t /f ^^ " /B II i« ( f t ■ k | 

^éou^z Zj«Sz z&ââ? k#ow 44®? iï&l % ^ \*d 

^ùms* &S . ^aié^ù Zipâsub Z^S'Aiiâ 1 Zfb&st ^« 
. iLùxl ZÏ h^I Uâw 5^ aS . susxà £** i^ 
Z&ixsAa Z^iiû ^eo Z?b4& Al* a £os ZiZXi* ùsig 
: Z^isâ h#cto aâ i*«3 *3êA t Zâ&saS >iL .A& 
J5ââàl& ^0 f s Zaw .0.^0^3 ^àjl ^oial ^S^.-! 
Ziî il^»? Z«^x ^«a lia» ^iio ail » Aoô- îiûw 
.^sl oa^S,ic oa^i^l Ia^w ôSf^à\^.ZôÔ7 Vfî v*^ 

l&àia ^cts . lîi'&i Z^i*S Z($AjàJ^ ^ v 0<J ^ 




IL JNSTBUIT SES APÔTRES 



*66 



•'» a^(t ^Z IL . liafluas Ufâôo lise tai ^»i s 
,ajÎ ,*Lala^ .wto^jZ ûA^s.àalib é^fefeUAfô 
is kkiïis'-t ô *^ s ^?? Zi^ô ZdàaL joto^Z ôoo 
^uj-M^û mi? Zi»Z Z^44^° * wa^ai^ ^éwAx^ 
^sen ZÏ . ôiS ^h'x&so CTôiïZ aàsJî^^àioj i%â*$Xâ 

IÂOjAI .AZs ôct liai . ZS'ias Z^i^i ZjiAAj ftôs 
Ai ^dà^ %hJ^ i»*» â»Z Zil w>m3 Jw ; Ii»^s4 
i»ZZ*5ô &*oiS *âZ oami^. |éi iâ Zftai wjaot fîàâiis 
: \$&&à& \&*L % aJ" à^I© g^M AZ*i t w,i^ 
ijtùffiis ^Z .àal Ziia . IL^Za m*iaiw ^ii^oZ 
y &\xi . w,Ls Z^a£ ^id£ IÛ Zxfala : woi - Uâo 

V ' " ^ B (I 4 j, Il B l 

S»Z ^»i . ^âai ^JJ^b . %éas ^Mjuftào . ^ôaSso 
^c Zï . JbaC A*al % 6aS ZjI âdibo JÛîa. ^L^ 



v* 



( I ) Les m 



anuscrits portent «^pJcf 



69 * POURQUOI DEUX ANGES APPARUBENT-IXS ACX ÀPÔT 

fia,*» Ixasl^ 1 \^^k \?j& ^écïAà_ a^^fcl-.ii^ 
: £-éoe3 % 4a«o osifôa Xâsd Zjs?? . Ziiâsdi ^»vl* : 

f I Il (8 f J l S \j i t i h r * mm **^f$- à 

to5u_iS-ja> s ld^# . lia**» Zxaai^ % 6e?AaA >,ïai& 

ci_a J$l î A*Lu5u-î aS hàaA. |b^3 1AÎ * ZLvnsS ;||: 
.Zaw ^ài| xteif akôiS' ocia ^o ^*Z. A*l*0-c ,a<?ïiâ 




DERNIÈRES PAROLES DE NOTRE SEIGNEUR ' 



' ? ;$„sa-A? ^**Aj IvaûMi ^i iS'Itl^d^o 
\*3 i^iJ \à^ **»*• ^iiô ^îJ . v 6oi*^*Z 

, ;-3A.3f l^ûâs L^&i&s® ^xhxàAi bo . Aîaolp 

£ > Aj»: . ZjI 03l16 liiâaSi Zxs?b vaI^ ^siiÀ ^S 

Ljï :-iiZ J&»o «#À*i 5uA.'^û3 4a^ . Ûl % àa&L 

' ' ' ■ ' \_ ' ' ' * ' « >^_ ' ' 

. ai— rf*»VZ J«« lit âsob Isws Isis, kôVaAsà 

. saluai % éÀiîis 

»o . téal ^cn. Zi» . ZEw (i) Z^AS Atâwiae 
(0 m. fek^Nâ ________ 



71* 



DIFFÉRENTES MISSIONS DES ANGBS 



*5Za ZJ&w « IcnSîâ «sus** a^Z 4*îÂ^bô ,&oi\»* 
% éo£âl& . mS lai îuaok «j Z Z»Z&»: *ûo &« su^i 

ioais e— .^Z *3ou*AI .ôcnïâfJb Uiftbûj ^3ûâ , 

s ⣫i I^Aàa l^ ^oAô . (i)^L&fo I^SÙ ^Uô 
caàtdJ UseJLi *âZ (2)*sûAo . âdifôA» Z& ôxV Akiâo 

Z&e& i*Z*iii jûAô . ,.»*Aiâo Isbuiai ô3îLis&$3i§ 
«!_*&$ PlS 4*»^ : ôôct ^»ûk*;so Z$£»^f '-; 
jLâçr : Zi|û»11^3.iS «adAo * lié lê»%jfùoi l»Ji^ 

liiia *â &l iSltlfâZte» usîô.» aâ aâ*.' iâ ai'' 

,/ ;e te ' ll * in * t us t /& f ^ 

*#£§$& Zaw &?ib )a$ la? . m% «jw-*>X «ni 1ôoî20 ; 

(l)" M. ^fisf a (2) P. ûO^ % .5 




3^ 



1 



POURQUOI ÀYÀÏENT-!X,S DES HABITS BLANCS * 70 

\A3 liàiSw: Z<CU*>ao ^ksiûto odâ pS % 6AfZ 

j 1 » /'*\/ E l i te * \.* ' 

• s sais Xi» 14^ a • Wdk^aoa b©.si L^bc» ^*a s 

U5 jÏiKjh ZS^ ^f^^AI Utû£^s Z.&fu*» 10 îSûjw 

ji»I ^^ l i M & l ^^'^ i»^V? b^^ïî ^H" 3 

^,»sjb iiioûâ i4^ 'é CT ^? ^? • ^-f â *» Z$*o&Aa io 
Aa.i UVAm ZwJiZa ï&aiaa ^^Àlàai toâdâwà 

JLSli* crda limai oow ^^3 l£ 9 . m«I^ ^s osot 
oser L-jj\*î>ôk** »âZ *■»£ <aoA . ^»o^ **A*Z Zvjs-mO 
A0aJ^ ; -.3^ ad£s l&ol^ ^âpr ^^*Za ^* wAi^ 15 

. »OJL teXa «j*si AûiAisé e?Aajuia.i*ïûaâ3 

:\.As.û fiii's )*SI ZiLAïé. . oser ^a*-faâ Z^a^o^ 20 

fie 61;ot ^*Si^ ZâLâ Z^»iS ^>^ ^©otamô » Zîjsaja 



78* 



l'anse gabeiel 



.JbObbôLiya l^six ^eda. ^àAi pS ^$Ur--n . Q?î , 

ôu^, o»çm . ZiàâftS «f.j*AZ i^ AÂàôa^a . !*££*& I 
â*^ ^®A ^o . ^©4 A*a» l$iââx ^oi Zooi wo^/. 
a«* Al Àl ^^à * l<$*a*»àâ lacn ZAàào&Aâ »îx 
..IîajAj ZÎ J^Ala ko Z^XN^tZ&suAis siào, X! : 
ZakaLs tcnskâo aâa ^d Zscn Zôw i liiâf iji ÎÂsa 
: Z<$&-3oi*£ li*àw ^-4 i léSÏ pm ci^BsaxAsi 
^#a crd «^Al : Hixsa 2À&? >a*ftJ,i wijj» : 

**i»i Û Zlijl? . ôâ»aAàôJ (i) lié ««ns pi&$\ 
Z#o5ooaââ? a^ ftâ ^Z : i^xsX. Zxf4« ZaZ&s/' 
^ija (2) )sUstàa| : Z©w ^àm ££&»? *^|3 
«âJLâ JS'Z . p.ù.^S Zocn **AX JJcijk? Ux,Z . Z*^a»; 
£> otS ^..tto Z#Zo . Z^Mcnâ? Ziàfll : Z&A^, liai 
tâ^S Zét f Zlô Z«$U**k© Z$L*£.Usa»3 cu**û 
(3) ( ^ ) yjutAI &â >&£ yju*» 5^4, Uâw . Z£x^be| 

( I ) M, ^\o| . (.2 ) P. ;safiaS (3) Manque dans \ 




psK pfES qu'ils etaïeWt irrites éosTES nous *■ 7-2 

reliai ^^ °^ «GyAZ AsZîiK, AÂAjâafi^ô . ^ 

jjii»?9 • ^#^ èf^^-^ ZA^a^ : â^Z ^a 

. mÔot tfâaol? ^® ®^? ^^ Za^jâ %açA 

»a oZ : ZttB çl*t» aâ oZ : 2^ ^JbJaa çô elio- 

i»\â£-3 l^a»^a ©Z Jx^âi l^flùMLîâ o£ . ZSois 
. jL&iei. S^a ^ ^ &> »^ i^^ ^S' AfZ 
ir \oy ch^^fl Z4*«^^ ^àwA^# ôSa l$ik*Si&* 

^jâO'JE^fla v ôoi^ôju.a Z^ai**.yâo ^ôwAlxâsi 
bjL*Al â4 ,.SZ . ^^s ^é^Aa^SA lis ^ooiAàû^ao 



75* 



CE QUE LES JUIFS PENSAIENT DU MESSIE 



$lb& te, &i lïi t isi*. it aâ^lâ <& . , ^ 

âzia Lxâ coi Aa^%û ^am^ÂÀJ 4a £p liiio-''-' 
LSl 'U*k*oS iwÂïa Zl's A$.te . Ami A»Z Z&^-| . 

&.;»& ZJ" ? â*Z ai Z^ui^ibo tSLta A^â «j* 

-îv^*> . (1) Jiâ*,* ^i . ^éu wàas, ixbAo . Zia <d' 
©xla Jda jUÂâf Z®w ZSjboa % JûâJ&a Zisi ziaJJr. 1 

5u^ Zôo? AÀ&.àô . (2) ( «7 ùjfoi ) Zj w Ziliâà s wtc&o a 
* Zïf âera^s Zàaâl cnlaïat Z4^A»i ctA*AZjo3 z£»&> Isa- ,:. 
: J4» ^àlàaxs «nSSLîo £o (3) ( oiî ) ^i* 3 ^* ^^ 6 '''■ 
*âZ Liâeè . Z„£m3 Âi.iv» ^00 t k -jâôs.S kfJLi ©dr'-l: 

x Sm . Zâ'âAà A*ia .sujotS Aàâsaa , oi^Abas -: 
aâ <,sô4© . ^-éaî ^tÂ^o jUâenfi iiâw i*^cn ^|a; 
ZisAl< l«^s Jwai ^S 0007 V^l» : ^ixlé^ i.W 

(l)P. ihxk (2) Manque dans M. (3) Manque % daDsMJ 




ANGES N'EMPIETENT StTB LES DROITS DB PBBSONNB * 74 

'jsi» '• »^ù ^ uaaÇa ^Li ^©f %>Ôj 0010 
;^ô ÂÏ A^ • OT0 4f - i *H^* ( ? ^4-^ ^? ^ ^4^ 5 

; ft \à^ l&ty tf*)ç> I^a^ u.aiâ*. i^OT v jum 

cjx& ^«tt? ^* a* ia ^J s v dm ^^? ^ 

jjuftp Z^a^A ^ ââi «*%ttâô ^À ZS aâ. Z^a» 

oaaa ;iV p$ JaJà . z©w ^4^ z4^^» ^? ôw 
. îaoîîa *%AÏ. &£, (2) ( m) ) )suaô Z^Zo . Z^i^so &&, ■ 
po? Z.i>^ ! ^1 • ^%|® w7oi#Z ^4*âJ3 »*?iicZ jtfo 

issàâ':!} V*»^îS aiisl Isaia îs.S 4^6 Zû • Acer ^Z? 
;ia.^ s wr Siàfiwa bô à s lôa . Z^ aiâ Al*^| Z5 ail 

l(\x*s^ CTaai Z*ii« iiZs ZaL 1 ZjS^sx ^70 

i5»wia »*Lea/ta*> Z5&m IL % ôwaaJa wAûâoassZSZ 

(2) Manque dans P. (â) M, &J& 



(1) M. ^.Ala 



77* 



l'anse qui apparut aox beegers 



ZA.CHA.RIE PENSAIT COMME SDX 



*76 



A,éci axas® A f %sA l^â^ w&ii & A* U^i 6 I 

xis^ W*t*J 9^ * ^ $***£° » *?** ici -i 

wju-Al U*«o Zx*J l**ci &&= . ZiiMÔ î lis ^ I 
. «rS^ûâô cn^SJu.3 !&"**»> • ^ ti<n ^ *%j î 

wrtd* ^fa Lîaôa; as^I? *>4l V^S z *«? .] 
ail 1 4^3 jL&AJ a$J*1 v 6Â 4* I- '• -^; 

. ^S «r^i I«tf Z pi, MÛl : *»*>So ôfc. ^ 6 - 



'■'^'^iî^.ttâûfto liai» tic* ©ci lo« ***» 

.'^ia . Z^i ASU. AI ZSl : mL? ^« ASU. 

': : M ,^À*6« lia.»? )a„¥» o^.léSÎ ^H__ 
; ""'T?, p. «i 



79 * l'empire des grecs finit; celui des romains commis 

l£ J&b&ao ? Iaùïù wâïJta ptâ Ziaj A«c 

Aoc* Lia? JULZiâa . Z^LiutofJLS Jkà AÏ ZoJ. 
Z&»Za (i)Zi#Z >&o . £o JS»o*s? : .iaoa wâ*^ 
lïîaia Z<&asJl* iA »â . fc.^àotxAa ZaaLsiajj: 
^,4 * ^àlAxâ suis ibdôxLJàakji ^o £jsi« ;^ 

L&b Aiià ^*Z Zaeà *»a Aôw . Çàocwâ ^^Jsi* 

« ,1 • . \ ' \* , * ■ ' ' * 

2a^,»i basi* ifik,fci JS; âJ^OÀV.Î «Jo ©w Ib^s mai 

.. jfckà AsiaJa ciôAia osA&Aa xllas t Itaoi ZûâoJL' 
fc_j» Zàii*ïsi-. % ôouijM0Za kô&a.iJ3 lii^i Z2fl^ 

^ÔJcf ^Z ^di,a,â . XÙ & ^a**p ^»Z lia? écb; 
4,.._i,,s M a^Z : oâiàaS ôôct »*swââ,so Zûw »»' 




LES ANGES COMMENCENT A NOUS AIMER 



*78 



'% r&* f l ' iè ^ l ^*r ^> %^? 9*^*9 
^ ^i ^! ^^ s • ^&^*U x 4ij*, *$&* 

'.i' ' :à,iS ^ 2*^? ^! Zi^sâ Ztj^outfÂaô ♦ *«oi 

«uS'âS» û ^? w«$à«xî« ^is Z5 d^Saai^ Zx»ià 
tu» «if ^«^ i^ - ^f ***4 él I^| ? 

;L_ct ^Za iJ^o . Zaw ^Z ^iô« ^ ^Lw.1^6 

:^*.x» xàXï'à *Aûte C7^*«ilàô 9^A aiS.4xï3 
w Liai Si Zsl^jâ ©or i^âfca i^ia 2-S'Z • ^£»20 
sJ3ts-àw Jba/^ «laa ^Zs jbô 5w • iLÂfôl uJ^ot ©%» ' 
: *»w ^Jlb l«J'i âifji» ^)ct Zibf ^à? ^-ifO^e 



81 * 



OPmATfllïTK TitS JUIFS 




lofais, &4n-)S lÂi^éi I&éa v ôjs7 o,a*.\x 

j&*JU i&& ïîsi iSi . ietf i? i^IaoA &?â ^ 

»:Lx*\&ào % ém»iiai LfcX»*Ao i^\l ^& ïS& 
m^a^ôtî^» li*Is *Lifii Uoi? Au** ^ 

^ J&l» t jSjfe -W ^|) tt-*» OH **■***) ^»3it 

. ^fiàii Z&o pua : tiiXMao : (s) ( «**» xàg:: 

pas Usj-J w**» ^f? «-^s?? *?^ ***, 

iLsià Â^tea ^aA^âo? : Lifcto <^4! & 

, <&& ^«U ^a 4X ? iVo ^3*0* tôod! 

. ^4^ ê>^'4 «no?â54? *»,?? • 

(l) Manque daus P. (2) Manque dans 1 
'(6) 






LISTE DES EMPEREURS HOMA.IKS 



*80 



î %Z pfa »?•* & **» *4 ^4 *4»* 

^OTftaitâ lia* ^ Ç fû^i &i& ob.Q& ^^^â 15 

v oc«i Ai ZS'l : ftjûjà lIô-AJ^ào iS aa*^ ZÏ ^ 

£5&ï.à^ÔIs ^Ji4 . yàal ûidûi U^»i v ®^20 
:Vicu2ïisà 4iSAi B'^b s laûjùôa ^àuiis ■Ptë'fii 



83 * SIGNES PROCÉDANT LA DESTRUCTION DE JERUSALEM 



ILS SONT TROMPES PAR BARCOKEBAS 



*82 



AflL»t ô|a ÉÂ . I^âîçia Zo5r A*îa a*» i^ JjL^ I: 

: ^â-jl jx-mI ZïctA law &L aâo . ©i*$j Aas^ ^ 1 

lotit? wtoùo^îU ZîLâAa : «*^f l Xiûax ^«? j 
Z&JJL ZJ*aâa . Z£»Aaâ *« îaSîxAa . *S ^ASA^»:! 

Jujsp* ^2 1 ^»âsôl aâ l «Xxjl3' liai, lid^oî ^ - J 

L^â^â» \L Aôct LiaisJ» *Vd^a , Usa*» | 

. iiû& ter, z)i a****»? ^4 ^ • \® m 4^ l ^ l ¥? il 

o^fl*>Ma> ^ f ?3aia l#i**4 lïl >. r «b ^ [j 

ô©ot ^.â Z%4 : ofc^Az Ll IS'I . ^oti Zas? :| 
ÇÂOU&? ^ôcnâ oopt A* Za >4 <*M • ^**P^ ^ { 



. S 3 jaàJ **o^a SA^ao . slÛ^ AâoxS waJsaio 
:ÂJa» s ? Jl*»ôô IocftZ IjI» tââdZo Hâ^ ^its ^^e 
»c??&^^? ^a44*-^ s ï ^a*>s.i v éodâ? booâii s 

UâoonA' y*-*l &J& ^^ I»âw , AïZ sv^kâoo 
,is3 ^wf a*. Z&^^m ^ ^éoiJ «ôA»I . Z&oi^ 

■ , i> t ' " / « ee m I i t - l& " 

: in—S'ia cn^ôâai ^p i» Ai eaiôSAAi ZfLaçaa 

^» v 6ô« Zilâofi tfs^àj^o j 4^|AA ^ Alâpsis 
cî^-ià ià : Zj^ôoft* Zibôi ^isoAxl 5uA Zam 

:&?& iâ*0 . si^j ^is ^a a^ 1146 z£^ 

frAftttONiiôJsi ^â ZéSi * Zixa^ W £**A| Ç^âoua 
i*Lâ Zil ai ^s Z«w . Z^aAi Z^*,^i vôoia Jépj.20 
j? . A*liAû\ ,4^ 41 ASZàa4 aA^âi 6Z *A <£rf 




85* 



TRIBULATIONS DES JUIFS 



. liai ^p csi|4| ^a ^'^â&a ■ ^eil <tàl w.i*^ 4 
a-si^ât ^-a \ûc . liais C|xtii ^a îilLy 
àLaôZa a.Z li'aia .owdfoaiaa? otôaûôZo I^qU 

fetsû**? *A»^° Upp*^ *»£ »» *a?Ao . bai,is %&<&[ 
^<n£ ©4ot l^âdJà l$*ix& ^»^^l ^4 ^-**aéa 

<LJ&»w XX ^» low zii *â? ^4^ s • ^^o^-i 

^oAo * *ao4a wâïiUaS© ^.ajaâ^ajô Eus is 
.'çoûolJ! i^w vâJl àï^-J . Z£*xîL £>< lx*i&% j 

Z-àètâZ *ÏÔ07 ^S 4 ♦ tf ûZ \*$& «Ô07 «X/ACT lit 



ÏÏTUS ASSIEGE JERUSALEM 



*84 



: looi ^o4f 2 ^yà P^ $* Jitri . pksAùl ^® 10 
ûxiaAI t Aèm Ia« ^s oâ , Zctt'Z ^$âoa Zi^ ll| 

: ion A.SS3 ^^£&fi Zusâba aâo . ^àsl Qyi&g 

V, .' te s ■*, \,i ' . * « ' • * 



87* 



SON ACCOMPLISSEMENT 



: iMhJê Z&abs )sd euoâi « Uiùoisà l^LL es» lâN 

JLxw <LJ*Z . I«ÏZ A4**»? I5âS ^éeîiîfâ ^âdlià 
xjhoZ Z^^ Zxte JblJ Aàô.x ai % àmi£âa3 &£& 

* 1 / 

Jkà 0tXmoÏ » lï oZ Jstw oasal .^àaiiS|3 l5a oii 
i,»l Zacn .X3î lis . jtf o£ &SI$ IjI^LS jb&iij 

UsiïL .«70<^Id ôw . ZSB &d^3 feoii «soiiA&o 
^âis&j mta : 5ù»l JxÇ£o £Z ^ài.^? s fy-V* 3 **? 

Si-si bb <&&*}£ s Zjiaoui Z$MS&iiûi ^4^ ^at 
2^Câ. »_&» zJAm ©w 1A &i> é^ 3 wâ^ai 
«éoulLa ouisà Aiî&â <i^*âZ Uiw .eniiol i/i-mJ^, 

$£& bàix 4^ai» ai ZSl A^lîji^l a| : s*fl« 




PARABOLE DD VIGNERON 



*86 



... j,» AZo • LS'^âà ««a iiaô . ;,âas£ «s 

/o^ ^ott^o : ZZ$& ZjïLmÎô laS^L (i) six 

^ à(7A&3 wii£ô . ©i) Zô^ W ^4t^"f ^-^ 
#olH a? f* K& $ ® ' »^ ^ ^Aoa| iââ . â^ài 

liaa^? ^?ct ^p ^Jw ^±» PJt^ $ ù 

. .i'ûé: (-2) À*>i 1^»^ liMS ^J w âft^lé iS'Z i lii^Z 

:«&3b<\»Z lias loiaixla ÂA % ftj^ . oiaàaâ Zooij 
^nivid . oào^â icîi^e .ai^to ^on.ios ^ojct20 

(!) Al. ^S*ïp oix If**} (2) M. ^S^i u^oi 



89* 



DIEU CRïk LE MONDE LIBBHMF.NÏ 



. %zk\ sr(hù ft«*i* *â2 vm ai »&i i c%\lbi JU&ul'l 
©en AduJ a|? *-* • iil^ l^sJ^ %*A*i 



* 83' 



maai.» M* lis ZéSiS o5&àa&' ûû. 



V*£<-ï* 



a,,Zs • ©vim suasa âèS% p\%à izùlàoà Amuoî 

lïj v*OT3 : OT$ûiftl,f ^ Z&AjttpO Z&M3 )3& tà&JLv 

^QoiS Zoot Uo &â . ^o4?£? iioi.â £U»AAlû Zû«? 1 
Asti ouL*b*aa *w ♦ Zi*À£ Z5Z ZiiZa : tâiaÂJba 

aÂMlaa Zow 1**^ Z^a «w £oû . AjZ&JLtsa Jsn eiii J 

îAaja.â»,» Zaw Zâ*sA H a ha^à.lsw a» ciS ooi 

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tUllfis *âi «a «S Zôw A*tsl^Li*,s *âZ «s ïs^ 
'•toù&ï pil «V*5 IÀ1« 4Ca lia Aisa J^s jUâoâ 



91* 



ÀBSUItDITÉ DB CES ERREURS 



4as| ^ojot : ^.Sot ^a ^àiXJ . ^Ô0Ua\*1 ©us® 43;^ 
l^f'iA. Zfaa*â Aâ»Ia ^Z ^a ^ . ^J ^ 

sàu^iia oi^Am : Jôrîi t*9Àai }suRm léâ.-X- ;i il ^ 
(i) (oer) : Zacn iÇ ^4*.lsô . 4a3 liÂ-aiL tàjfo 1 
aSZ . h*ïû*\l Lî mh iiia^a 9&Z . z& âa* «iaai ' 

^l Z&.*oA» i^ Z#sAfZ . AtJLâoàA* U\^ 
v U»hôà&»j Z^SZ ; ^moZd ^i £i% Af'ijLh 
t 4 &to ZiCLajbe^ Aiiâ Z^US ôA aS ji-A n - ! 

s Z$jis.S loSi criia A?L»oAàa aS, Zaw \\^& «Xo 
ïf^ *f^*M #? ^ <^4 A f lL^A û| ? Zeu» j 

Z4£»&***\ ^Aa&io.z<$»:i& ^m^AZA#Z*ôAm a5£ ? ; 
^00 . ^— 'sboai Z4U&? Z^f^l llâ^ ^ctôA M& 
ôuaoibA'a ot.|.'îs3 ^00 » l£»jb ZitZaa à»<&ifla 
àdLs îA.sa zSA*ao &u»a& ^ ô XJuà 44ÛS j 

^ôouoc! 4i Z&iao £ix>a Z^Z.Z«CiH» J***AZ 1 

01S J9&A: Juou^o *&** ou5aaiJa xasjbal JUSuSli 

«' ' ' X '' ' V • / " ' ' 11 V> < i> < ' « .! 



DIFFERENTES ERSE0BS TOUCHANT LA. DIVINITÉ 



* 90 



(4) M. £, ( 2 ) P. M. J^ji' âtoi 



^T 'Ail JU»*â sU. «ôôilia ^3 1 ^aiâ^SMa 

• *jlJ3 ^f»* fc *",. ' <• - ^ V • v 

? ftii '"4^ \'^ a ^ ^ $i . A?»i xiâ**? 

o- Z**5A ZS-*a**s ZââxjUkaaa. ^ t J ^ ^ 
"^ÏV. X-Jeisi JLa.«ai I«à^ ^ ^Jf^«? 

;à?oZ»û«Aô : oci ^ tf*? ©w 1^ ZaZ 1 ââsZi? 
îi^Sat îùâZAboo «To^fZwToid^îà 000 » ai) ÂJ 
at.i A,Z^i^ï ft-Oâ ^? ©^ -H^>l? «) ^ II5 
oui*- ZaZ • ^-»5LabIa ^4 J^*i? 1 ® OT ^° s 4f?M« 

'dÀ àA Zw J è^% CT^ôAfl ^1 . CT^ôAfl oZ à&& 

.«.*:? ^-»sni& iV Z^aso^â ôia *cwi ail**» »âZ 
•.aiâài Zsw feaB oZ. «aà ov^jxa Aâsi iàlaiaao 
^ow^Z ^j-Jot ^Zs ôct ZéSt OTô^f^ ^a* 5 ? Z ^? 



93 * Là OKÉA.IION k ÉTÉ FOUR î/cJTIUTïï DE L'HOMME 

léâl ^.JÂA otUaj ..j&s JwM ils | ZdCT.àO £&&$* 
¥ 4«4 il I^ôjc^a ^o 5u^ aS . pjpo jS çp T '.^ 

jSl « ^JiâôZf Is*J lids llï t IlocrJ 53û^T-'j..-a J 
. où àSLsa »»AaôZ mÔotj : ^S, lîafôa** jbbô Ssera 

•ÀZo <*suiô il a4 Zsot 11, otSua enta &â : «xai. 

v éoii*» aO. 41 *A X3ta£ . ad»!* .ûcftA&L*> zLi*a , 

iMo ^S tflA&i à*!, l-bs . ZlaJAgft (i) ( où) Z007 a,; 
^6-ocnJa »V?3 âJ^ yÂjcà . ll.^Sadij Zjpaâ t d Af &&i 

vftjwo.Zac* ââsaS si Iscé As où **}Aj il» • %£«! 
A*i liUf ^pvçdJ^a aaâj ^Sbe ^éoiS «Vissai 

^o A&-J A^ 4.^3 • aJw ozAjJ^Vtaxd «f^ï.,^3 
i Isé waîi Ij^AA. Z*x»Z î tfdL»A&*> Zl ciô^ai, 

ââxf à,Çiô « Aâ»Z3 ^Z Zlfcta°^ Z«i*Z ^ûjZ, lis Id'l si 
V écx-»<&*Z «éocnuJ î (2) wa^»! ô©7» <uZï> -crj&asXJ 

{ù Manque dans M. (2) M. ut©|0^*,lS » 




t A DIVINITÉ CONSIDÉRÉE- D.1ÏTS SON" ESSENCE 



*9S 






**Uu*>»ôA» ^»4 ©ai Z^A^Z * H^^ Ûo ^x 
'. , ^ ^g^l Zeeno wo^Ia Zooi wê^l Af Zu»Za 5 
*^^ft,»Z*âwwT0%fZ Zaw© wT©4f l ® Zooi wTo^fla 

UâtyL W °^ ' ^ ^ ^ ^ z4«.k»Zio 
"ûC-v Ui'xâïû ^-%« ^ ^J? * ^ ii \ à ^^ s 

^'1 ,«.'âaoia ^|' tfl • 4* ^ &*i ^* 1 * 
'^â* Zjw r ,3 ai • o*M^ Jûb ^fcoi? ^4 ^i 

AZ «a ZiwAZ . Zasn «-Zs Z^^^^s lL« Isot X*tt 
l^âaj ct»^-J A f l»ôA»S ^ «#^4 ï^'l • '^4 
( cr,A»iW AftJLkibo Xia^ lama «sî . Ziewîl.ao 
lh i5j A f l_^ f l^ Xii tf ^*»| Jwa ^â.i# gw â*^ ai 



95* 



LES DÉMOMS CORROMPENT LES HOMMES 




SXTAH CRUT QU'IL SB SUFFISAIT A LUI-MEMB 



*94 



. Zxlî JiaJ jétaoi SI r » JouôMl . 4t- ! s »if--| 
àj^âp . A*sîa ^a Ixlt À^ts ôw ;*£, ^Wj lS%A 
«L. S'ô . ÔS©7 ^0%#.4fl K^*»? 1$£}5A ^ôjot ^fîs^ 

. A*& A*.£ï3 % àjsè Aaxs^a . % 6©i-i ai Ai Al i^i'ia 
iJLlJ J£is o*Joio ^ôOTiâ® ôfiSZô . ^lû 4*:»\ 

j&b»Z ^s ZsZ » wiljs* ZfiZ °£iM? \ôiw ^éou^iio; 

txfâ» « Âs^ E£àa»p Uâxo . ZîbAfli Z<$«3ï 
L&ûôJ ieàié Ltosbû Z^x:$i : 32* A&£\ai 

&âjj lia ^© ^4 aS . ^BLÎjjLi Zxiia u»wôi m^^ 
AdS ^6jI J^.à£j t Zsâiuâa %4 $1 - V*î ^P ^'^ 

^©aiS Iqw âii %ôsw^# Aaîas AâfUa s ZjxmZ 
Lis léêi i.i»X Ià4îé |rf s a$? . otb abjAAZo 

IJo^Sio j^?i.Ao »-»?^A i??? ^1? <;3 >??* 



*ii» Jisi'v^^ • vî w ^ a -^° J ?* fc ^*° 
iViii Un . tf ^o.^i j^l Afi44«> «"île 

^ . vjoii liai A4 ^*^» v"^ 5 

v iA«^ wïi xjiï iL* ^ ^?« "*= 

V iié AÏ I-ïl ■ 1« ,M>*SVP ^"^ ?à * M ' 

*ji Lji-is Âî ii; : «J •.«" ; 4s jïî ^V? 6 

^Ui'^^" «fi» •«■•*? Jete °^^ S 



UJ* 



LBS HOMMES- SONT; UNIS A DIEU- 



isk&â 4lAla las jlcn. If al tfz s ci*Aok ^s ô & J 

^sâ@sis . ôiiào ^iitto Jfti* # *r*»Zao i^^ 
ZjîâùsisJûLfi ^iôA 4^« ^ma . iootJ pjpok* 
l*à ^ * ^»^AI l4k I#tf * U.6âao.Z$àas ffl 
^ua&M Xxc* «I a? «J'o : ^il& toô^âa Z<$&fâ 
4a âàifô.» Aa, latS'i x-tf il© . Zwjk «Ta>é*ria 

^àjQ w.m ZjU*» ï \àsl axà Vis A^» ^«Ji j; 
^ î jJÙÀâ &z£» *£o lai*. )a&o v 6wAi îsiis ; 
Xàxï «x* wro#»Z3 on .^ékJl kéuV ciâias làas.ftk j 
ô|âAMô ^â?Aû?. Z&# «k, â^ m»© . %*&. J 
^Z j ^osua. tàS'to Z&ûJJ» A^ Zôci|.? . ^ Aaa 
s 5ûaî-a ^ *sôA *â Za«o . BâSaS ZiaâJ^ e-.Ai» 
^eéiihii Lsui \*&ot Zicni * 4sci la- Ze$Z Iwi»»] 
^4» Ixlî JLiiS. ^àsH^As ZsnSls c^aL^J 
•À £ Z& as ^ûdd a? . m ^l.^4H -*«*» 



. w . :PB iT BE DIEU ANIMAIT LES BONS ANGES * 96 






5 ^ 6 i *ô*;,.<M*Z 4^o Jd# àf^Zft 

. .^jb zifcl* ^ *#» « **# ** 1 ^ 

%V^' ** fel - S ***** è?^? * 

. ^a^ ? b&ai ^axs V 4*Z 41 1^» 
ifcuAÀ t Aèé liai» ÇZÏiôa Uâé <** ^ 
^^ ^^i ^k 9^o s ZxiX.^ ^Z ^ 

^l4»ùâ^ . <n> ^»oZ XiÙft. AZ Z^ac^ «a 

jair-'t ■:-■' -.^-«? ^^ l ^ Ia ^^ «"^^i* 



0) 




99 * LB CHRIST PliPAKB SES APÔTRES A î/oPQSTOLAï 



Uct £ â^»a J ^é^ »4 I4cr AÂi . fees ^ 
Zîda XâlL lai Z&-Z . ôo«yécu.kZ £** tf© ^ 

4i»à loépi v ômif3 ^ÔCTAojtaooI ^ aôwià <& 

^Aèm Jl^À l| t ^ *? #? ^ ^ s ^ Û * 
jfyiàL %&* fli»k, **& aâ *4 # • Z?w A» !a* 

û,9ù*frto *»»* &*? ^4 ^k ô "^ 2 ?t*^? ls 

Haoki tfâc* 2#V ^ tf ^ £> ^ '* ***** 
£ aâ :■ Z&uâj *t^ & Sà^u,ù jfo pi* 

» II 



«f DANS LA CKÉâTÏOH CONCOURT A- CETTE CNÎOW * 98 



;\ ^ . j&&? #*?**» Z»c* &V* •$»**» ' 
■^s6 JUi»*» Uaçâa Z,^ ^^ . ^jô 

liç'â^a Z^w i^^ « «jft^-fl ûi ^a% Z6« 
J^ ijj» '. X^asâ ÎLààMJ -Zart ^o . M^a-Bjô 10 
'ÂVMa rtçi» » LÇfVa© 1ASÎ Ui«w? cï^iafiVS^? 

ao^.Hjàôa Isli^S,? ^a oïAtlxA Z«\1m ^ «*^fZ ' 
^LÎ ^ f ;M ^Ç^s ocra t ZaJAà aâU? oci Zsa^b? 



1.01* POURQUOI A.PPABUT-IL AU CHRIST SOUS LA FOSMg d'OT). '.:U\. e w 

èfù%b i^o usb Û^m llos^i Uàèx^ 

aie *$&*** ci Kl*,** • ljfr± <£<* ^ 
jbo . «S ^-M" .Aflif^f ? <***»* « Û£*4 H i 1 

$ ZJA^ <?»*?& ç&c* £ Ab i^e* 03 ai tôai^j 
.. ^*.£» ï4*is4 Jxaajb* U#oiM ^ ^ 

1L.C* \*ao . fel#3 «S ^A» s *** ifo, 
^ûdSiâ&l^oda 5^ou»:^^i(i)(tt***)a 

JbàÂçt. *»»£& êf f^l V** • l 4% k**î? «rt* 

i^^Jba ImJ'b bôftJtia «la? ^4 l^o . Ziftjs 

^4l ^i^L.ob» . I^UAflo !&*&** *é««A*4* 

3i i*s* Bi *&$ . Si Ai & ^ %* . «** 



flpMT appAOTML SOUS LA ÏOMtB DE IAMff. BE FID 



*1G0 



^ oi * 04 s *&»**y*? *** 1&* • ***** 

* * â«3a ^j#* Ç4*pï- £ ^ ***** %# 

po*J AftlS zf ^ **»**$ e ^ ****** }*? 

L ,'é ." v 6ctf* && & *?*? 6: ******** 

■^ U«* %4 ^ &à . ète #* W Al 
^ i^? ûj toyftj.^ lia» z£a» ^ 4a»^ 



103* l 'esprit-saint fait tout par LB MOYEN BES APÔTRîJS 

Aiûia UaJtàoS Jx*iâ &Jls& lit &*&m oàt* 
IJxl Aasoiâ fulx ^Maé ♦ fealàl «lai wiû.^ 
^»t s ^ ^àka olfcûàoJi ôôaj c&bi law Jïl .\£ , 

«3À«S tâ» ©W ©07 . % ©0lS lôOJ *3OTj» jUiûà &œ3 I>ft 

f4Ê*bûJ jtâxl «ni lom ow * % ôe«à® îu* 9m i-â à\. 

' ■ 1 > 11 ,1 V». « 1» ■ ni ï" 

-" • \ l« ' ,1 - « * /' » \ .1 "*T 

^1 . ■Sui^oid ûj xS ee?^?A,Àfe; àjÀspio 
&4 . l^l^l^o l^o £i ^lo . Z^asÏL»» IAU 
liScn ZdU&Zo . lawoa AÂsa 4a ôi l&ûào Z$ba 

\ ' ' '1,1.,, , 1 — 

IS'û . lui J$ù Ixi» LÎù . à*â& otïaai Zsîon «à 
,1 « / / ,1 f» « » 

li®4 ^èî iSl . 01*30 ig A»J$f bowÂi* U*0 .AsfiîJLiï: 

I* ~ I m > ' I i' I \j 1 ' « ,1 > I ' H • 

. 'xU pL \a *f& (i) ( 4a ) )*£, àa $JoZo è¥^ 6 
lj*g» ^— jÇéujoîo lias Liai . ^xb lit la v 4wô50 

' (Ù Manque dans M. 



CONTINOATIOM BE LA MÊME IBÉE 



* 102 



*. ? ; àssZ© ^-Se *j! ^ ^ . Ix3Q« ? U*ûS AZ 

ri» . ifti tfo ^ûs tfo 1 |«^*iÀ| 01S ds%â lia 5 
,^«i tfZû» Ûm^ l^^IÔA^a loor^dorJa&f 
^Si^.^ "w? ©7^oai|»llS^ $ U3at ll'ô 
,^»Z3 jbô ô w ia^j lit . <| *ksu UZûft iSlfts ^pa i*^ 

Aao *-i^ JLi»ûS A«^s Zèoi£» l^sa^ Aa^i^ 
«b àmJL oî^a «w3 I^aaaM ^Lg^AZo t 1^*.*» 

ils • ÀîLaiA» u.Àot.^03 . &Jl% ôZ Saj JsMsi 

« y ti us t g 1 * t *■ m s 

*sï cix^ii Z^sal, &Ha ail? ^V? # ^^ ^ 

l' I' » • » ; ' ^ il i 1 1 I II 



105* 



CONTINUATION DB LA MÊMB lOÛM 



m^f lai jS . 2*&&? ^éoniïla» y Z^çâôi^if J^*i 

toi A f lx»i« i £*Zo JboAog jtfsoJ^.^ql Zioai 

. ***** vfaiit lô i iskaïl J^\I ? i^ai^a Zjcà'ztfl " 

l*»M â&p? ^a ©se . Uâa&â oa|À»|e s Z^Uai.v 
ouxtaîaS &o U*A»3 aâis 4£ X|S'ai «,çih 
:&m*a e?âe?eoa pAàAm aâa owl &a:od A4 -I 

XLôia Z^sçteûé aida &â Ixaâ x.\ IsJl» 

ôow ^.i&Aào âàa^Sû : V^iùvu pi, ^*?â0>A&a &â 



e A pÔTBBiSlàNORA.»TS BOULEVERSENT LÉ MONDE SATAKT * 1Ô4 

JTT^ôTz^.^ JS1*o *Mî»; Z^vU ^ 

^ ft Afyùi &j*iH ^ cto^ô . ^àm^â -s 
^», JLÎs^o *â*âi ^ çfa*fA*a? • &^? 

^ = à . Z«t»A ZjPj* aa^ù 2^i>j^ 4^w Z»a 
(i) (<4* ) ^ ôôw t fjuSJ^ ïsji : a^ô a^ baHb io 
j5î j^Jî . aipseô Z_gJiio l£*iO Xxlï s JUwï l&i 

Wix' ^X lii*.p BA»o J%aa Z-4^» ^ii 

l S) Manque daus M. 



107* 



.ILS SB 'DISPERSENT DANS LE MONBE ENTIER 



î &4s i&LÂi si iti : zôot zimx^ à f il^a^ 

Z&& ^ â-^fô ; Zoo? ^i* t?^ ^ -o-i 
. ïïXkséùo ^jmAj l4^>^ ^ XÏJ : Ifââà&j ^ 

«rëtfta ^àJ^ZS B> L& *$ *â? •'$*#* 

. ^| A f îéû«-3 J&*£ Ali t \i ;i^j H ; 

fiJoÂi ZiUd. «#AâAZ lit limas &m H s *â 
ULa&S v ûota^ x* a*Aa %iâ &Jls . l:-.ë.M»i ? 
A f lLLs l%a Jct wrfjjj^oa M&**? ei z?,\â Vz 
.(i) ( lisais) l«&âa IL» *& jutaâ as?.» ^s |?*^4& 
» J—Spiik LÂl&n si ^cl^L ^»a 0007 ^lasiw 
llsôy ^4 Z<* . lac* 4£ (2) <•* # .fct&^Àto 

&)é%a& ^atL %l l£ où â»Z ^^.U*.*»? 
&As o^jAI %à ^l *aeâ ^jtiâô . -JuStioift 

'(l) Manque dans :M. te) P. ^A 



APÔTBES iVANOiLISBNT ÀtTSSI LIS GENTILS 



♦106 



acrt* ' 



Udtf f? $&*> qHiÂ^S JbU, ^»s ceci ^ào 



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çÙ: lM loJH- ^° v^»»?^^ ^* ^ 

ly* (■)) .5 3à^" 4 i^ft^ jSAâa ZjctS ^a 

\\S banque dans M. ,(2) Manque dans M. ^,P. g^f 



109* 



LES âPÔTKES OPÈRENT DES JOHÂCLES 



^ xà, ùtâ ^*J* . ^mJx oiç&cz? :m^.A ^n 

miàAl ftâ^é . avisai ^a^ ? ftdau &j 
^^aéfso ^a 'â&*£ Ifs . U*»a j^àsi-^arç 

A&S| Z^Is ôâiôS Ilsa^o . Jb^i^s- ;.^ 

s a#J «LJl ia£ % ^U 254*. ^ ça***}*.. 
^ Z#à£i ^ôAô . 3£i* zjiâx ^ £ tf âftoû i 

*4 II . ^ami*,A|ô 2««|a XL ^8y ^éo&filo ; 
tyZ iSàôLÀ 2»Ia ^% dï^jlJ^a : ^ûaa i^asïis: 

liais 4*^w L$££ââs 4£ * ^éwuli* ^iÀ «£**^ : 
ftkâi» : l4=bo|à3 Eiifé Xàxaâsé Z#&s3$û 
&-**<: <Z_xaû.tera jU»oôa I^ac^ôô £» £à&»0i*2oi 

6*1*0 , «LJb 4Z tf; . Z5^ aMd û| „Wô 



F g FONT OBSTACLE A LA DIFFUSION DU CHRISTIANISME * 108 

^'^dù LÇÎx W? , *? ai?? • M ^ *& ■ 
' J" *£$ • 1&0 s «Al^s <asia iA \ftJ<w * IwS'ls 

eeé» r^ «^ l ^ ^ Aàl ^ ^^ ? 
.- ; ; ;^a s Li»ofi Jbftifc, ^Ôioô ^jÀ^ôô s 

v â . ^X.cA ^«.1 Zô0!3 Àîi »Ô IfoSâ létç^ 

^ ilii 1 4A» ll'sa o0 ^ Hâw ^ f a ^ 

ijjj^ ASUi: ^w ^ ^éwa4k Zom ilw ^4 
;j; S ftisô . Z«li? ox*.?ott lîsato^ ^ùou ^ 

; ^j&îA» jai» ils : v é«S ^»*l»ô ^»icM. mis 
l£iojA, ^s Zll^Z s ^ô^Zj Zî Zôà^Js ^ ^ 
Lises ^| . ï^5*»îa Hifc ^£ %âa l^âfcô 

Aûôi ôb^fl l^texll Z^^_f a l? "H?^ é e^â»i ^#1 

eft^iaS JÀI Hâwo • iâ^ àJuù Haï m a- aâ 



111* LES SYNOPTIQUES FONT KESSORTIR L'H0MANlrf DU CHRig- 

.Uh&aa oiiUâ enlâfcû lit ô:b>éoft} Xac£^ s^ 

.w^ftwl 4L t la ^ â,&* ^éoii êff^At : ;> ^ 
Ixlâ^a AflijâJta. ^.s aie? . £bûb»çfâoA' *ôg|j .^ a 

# âS &«* t filial 0uïô Zâ^^a aS &â ^ 
. ***** j&a ^ a|a : ^ ? ^îi^ K, x»i*j 

*»£.&? . ^feo*J «^ft 4L ? JÇio^ &J^ tt 
^*% . &&u?é z&$» <4***>? Zoâ Z&iâuàa 
*-*.o . vo^à ^Aaé . îa&AIo wOmAIû jxLaïo 
2^» A*b ^ >^ ô . isUaAlo A*ioô . *âub?v! 

Uftûi là*** j& ^f| &4 S û3 p^I 4^ ^W 13 

SÎ^i oAaiZ.Zx&, ^àm*& ^93, v âoua^3 on 
^&? ^U t ^aôMAi ^àiS'^3 Ztid&bi? îi && 

îfcôlM 4*£w lhQ.*mbû . fcigïéZs £uAa? ^^3 

A*bi Iii£ ? ^ i f A; oe« alsia . ai^A ^Lâ* 



1A. C0MP0S1TI0K DES EVAHOTLES 



♦110 



v ^| l&?*s t4^? g»*«» ©•* ^Aa 

PS « * , wi'' 

juM» ^?^ ^ ^ • ^^^ ^' ^^^ 10 

\ ) a*AV« . ^ôiS 4^ %é«iaL ^â^ ? 
Ia ^ l^ilÂa» A4?? ^ja ^ ^#^ %^ 

AJuâ X?^ JL**a Iôw a f A^â B'fff 41 Ajm 

dc^ • ^L^Jaa .ôdLiaMi mJa % A*4 ^^ 20 
£ JU^9T$ 4^io 1 ^tift| 1»? ^ lil oda&aSa 

(l) Manque dans M. 



113* 



PAYS iTAHGÉLISES PAS LES APOTRES 



♦Zacn àp ^^îwâ jB'àioja.ZÏ'^tM.^Zi . oô©^.*^; 
^iAé ^*M ^p ^ôAi.:&aa«A iLo* ^JZ ^&*g 

Zââûjp ï l|à^jél J&âi ^ô«« . $aâJj ^ ^ 

Z&Zo itaju» ^àôrnJ Z^fôi^éZ I^iZ ^cn £1 ^ 
ôûw ^_*iàsA^ ^ôojaix a*Î &*1& r&Af «^3 

te s i \ t t& f y < f{ i te i ™ w '* 

^o^âoââ . jbafp ZA5j4sé jUôaSbâà a^às^aéd 
^aiiboô m&m&mo ^&àa&Aa>ç . î«S'b Z<$3bd <■ s- 

, £ '■ i 

a„Â Ljxb&Sô j&éûôJô. jïïflwfcs. ûisab&Z© .. £*&& 

&a &o Z^baya 41 ZiâJi % ôj1 allie . JUy^Msi 

. ZfcâjJ Zàxa ZîàLâaâ ^0 

^_ 1" ^ * /' « ' 

(l) M. 0\aôo 
(8) 



ET S 1 JEAN SA BITINITi . 



*112 









^ ù? 1 liai? i^ïûi ^ 04 ft^|à ^^4 

jjâi» î m5U W^a»,| wé\a»i lia ^I*^ ^ œ ^ 
jisfl j^j ±t$ui Ûé^ . ^ûL^j Z^OOTl'ia taâ*. 

jtâ^A.? fow Zi#A^i «'«a ^1 xàao « (1) (o^*-*) 

j$Z àùL. jU#û5dfctt$» »*» liai ^éoîS ÀJ'a ^ ^| 

(i) ( «a) A»a^ . X4*»o4 eut ai»#of iS's Jeêis 

^^14^021 (3) 4^4»i ^ ^ ^^f 1 

v àofAA*ï|i Zét£s ^»aa à© «s Ao«-<Xoor - wtoSLsl*» 
vas? ^Jl% îâ^sAS ^S Jla . f»5ù9Î sa &*ia,3 

i'»',!/ ' Il ' I I \l » \ ' "' l' ' '* 

t-,y\ & (4) ^lafe ^a ^qjw . &&£? ^ IS^^aao 

(jj Manque dans M. <2) Manque dans M. 

(3)P.^^5^â (4) M. ^ai ? 



115* 



ZJ*ôâSô (î) ?07ft„sh e?X»Zso axja . Z^*» Xàsà 
* ^j»Z çââ&l ^SÛ teêsbôôio Z^sax, • Zâsataf - 

às^d&tà la^bo joli* 



Mk^sàiaiabî» 




SUCCESSEURS DES APÔTRES 



* 114 



/ / / ■ 



(2) tfa»a jLàôSJL fc*S*& \i j&p o&àa ;£& 

^b 1 U'4a AdHû j^S* &? 4^ ^ 

ZÎ « iUStaoAp Z&m£ 61 ^ ^s Is^j Aoéâ 1 *tJÇé 

I^xâ l$nS^ 3a«4ia aS j JU*&àQJâa ^Attéuer; 
dow 3 ^LÙ AZ Z&* : ^p^ 1m I^iS. ^1 il .; 

( I ) M. wff &3^0 (2 ) Manque dans P. ( 3 ) M, 0^€>.ï 



! 



r^-* 9 ^ A ^* ^' f? ^ ***** <** ^ 

ï -^ -^030^3 «L-Li^i pJAÂM» SÔ Z&OT 

bû,v»? t ^^ Ç»? **** WW t Z&c* l?$i ? 

«ïia&aés Z-dâxsé J&A&6 Z*sj : 2i#ix Zscsôs 
13P-3 Lj£ï3x»û . lîL*i£ Z$,5U ^ôcrâ&a attssaé 

. Ujsiii ââdZs Zjâ^s en^Aàô ^àôiico . 4^ A ôi&â 
Ajâ 4L ôûm^Io t JJiao iooi ^Z Z^&i Zws 
tttA.'»î »w ^*| ZS* • l$S*ê Iç^Sfd.l^çouç 4#ifôi 
AnSIû (i) imib ^,>-mZ m» » ^oum^h Aim^p 
^Za Z-çk^S*? «CT%liw ZÏZ ? ^if^s XiLât ^® ^qiZis 
v 60!i\a3i 4i^o: ^©wû^a w«ÔààalS 5©?a*JAZî\ômS 
(i-) Ji véocrxi ^ûjgio «ZmS't ^ùuû ZowZo iOTa*,a^3Z 
.xro*h liai wALa» £0 iâi &IÏ Mi Zïo . Jbè^ 
^:gJ&L&? ^ûw-iûa 4J^o . Zi^ai Xm i^aZi© 
Zfe^b 4^w Zaw.. ^mfcOcisi l^i^ù ^ôCTâà^f 20 

' " ,1 \' 1 ' i» / > '• <•• v' - 



(l)M. N ôo»Sâ*?s 



^2) Manque dans M. 



117* 



ON VEUT PERSÉCUTÉE LES CHRETIENS 



^ûou^a axiâa Z$Xi ^ôJeb jba& • Z^^Ls ô^ 

û^ ^i ziâc* ? . ifitt ***i ? ^i";a 9 ^ I 

^Li ZiLÔ ©ôci ^.^2 JLbaf Z*4a s léSÎ A&„^ 

â^t? y*i *ika v édÀsi à^ lia ,' jj^j 
Z^àUa % <$ AZ &c^ Aîâc*. Z4ot a^L wy&Lji 

i K ~éâé XLÎ& aSAâ &Aftj» ^w*\afô5ftaa Ç»^ g 
Z-ao <^*Z s quoi ^»âJJb jUâeno ooc? ^.Ibà ^ 
oi) Z©w AJ «xJIo . Eaa^ Z^àx ^oct,S al^fc 
^ia Z^Ua V^ 3Z . Z<to„a basses *fci&*i 
.ç^âtàatete ZeAi Zitta x&a* : Aocr z£â£ ZJôsS 
Zx^b s ouJ(,oc* léffiJàà wo^Z Zlao^eboi ç&â iaoïs; 
I«Ç^p ^ Z^aiL» . <L-**x* AUtà 1£q&ù 
mJaia lèoi XJct i ^_ias Aqw ZjL*Z reliera 
Zoo? I|^Aàâ Za&aâ . aÂ^ Lxî^fôia IsJssé. ' 
Z£a&»^a0,£zL^$ Zi%33 ooul : ^Ja (î ) ZLi -*^îa 
pis £o : Z<$od&ao léw 4âd»i a;oo iao . ZalÂiso! 




EXORDE DU CHAPITRE 



* 116 



* Lis ^& f 

jtfl . ftbalsZ- 

JSU&a Zx*l£ 

lien ttitJ» t 



.owirti 



. afeiâSAl 1, 

4 oui* 



(l) M. &t 



1) 



LiSiiao s Z&amoaô Za^a JbâL J 
Uâwa t âaàZ U.i.lx A Z ^jçà . JLùôj 

swll'? *3ôAo * IcnS'ia wr ofa^? Z$ja s 

^ ZôotZS* ' xéoà AA^aS ^ÛMAÀaoa 
»\ô . ^Xa ^l'x$i »5Z ]S'Z s J&Jûoa 
Z ZÏZ i ^^? Z3t»Aad ^iôa^ô ^aetoax 
({) (A*Z) Z^aaô . Z^Ukao' Xd^ ^iosio 
! Zïsû^, lJi*i*a ^sd? ^éoiàajw ÀJy 

.1&â&* ^A Afliaàô ^jw A£? i^io 

to f ikàJ lien oib % 6oul^ ^Z **^tf 

,i ^ ,. - » ,. / , ,' » 

ta»- 6Z*'fcbf ^â^ Zoci Zibe^f- 1 ZA^Jâr 

1,-éfi' Z^aj^i^,é Xa ^ié l«L2a' 
»» Aûâi mS ù*àÀ&U ZiSa Zal &ia 

uc c 1ns M. 



119* 



ATTITDDB DES CHRETIENS 



1 



LES CHRÉTIENS SONT MOLESTES 



* 118 



%ix . ^l $b*fy I»3U. ZisAâa liât tejajj^ 
s U»fc»? oùox ASu,i fl^as ©ôo? f aj, j&c ^ 

. ^UâAâpo oôot^w^ô %^s tfaa ^a Z£J$ 8 
<L-i#Aâs lac* Aai ooor ^^àji Moi ^»a ZZ*$$ 
»'db . Zo@a &1m jug iîoT^ *iï ^Z : ^«douo 

^ô ^*a« ^0 ^A^iA' ^«S Aôot Zxâi^i à^ 
. Ihsh ç$Aa 4i ôâ&àsaS s ^Laop wrS&a Alli 
s ^u^Aj Z&a Adl a?44»* ô 4^ ^^w 
Aàl ^ A f lW . jsj^ Çi ? j&âu£» AàH^i 
Éû ^a. ^ââf^JS . ooâ ^»5u» ZA^àâi ^àâfua «c? 
,£«_&** ^fiM^a £*4* ia, ^u* . pif*** 
l£l AfJl 1 Ri*} \^aS»ù ^ y* : ZA\oioïâl 

. on«â ^ ^Aj . ^SU£ *^ ? ©a Aï* sZsUl 
2Al*4 ©en istis jj£,9b . wÂiâM pisaiAs màû£s 

2d f Aiwi Jeè Z4U&ueA& : tfen &b?a wos*. «&x lh 

aaâ|AI Il| 1 Ilpol ^94 Zd«n ^S b&tiai' : âila 



. jtfj^ ^4^ ûl 1 SxiL* &?^ ***** pS 

lôcf A^â> iSàâLA ^? §^ ^ ia ^ Al lSli%ii 
» oiâ Zo« ai-^»? oi^is Zfffoi 



»x ., umai „ siuuauOBSI a LES PERSÉCUTÉE 



. Xi 9 3L\J oAoïafo Ziï^i ^ ^ <£, . t4 T^ 
(i) $;# 04 ^ . <-?_**** ^ jbô£ Aàii U V 

ui*z ^ 64^ ^ ( 2 ) (zi fl 5) aô f? s ^joï i'4 

Z»«J&? ^ô«tâ»â^ o4w .*j^a Z4â»aA. tus 

^-tjPpAaoo ^jot *ÛZ ©4^7 ^tta*?boé s I%i.â 
tf Z»f 1 Jfcxil v éaïl Aoôj Xljtoô tf ZsZ . ^ m i^i 
£>) . v éaxS Aôot Zîi Zi* la Z . v ée,S Aéw %tt^ 
t (3) ( <Jk Z©a? *^ £a4»i zflL# 5^ Wjaiiii 
44,baS ^oum x^iao . Z^oàoft* &** g/ 
»*4f* v é«n«« LLf Z^tp , Zôoî li^Aiô wâs* 
â-4. eda . ^mi^ ^ r liât ^z 3^ jS . zsdb 
ûJ'p XçuAAp ASfco : Zac* ec&Aa $* ^akfcj 

( 1 ) p. ^a t %» ( 2 ) Miî^riaTrir*"™^™' 

(3) Manque dans M. 



ils s'encouragent les uns les autres * 120 



jisiAH? <n*$isi iâai î ^S 4à^sup 4 ? p zAlx 

. tffzA X£â? IttSan Zo«jô . £sajâ ixi^ zîfcria 

, ^sb©a*4 Z^a^À ^i& Aï^i Z^âil t S ^àjbda 5 
• isi»S ^éwdi^ ^p ^iaXiaoa Z^ ^im âU, ^z 
jaauwftni vécrAla^j ^^I^oû ^Sff zjj^ Zip 
usai A f Zâ f rfw ^S i^aa >lhah Z^.jaa,3Zp ikô 4L 

A.sil| • UZ ôZ Zal.p i*^ »oi Zi.âoz . or^adbâs 
Zs&i.^\ai^,mp Z^ôiOT^sà zâl I^j^ tmi^Ad 

<jà Ziaîp . lïààa^ô zil^ ^^ Z^.»a^ «^ 
$? ooa Solaj Zî . waaZl» pitià «rftaZ. ^ia 
^i atttp jZjw (1) ^Z? ^f i^ ^ AJ . ^ ââdaj 15 

« zttu . ifâ% w fi ^ i^j- . zrffcjâp ^ 

- ' a*eip (2) Z»â ^ f w.Z|à ? 5 ^i^x af U^ 
*k*>i ^.a ^jib ^i»^\jp ; ^"îo^p X»^ 

iaj v 6oiiâ Llï v a A m£ ik l^ . i^i 3 ^ 

__ s -- | * * / u ta 

) P. ^\ ■ (2) P. otkâ (3) Manque dans P. 



1 



123* ERECTION DE L'ÉGLISE DE KOKÉ EN PATRIARCAT 

'^W^ &* v&P* ,# -**£ ^MZj? ^T 

£&*£, Aâx l£ A f JUS£ Ili% Zleb ^cda ^a ^ 

«âxp : J**x5 ^La ? lîâôsi mèo i^aé a^i^a 

:Zffa**> J3LSu#ait J&b ^]» <n*^ ^Z JLa ^«iâo 

ouaaA&â lisk^s i^iiS 2^65 Aôw ^s Ida 
*àij^ij»^ c^çÂbs? M'A Abd> . X-L»°i 
. J-xa&b ââax ax£& ^1*>Z s &âuâ* H.bâ i0 
touiMûZa? &ô»0âttai iMkboi Zim w»£ooZ H s^Z3 

1^» . vô^gj? U&* téuia içf& zpigaft l& 

Z#-Us * 4-**x**s? Zaw laàas Z^ili £ôat8>* 
.l*ba& . tétaaaô Wd*»a l^çdiïo Aûttiaabftais 
i-*A, Là IbfeSZ . pàA* S6$i ««^l Z3£» su! 

s ^à^ti &*> ooâ ^jep®s bâ ooé? ^J^ûrbo ZZ*J|$ 

. ^ÔJl L£4îet ;»S Zwo î l^ ^Jx 5l^ oeâ 
L&cfâ? .ûwA#3 fce^S ûdôr k«9TM aâ «s Zâsœaso 
&à* aâ ZfâisôJZ .#a I^nJaZ . oèâ ^xilL 2»w 



CONSTANTIN 



* 122 



^TÏMi» fttf 9* i4Aifi« • &**>* * 

4 ' . £»? «*%» <ç\ 

&A&* ldù. x ^ «rSi-Jb tfî ^ô»9:U*»oa » 

^ iiô^ • i^t*»* ^H 31 xnôfeXa ^^^ 

^Ixo . ^& I*iW ^ Vfe ^ çA ^ 5 ? 
ji v ooUaÇ Zé<^6 • ***** *fc»?? ^ ôa ^^ 

^» I^àoA ZaA^ «4^ âài.* *^ t i^Sûo» 

lia' If^» t**»à ^ ^ : *^ ^ ? 
ouaii Ï^I ? oi^% çuo^* ^ ^^ **» 

(1) M. £1 _ 



125 * ENUMÉOATION DES GNOSTIQUES ET DES HÉRÉTIQUES 

ZHaà^Sa Zjââoao s ox* 4^àa Aïs xsuo «xï ô 

{-***** II' e^%ë *£*?? £>., Z^foi^ 
ç.l:ti& ? afa# zLàf M^AI ? 4^» s ]&&*, B 

Jj&J &îâ çtZo . âoftà&!3& U**soi «^i^a 
^-S*ù aXâ^ ^|fi . JLUafti ox^taJ^ waxÂi 

Uouo£ *$& ^*4xl . Z^afta^» Il 44^ 
oéâ e&àaké . fe» x^ ^ ^ . x^ ^ ' 
ïi;# «Lj'l ai, 4^ |S' t à£9 x^ ~çî li^ 
t Z#tf,6* >„i 4^6 r | ZiJ^ 4^ . v éôoxi 
^-4&, &&F* . Ajôcj Aàâs, ^3 jUtoao fa-uoûdso 

J*tff oéaf ^ôAo . ^éi| . ^SjUj ^Lp- lifaao 



SAPOE II PEESECUTE LES CHRETIENS 



124 



çi . ttrç&a? ^a 4L ^Jûl Zo«n| Z^p Ufyp 

* Zls^ix z£ààôJ t^itôs 
4V? ? ^^' **=»* l^ailao 4aà ai % àl aîâ 

waa| ? ôct ^.Zî^ftAJoi) Aa^%^ ^ Ziiw 
. lùâ ^àJ^ûàù Bài*^4aatt ZAbà ? w?aJ.zSo 
^ôotI Zôw ZjjL '. Z097 às« Z ( 5«i jH^ip Z^^âiû 

Vt»^. UaA^dS âiâ z## Ii«o îu^'zj^ 

l^ûûli^Zl'o sLi Zlç.ôiéiAl l#Sb*A &»Ui 

. ^9 ^ aifc^i Ma» llû . ^i 4L %^s aï 
Zâa^f Zlst Z^aLgiad Z% Zo^é ^bo Z^ ^a ^ 

s Zï^ ai? Z^di. ax^iZ Zl'ô : Zlaii l^ixl % ml 



127* 



LE CONCILE DE NèCÉE 




****Zo • toifâ ZlJÛa. ^^iaj (MlUi0 afc , ? . 

s 1*1* fatf ; ^ ^ ? ^^ ^ ^ ^ 
t»? *^^ba| ô i Z^£ tf ? ftd ^ ^^ 
<» ^AaôSa^i aiJS s rf^ ^ ^ ^^ 

s U*Z ckla ^0 ^jMIo . z^of ^j ! 

A*>? traites ûia^MZô , ZfSlato &£» jtv ■ 
&*t»! ^ s ^ tf ? ^ Z^V ,tf * ;" 
£-£l0 ©or JU**S AûiXia, ^ **^&o zîi^î r 



LEOES DIFFÉRENTES ERREURS CHRISTOLOGIQBES * 126 

wjjt&â ' t*$i* Z^jy&oiao . »« w.»ia «Mois 
r^s t lf ? ZJÛ£*9 JS*ia ^4 If ii . *#*¥? 

^.Us;. *A»*kMAJ Z&iJAsâ Z^dôls ZïAx s 
liÎJ.> lai ^? mf%3J,? . iqcj ZÀ» Zsfôiaî* Uûi 
jtfjk ^ Z«u»L . Zaw X^wpô Z#*j#**A$ ^ 
£jâi U*fc*5 Û^JL * Z©ot **!** l4^^ l 4^9 

. i6w i» i z&£ ^si J ^> ^*- i • H^ 1*** & ^*** 

: iï ^ Xx$i . asm ^S Za^ls Xjx*.L^. â#pha 

^Li» ^ â^ô ^J véou'ÎAa v *a Zj^mÏ . Z^w a»2 
.ÏAmi^Z Xi? Zi*i» Zï Vf %ûmla ^w . Zë^Zft^o 

Z<$Uf^» Z^tsute aa^AA Z^ULa^S ^©?«Jû»î 
.^i\j SZ^i Z^S ^toâAJô 4îJ64a? Z^i,^ 

s ^ao zJa 1^# ftAiâ^ f » ^ . bUaû0$8o. 
IZ.sqAS'A : Z^îi Ziûif a—^aÀIô ^a ft*^AI 



129* 



TOURMENTS INFLIGÉS AUX CHRÉTIENS 



s %^ pi* ^«J ùàé ^iù Si» ^«s ô : ,~ J 
. ù*lfa ^Jé aâ ^m*àk ^i &&» ^? #&* 

lierai lâii** Iras *â . v ©mS ô©sn ^*taf ii'oi^sa ; 

s i^os&a ipî ty* 060J ^A^ ïïo^m^ûjcV 

SbJfr iâô . jtfàbf bef 4Z ^ «) iqoj A*ttJ_| 

v éoiS Aoé JiMk . Zxx« Ixa^a» '4^ «â^Ai j 
côAôÀsiIô (1) lSa:ii Ui^j. «à 0*44, ^? 5 \ ': 

iSo » hw ,Bt 4£ v éo%S 0007 <•»* Ai** ljto*fà H 

oéœ ^p© i^*so ^SftS i& ^a$.tt$9* 

Uk, i»lb Je* .\ailij ^ô AboA 4ï ? - ^ âàj. 
açl&ô iSaX tèl* ^ iiko assolé . ^émif^ 
(i)p. jtS'ai. 

(9) 




jmbn l'apostat peesecute les chrétiens 



*128 



Xx b?** • «£*•* t4^4 a 4^1» H# 



fLi^ .'44 ¥^ *<*** *** ^ 

s - ^ "A* ■• #* "^'^ 

'" &l i^ *?*** «4 **W • ***** *> ûi 

Vi:o ^ v ^ f ^ tùè ^ ^-^ hax ^ 
'^$ ioaii a^ax *a^s : u« 1^ 1** »« 01 ° 

^a ;L . 0,^^ WuSi? i#^ ***** 
k* ia : «^ Mb && «& p-^m 

«»^o W-iûoi wTûf&a LtoaxVi ^fi^» ^^ 

^'i'.oamHaâ 04 low ti^ . |# &*** ^ô«âioô 
ji*L lâa^ îwaK ^^ i^fô ^« i ^° 20 



131* 



JOTIEN CÈDE NISIBE à SAPOR 




. woia^â ll'ô «rasai if «J Aâab lie . ouo^ 

e^i* ois U*&*£ ai^i£ : ^Jaoxi, <UI Jo* ^ 
^i» ^©ulk w j»| A f zLiâo 1 ^«sè **ôaaz 

>' ' « 3,/'/ " ' '_S^" iï l 

. ttoc* Z&sJ(, I^àl^ ^s ^ . is.^ il^xi yfa^ 

eus Usxâ»? Z£& ^Z tf; : ££ ,^i ife^ 

alâ s w^ôi^ lôwfio £asi â^ ZjjûZ » Z^oùoast 
^ tiââ % iku&ïz 4L .ensuis 2^3 l^eax» 

<wi î z«J'Z ôiSbÂJà liés s Miâ' Kbé à&ss: 
fcsuaj *£1» Ax&usâ, £>'&» ©dus <na Zwc*» 



TRISTE FIN DE JULIEN L 'APOSTAT 



*130 



rf «iA J<** °4# ^?\ôotS«âô^xî jâ.j«J(ksj3 
^ . ^oila £ ^çi a4iAI ça ai . Z^tâii 

^â» ^f»A «^* *^« &l $**4* ^ ^®^? 
jj's Jcni : èa^&M Z^i*âàc u^ iS' &â s kûilii 

* ' 1 1 1 « t II ^»L v , B 1 t it 

loéfi w7ô^#2 ^ÂLa Ia£b^ oiâ ^p ^s tiùkSp 

ç.«».\>\s Z^,5ki Z©wi ©w AÂi&àflu ZmS'is EU^is 
Iûct lia . ( 1 ) l^Jiàôftû il^3@£ mjLii 1 Z^aii» 

Ucsais ôcno . 0aliS Ziii0 Z^ai^ «^ AàJL ^a 

- ' • ' • i'» • ' il. 1 »/ n 



(i)M.i^ï;^oi^isi 



133* 



LES AEIENS GREGOIEE ET GEORGES 



VALENTINIEN ET VÂLENS PROTÈGENT LES ABIENS * 132 



A^a ôw Ap Iôot ^&m3 JLÎ : Z4i£ A& ûàô^f 
aidai tfa s liKxs iCif i^ ^AÂ . J&ôU^oa ? 
»_& a-*4uZ Li'â Xî'aLtaui A*Z . l'ÙAiémi /;4xi 
Lis a.** %A i.»*Ll . !«**%&£ 5©70fSla ZÎLXàosub • 

Jsen t looî fâsûô 1<&&A*Z \à% i*,\ Aa . EàôwffDôâ 
lioâ lamS ftoa ^o jU^oâo . lèâ aAiAào ZîaitJ! 
Zooi wtô^wZ sot 9û ôots âA Zaô«Zoor&Jl Z<fo*sâ 
• susdu» mA Zdor A*Z kiô Zuo4î&>o t X&ao 2l*iUa 
m$a . ZS*& ^L *x*Ua oZ . SàâÀ ùo leotf a ofin 
)Uâo^M ? Z<&t»ajà Z,$Aj<$A\a Zooi Zfft^ôa £4 

>*i ^xbî@ H i ZS'iicé : % ôou^*Z Uu^ûoa Zï«b 
% éen»A#I »A l&cà . Is.3a.t33 U»M £&0 UwASSi-, 

r ce / > ^ ' te e \ / t j< , 



(l) Les manuscrits portent Cn*m 



, ô.»*\SàJ l#§f? ^SÀô ^mSAj l|âàaâl ^ Hma? 
:3ft^r:iô5 Ze^Zs 14^ ^ûf»? ^ ZS? Zffêiao 

ZJ^ûio X.% Zç^ô . Z5ft*3 OTadsiila ^p Zôsî 
I«S Z a£m as Zo m xb i^ba JiS> oàijz Ilâw t wt aLis 

y^vnawiiw *»7 f i f (S t t u te * s 

m %*X Zow »to . Asâi^a i^Càào ôtu£ ^Z **&£ 



« ' 1» I > 



a&Àt&ijfaâbAé iz»aS'a laÂDiASi i^w^si? 

( i , ^i" ,i « . /« Il 1,1 , i ie i > " 

*ù&uéùo&i 1-S'aL bXib &sX wiÀ : liai Jû 

,f« ' \ ,i ■\i'* t* i /'/>*■ - rv / * 

. un,:,! "^yliiX Z^ouLiâZ : asâ« IaI^S Zi^tt 



135 * COMMENCEMENT DE CYBILLE D 'ALEXANDRIE 

A^ai »^»te tf Z A^JA ^ . Iéa7 xiJ tf "^ 
l&ôa ^aio . Sxs^Alù o^a^^S k&£a Jà%ô j; 
l^^MSû . xJ^âAZ ZiaÀSa s 102 AçJL^a ' j 

xX 01^03 ^io . ^SiA'i® jb^ ^ } ^ A j (1 j 

S%à lE&i» ^c*? JUfÛ ô& £$=4, ^ ak 

• 9^,? &** Z«^bâ ml A^Uxlo 1 Si? ZjLâ ,, 
Zooo ©eLJ ^f o^*Jwa $LsXa lien . Ji^ . 
otfA^Ào ? C7a f î ^ii Z<$1*> ZeàSia waii ^ fa 



l'empereur théodose 



*134 



* 









^ s i >,f o • ai» Ci**** «i^ ^àjws &is ^,fô ô 
^A?I 2*»3tf ? Jj£mûZ A**,A» A4 i^ » ^oû^l s 

• V"""»-- y/ / / ( J B t t (SI Hl* / IB 

* t '* 

^ûâii»ô ♦ ^-t  t??° \®ot.X**I 1k- «a 0007 wisùo 
jliLSs^ 3 oôot MjftMfZjxa : ©007 ^^kfàa lî ^éul 

. Z007 îrt*R> yéijuAV ^i^w^ 
i^aibo aisé Zâa ^^asik A^aa ^ûjw h s ^â • 
. A-lLa JU*5Zs «mXajL w^ls ctsâ 1 UaedoiSais 

i|L ^ô? «Jas Zôct Zoot ZduMj^o . ^paSbdAl ài*Si ^0 
l&«àdssA asoii© . Z^i£ i£m,#«io aiUMo » VÂ&L 
. ?^AI s jU*£ oiiâ liai ifyb lp* ^a a,3 . IwS'pao 



137 * 



SES GRIEFS CONTEE LE CONCILE' D*ÉPHÈSE 



^A5Aa ZJ|àSçra Z^aiJ^SUioi^iôtZawip iLi^A^ 
: i£i»âdJ &Z Aoùa^ ix f iâ J& f iâ^8^o . *«ftSAZ 
Zsdatia ;«* Ax*Jo . . ? i^é\I Z&àZ? Z&âjxaôi ç*. 
a«âA*Z ^cA ^ia ^s 4^ . j£jj£ ? mf y^ %a i t 
*écu*â5as 4X ^j^ ^b ^y . z&aas 4^s 
Aùiéus&mâ «sçA . Lswii o&4& 11"© a^ia ^ 

Umà x lli^i jkJi ûôaJ^oIa : AïéZâ Z#U, ^ : ;,,^ 

au**? jȉ . z^ ^ ^ ^^ iis^ 10 : 

â^â r i^ ? 2K# Z|l ? faà 4siAj"ll e . i«Sh 
Z^A *J Il . %M Z& Zt&oil Aiô*j aÎI . tixpi 

^aj ^sjL of î *jàZ» "k Hia^ m^' ^ 
«roiô^liâ ^<tf >*^ ? ^ Zia£ <,» ^ . ^ , 
*c&aZ ^£9 . ZJâftéa&i 24à^| ^Ll! a : (, ) (2^1 - 

*£o . %S4»i ? i4 9 L_m pi, il'© t jui A f i£Aâf 

. IS%,Û j^aja illi ;s £ île . ^ i£»^ ztfjso 
AoL4'a )a£ iS' ô : Ajaàfl wroaà^JLJâ Jtt*sc» ja£o 

(i^) Manque dans M. 




INVECTIVES DE l'âUTEUB CONTBE LUI 



* 136 






<$âd0ÂAç IttauwiàâA éZ . ZZàa^Zâb&iâo Jbs.5uM ZâAââ 
^*»i» li»a^3 lAâîdUJ éZ » IjsiéXskh mAiss^ 

Jfc JbU*>Ô Z£3LbâO A*â ««L^SaS 61 • OTÛXÎU» OiS 5 

Lise© 4a Skwwiô î I£s2û Z*.»* cïa^ kJûoi ôw 
«iào : la*» AâSû liiafâ Adl ot*A*»Ao : la amM 
^mÎù l$^i î l4f\^% .&x>Qà>l oi . Z*tt iS' Ziia^s 
i^à m^l^ Liai . Lîâ|S ^Z »*JJ^Zo Zi^éio 
%»U% ^*T- * Zi*»S3 oéâ lAa^S© Z^sax A^oum^ 
«fôsl ^*2 *Sùé\®*làmi ôw^Lsô Z»Za ©otoI»»» 

niai LAù %s^i Jj&*i ; ^ôjp*a& ZsÎ5ù»Z ZM045 
Jbôéa Ijct iâbai ^Z vwÂAsZ Zî=SZ 5kA au. • Z^-âZ 

Z&ÂJà Ijct 4sfô w) iJLis . 4âs 0iïs4ia Z^^sôa 



139* 



CE QUE CONFESSE L 'EGLISE NESTOKIENNE 



IL BLAME LE CONCILE DE CHALCÉDOINE 



138 



Kl II 



^i#j* £> oa^ïo . o%i£û ojaSfc I%£ ? % ? u^ | 
t ^iaôaoi pi» ^Is^Rwo II a ; Xmalq x^ J 

Usai &4 a| , ^Aj ^ ^l ? 'lx%b <J [: 

tô . ^ ?i» ? x^e7S AdS .sçA ^ Z#b . wltoij 

Ai+M ÇI^m xssa^ ^ ^ ^'^ ^ 

(i) ;c* LA***? 2^ . jj^fe Z&S»*js W aî* I 
ç-?A t 4cè ? liftçs ^ *f ZsL*^ Ad^ zft**i : 

ZZ^Ai'Ai 2^i f i£ Z#otté*çtti nb &Â nâ t 2«L,a.3 

^oWU ? r Li ^f ûââûià^ A^a ? ^ lÂmSh 

ZmlZ : aooi ZJ^ jV » . ^' aM &|^ ***** 
ZcU'fo . ct-ÏZAZ? Lksiâ . Zdffe lia ^ jbu&âo» 



3ÀoAr:7. UAfB Jî***^? ^ ^? Utà^f £& 
2„iuiâs laâccô . Z5âM *âZ ^Ajxh.» ^a ImS'h 
iViyJZo 2fe*^â X*âoZo . iZ*$&a lôwll'ô 2 l^Aio 

;î*Stfô hl • «#c? lôaooaa Zôot ils t £Ja*»AZ? ^»a Jxw 

t t' ^ / m i \' i l " \ s ' Il t 1 /g e 

* ™ ■ SB / 

U^alX? t - " '« ^?^* * ô r^! Zàott liais : ôSibt 

iMkiS <^4'? a5t ^ â ^" Ô • ai f^ ^*" â ^?^l ^â&»B 

A^SéJ^BM^a Ubâflâ ^-^,S : liai J^oôuLa w*èA 
oujïj»Zo . l^ii» ^_„*i^Sââ ïibâ'a a«Z . tai**i 

. +oxi A*Ix*as ,» ^»Z : aaoô»*.! l^oZS ^ôAô 



jûA, . A-#î]ûi aAa,JH Zauâ lâà^,i ^s ll^,^a.l 



20 



141* 



CROYANCE DES ARMENIENS 



GRAND NOMBRE DES PARTISANS DE CYRILLE 



*140 



Oôci ^tuadOuo 5u^ il' . i^oiaJ^sojs ôtto k£ - 

r 4^l • *ûois3 .amjii A^iîiXa : JiA*U ^-- ,_^ ■ 
5oo I * (^ésiiïsô -x*ba ïaxa Îjà*#I Ziiaà* ^ôc.-- ■ . v *a ■ 

j <L-aèias ^itis Z*»5LSa Ztfasi» H s sa 

. IAh su^cs jbéAàL oilâs teaj &%»! lié ^- 3 : 

|-4«? v é«A-fÀZmM usa» A*jbéu^a i^ jûtaz J 
ï^to» ^dia ^ô . mît ia, Zéâ 2i^x . ^dsej.j- 

ZijLtaoâ : jÇj|**i fa Z&iA, & 4Z tfâcn . ^,1j j' 
îi-^laa IcnJ'Z ^0 ^ôotJ^ ^ <^»Zo*mt ^si» j: 

Isi^ ils s Z#édl» ^ôi^AsA âaûkoAa^Zoa-lô&i- 
Zfeï ^wZ ZJj^x <Ju**w làai&lii : lô^la tfao 
l$aa^ % tixe J2ba Ils . llôj ^ ^lâ'Ato? 



^^is^^î^ ^fï%, ^-»? ^^ lâ « 

j^ÂiA »- ^l lS ^ : é ^ a \4^? s %*^ ri 

. ^m> Zg» Z»û4*i Jw «ortocj tfâw ^ HLâio 
]L»^ r4* é ^ Z4^» AS'A ^ ^ )3i3 

" * f " 

.^jào? li^asia 2:i t ^S ^a lit â»i. Zf-iail 
. I^Ss ZZX^Jà Z^ftjaJ ouJj^Z tZôiâ? ïx^a^a 



143* 



. <**>Z ^màil Issofeta Hûâlô liâi'ô ls|i Ub& x 

7 B « ' a 



z&oto 



l'islam et les pays conquis par lui 



*142 



I: 



ZÏô%^= J$ ^ouaâi&S Z&* ^L ? ^ 04 xà 

Zua*ç Mi» eooi ^±ittA*io lS ? Jefea s ô ©w ^***Z 
ESôm? laaa : Zai» Z^oiyx £> Zoé pjs xlïs 

.©ûot ^M«â^bK^a Ikaiax oo^ ^ixo s oç& pliais 
s Z*fcji*i z#& 5abL 1 ll^Ax llàiâ 00Ô7 ^âi*»6 I 
. îaAàôJû o*^*}' éoxl Zoo7 Ai» Hat oms 

(i)P.^ — 



jjàai 1 14^ ^i^ J«*1 *f* ^ l #^ 

, ûââ ■■***? M^m i*»ûâ ^ôoia a^i,^,àaSô : Z<^^* 
;i,'a aLài «£a A^,S^x|o . tes. 1$ XAtk lisjù 

.Zsâiââl i»d^é 2^Ja»io ^0 . jbèuLS beiàwfô JbèJio 

. ^ïip ZJ^5^ X^i^ô ^W ^00 . oJHôi£âS 

î I*»ôw5a iiûâlioa m4iâ ^ï Élu * 2^aJ3 «kl^p ^Zis 
& t aJfti»| Ze.» ^^ 9>^ • ^ôatf.^ ^>m^I ZÏ 

4*.iïfôliô Aôasà, Z*JAJ Afci i*3ot oait^a Ziè*^ 
"< ,1 '11' >' * ' s \ t> 1* ' " 1 ' 

yài^ô.14^^4' ^#4^ @ 4^ ^t*^° ! \UClAA39 
^V^, EiéS I»d^î 4^ III . ^à«4^ aâ^ £ 






145* 



LA. PAIX NOUS CAUSA DES MAUX 



* 144 



Zx*Ja Iteaô lie? low &A ^3 ^ » ^A^i lî Sa M, 

Ztôo&a 2^©Â»io liai© l£et ^^ : <*&» ZSÂâf M, 
î ^jboS ^i**! ^i^ô Zita î Jôoj ^*ï*.Aào KàpA ^as 

<LJ Jà&i bai . i&iââ* l&x&âl k ^ liti :> 

UhAÔ ♦ OlJ 1©OT AJ> wÂjAo fto^os . low «xii 
ZS's jboa orZjOâ Zô^lJd? . I007 4an» Zl Jiciftxoiir 

jS î mS Iôcï *a&iA&>3 tti^,aà . Z<&â*»o Z$âZ 

,1 « 1 ' I < u B ' us // ' ' I ri II 

ew3 &&«, &*Z aa,^û «JLi «sw. Zow JUiiAâa 

» / y» v ' «• ' ' ' JET ' ^ ■'* <• ' " ,11a 

tfioZaZttèdiï» ^OTias J^ÎA&Zo ^LaZo: «t»**'?!! 



ÀjàAû s l^x.»i» lè^ôXiiS % 6ejA-iiâû % Ô0L^b 

^L- âbao î Z^m I<nïfa ^ik«s i^isam »6i;vic 

(10) 



. ^ft^.# Ao^^%» â*àfc^AôioZ? V Z ^£à 
«ics .AI IXsaia i4 oow . ^iaça ©em ^iâ»s 
P A£*»Ï ^ âi ^%^4 ^^ a * 2 ^t# ^t« 5^ 

Ui&jêhpô ù%UI Jpotéùo ^Lao î i^*.éi Aocja 5 

li^' Lis is» J<te . Csaiââ 4dï^é t^ftô 
^I ¥ À^i ZLi-o UiJÔ . ©ô^ ^Âi^» l4a^#sï 

^ ^ lî ^ U ^^ s -^^ ' ***** J ^ &M 

>L-âo^j? ^V? • %® ià ' ^=? 4 ^^ ^^ 
jbô^A &ç#M ll^Sax ^.A: à^f %,? ^f^^ 
{ 3l * Zaie «î Zow ÀJ ^i-t ^iio Ad^.J Aow 
^susAxiô lS îS'I : ^iàô Âx% ©te e©^ ^M 5u^ !5 
^à«J ieCT A3^ îuJ. Zow ^ ( Wa . A*ii^â^ oèé 
^âsi lisi ùô 1 JAZo w a5 Uâw ^w i^ aâ » a» 

)sàkm^ Z'Sfat liai ^s jaiao î & £> ^3 I*îâ ôw 



147* 



* 146 



Z^Zmo «il 4aSô : &** A^Xi ^*m^£ la ^ 
â^Lâj I^a-vséucî îx.léfé : oser ^J>~»«& ,?ô*&£ 
&£^8>&a oeo7 A*i v éois Si as . o&fî ^âg-J «aûs*^ 

âSô Jà&x 11 . e^aimia Zeb? li'' ^s4mtol X£x*i 

ç»io . ^«siâ i«<af ^ (2) iSô ^mai ^p il" . ^^ 

*cw ^_»Z » Isefca AZ lôjls * ^^ **l ljt&* ©wio 
. Zl'àlL aaaÀtoô Z&cajasû ZitfftauJLaâ : fcLAas 

• a h ' ii ', • ,y i /• ■ i i i ,it 1 

^»Z: &U& ^aàaiis ^ô&^i^js ÀL# : 2©^ ppk% j 
. UÂâen Zjb&oAa ^àml o^ii : 1**<&*$* ****** J 
v wl aAtaZ: àJuâ i* r i JLàôûéfta Z^i£ pcàsJéis 

a»*2 Jéoîû . Utilisés .éwZ\àa ùè$j .«.ws^A. - 
^wAxls ^Za i^ woai . i^i£ ^eti& U$Axk iLîl 

ôo7«L^.ft>&j .Àeuâs Z^Ll^lfs Z»ot AZ Ibc* 

(l) Manque dans P. (ijP.jXûi 



^î> i é^' l*^^ ^^ @ ^ ^ l"t*? ^? A 

•'"^7*^*" w ' /• ' ,i » x^ ' \ 1' ' < is 1 a 1 

■ l#oiâda ia? î*j4 Zoctô . Ztasf er^âoSt*a w|^Zû 
k»*^*^i 6 â^âÀJ Z^p2 «.*i alias ^.àxû.mJXwôZs 

. 1 • » - \^« \ ,'• - ,\"°' ' ' ' '* ' ' s <^ " 

11*3 ij^i Ux»Z ; Uâ^C % àoil Zdorâ ôw : ( i ) i^^a 20 
*~SL **&j*oàôz lua'foo* 601 4L % àft\J Z ( ^a^@3 



149 * 



m'àimà \à%»fa l^ai&àbo ^oa lik^ Xàx ^^ 
^bm IK&gà ^uao . Z<$axâ* ^ ùii JUk-.ï&â 
Zxa'a 4^ ^*w3jâ»o . yéerâA^a ^AJ|ô ydcu .'■*■.• a 
Zjoto . lié IL Zltoo Zjwo • HSJoen ^4 l^a-iâàas 
. ^éwAjuiâ JL& çvâ ^.û Zla î^oUiaû . ©^ 41 s 
s ^ ç*&Jboo AfliaiL ^âj^o . A4jei^ M.jufe» 
: Z<$&&» IL© : *ôf O^Aj? ZS'I t ^Â&h n s & £ 
fcâ'^à Ils ^âfô l^oa^ôâd . te-Ai la^oI^Q 
. JiçSV ^ ? ^i (i) IA%^ ^0uo£ çUàélo 

Ldix jxjoi . % é©i5A« & ââoXJ *#3 £bo 

ZÎl b^âûakJ» JU***&S aSs» : Zlibaitîxsû ZsLicJïb 

.éoLiA Zx^sié Z&£*ào e^^ • %ûcu&S^ wÀâ' 
. U.oi Ai^S âl . U404A 62 . ^ài, 

mA^ ; ÂJftiSÎo liaSâw \L moZj 00A, &o 

. (2) AJL^o» ôct ZaifiS aAXAJ ©I : % ée*A£à2o; 
ç— *Act • Z^iJcioa «miôâCT i£ ^.su*» lia ^tâ 
~ ' (1 ) M, ^*S^T~~~(2) m. 'ifi*ï " 



*148 



.jiib â»z 4^ ****** zx^ 4^ zââiD v ^^4 f 

jUi«i o^ %? : ^ ^-? lÂa^s ôiS^ ^4 Ia«5 

. ^X*^ il ^^ tf 5 *^ ^ ' ^-9^23 l*L±$4à **Mgô 5 

Zix»i t «ôct ^*»tt**»? i4ûw Zxî^fôS^i ^|4^ ^? 

rf p- Eàw a_Sa Zooi âk-âôZe :. mS ooo? kji^Z ZjSo^io 

j&âii las : XiJs Afibo . ^cviai a*,fôiâ^ô,S ZjI 
A*2ô f ^ k*àsft ^»Zo . ^S JcâA, ^i^ ow Z^Ab s hS 
M àùJj\ i-^w zlànfiiSi . ^&\I ^^xi 

.ÀiSAokfO U»ù* Ail» mïaa Z^éo hûÂo AâZ: Zissf 
g . oow M^MJ&MAâo Zisa^Sia Jna Zaw Ai^û 

ZÏ ii-s Arfî : ^ôaî#i#î AAAsAi v â3w i£ ^éoïAîuBi 
: AfZj&âi. wiâîXA^o ZL^ hAax aa . ZiXi^âo 
^J^Lm^oo . lïi^iL Zjp^as .^o ZÏI JLrUkao ^o aS 



151* 



^4 I&â^iâ' «nias .Z$ispô l4\®$ 4^ \û«**&£û 

*-£? Z.Lks . (î) ^çoî ^.jJJ, ÏJwsà . lim X%é 

i ^%l lî ^a ^4 ^Lia . «ni léôiHiL il UUÏz 
JL&*. A*s Zî«aâ 5c4 Z©^ ÀJ . Zîi^ ^i te 
tâï.JiiùfL ^p &&*&» 1©07 ^&* iS'ô . É : :,j>; :^ i:j 
.: Zi^tooS *4 A*Z fe4aé . &jJ^â àp ï%à"xL lèm . -;- ££* 
^^ â*^ ^ . ^ôot tf£M»Z ^«a,? Z<$**s? llS^ôft "! 
JJÏ âcaoZ . 5t*<b â*^ ÛÏ ^boùô . Z|yu» <&$&? Z* .-j 
m»ala 5£*a ( 2 ) A*l |3is Joua . ZjL l^dLao llo ia 
JbBââda *> oi^iâ ZSl • ZjL 5ùo13 ***» x»i£ ^ 

a^âii U" 04 zïu . uJls&m z»i^ zâ©b ;.^; 

Zàai«a â j£àa*ex*a JbèiaZ : ^x.sjh 11" aâ Za.^^ 



* 150 



; 



, : ; w 4 ^^ ^J *> ? à ^ l^^ nS»âa ^j 

.d«Jc7 <L_4Âct : Zdfiàis ZÏiiw a«Zû * .é^AâX A ai 

V - ' " ^ - ^ \ 1 ^ V. ' ' ' ' 

1^3 : Z^i44s© Zîàia v àoillf5 oiwo . ^***^ôis 

• Z|^â£s ^> )iàat , .aiâ.4^ ^éw^ia^ ai^ 
: 13 Za ja^séô lîâja il* as, . Zlisa ^ ^en 

liâa iail.. léd^l 24^ zio Zaà^i zlg 2 o 



■ÎÛSi, 



Ài&w/, 



153* 



jïïcuuao Z&ââôi «xiss . lita&aSa l'alliai fixa^^ 

. ^<an,J%l «1 : II ùl JHâ»Â*» ùl ^ot ^cuA*Z s <\;.à5i 
^aSôis l^ixwl I^dSbiJ^ euû.fàaS v*S As! ^5 A s 
Z#&£x . <&âA*> tf a Z^sls Z^à^a^ . ^eè ^ 
K5^i %aA I^wi . içii, ^a^âAj &*âi Ml? s 
« Z$jJM.Jaû ^soJUau&a Z&iuâ ZAoaM»Z . jUoâàJaa 
Z%ai^» , ZjâZxa ZfàXa* ^&<a Zftt**? Z#at^. a* 
. Z^ô^âo U*5um . 2&L»? I$£w SAsâ Z4u*Jj£ w : 
s w^mS 6Z <Lao? &o . 1#%sù 1*&q\» • Zso^o l£^a 
4 *4 * ^»ou^Za Xll Xi* ; lï ©f ^i«n .#«^,',^1 
*tt*Z Z$&*s ^œia (1) âA hfctài.tiAàoi wi&ba " : 
. J Ijkiw ZsrnS liai 00 sa al . ZjUjs lis? IjwJ 

1^:44,3 â.4 ^# . £x*â il ôivtiuz ^cv-,-;-:: ci a'z is ; 

^&â£â ^ôibes &u& . ^4f ail liai J Zo^ wio,^ 
. Asw «L- tx&* (2) Zilil A*!&À% tilâZ» . ?.oô: 

.£_4&o . Zoot J&câôo ZSAô^q . Zow ^^âibsoso 
^u-feio I^aoôZô • ooâ ^Sxô Zax5û . ôôw ^JUkMÔ 



152 



(l) Manque dans P. 



(2) P. fajVp 



iâiiaa a*Z « os^ w*^ ^-SA l^s â*^ EÂSjias 

.ÎSsii^^? ^»Zo ô^ ^xJi* Zlaw » 0607 ^Âi^Aâô 
■■ils, ^13 JLLZ 2 2fiM**a Zl^ Zi^tti &a\A « ZctS'Zs 
ûûo"i-»ai-MZ ïiââZa Afaâjâ Zillié© s ci^^ ^sàdtado 
I^àâôZ ^i s^oei^ia ia,sé Zôw ^a ^àsésaû 
, iVLf Ji. w^^*i joûaô» î4â**s «w Ziw . Z<$*4J^^ft 10 
^ia^s li»Jbo • &laa ZaAiû Iio*4 A©w Z^aôa 

^*T/ « e te / l n ' lin t 6 

.^«#^»Z^.IÏôZ^ieri ^oi^Z.^éttfZ éZsl*Awl£» 
IjZ Jwiio î \ôotto &^s ^âZ ^0 t ^àâttô lll ^io 

J&30A& • û'oii? Z^aflbai « ^lw ^o ^x^sa Z&ixmI 

^Ls Zlom^S « àto*^3 en p£<^ Z^on^iiiAio a ûAo 
^-*Z ? Jlï ôi bX«2 ôZ ^«*A«Z : 4*aw jUâô . Bofeïf 

. Z5i* Zaaia â*\ «^ JU^uZ • a©i*^#Z20 
• ^w ^p ^5ô33 Z^ûSj,^ Z|a#A ^aSwA aoA 
.çiîi Z^îa z4aV s '%^ ¥*&* k*M*ï* 



155* 



wô-4 a«3 . JbtiL.û Zilhô : ZsLâZo lîàâx, s ^- : 
Aa^ IS'ô ^il Miiûl lié jaeA. iu» .,.:.:- ,-.j 

ÔSÀâ . l^âXs A3Xâ î^i^ 3.Ô1J3 Atdtô* . c,> 

• w*»4l ®t| M ^£3 ^i^ eju*ô ? ,'-,. . .- . 

. ieuiaà JUfcoi3o . XILU IkS^ïd ;sU»S IÏI . xr ■■>"■ ■ S 

U ? filâé lâ%,| (,) ^cnApii^l H^g r.-i. , e 
âfù, tfc ^Z ^s aa , léSi mÀ^k 4 f iLià lï| . ^ 

t GUX%â 4X Zoot îa^îoés . otàOJt âuJas? M**- '■> 
4£ ^a i©é? îs^ . 141 léSi *Va ? luJ^è ? &»&;.. 

vô^La 1444a A^a &*,Aa Zi* I^âsaS *A Z<& 

ôixlô : Za^LSs CTôxttof ^mAi^m Auaà 3Â llàéîQ 
^m^, Lî cïôA Ils? Se ^© . iU$ fcsès ^oA, ■ 
oiîiAà «Ris : A*ào ©ci ^a ai . jÇULa Z^aâi.- ;: n 
l*â A_»i ksSi» ^ ^SctI . Z#a5uaoia c* 



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(i) M. ^ôof^iâsÔLi 



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* 154 

lias • ©ôé-7 ^^âli^é I^di^a . J6m 
.^sÂïiit wâ#Ia : ai^§â lids ^s . «607 

iil Ifiài^ ^ôo!Ô ■ 2è>^^| Al^ l4l#© 5 

»5l&&3 î ai» a <l»Î criM^Jâ wâ£@ : ciA 

l£ôf ô©w .\Aâ 4*iia,3 I^asià lâ^aS 
xû l$kà>{sX «fèw . ^.ùàxù b(&ak,XX ^Lfesûîo 

jLâo s Sl£s Ja Zûct il'ô : l»iio i4iÊ^ 
f 5iâoJ^ ^|ô • I%4^o l4,oà<hù Aii£ 

^a^si^o s Z©07 fis mlsafe-S % éart&» a^ 

sas ; Uuà -i*»iâs i. A l4„ JE,© 4,*,i>3 »i£ 
iùsiA pi% iinQ &L U&&S& »À*Z. %±lm 

,i „ r- /« . t , , , 1 \, n 

aft ;aS Zen a hix»Io : JïïiCUvâôaô &»s 



157* 



^•a *£&ù» . en^L 1407 A f Z ZlX^fô â^ Z^dfc 
U*a ^ ^i : ÇÏotaîLs ^ém^ Zocr ju^ap l^s 

tic* y£ j^. ^cuSL. téxed ^S?%ô : ^âàLvi a 
t 1Z1Ç& Ziif ^àoïttd o^di a*iâAI s aaàj JJi&çâ 
ojJ»xi &*£? ^ôcoi aâiwô . jUa* ,4a liais 

. Z**i*i, tf U*9 JSo . M.â^ J&m» v éoiIa . ^âij 
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* 156 



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ÂJéàJ S l «nàôX ihiïs sa . ( ZBaa . ï . ci ) ZÏÏateL 

jllfea^ Um Aâï m\ *aL ôââ ^ôd éu^, i^^ 
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(1) M. j»â*ââ^*.i4v 



159 ■* 

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* 158 






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jâ aâ , laito ot^X ©aâ^à . â^aa^es fcnaîk, 
v ôoï-x^ ^^Sfl U\^S . ^l Làf ^Z^fô ^ïiij 

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V^cjAL,a ^£i|ô , I21|fa> Ea,-^ a^âaé . .émJiw 
.ftôci x ^ } &ùw ^lf la ââ 4alé » ZJ^ ^ésiia ^ 
iJwAÀZô , Il^fa a&im| Imli ¥ i£ ^pw Ap 20 
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* 160 



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bsr^àé Ziâ^fao . aè$i^âm IÀ®2**® l±iâ ». Z007 
:(2)ZsLiA .XSZa listait laaxA^ô Z^uôçl A*^ 

. Zé^ J8>P» WÛA.Z i£ L2*i iSû : waLia ©44^ 
(3) àî-*is ^o Lâols JbÔM^o . wis -K jlai Zlo 
{*&B^uao aa 5uVj, ^éaia )jo ci Zi*J^ , oa« ^asAô^o 
fAz/.'vi.-- 5 (4) ^sifiAlô : Zêta» W7aia«w Aj.a ^0 

■i.^ _„ _ _ ' ' ' , ' * ' " ' >' V* 

(l) Les manuscrits portent 



20 



( 9 ) 



(3) M. #a^ (4) M. «soxoVaa 



163* 

. Z<&tt&u»?Lâo Sj «îlïZ jsûAo . Hi»3 «%V ois 

**ilLfes lw . llâ& A.nSb h la âôAo . wiaâw Aies 



ft*Û . ZSâauta ù**éi ièen A*! < £6&i &àôù* Z5 ■ 

v %lL|â Z^a„sé .tes ©e t lè^ wro&Z ©w i*i < 
rZoor &Jaî ôéS liai Z&» «s Zx* » Zôcj ftâ&ta. i,\. 
2-âèâ . î|„|4a Z^poô llli» ^p lèm AM ^ôJtas 

Z^doaâ ; i4U*4 ^ft*? ^4^* • ode? ^ttAAjci;. fi 



^ ( 6 jûUfo Z^â ^ «Ai . ^iàâ il Z^çaÂââA" r " 
iào ti* * **^^« ^' ô • ï?ûjua ^1^ vÀ»?-* ^jJAÎ 

A^zif^fû î lll'Ûi ^»i li.4.a» £ liLâ * ^ Aow 5 

Iq« ûci . i4^SeZ ^»ozUâ 1^ ^i»î . Z^a»' " 

. Lia-wS % ûOTxâ Zow Ziw h ^ a ^ » I*»»ï>.jh Zsa - 
^L * Jct^S liaxs &m t ^S Zaa^ai Afôoi ^ôAô io 

yço» » Z^ii ôJîa» v âi^A| . ^f^AI . mariai "■ 
JjU^sé . UôS ^aib ^p âfft ZkiJâ ^*Z ll_^ûfe ■ 
lia*!»» jô A s 1*^ ZM . ûU| ^ \*^ ^f? l i°4 ù 

j^feZso , Zllâ ^ Ai ^sà s Zl^Ca» ^sifa ^p ^imà*i . ■ 

: y3ùb Z<$*i~. bà& otIaJ . ^s ^ . sâwdif ^Lsjài ' 
^JAa^" ^,3 il' , jLm ^JAa,« \^»o * w^isz ^ 20 

os,ia | Bi ,i»i aa : Zi*ai % à.»©v wXib . i#ax ÉSZa -■"" 



165 * 



Ilap imïb c?AJu»a Aa ࣠^-*A\»Z lljé t ^'oi' 
♦ JpAaZs l|sf,s «m»^! ZctSÎ àiSAl îl : ¥ Aa#©|3 
^SL ^ifblê x Lm jiâia ^À . &+,$ iS'o j&i, Us 
âââAj Zl cn&aataa ba&6 . ^**b ZJufaeaô Ij^V.L ,, 

j&aaila ^ Z§^ ô^ç A*z£*&d . ^ûo »aSZ a„|ep/':.. 
« &m Ilo cn^oia Z^àôny* v^âJ^a . ^⣠JeAaAIc 
&#iZAiêaJp:i#op5i» Zawa z^j&L, ^j| ^ 

A^Z&j&a • i»4P *»**- 14% s £*^-> ^*s 

Zsllia oewé 4 £l3!*\xI Zc» ^Aai ft&Xâa . .«bov 
J*a s l/isikà t Zjkai*» : ^ô«A* ^^îo Zl^-is 
. ZmS'b crtâouM £> ^ ÏÂ^ljà «aâiscioà : iÇd^ 
t-»a ôiLm ^aô î ZcnïZ A£»jpp M^ai ^éoil 44s 

IX Z3a£ Zw j ^bib ©?AJy» ^,Zo . w»WjakX Zwc 
JLX090 Z&â Zcto » ail» il- aâba Zcto î , : :<C£o 
wA« f À% : *J Zjufe» Z&» w) acwiîâ . &&o*a 



*1«4 

^a ^X «w îl»? ^4# ^5»I AfZo . ^â^ 
çjatàpc i ® 4 w ^*aÀ»8 Ziâjg ^JLâ a î Aïow Za^s § 
.i'A.13 Z^paiL? zL^ékô ZJâ^S H i Z^aé . ^cnu^» 

^,ii4 a °4^ H**!? : l Ç-^ «9." ^? ISftït 

Jbêiib. licMa . Jaojs* ^o^jàa Ziiôa ^jws kLSaâ 
. <v -ti^bo^ »,aiÔ c Au ,aiis A. ûd A . ZÏ : ôidô Zaâmi 
îAt^ifo Z&AJôt Ilââ ^doaiâZ ZIia,^3 ^s 4^ 
fib-ââM Z*\îL»io lï^û^o t îâ's^S u.iâ ^ oj^. 

^ ., , e i \ ii i / '9 t i \ '' ' ' B ' 

Z)L»AXo : *ôoufciô-M"î 05*»Z ZMlo t v oSAI ^aïi 
03aâ| ^S «é\»la : liai,? e;^!^ ^.i li^AS ^àj. 

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Z-its lé©- ZV'â' • ^wà^à èâlâiôS Ij^â^ ^ûA, 

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16? * 



166 



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^a*la . âaâla Z&aaoa w^a^aj baisU « 4iJk&**l 

^ôl^L 4a £> J^5ox ^ç . JÇty ? ii»Z ££ty&l 

»âx ièX .^Sé . cj^iX aM **!,&&&» lias *âîa 

oé>h&.;çâJUAto «aJ^ ^J^&dVâua 4a 41o î^éiaj 

. Xii lia liô lia pi* %âX^ai liaAâoa t J*JJ 
4xtiôS éil ^fâfl : srôô»2 ^o «â^xî ©eèa «a lu 

ôiS&.kLïî A»^e ... .^x ^aax*#|û .làUi XûfAà ■ 






ï'»***i Ixws too ê©b ^ §«Jl? • ^4Sa3 liàa\ 
& t 'JaL alf| ^>«o : L$X£* ^ 4^À« 

. îi^«a?û ? ! OT ^?^ ^? ^i ^ is ^1 • ** lÎQ 

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^&» Àïi i^» îu^. ô*ip . %»is ^i i^a^ ^i j^ 

as j-.sbs À^So • BmS ôwô . èAifô ô«S lime . 2â*AÎai 

ii > i ' ' ' • j " ■ 

lia^Vile ia** 4£m#«»i î4a»a iMai Aîf Zûm 5uA, 

|»il,ô î 2£m#«»| folsii làa^s ^poa ^^ J? 

rfiïi wÂioa ^1 . Z : Jl^mé ^41© ÇjL*4^a âoumo 
. miaula ^idûoa 1|^A ^lo * «a5*| 5J^a xlïao 



lit* 



A.di Z£sj a^s 5d& ^L»ie : ÎSdàass c^fta^cu^ 
o5d& mJLZo : j&mâ, Aàl ZacJiL aûs >JuZô : U x 



^ 



^ 



âisj ^A,Zo : ^vû ZSb^. Z^odJ^s iS'eit -. ^ , 5 
s Ua^als iiiïb lA#a^*\S Z&a* «ii*Zs iéS'i 

ZîLi&lS Osui'j lldjZô I fèuâ A-I» ttîtt tA»Zo 

ImS'l A?41 Zix»Zo . ZsôïUsô oôwû ZjOb*a&d Zsai. 
■ • ' ' ' ■ .'■ •■ - - 

U**» $& ii» | Lie ^Â.Zo . U**m3 likl^si 
î Âû% aSS s- iàaS» li t ZL lia a U.s^s 'o ; , ttàii cfoft'à&a 

: Ik^kid ^4-ôa .iSç.â» jqujhIo ^aailLaJI i. ..■■:■ ■ 

i^^oX, Jto l^L^L s $eùj>ï oa3Z ,.©• &*la Zii^Zcus 

î leu\y iar ^ xiu .Çykla x *\Jù -. ZjJ^fisia îii^ ^ 
^•4© '• Zj411 1C Us>S Z«ïï v àJl.A.L**i îli#?5 
Z^ôâbâi ,Sx, Zita 4^1® s i t&'afel «û^ l^dAL^o 



* i«8 

m'^/u «é 01 ^ it-^^^ '^ ^ftj .^^3 Swds ziazo 

. j^raa Uiô^ôs liafâ ^#1 '* l^=J^a iL^^i Z^**a 
Iiî»s ^^ Z^oâi» ^*s Zaâw • çiû© liîuà lû^ 

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Wb t JboJÀ zLa otisi liai,? ZiioZsô ^^ 

£L ^a cou! . ^isfflf t^* *^ ^^ îfc* 

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}H4'? ^i^l ZowlS' i ^Xiaî ^<$£<ta Z^âîl adtsÂJO 
ïi;j Jé-a| . wèÇÏLC ^M XiifZs ^iâoa ZlZis 
: Xi| Lim#4» lia . *pdb6Jsi I^Ja»a ld|a ^i^ 
jûcà-A#Ï3 f h s ,Làià^ ( Aàj ZiâiX» Zaî8u zIû 

«kalAaS Z'iS'as aâ^a Ia#Z ^o : Ad Sà,£àoà Z^ai 
©litu llâ.#Zs ^a«ô » Z^,*â« liàsJL ©w s ^àM20 



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. ^*»i fea£ od^ idslid . ^*Zô ^4 ^tûWi,io.| 

Jà*»s jlsiss £» ^49 $êi &s& ^s *£&s2 : P contient la note suivante 
lâjsa^a Jssssa ês*aei . £Si mëjôa ^.èax istiïoxs Jixài ;sô*3 . eja sa*, js*aa ,.,.-«1. 
llsoô £àSi ^bts fyàts . jài^ &>e»aâ o?^»iôi.s . $=»,? îaaaa ^sasa «*aiè &Jx S 
|ïasi,v<à ejS ^açx , tt iàs|e îjasioiso ^aSI N aàa t^'aajàç.^eùa ;à£u& tsîsie ^îii^i 
2fk«à? ,» ( a&.sN2 ) . ^p2e ,*»! ^.sAii »$.& sàà £' eojo . lâse ji&J,o 2'iLs.e jSaj» 
^>? ^s^e jtox^e i£! (sis? îo^êo,? . ^éisa ^àaox.^si ts*a? Jeufki, ;a„\ ? j 
£»âft> . 2&.c«> &S2 Posasse &*.$» u,07ÔL,l (Sa^a ,» . > f oaik tsLpa? : ^al ai 

$?kpo A$o |âé(sa ^> s écîâsà^ ,? » £»$* 2ao?fi3 j&A^o»^ «àisô s la^&s îaaoa 

: ^sslo ^.2 l'a* 8 !*» Jjî*'à* ^M" <£î 6 f^4 ^4* 




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ZZAâfc* 1 * ï-^^» **«* iksZksi JÀ&X. x*j* léSl 

tf»3 . véojAûkJJ^aô v 6«^flûe*jaa IZ^âfifcStJOJoiZjj- ■ 
îaw : a»-*AX,? Z^iîa ^ôcn4^ âàJAJS a* A^ ^>a 

0,^*1*^ s Z^âa&S? I%à»,b3 ^Z i^t^ ^w lié 
^ ay»i * xàit^iafô *3j*âi ÔZ 1 liais ftai^i 
tf .Za« ^o 34»? i^o t j&âû Oiis Z|ct Z«^ix^i 

Zjcè Jba^aJI bèifla «L*ià© « aâi^aS 4^ ^1 A ^ 



173 « 

ventait une foi. La sécurité et, la paix conduisirent à beau- 
coup de maux. Les amateurs de gloire ne cessaient de cau- 
ser des (roubles, mais par le moyen de For, ils se conci- 
liaient l'assentiment des rois, pour se jouer d'eux com- 
me de petits enfants. Tout cela se passait chez les Romains. 
Pour ce qui est de l'Eglise des Perses, comme 
elle élail sous fa domination des Mages, elle n'était entraî- 
née vers aucun autre, objet. Quoique quelques scandales 
y fussent suscités, ces scandales cependant on ne les lais- 
sait pas progresser, car dès l'abord, le Seigneur les répri- 
mait. Lors donc que ces choses allant ainsi, depuis les 
temps apostoliques jusqu'au règne de ce dernier Kosrau (1). 
noire Sauveur à qui toute chose est manifeste avant même 
qu'elle existe, vit combien nous avions perdu durant celle 
longue paix et à quels maux nous étions poussés par l'em- 
portement des rois chrétiens, jusqu'à dire que cette na- 
ture supérieure à toute souffrance a souffert, ce que même 
les démons n*ont osé avancer (i), il nous fit paraître beau- 
coup de signes, dont nous ne sommes même pas souve- 
nus. Car depuis que ce malheureux schisme s'est produit 
jusqu'à nos jours, li ois fois il nous montra le soleil qu'il 
montra à ceux qui le crucifièrent, au temps du crucifie- 
ment ! 'Àj, avec des tremblements, des secousses et des signes 
terrifiants, éclatant dans le ciel, lesquels n'étaient que des 
signes dénonciateurs de la malice des hérétiques et des 
événements qui allaient arriver à la terre. 

(1) Jean Bar l'enkayé a vu donc Kosrau 11 ou l'arwèz qui rémia de 59sTà 
628; ce qui lions oblige à placer sa naissance an commencement du VII siècle. 

(2) Allusion à ta protection déclarée des empereurs Anastasc et Justi- 
nien pour le parti moimphysite cl de l'impératrice Fttchérie pour les Cy- 
riliiens ( V. plus haut p. loQ ). 

(8) Il s'agirait d'une éclipse totale du soleil. 



CHAPITRE XV 

Au temps où nos affaires ecclésiastiques prospé- 
raient, par la seule providence divine, sans aucun secours 
humain, nous nous voyions victorieux, grâce à l'assistance 
invincible de notre Roi, dans toutes les guerres suscitées 
contre nous par des souverains despoles; et tout ce qui 
était à nous était sauvegardé, tant que subsistaient les rois 
païens, caries faibles (dans la foi) qui se trouvaient parmi 
nous n'étaient pas laissés tranquilles, par crainte des per- 
sécuteurs. Aussitôt que quelqu'un s'assoupissait dans la 
vigilance de la vérité, le four de la persécution l'isolait 
(de ses frères ), sans requérir la peine d'un synode. Quel- 
quefois quand la violence de notre persécution se ralentissait 
quelque peu, les pères se réunissaient comme de coutume, 
jugeaient les quelques cas délictueux courants, résolvaient 
les difficultés pendantes, et menaient en vigueur la discipline 
apostolique, ainsi que d'autres mesures disciplinaires que 
les circonstances du temps leur imposaient de prendre et 
de statuer. En conséquence, comme je viens de le dire, 
noire foi était bien prospère et nos mœurs fleurissaient, il 
y eut, il est vrai, plusieurs synodes même avant celui de 
Nicée, mais ils n'étaient pas œcuméniques, et n'étaient 
pas convoqués dans le but de renouveler la foi •'!,, mais 
dans le but seulement que nous avons indiqué plus haut. 
Mais dès que la paix fut rétablie et que des rois chrétiens 
eussent pris les rênes du gouvernement des Romains, alors 
le vice et le scandale entrèrent dans l'Eglise, et les syno- 
des et les sectes se multiplièrent, car chaque année on in- 



(I) Donc les iiesturiens possédaient, dès aumt le VII s. une traduction 
de ia plupart des synodes locaux tenus, en Occident, avant le concile 
œcuménique de Nicée ( Cf. Msiha-zkha, p. 148, n. 4 ). 



175* 



cette affaire, d'après leurs prétentions, la victoire échut 
aux Occidentaux appelés Ommiades, et cela après un 
grand carnage qui eut lieu entre eux. Un homme d'entre 
eux, nommé Mou'awia(i), prit les rênes du gouvernement 
des deux empires: Perse et Romain. La justice fleurit sous 
son règne, et une grande paix fut établie dans les pays 
qui ressortissaient de son gouvernement, et permit que 
chacun se comportât comme il l'entendait. Ils avaient reçu, 
comme je l'ai dit, de celui qui fut leur chef (2), un ordre 
en faveur des chrétiens et des religieux. Pareillement ils 
tenaient de lui l'adoration d'un seul Dieu, selon les mœurs 
de l'ancienne loi. Tout d'abord, ils étaient tellement atta- 
chés à la tradition de Mahomet qui fut leur chef, qu'ils 
infligeaient la peine de mort à quiconque semblait ne pas 
obtempérer à ses commandements. Leurs troupes allaient 
chaque année dans les pays éloignés et dans les îles, raz- 
ziaient et amenaient des gens de tous les peuples qui se 
trouvent sous le ciel. De tout homme ils n'exigeaient que 
le tribut, et lui laissaient la liberté d'embrasser n'impoi.' 
quelle croyance; il y avait même des chrétiens parmi eu ■ 
quelques-uns appartenaient aux hérétiques (3) et d'autre- 
aux nôtres. Tant que régna Mou'awia, il y eut une ?i 
grande paix dans le monde qu'il n'y en eut jamais de pa- : 
reille, au dire de nos pères et des pères de nos pères, ■> 
Comme si notre . Seigneur avait dit: j'essaierai même de 
ce moyen, selon qu'il est écrit: par la grâce et la justice -, 
l'iniquité est pardonnée. 
Les hérét iques maudits ayant bénéficié d'un tel 

(1) Il s'agit du calife Mo f awiah I, arrière-petit-fils d'Ommiah, cousin 
germain du grand-père de Mahomet; il régna de 661 à 680. 

(2) C'est-à-dire de Mahomet 

(3) I. e, lés monophysites, 



*'Ï74 



Lorsqu'il vit qu'il n'y aurait plus d'amende- 
ment, il appela contre nous un royaume barbare, un 
peuple qui ne savait écouter les supplications, qui ne 
connaissait ni accommodement, ni paix et qui dédaignait 
les flatteries et les bassesses. Sa satisfaction consistait à 
verser sans raison le sang, et son plaisir à faire main 
basse sur tout; sa passion était les razzias et l'expatriation, 
et sa nourriture la haine et le courroux; jamais il n'était 
apaisé par les offres qu'on lui faisait. Lorsqu'il eut pros- 
péré et fait la volonté de celui qui l'avait envoyé, qu'il 
se fut emparé de tous les royaumes de la terre, eut assujet- 
ti durement tous les peuples et amené leurs fils et leurs 
filles en un amer esclavage, eut vengé en eux l'opprobre 
de Dieu le Verbe, et le sang des martyrs du Christ versé 
sans aucune faute de leur part, alors notre Seigneur fut 
satisfait, se proposa et accepta de faire grâce à son peuple. 
Le Seigneur donc, pour punir les fils de Hagar (I) des 
ravages qu'ils avaient faits, leur donna deux chefs dès 
le commencement de leur royaume et les divisa en deux 
tronçons, afin que nous comprissions la parole qui a été 
dite par notre Sauveur. Or ils furent unis jusqu'à ce qu'ils 
eussent assujetti toute la terre, mais à peine rendus à la 
tranquillité et à l'apaisement de la guerre, ils se combatti- 
lent l'un l'autre. Ceux de l'Occident disaient: c'est à nous 
qu'est due la supériorité, et le roi doit être choisi parmi 
nous; ceux de l'Orient les contredisaient et prétendaient 
que c'était à eux que tout cela était dû. Par suite de cette 
contention, ils en vinrent aux mains. Lorsqu'ils eurent vidé 

(1) C'est-à-dire les Ismaélites ou les Arabes du désert dont a parlé notre 
auteur et qui, d'après la Bible, descendaient d'Agar servante d'Abraham 
(Gènes. XVII, 7 et sq. ). 



177* 



♦176 



faisaient le contraire : ils dictaient des ordres et criaient 
fort comme des Archontes, et faisaient parvenir la terreur 
de leurs voix à leurs sujets, comme à des animaux sans 
raison. Ils tiraient leur force et leur vigueur non du Christ, 
mais des tribunaux, civils; se mêlaient aux affaires publiques 
et aux querelles anlicanoniques. Ils s'appliquent très fort 
à se montrer ministres du Christ par l'orgueil plus que 
par l'humilité; ont beaucoup de monde qui court devant 
et derrière eux; reçoivent des ovations sur les chevaux et 
les mulets, comme des hyparques. L'un se rit de l'autre, 
et une perpétuelle confusion règne parmi eux. Ils jugent 
durement et punissent sévèrement; enseignent non pour 
édifier, mais pour se glorifier dans des paroles contournées 
et des discours affectés et qui respirent toujours la sévé- 
rité; même dans leurs lettres ils parlent comme des hom- 
mes orgueilleux; voilà ce qui regarde ceux qui sont mis 
à notre tête. 

Que dire maintenant de ceux qui viennent der- 
rière eux, de la phalange des prêtres et des diacres, qui 
ne servent pas le Christ mais leur ventre; qui ne s'occu- 
pent pas de la fracture de Joseph; serviteurs de César et 
non du Christ, amateurs d'intérêts sordides et non des 
intérêts de la foi. Les sanctuaires sont construits, et il ne 
se trouve personne pour en ouvrir les portes; les autels 
sont dressés, et ils sont couverts de toiles d'araignée; oh! 
quel crime ! quelle longanimité ! 

Que dirons-nous des chefs et des supérieurs, 
dont le crime a dépassé toute limite; car il faut ou bien 
qu'on leur dise ce qu'il leur plaît, ou bien se préparer à 
avoir la guerre avec eux; eux qui n'ont pas de pitié des 
membres du Christ; eux dont la nourriture est la chair hu- 
ila) 



secours pour le temps présent, au lieu d'évangéliser et de 
baptiser les païens, comme l'exige la justice ecelésiasiîque, 
entreprirent une évangèlisation contraire, déconverlirent à 
leur ( foi ) sacrilège à peu près toutes les églises des Ro- 
mains, el firent revivre et reconstruisirent ce qui avait été 
déjà démoli. En conséquence, la plupart des Occiden- 
taux se servaient toujours de ' la formule ) : a Immortel, 
qui fus crucifié pour nous; lotîtes les égilscs de ( ces 
contrées, devinrent comme une terre inculte. 

De la menu: manière que nous avons loué plus 
Ivnii. les hauts-faits de notre bravoure, quand nous méri- 
tions des louanges, il nous faut, dévoiler noire faiblesse 
sans l'ombre de voile: car le Livre a d'il : maudit est celui 
qui appelle le bien mal et le mal bien. Ce temps de calme 
fut pour nous la cause d'une si grande faiblesse, qu'il 
nous arriva ce qui arriva aux Israélites de qui il est dit : 
Israël s'est engraissé et a regimbé, il est devenu gras et 
riche, il a abandonné le Dieu qui l'a fait, et méprisé le Fort 
qui l'a sauvé. Les Occidentaux, il est vrai, s'attachaient 
solidement à leur (foi, sacrilège, mais nous qui croyions 
adhérer à la vraie foi, nous étions tellement éloignés des 
œuvres des chrétiens, que si un des anciens s'était res- 
suscité et nous eut vu, il eut été saisi de vertige et aurait 
dit: ce n'est pas là la foi dans laquelle je mourus un jour. 

Je suis donc forcé de tout dévoiler, afin que nous 
sachions que tout ce qui nous est arrivé, nous est arrivé 
justement, et que nous avons été punis, selon la mesure 
de nos œuvres et de nos mérites. Les êvêques ont oublié 
cette recommandation: prêchez la parole, levez-vous avec 
zèle, à temps et à contre-temps, reprenez, gourmandez en 
toute patience et doctrine; au lieu de faire lout cela, ils 



T~ 



•178 



179® 

v^No^TnVons jaraaiT^éT^ïTdemande de nous 
Celui qui excellait à faire des exactions, celm-la était bon 
parmi nous; nous enviions seulement celui qui ramassait 
de l'argent, car chacun, autant qu'il le pouvait, tirait le 
ioug du mal, et si quelqu'un brisait ce joug, c'était parce 
que le temps ou la force lui manquait. A quelle perversité 
ne se porta pas notre siècle pervers! Il n'y avait plus au- 
cune différence entre païen et chrétien; le fidèle n était 
pas distinct du juif, et le véridique ne différait pas du 
trompeur. Que j'ai encore à dire louchant les crimes que 
nous perpétrions ! Nous avons tous brisé le joug et rompu 
les liens; j'ai de la répulsion à le dire, je le raconterai 
nonobstant et je ne mentirai pas, car s'il se trouve quel- 
qu'un qui nie de bouche la vérité de ce que j avance, il 
confesse certainement dans son cœur que les paroles que 
je dis sont vraies. En Egypte, mère des sorciers, la sor- 
cellerie n'était pas aussi répandue que dans notre siècle. 
A Babel, les augures et les devins ne furent pas si nom- 
breux qu'ils le sont présentement, au sein du peuple 
chrétien. Les païens n'ont pas laissé de morts sans sé- 
pulture, comme les chrétiens de nom de nos jours; nous 
pensions même chercher un asile en dehors de Dieu ! 
Comment puis-je dire cela sans larmes ! Qui nommera 
chrétiens de pareilles gens ? Qui les appellera connaisseurs 
du Christ. Qui peut les considérer comme le peuple de 
Dieu ? Ils criaient, comme à des chiens, aux pauvres qui 
frappaient à leur porte, et regardaient les étrangers qm 
voyageaient pour le nom du Christ, comme des ennemis 
de Dieu, et cette (1) classede 1 _rjigiejix_quejes_ démons 



(S^À.*-K*^.-iM)Proa« péremptoirement que Bar Penkaye 
était un moine 



fflaine; eux qui exigent non pas seulement ce qu'ils ont 
demandé (de droit ), mais qui ne sont pas même satisfaits 
da superflu; eux dont la pâture sont les pauvres. Ils sucent 
le sang humain, comme la sangsue de Salomon, et ne 
"se rassasient pas; ils ne se proposent jamais de faire la 
volonté de Dieu, afin que par leur haine intestine, ils 
causent la perte du monde. Ils ramassent, jettent et don- 
nent à la teigne; semblables à un tombeau, personne ne 
peut rassasier leur gloutonnerie. Ils ne savent pas vivre 
dans la justice, et ne comprennent pas qu'ils sont des hom- 
mes et qu'ils gouvernent des hommes. Ils ne pensent pas 
qu'ils sont mortels, et ne se demandent jamais pour qui ils 
ramassent et thésaurisent; ce qui est le pire de tout, ils 
blasphèment le Très-Haut, en croyant qu'il est le complice 
de leur perversité; ils s'engraissent des labeurs des autres, 
comme un veau de l'herbe. Ils ne comprennent pas qu'il 
existe des nécessiteux. Leur pensée de jour et de nuit con- 
siste à savoir sur qui doit être jeté leur filet; voilà nos riches. 
Pour ce qui regarde les Juges, ils se laissent 
corrompre par des présents; tromperie et hypocrisie, colère, 
méchanceté et dureté, leur propre est. 

Que dire donc du peuple, qu'il est loisible à chacun 
de conduire comme des brebis, à sa guise; il n'est pour 
lui de loi, donc de transgression de la loi. Je dirai ici cette 
parole mémorable : tous ont dévié ensemble et se sont 
fait détester, et il n'y en a aucun, pas même un seul, qui 
fasse le bien. Leurs gosiers sont semblables à des tombeaux 
béants, et leurs bouches sont remplies de malédiction et 
de poison, et tout le reste du chapitre (des Livres Saints) 
nous est applicable. Nous avons oublié celui qui nous a 
créés, et nous ne parlons jamais de celui qui nous a-sau- 



181* 

liberté sacrilège de cacher des objets dans les demeures 
des démons (i), une trop grande facilité à se laisser 
persuader diaboliquement par les illusions des songes; 
querelles, différends, assassinat, adultère, rapine, vol; quoi 
donc, mes frères ! Ces choses existent-elles, oui ou non ? 
Moi je sais qu'elles existent; et je suis lassé d'en racon- 
ter d'autres (2). 

Tous ces maux, c'est la période de paix qui nous 
les a valus. Ce n'est pas à dire que ce temps nous ait 
obligés de faire tout cela, mais que notre perversité n'a 
pas apprécié son honneur. Ce temps, si nous l'avions vou- 
lu, nous eut été un temps de grands bienfaits; la paix 
régnait partout, la terre nous donnait amplement ses fruits; 
la bonne santé dominait, l'amitié rayonnait, le commerce 
était doublé, les enfants bondissaient de joie, l'opulence 
était générale, la richesse était immense, les rois étaient 
en paix, les seigneurs étaient en bonne relation entre eux, 
les chemins étaient ouverts, les forces des ennemis étaienl 
brisées, les trompettes guerrières étaient endormies. Ton! 
cela par le moyen de qui existait-il ? C'est l'effet de h 
main toute puissante et pleine de grâces du Christ. Qu'a- 
vons-nous fait, nous, à l'égal de tous ces bienfaits, si co 
n'est l'iniquité que nous avons narrée plus haut; nous 
avons rendu le mal pour le bien, la haine pour l'amour, et 
nous sommes devenus ingrats vis-à-vis de notre bienfaiteur. 

Lors donc que nous fûmes livrés à tous les maux 
et à toutes les impuretés que nous avons mentionnée.---. 
Dieu regarda et s'attrista, et commença à faire miséricorde 

(i) Nous n'avons fait que deviner cette phrase 
(2) Il n'y a rien à ajouter à ce tableau si pittoresque et si naïf qui 
retrace, durât» la période de deux siècles, les mœurs de l'église nestoriL-ium. 



* 180 



eux-mêmes redoutent et que les anges honorent tant, étaient 
vils et si méprisés à leurs yeux qu'ils étaient considérés 
comme le linge souillé d'une femme atteinte de flux. C'est 
]à le mal de Sodome, ta sœur altière, qui se repaissait 
de pain et demeurait dans le repos, sans jamais prêter 
main secourable aux pauvres et aux nécessiteux. Le temps 
nous apprendra les choses qui arriveront après ces for- 
faits. vous qui m'écoutez, ces choses existent-elles, oui 
ou non ? Oui elles existent, et moi aussi qui suis de 
votre nombre, et peut-être plus pervers que vous, je sais 
qu'elles existent. 

J'ai encore à dévoiler d'autres impuretés plus noires 
que celles-ci : persécution des prêtres, calomnie contre 
les saints, commerce avec les infidèles, union avec les 
pervers, relation avec les hérétiques, amitié avec les juifs. 
Quoi donc ! ces choses sont-elles réelles; nous sommes 
obligés de dire la vérité. 

Tu peux voir encore des profanations plus grandes 
que celles-ci : mépris des saints sanctuaires, raillerie des 
sacrements divins, profanation moqueuse du saint jour du 
dimanche, négligence des réunions qui se font les jours 
des fêtes de Notre Seigneur, transgression de la loi et des 
canons apostoliques, cessation des prébendes et des dîmes 
canoniques; ces choses existent-elles, mes chers amis, ou 
n'existent-elles pas? Oui elles existent. 

J'ai encore à dévoiler d'autres impuretés plus gran- 
des que celles-ci: ablutions impures et inutiles; inventions 
mensongères consistant à consulter le sort par l'eau (1), 
fréquentation des portes des devins, un trop grand atta- 
chement aux cendres et aux ligatures des bras (1), une 

(1) Nous n'vons fait que deviner cette phrase 



183® 

les traces de son père, mais il aima les jeux des enfants, 
et le passe-temps des fainéants. La force des hommes dé- 
chut sous son gouvernement fainéant; car le démon mit 
le comble à la punition des hommes, en des labeurs mu- 
tiles; mais Dieu l'enleva peu après. Lorsqu'il eut donc 
quitté le monde, il s'en trouva un d'entre eux ( les 
arabes) nommé Zoubeir (1), qui fit entendre sa voix de 
loin. Il disait de lui-même qu'il était venu dans le- 
zèle de la maison de Dieu. Il menaçait les Occidentaux, 
comme transgresseurs de la loi. 11 vint donc au sud, en 
une place où était leur lieu d'adoration, et s'y fixa. On se 
prépara à une guerre avec lui et on le défit. On brûla 
même par le feu leur lieu d'adoration, et on y versa beau- 
coup de sang. Depuis ce temps le royaume des arabes 
(orientaux) ne se raffermit plus. Lors donc que (Zoubeir) 
mourut, on élut son fils pour être émir. Les Occidentaux 
avaient un général nommé 'A'bdul-Rahman fils deZaiat(2), 
et les Orientaux en avaient un autre appelé moukhtar (3). 
Nisibe appartenait en ce moment aux Occidentaux, et un 
émir, nommé fils de 'Outhman, la gouvernait. Un autre 

'Ali (680/1), assiégea et pilla Médine (681/2); il allait prendre la Mecque 
et tuer le fils de Zoubeir lorsqu'il mourut. Les Si'iles l'ont en exécration. 

(1) 'Abdallah fils de Zoubeir se révolta contre les califes de Damas en 
680; il put rester indépendant jusqu'à 689, et il fut soumis par 'Abdel-Malek. 

(2) En arabe i, 4 - ^ j'.j 0i ù 1 ?-^ a.c ; lui et son frère nommé j\.t 
étaient généraux de Mouawiab 1 qui les créa gouverneurs du Khoraçan et 
du Segestan, vers 673/4; Yazidjes sépara en 681 et les fit remplacer par 
leur frère Salam. 

(3) Moukhtar fils de Abou-'Oubeida, naquit en 622,, vainquit le Calife 
'Oubeid-Allab, conquit la Mésopotamie et appuya en cela la famille des 
Alides. Il fut battu par Mosab, général du Calife 'Abdallah, et mis à mort 
en 687 



®182 

selon son habitude, afin d'exciter peu à peu notre esprit 
au repentir. 11 y eut des tremblements dans les villes, et 
la dureté de nos cœurs les vit et se lut; il fit paraître 
des signes dans le ciel, et notre perversité les regarda et 
n'en fit point de cas; il envoya des sauterelles et des cri- 
quets qui ont ravagé les champs et les vignes, et aucun 
de nous ne se demanda la cause de tout cela. L'empire 
commença à s'ébranler, et notre cœur ne s'émut point; 
il anéantit notre force au moyen des impôts, et notre 
pensée ne se troubla aucunement. Le royaume qui nous 
gouvernait se divisa aussi en deux tronçons, et chacun 
d'eux razziait de son côté, et la dureté de nos cœurs ne 
se fendit point. 11 fit venir des troupes, détruisit les vil- 
les et rendit les chemins déserts; quant à nous, comme 
nous étions parqués dans notre iniquité, comme la brebis 
dans son pâturage, ( les punitions) commencèrent à nous 
atteindre peu à peu, afin que notre cœur se réveillât, s'il 
se pouvait. Il fit venir la peste sur les bœufs, afin que 
peut-être nous prissions conscience de nous-mêmes; mais 
nous avons pensé que c'était là un simple incident. Des 
nouvelles de spoliations et d'épidémies nous sont arrivées 
de nos voisins, et nous avons dit que c'était là un pur 
hasard. Alors, moi aussi de la part du Christ, je dirai 
avec le prophète Isaïe : ciel, terre, êtres raisonnables et 
non raisonnables, jugez entre moi et mon peuple; que 
devais-je faire encore à mon peuple que je n'ai fait? Car 
j'ai attendu qu'il fit du bien et il a fait du mal; atten- 
dez-un peu, et voyez ce que je ferai à mon peuple. 

Lorsque Mou'awia finit ses jours et quitta le monde, 
son fils Yazdin régna à sa place (1). Celui-ci ne suivit pas 

(1) Yaziol régna à Damas de 680 à 683. H battit Houçain, fils de 



185* 



armes, sans munitions, sans chevaux, sans tentes; mais 
ayant chacun dans sa main un sabre, une lance ou un 
bâton; et ils allèrent en avant. 

Quand ils se rencontrèrent sur un fleuve nommé 
Khaser (1), ils livrèrent une bataille terrible. Tous les 
hommes de guerre des Occidentaux furent tués, et leur 
orgueil se tourna en une grande confusion; ils furent vain- 
cus non par des guerriers mais par des faibles. Celui qui 
briguait le patriarcat, à peine réussit-il à sauver son man- 
teau. Les Occidentaux furent donc taillés en pièces, per- 
dirent leur général, tandis que leurs ennemis s'emparèrent 
de leur magasin de guerre, de leurs richesses, de leurs 
munitions, de leurs armes et de leur argent, et eux-mêmes 
(les Occidentaux) rebroussèrent chemin avec confusion, 
jusqu'à ce qu'ils eussent traversé le fleuve de l'Euphrate. 

Ces esclaves qui furent appelés Sourté ' i=,i) , nom 
qui indique leur ardeur pour la justice, vinrent et entrè- 
rent à Nisibe qu'ils prirent. Ils s'emparèrent de toute la 
Mésopotamie, et à tout choc avec les ennemis, la victoire 
était à eux. Lorsqu'ils entrèrent à Nisibe, Abraham y 
laissa comme général son frère, tandis que lui descendit 
à 'Akoula. Mais parce que les Nisibiles voulaient un géné- 
ral de leur ville même, et que Abraham, ainsi que son 
frère, était des Tayayés, ils s'insurgèrent contre ce der- 
nier et le tuèrent avec tous ses auxiliaires, et se préposè- 
rent, pour les gouverner, un de leur pays, nommé Aboukarab. 

Les 'Akouliens se repentirent de ce qu'ils avaient 
fait; car ils virent que leurs esclaves se révoltèrent contre 

(1) Ce petit fleuve prend sa source dans la partie supérieure de l'an- 
cien pays connu sous le nom de Marga. et se jette dans ie Zab, un peu au 
dessus des ruines de Nemroud II est renommé par la rapidité de sa marche. 



* 184 

émir des Orientaux appelé fils de Nitroun, alla l'attaquer. 
Les Occidentaux disaient que a Nisibe, en tant que faisant 
partie du royaume des Romains, nous est due de droit» 
et les Orientaux prétendaient qu'elle appartenait aux Per- 
ses et qu'elle leur était due à eux. A raison de ce conflit, 
il y eut un grand trouble en Mésopotamie. Les Occiden- : 
taux triomphèrent et les Orientaux furent expulsés d'ici. 
L'année d'après le 61s de Nitroun rassembla une grande 
armée, et des cavaliers se réunirent à lui (nombreux) com- 
me la poussière. Il s'arma donc très arrogamment et marcha 
au combat (d'accord) avec les 'Akouliens (couphites). Il prit 
avec lui Jean, qui était en ce temps là évoque de Nisibe. 
Parce que depuis longtemps Georges (!), patriarche 
de l'Église du Christ, avait été transporté dans la vie glo- 
rieuse, et que le siège patriarcal était occupé par Mar 
Hnaniso', l'interprète, ce fils de Zaiat avait promis à Jean 
que a si tu viens avec moi, je destituerai Mar Hnaniso' 
et je t'établirai à sa place dans le patriarcat » (3). 11 croy- 
ait donc depuis longtemps que la victoire serait à lui, en 
ce qu'il avait beaucoup de généraux. 

Or Moukhtar. parce qu'il était irrité contre les 
'Akouliens de ce qu'ils n'étaient pas aptes à la guerre, 
donna ordre que tous leurs esclaves fussent affranchis et 
s'enrôlassent dans l'armée à leur place. Lorsque cet ordre 
fut publié, plusieurs esclaves, anciens prisonniers de guerre, 
se réunirent à lui. 11 leur donna comme général un homme 
nommé Abraham, et l'envoya à la rencontre du fils de Zaiat, 
avec treize mille hommes qui étaient tous à pied, sans , 

(1) Georges occupa ie siège patriarcal de 661 à 681 

(2) cf. Mari p. 56. et 'Amr p. Si Hnaniso' devint patriarche de 686 à 701'. 



187* 



♦186 



idoles, ni par le moyen des Ariens, ni non plus par celui 
des Eunomiens, mais par lui-même. Par la force de sa 
puissance les peuples tremblèrent et les royaumes chance- 
lèrent. 11 éleva sa voix et la terre s'épouvanta. 11 fit lever 
un peuple contre un peuple, et un royaume contre un 
autre royaume. Il fit venir, selon sa parole, des disettes, 
des tremblements de terre et des pestes. Il livra le siècle 
pécheur à des tribulations accablantes et sans pareilles. 
Ce qu'on semait et moissonnait, il y soufflait 'et cela dis- 
paraissait, et il nous livra entre les mains des voleurs. 
Qui donc peut supputer les nombreuses tribulations qui 
investirent le monde; tribulations surtout de peste et di- 
sette n'ayant jamais eu d'égale. Les hommes, par crainte 
des voleurs, ne pouvaient même pas se transporter dans 
dans les lieux où régnait la sécurité. 

L'an soixante-sept de l'empire des Arabes (i), 
après les signes éclatants et les terreurs dont nous avons 
parlé plus haut, et après les batailles et les combats par 
lesquels (le Seigneur) nous rappelait à la pénitence sans 
que nous l'ayons écouté, en celte même année soixante- 
sept, dis-je, commença parmi nous cette peste cruelle qui 
n'a pas eu d'égale et qui n'en aura jamais, à mon avis. 
Selon la sacrilège habitude qui s'était établie parmi les 
hommes, on ne livrait même pas à la sépulture ceux que 
la mort moissonnait, mais, à l'instar des païens, on les 
abandonnait et on se mettait en fuite. Les frères donc et 
les parents devenaient des chiens et des bêtes à l'égard 
de celui qui mourait, et les corbeaux et les vautours étaient 
chargés de l'enterrer. Les cadavres des hommes gisaient 
dans les rues et les bazars ( formant ) comme des voiries 



(1) C'est-à-dire vers la fin de 686, l'année même de la mort de Moukhtar. 



eux; or ils fondirent sur Moukhtar avec qui ils en vinrent 
aux mains. Après que celui-ci les eut vaincus plusieurs 
fois, il fut enfin vaincu et tué par eux, lui et une grande 
armée qu'il avait formée avec des prisonniers de guerre. 
Car beaucoup d'autres prisonniers s'assemblèrent et s'uni- 
rent à ceux qui se trouvaient à Nisibe; et chaque jour 
ils réunissaient des hommes de tous côtés, et les en- 
rôlaient avec eux. Ils prirent plusieurs forteresses, et leur 
crainte se répandit sur tous les Arabes, et quelque part 
qu'ils se dirigeassent, ils vainquaient. 

A partir de ce temps, Dieu commença à sévir 
contre la terre. Il se réveilla et se leva comme un géant; 
il fil luire son glaive, et terrifia le monde; il montra son 
bras, et l'univers trembla; il fit entendre la voix de la des- 
truction à tous ses ennemis, et commença à se venger de 
tous ceux qui le haïssaient. C'est comme s'il avait dit: 
j'ai gardé le silence depuis l'éternité, je le garderai; et 
ensuite : maintenant je me lève dit le Seigneur; mainte- 
nant je me lèverai, maintenant je me glorifierai; vous 
concevrez des épines et vous enfanterez l'arc dans votre 
esprit etc. 

Parce que dans tontes les circonstances qui ont 
passé, nous sommes demeurés dans nôtre méchanceté, et 
que nous ne nous sommes jamais approchés de la péni- 
tence; parce que les prêtres ne nous ont pas dit : où est 
le Seigneur votre Dieu, que les gardiens de la loi ne l'ont 
pas connu; parce que les pasteurs l'ont trahi, que chacun 
de nous s'est retiré et que nous avons dit au Seigneur 
éloigne-toi d'ici, le Seigneur s'irrita justement contre nous. 
Il commença donc à nous faire la guerre, non par le 
moyen de rois despotes nous obligeant à l'adoration des 




*188 



189* 



rejetés, et son âme a été saisie d'horreur à leur aspect. 
Vainement il a laissé s'appesantir son bras sur nous : 
nous n'avons point voulu de sa correction. 11 nous a en- 
voyé des sauterelles et d'autres insectes nuisibles, et nous 
ne nous sommes point convertis; il a envoyé des gens 
pour nous piller, et nous n'avons point fait pénitence. 
Il a refusé la pluie durant les trois mois qui précèdent 
la moisson et nous n'avons point été touchés. Semblables 
à des brebis, la mort s'est repue de notre chair, et nous 
n'avons fait qu'ajouter à notre scélératesse. 

Les prêtres et les gardiens de la loi ont péri; les 
églises sont devenues désertes; les choses saintes ont été 
souillées; les villages ont été incendiés; les villes ont été 
rasées; la peur a gagné toutes les routes. Telle était cette 
première génération, c'est-à-dire le commencement des 
souffrances. Il continua encore à nous frapper sept fois 
plus que nos forfaits; les paroles des prophètes et des 
apôtres, et toutes les malédictions contenues dans la loi, 
se sont accomplies contre nous; nous avons été dans l'af- 
fliction, comme un roseau agité par les vents; nous avons 
été dans l'angoisse et dans l'agitation, comme autrefois 
Ca'm sur la terre. Quoi donc ! un autre fléau vint nous 
frapper qui nous enlevait tout moyen de fuir et d'échap- 
per, la famine dis-je et la peste. Après avoir évité la peste, 
nous avons été poursuivis par la famine, et tout ce qui 
nous restait a été ravi par des pillards. Nous avons donc 
besoin de nous servir des paroles de Jérémie; pour lui, 
il ne pleurait que sur un seul peuple -Jérusalem, et nous 
avons à pleurer sur le monde entier; empruntons à ses 
lamentations afin que nos douleurs prennent fin; mais hé- 
las ! elles ne peuvent pas être limitées, car nous ne le mé- 



^TleTï^^^ et les fleuves; 

plusieurs commençaient à être dévorés, de leur vivant, par . 
les chiens; chacun voyait de ses yeux sa perte. Le frère 
n'avait plus pitié de son frère, ni le père de son fils. La 
compassion de la mère pour ses enfants était détruite; 
elle contemplait leurs convulsions causées par les douleurs 
de la mort et ne voulait même pas s'approcher pour leur 
fermer l'œil. C'était là un spectacle rempli de déchirements, 
c'était là un sacrilège terrifiant. Ceux qui étaient en 
vie. erraient dans les montagnes, comme des brebis 
sans pasteur. Us voulaient par là éviter la peste, laquelle 
les poursuivait comme un moissonneur, en se servant, 
pour les Jierber, des chiens et des bêtes féroces; et ( ce 
qui était C le plus fâcheux ) ils étaient continuellement 
traqués par des voleurs, pour les priver de tout et les 
éloigner de leurs asiles. De cette sorte, ils étaient dé- 
nués de tout et comme nus, et malgré cela ils n'ont pas 
pensé qu'il leur était impossible de s'échapper à Dieu, sans 
faire pénitence et sans revenir à lui, le cœur rempli de 
repentir. Ils tançaient durement celui qui leur rappelait 
cela et lui disaient : va-t-en d'ici; car nous savons que la 
fuite nous est beaucoup plus avantageuse que la prière; 
nous avons déjà fait pénitence, mais nous n'avons pas 
été secourus; nous ne sommes plus à même à présent 
de faire cela. Les hommes furent réduits à ce désespoir à 
cause du grand nombre de leurs péchés; de telles douleurs 
vinrent s'abattre sur eux, et ils ne se repentirent point, 
car le soufflet ne fonctionne plus dans leur forge, et leur 
plomb est consumé, selon la parole du prophète, et c'est 
en vain que le fondeur fond; appelez-les un argent ré- 
prouvé, car le Seigneur les a réprouvés. Il les a vraiment 



! 



" 



• ISO 



! 



191 



complètement changé, et leurs pères ne les reconnaissaient 
plus. Us broutaient l'herbe, comme des agneaux, étei- 
gnaient des pierres ( dans le désert ) et le sommeil les 
gagnait : mais hélas ! on les retrouvait le matin sembla- 
bles à des morceaux de bois sec. Plusieurs mères dévo- 
rèrent leurs enfants. Il arriva souvent qu'une mère passait 
la nuit avec ses enfants, et leur âme n'était plus dans 
ce monde, dans la matinée. 

Combien de maux, mérités par nos péchés, ai-je 
encore à raconter S Plusieurs, pressés par la faim, mou- 
raient dans les chemins, et leurs cadavres jonchaient les 
places publiques : les hommes les foulaient et passaient 
outre. Voilà les suites du second fléau, ou plutôt voilà 
les effets de la mauvaise conduite que nous avons relatée. 
Est-ce-que toutes ces souffrances ne suffiraient pas pour 
châtier nos crimes ! Non, vous allez encore être punis. 
Parce que les pauvres périrent de faim; parce que les or- 
phelins et les veuves moururent par manque de soin; 
parce que les couvents et les monastères furent détruits; 
parce que les moines errent sur tous les points, et les 
saints s'en vont dans tous les pays; parce que les pervers 
ont fait tarir leur compassion; parce que les riches con- 
templent notre ruine et disent selon la parole du prophète: 
quand donc finira le mois et passera la semaine, pour 
que nous ouvrions les greniers et que nous diminuions 
les mesures etc. parce qu'on ne cesse, disons-nous, de 
penser malicieusement, le prophète a dit : vous allez en- 
core être châtiés plus qu'auparavant. La peste donc re- 
commença son travail d'extermination, et brouta, pour 
ainsi dire, les hommes, tête par tête; et ce que la famine 
avait réservé a été dévoré par la peste, et ce que la peste 



ritons pas : les voilà donc les nobles enfants de Sion 
Rendus aux entrées des marchés, semblables à une bette 
en détresse et remplis de la colère du courroux de Dieo. 
Les mains des femmes indulgentes ont fait cuire leurs en- 
fants qui leur ont ainsi servi de nourriture dans la ruine de 
la fille de mon peuple; ensuite, si je sors au désert, voila 
des hommes frappés de glaive;si je rentre dans les demeures, 
voilà des hommes accablés defaim;et ceux qui étaient frap- 
pés par le glaive étaient préférables à ceux qui avaient 
succombé à la faim, car ces derniers souffraient comme 
s'ils avaient été blessés à la guerre. 

Notre faible génération a été accablée par ce dur 
fléau; la rigueur de la faim a rendu livide, comme un 
saphir le teint vermeil des hommes; ils se noircirent et 
devinrent comme des tisons échappés à la flamme. Plu- 
sieurs femmes se refusèrent à reconnaître leurs enfants, 
et plusieurs autres accouchaient et conduisaient (leurs en- 
fants) vivants, des entrailles au tombeau. 11 ny avait plus 
de cens pour enterrer : la faim les avait lassés et amaigris. 
Les fosses que la famine avait vidées, cette même famine 
les remplit de cadavres humains (1). Celui-là était repute 
bienheureux, qui était atteint promptement par la mort; et 
des souffrances saturées de malédiction accompagnaient 
celui qui mourait plusieurs fois chaque jour, de la faim. 
Combien a-t-on vu qui rendaient l'âme, au moment ou 
ils ouvraient la bouche pour demander du pain! Plusieurs 
s'exténuaient et s'affaissaient dans les rues : leur chute 
leur faisait rendre le dernier soupir. Les petits enfants sur- 
tout devenaient un spectacle terrifiant : leur figure avait 



■ ^^~^^^^~^^ tout P rès des aireS « 

pour les remplir du blé dont ils n'ont pas besoin à la ma,son. 



193* 



*192 



seule chose nous manque seulement : l'arrivée de l'Anté- 
christ, ex je crois que ces tribulations proviennent de 
lui, selon la parole de Notre Seigneur qui a dit : ces choses 
sont le commencement des douleurs. Le bienheureux. Paul 
a dit aussi : si celai qui fait obstacle présentement est dé- 
truit, alors paraîtra ce méchant que le Seigneur détruira 
par le souffle de sa bouche, et qu'il abolira par l'éclat de 
son avènement. Qui est celui qui fait obstacle, si ce n'est 
la Providence de Notre Seigneur, qu'il a reprise aux hom- 
mes. Il n'y a plus aucun ordre, et les lois qui régissent 
les rois, les prêtres, le peuple et les temps sont boule- 
versées. A cause de la grandeur de l'iniquité, la charité 
s'est refroidie, selon qu'il est écrit. Qui voyez-vous au- 
jourd'hui aimer son prochain avec la charité dont a parlé 
Notre Seigneur ? Toutes les classes des hommes sont rem- 
plies de jalousie, de haine, de médisence et de murmure; 
chacun dit du mal de son prochain, et il n'y a plus per- 
sonne qui soutienne ou console, et s'il s'en trouve un, 
c'est par simulation et non par vérité. Le Seigneur avait 
tout cela devant les yeux quand il a dit : lorsque le Fils 
de l'homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ! 
Chez qui voyez-vous une ombre de fidèles ? Contemplez 
ceux qui sont au premier rang, et descendez jusqu'à moi 
qui suis le dernier de tous (1), commencez par les prêtres 
et finissez per le peuple, regardez les moines et considé- 
rez attentivement les différents membres de la société : 
voyez-vous un homme qui garde son rang ? Remarquez- 
vous quelqu'un qui suive son chemin ? Hélas ! nous tous, 
nous marchons dans les ténèbres; quelle autre preuve 

(1) L'auteur raconte donc, dans tout ce chapitre, des événements qui 
se sont déroulés sous ses yeux 

(13) 



avait réservé, a été achevé par le glaive. Notre iniquité a 
été réprimée par ces tribulations ; et parce que nous ne 
nous sommes pas souvenus de la crainte de Dieu dans 
notre repos, Dieu ne s'est pas souvenu de sa miséri- 
corde, dans notre souffrance; il n'a eu ni pitié, ni com- 
passion, comme nous n'avons pas eu pilié,nous aussi, 
des tourments et des souffrances de nos frères. Au jour 
de sa colère, il n'a pas pensé à son saint nom, mais il 
a permis que nous nous adonnions à nos crimes,et a 
retiré sa face de nous. De plus, lui, en personnes été 
notre ennemi, en nous déclarant la guerre et en nous 
immolant sans pitié, dans son courroux(l). 

Voilà les causes des calamités qui se sont ruées 
aujourd'hui (2), sur nous, o chéri de mon âme, frère Sa- 
hriso' ! C'est là notre iniquité qui se remplit d'amertume 
et qui déborda sur nos cœurs. Je suis certain que la 
fin des temps nous a atteint : je déduis cela des Livres 
Saints et surtout des paroles de Notre Seigneur; car tout 
ce qui a été écrit ( à ce sujet ) s'est accompli, et les 
hommes sont devenus trompeurs, pleins d'amour-propre, 
ingrats, cruels, ennemis du bien, adonnés aux passions 
plutôt qu'à l'amour de Dieu, ayant l'apparence de la piété, 
mais ayant renoncé à sa force. Le bienheureux Paul a dit 
ces choses de notre temps, et les voilà qu'elles se réali- 
sent; et selon la parole de Notre Seigneur, voilà un peu- 
ple contre un peuple, et un royaume contre un royaume; 
voilà des famines, des tremblements et des pestes. Une 



(1) Ces quelques pages d'un témoin oculaire, qu'on vient de lire et 
qui contiennent une description détaillée de la peste et de la famine 
survenues en 686/7. comptent parmi les meilleurs m'orceaux de la 
littérature Syriaque. 

(2) Ces paroles si précises ne sont-elles pas d'un contemporain ? 



195* 




*M4 



plus l'or -et ils mépriseront les richesses, car ils satis- 
feront à la volonté de Dieu. Après cela, il y aura un 
autre mal. caché dans le bien, comme un poison mortel 
dans du miel. Arrêtons-nous ! ! ! car ici commence le 
royaume du Seigneur; nous avons commencé et fini 
par lui, parce que, tout vient de lui, tout a été fait par 
lui et tout est dirigé par lui : à lui soient rendues gloire 
et bénédiction, dans les siècles des siècles; Àmen(i). 

Nous avons composé sommairement ces discours, 
en donnant dix ans à chaque parole. Il ne faut pas nous 
étonner si la même chose arrive ici; Dieu sait quel aulre 
événement pourra encore arriver. 11 nous importait, à nous., 
de déposer seulement, avec la grâce de Dieu, le talent que 
nous avions pris, afin que plusieurs demandent et que la 
connaissance s'augmente, et afin que plusieurs se fatiguent 
et qu'un seul trouve. Il ordonnera une seconde fois à la 
terre, non pas de donner { comme dans la création ) ce 
qu'elle n'avait pas, mais de fournir ce qui a été semé 
en elle. Que nous soyons placés, nous, à la partie orien- 
tale de cette aire ! Que nous ne voyions le sud ni ne 
connaissions le nord ! car nous avons l'espoir que nous 
serons comme nous l'avons été, et que nous ne serons 
pas trouvés dans l'état où nous sommes maintenant (2). 
Nous nous sommes mis, cher (Sabriso 4 ), comme 
vous le savez, à dire à quel moment le sage créateur com- 
mença à nous montrer sa providence, et nous avons si- 
gnalé comment il honora notre création plus que toute 
autre chose, et nous avons dévoilé notre ingratitude vis- 
Ci) Phrases difficiles à comprendre et se rapportant, d'une manière 
prophétique, aux événements qui auront lieu à la fin des temps. 

(2) Phrases apocalyptiques se rapportant au second avènement du 
Christ et semblant dénoter, chez l'auteur, une tendance vers le millénarisme. 

(13) * 



plus solide exigerons-nous, pour le prochain accomplisse- 
ment des paroles de Notre Seigneur ? 

L'arrivée des Sourtés, dont nous avons parlé, et 
leur victoire sont l'œuvre de Dieu, et je crois qu'ils seront 
une cause de destruction pour les Ismaélites (Arabes). Alors 
s'accomplira la prophétie de Moïse qui a dit : sa main s'étend 
sur tout et la main de tous dépend de lui. La main des 

v 

arabes a assujetti en effet tous les peuples, et ces Sourtés 
comptent parmi eux des hommes de tous les peuples qui 
sont sous le ciel. Je crois donc que c'est par leur moyen 
que l'empire des arabes prendra fin. Eux à leur tour, 
cesseront d'exister, parce qu'ils se mêlent aux autres roy- 
aumes dont-ils prennent des captifs. Il paraît que les 
hommes qui évitent le glaive, la famine et la peste d'au- 
jourd'hui (1), sont réservés à de plus grands maux. Us 
ont contre eux un peuple venu des pays lointains, et les 
prophètes nous ont déjà prédit sa manière d'agir. Un 
royaume détruira un autre royaume. Ils ( les Sourtés? ) 
s'appliquent déjà à détruire l'empire des Romains, et dé- 
sirent même dominer sur tous:, c'est, un peuple ambitieux 
qui a été appelé pour faire, ce qu'il -ne fallait et ce qu'il 
ne savait pas faire. Lors donc que vous saurez qu'il a été 
délivré de ses liens, armez-vous contre les événements 
de l'intérieur; les sens en seront un signe évident, et ils 
comprendront tout, lorsqu'ils verront cela. 

La terre sera alors comparable à du blé dans le 
crible : elle s'agitera; les cieux s'obscurciront et toute-la 
terre sera remplie de sang humain. Ils (les Sourtés?) ne 
s'attacheront plus à acquérir un royaume, ils ne désireront 

(t) Cf. plus p. 196, n. i. 



197* 



* 196 



En un mot, nous avons démontré comment il 
commença par notre création et dirigea peu à peu nos 
pas, comme un père à ses enfants et comme un professeur 
à son élève, et comment il finira aussi avec nous. Enfin, 
nous avons mis, dans cet épitomé, tout ce que Dieu fit, 
en ce monde, par sa douceur et sa longanimité, pour le 
genre humain, et ce que les hommes firent pour lui par 
leur méchanceté et leurs erreurs. Que leur fera-t-il dans 
le monde futur ? Nous laissons cette question au juge- 
ment de sa connaissance, car les choses cachées lui ap- 
partiennent, et les choses visibles nous appartiennent à 
nous et à nos enfants. — Voilà, en abrégé, l'histoire du 
monde du temps, cher Sabriso'; nous l'avons composé en 
épitomé, car, autrement, nous n'aurions pas pu suffire au 
travail. Nous n'avons mis qne le commencement ( = le 
résumé ) des faits, parce que vous pouvez en voir la fin 
( = l'étendue) dans tous les livres (1). Le Seigneur ne nous 
a aidé à faire que de cette manière; finissons donc ici le 
livre, tout en disant, avec le bienheureux Paul, à celui 
qui nous a secourus : qu'à celui qui peut nous faire plus 
que tous, et dont la force agit en nous plus que nous ne le 
pensons et le croyons, soit rendue gloire dans son Eglise, 
par Notre Seigneur Jésus-Christ, dans tous les siècles des 
siècles, Amen, Amen, Amen, Amen; gloire, gloire, gloire, 
lui soit rendue: trois fois gloire à l'adorable Trinité qui a 
fortifié notre faiblesse, Amen, Amen; que tout le peuple 
réponde : Amen. 

notre auteur,- ces fléaux datant de 686/7, Bar Peukayé aurait vécu sans 
doute au VII S. et peut-être de 617 à 690 ( voir plus haut, p. 192, 193* 
494 ) _ _ L'auteur, dans cet alinéa, a donné l'analyse de tout son livre. 
(1) £& *b n'aurait donc pas le sens d'archéologie que lui donne R. Duiat 
(Litiér. Syriacj, 4 e édit, p. 230 ) mais bien celui d'épitoœé, sommaire, 



à-vis de lui. Nous avons raconté aussi ce qu'il nous fit 
avant et après le déluge; comment il donna ses comman- 
dements; ce qu'il fit au peuple juif par le moyen des pro- 
phètes, et ce que le peuple juif fit aux gentils. ( Nous 
avons aussi mentionné) ce que les démons rebelles opérè- 
rent contre nous, et comment ils sont toujours prêts à 
nous nuire, mais la grâce (divine) les en empêche. (Nous 
avons exposé ) ce que ( Dieu ) fit par le moyen des Ma- 
chabées, ce qu'il révéla aux prophètes, et comment les 
paroles de ceux-ci se réalisèrent; comment le peuple (de 
Dieu ) et les gentils s'entravèrent dans l'iniquité et se ré- 
voltèrent; comment il se réconcilia avec les hommes sans 
aucun mérite de leur part; quelle miséricorde il leur fit 
en leur envoyant le Christ; quelle chose fit celui-ci à 
son arrivée chez nous, comment il opéra notre salut, dis- 
sipa nos ennemis, nous fit lever de notre chute et monta 
au ciel; comment il honora ses apôtres par la descente 
de l'Esprit-Saint. et comment par leur moyen il éloigna 
de l'erreur tous les peuples; comment il fut avec nos pères 
qn'il rendit victorieux, et comment il défit les rois per- 
vers et rehaussa la gloire de ses églises. Nous avons dé- 
montré ce que firent les rois chrétiens et quels maux cau- 
sèrent les hérétiques; comment Dieu changea les événe- 
ments contre le monde, et quels signes il fit éclater pour 
nous terrifier; comment il fit venir contre nous un roy- 
aume barbare et comment il nous châtia temporairement; 
comment il nous donna les moyens pour nous repentir, 
et comment nous nous sommes insurgés et révoltés; com- 
ment il bouleversa l'empire contre nous et comment il 
nous punit par le dur châtiment d'aujourd'hui (1). 

(1) C'est-à-dire par la peste et la famine dont a parlé longuement 



199* 



20. 



Arménie : H 3. 

Arméniens : 141. 142. 

Ascalon : 79. 

Ascension, du Christ : 65. 

Asie : 111. 

Assyriens : 3. 

Astronomes : 105. 

Auguste, empereur : 79. 80. 

Baal : 137. 

Balaam : 72. 

Babel : 179. 

Baptême, du Christ : 18. 19. 



13. 



Bar 'Amous, épithète d'Isaïe: 



Barbare : 104. 

Barcokebas ( voir les errata] 
Bardesane, hérétique : 125. 
Bar-Isaï, épithète de David: 13. 
Bar Penkaye : 1, 179. 
Beth 'Anya : 40. 
Bethlehem: 77.80. 
Beth-Phagué : 40. 
Beth-Zaité : 40. 
Borborines, hérétiques : 125. 
Bythinie : 126. 

Caïn : 95. 189. 
Caius ; Caligula : 80. 
Caius Jules, César : 79. 
Cappadoce : H3. 142. 
Carmel : 137. 



Cathares, gnostiques : 125. 

Cénacle : 44, 

Chalcédoine, concile de : 137. 
138. 140. 

Céphas,epithète de S Pierre: 
74. 107. 

Claude, empereur : 80. 

Constantin, le grand: 122. 
123. 124. 126. 127. 

Corinthiens : 109. 

Cornélius, centurion : 72; 
74. 106. 

Crète : 142. 

Cyrille, d'Alexandrie : 135. 
136. 137. 138. 140. 

Cyrilliens : 173 n 2. 

Damas : 182. 183. 

Daniel, prophète : 71. 72. 

David, roi prophète : 7. 8. 13. 
16. 29. 32. 34. 41. 51.66.77. 
80. 

Descente, du S' Esprit : 100 
101. 102. 103. 

Dioclétien, empereur : 123. 
133. 

Diodore, de Tharse : 138. 139. 
Divinité, du Christ : 7. 8. 35. 
36. 43. 44. 68. 112. 
Divinité, de Dieu : 10. 11. 12. 

Egypte : 45. 113. 114. 121. 
136. 140. 142. 179. 



INDEX 



ALPHABETIQUE DES MATIERES ET DES NOMS PROPRES 



Aaron, frère de Moïse: 73. 

'Abdallah, calife : 183 n 3 

'Abdallah, fils de Zoubeir : 
183 n 1. 

'Abdel-Malek, calife : 183 n 1. 

'Abdul-Rahman,fils de Zaiat: 
183. 

Aboukarab, émir : 185. 

Àbou-'Oubeida,père de Mouk- 
htar: 183 n 3. 

Abraham, général arabe : 
184. 185. 

Abraham, patriarche : 7. 35. 
72. 137. 174 n 1. 

Achab ; roi : 82. 

Actes des Apôtres : 71. 81. 
106 109. 

Adam : 4. 13. 14. 15. 19. 20. 
21. 22. 24. 27. 52. 57. 58. 60. 
63. 88. 89. 95. 111. 

'Akouia, ville : 185. 

'Akouliens : 184. 185. 

Alan, pays : 142. 

Alexandre, le grand : 79. 

Alexandrie : 135. 

«Ali : 183. 



'Alides : 183 n 3. 

Amalek : 37. 

Amorrhéens : 137. 

'Amr, chroniqueur : 184 n 2. 

Anastase, empereur: 173 n 2. 

Anges: 11. 12.69.70.71.72. 
74. 77. 78. 96. 

Anne, prophétesse : 75. 76. 

Annonciation : 13. 

Antéchrist : 38. 

Antioche : 107. 

Apollinaire, hérétique : 125. 

Apollon : 6. 

Apôtres: 31. 48. 64. 66. 69. 
74. 80. 81. 98. 99. 102. 103. 
104. 105. 106. 107. 108. 109. 
110. 111. 112. 113. 114. 115. 
116. 117. 135. 

Arabes : 142. 174 n 1. 185. 
186. 187. 

Araméens : 142. 

Archontes : 177. 
. Ariens : 127. 132. 133. 134. 
187. 

Aristotélitiens : 104. 

Anus ; 125. 



201 * 



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Jéré.-nif. prophète : 189. 
.'!..-:-i; •:;'..•:.! : -^ ■ '". ''''•'■ "''• 

74. 75. 7G. 83. L S4.85. 98. 99. 
105. 

Jonas, prophète : 59. 

Joïipé, ville : 74. 

Joseph, Saint : 13. 15. 80. 

Joseph o, Flavius historien 
.luif : *:î. > ; -i. 
. Joseph, patriarche : 177. 

Josué, juge : 117. 

Jovien, empereur : 130, 131. 
132. 

Judas, Iscariothe : 4.8, 

Judas, fils de Jacob : 114. 

Judée : 111. 113. 

Juifs : 30. 31. 34. 36. 38. 39. 
40. 4L 42. 43. 53. 54. 55. 56. 
75.78.79.80.81.82.84.85.87. 
100. 105. 106. 107. 108. 112. 
117. 180. 

Jules, César : 79. 

Julien, empereur apostat : 
127. 128. 130. 

Justinien, empereur: 173 n 2. 



Kaliopha, Cléophas : 62. 75. 
Êhaser, fleuve : 185. 
Kuorasao : 183 n 2. 
Koké, bourg : 123. 
KosrauII, roi: 141. 173. 
| Kous, Ethiopie : 113. 142. 

Laron, bon : 52. 

Lavement, des pieds des apô- 
j très : 48. 49. 
| Loth : 137. 

| Luc, évangéîiste : 68. 79. 81. 
| 100. 109. 

Lulien : 141. 



Macédoine : 107. 
Machabées : 79. 
Mages : 121. 173. 
Mages, de l'évangile 



14. 36. 



Mahomet : 175. 
Manés, gnostiquo : 125. 
Marc, évangéîiste : 7. 
Marcion, gnostique : 125. 
Marga : pays : 185 n 1. 
Mari, chroniqueur : 184 n 2 . 
Marie, S te Vierge : 7. 13. 14. 
15. 80. 100. 111. 

Matthieu, évangéîiste : 7. 
Mecque, la : 183. n 1. 
Médine : 183 n. 1. 
Melchisedech,roi pontife : 61. 
Menouh : 72. 
Mésopotamie: 113. 183 n 3. 



*200 



Egyptien, épithète de S. Cy- 
rille v. ce mot 

Egyptiens : 3. 54. 105 142. 
Ehazya, prophète : 71. 
Elie, prophète : 37. 64. 69. 
136. 137. 
Elisée : prophète : 57. 
Elisabeth : 75. 77. 

Enée, paralitique : 81. 

Enoch 3. 64. 69. 

Entrée, du Christ à Jérusa- 
lem : 40. 41. 42. 

Ephèse, concile d' : 136. 137. 

Epicuriens : 104. 

Erreurs christologiques ; 126. 

Espagne : 142. 

Etienne, diacre martyr : 53. 
80. 106. 

Eucharistie : 45. 46. 

Eunomius, hérétique : 125. 

Eunomiens, hérétiques : 187. 

Euphrate : 185. 

Eutychés : 137. 138. 

Eve: 43. 63. 111. 

Evangiles, composition des : 
110 111. 112. 113. 

Famine, au VII siècle : 189 
et sq. 

Filiation, du Christ: 14.40. 

Gabriel, archange : 12. 13. 
71. 73. 76. 



Galates : 107. 

Géhon : 136. 

Gelad, montagne : 82. 

Gentils : 34, 38. 40. 50. 70. 
400.105.106.107.108.113.123. 

Georges, évêque arien : 132. 
133. 

Georges, patriarche : 184. 

Gnostiques : 125. 

Grégoire, évêque arien : 132- 
133. 

Hagar: 71. 141. 174. 
Hérode, le grand : 79. 
Hérodiade : 137. 
HnanisV, catholicos : 184. 
Houçain, fils de 'Ali : 182 

n 1. 

Humanité, du Christ : 7. 8. 
35. 36. 58. 111. 112. 138. 

Iahelman, pays : 142. 
Incarnation, du Christ: 16, 17. 
Isabèle : 136. 

Isaïe, prophète : 41. 45. 51. 
71. 86. 122. 182. 

Islam : 141. 142. 

Ismaël : 

Ismaélites : 174 n 1. 

Israël : 32. 33. 34. 50. 76. 87. 
114. 176. 

Israélites : 176. 



Prophéties, du Christ : 38. 
Pulchérie : 136. 138. 

Ramath Gélâde, colline : 82. 

Résurrection, du Christ : 59. 
60. 62. 63. 64. 

Rome: 111. 113. 

Romain s:79. 82.84.121. 134. 
140. 142. 172. 173. 176. 184. 

Sabelliens, hérétiques 125. 

Sabriso' : 27. 30. 65. 77. 97. 

Sadducéens : 34. 

Salam, frère de 'Abdul-Rah- 
man et de 'Oubad;183 n 2. 

Sapor Iï, roi : 123. 124. 131. 

Saul, roi : 132. 

Scribes : 34. 87. 104. 

Segestan, pays : 183 n 2. 

Seth : 95. 

Si'ites : 183 n 1. 

Siméon, vieillard : 75. .76. 

Simon, le magicien: 110. 111. 

Simon, Pierre : 38. 39. 74. 
99. 106. 

Sion : 40. 

Sodome: 71. 180. 

Sodomiens : 3. 137. 

Sourtés, soldats esclaves: 185. 



?yn 



113. 123. 



Syriens : 142. 



Tayayé, épïthète des Arabes t 
v. ce mot 

Tentation, du Christ : 21. 22. 
23. 24. 25. 26. 

Théodore,de Mopsueste: 139. 

Théodore, empereur : 134. 

Tibère, empereur : 80. 

Titus, empereur : 84. 

Trinité, la Sainte : 5. 6. 68. 
133. 134. 435. 

Valens : 132. 
Valentin, gnostique : 125. 
Valentinien, empereur : 132. 
Vespasien, empereur : 80. 84. 
Victoire, du Christ sur le 
démon : 56. 57. 58. 

Yazid, calife, le même que 
Yazdin v. ce mot. 

Yazdin, calife : 182. 183. n 2. 

Zab, fleuve : 185. 

Zacharie, père de S. Jean, 
Baptiste : 73. 75. 76. 77. 

Zacharie, prophète : 40. 

Zaiat, père de Abdul Rah.- 
man : 183. 

Zoubeir, fils de : 183. 




I 




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184. 185. 

Michel, archange : 73. 

Miracles, du Christ : 32. 33. 
37. 

Moïse: 25. 32.36. 53. 79.87. 

Mosab, général arabe: 183 n 3. 

Mou'awia I, calife : 175, 182. 

183. n 2. 

Moukhtar, général : 183. 184. 
186. 187. n 1. 

V 

Msiha-zkha, chroniqueur : 
172 n' 1. 

Naissance, du Christ : 14. 

Nature, du Christ : 8. 36. s 59. 
138. 139. 140. 

Nazareth : 13. 

Néron, empereur : 80. 123. 

Nicée, concile de : 126. 127. 
172. 

Nicomédie : 20. 44. 

Nimroud,** colline : 185 n 1. 

Nisibe : 131. 183, 184. 185. 
186. 

Nisibites : 185. 

Nitroun, fils de : 184. 

Oasie, désert : 137. 139. 
Occidentaux, arabes : 183. 

184. 185. 

Ommiades, dynastie des : 175. 
Ommiah : 175. n 1. 
Orientaux, arabes: 183. 184. 



*202 

Osée, prophète : 66. 
'Oubad, frère de 'Àbdul-Rah- 
man : 183. n 2. 

'Oubeid-allah, 183. n 3. 
'Outhman. fils de (émir) : 183. 

Paque : 43. 

Paraclet : 39. 

Parwez, épithète de Kosrau 
II. 173. n. i. 

Passion, du Christ : 39. 50. 
51. 52. 53. 54. 55. 

Paul, apôtre : 1. 6. 9. 10. 
16. 20. 32. 44. 64. 70. 97. 105. 
106. 107. 108. 109. 116. 

Pentecôte : 64. 65. 100. 

Perse: 70. 113. 123. 130. 142. 

Persécution, des chrétiens : 
117. 118. 119. 120 121. 128- 
129. 

Persécution, des chrétiens 
orientaux : 124. 

Perses : 105. 131. 134. 141. 
142. 173. 184. 

Personne, du Christ : 8. 9. 
14. 47. 138. 139. 140. 

Peste.au VII. siècle:187 et sq. 

Pharisiens : 34, 104. 

Philippe, père d Alexandre 
le grand : 79. 

Pierre, apôtre : 6. 49. 72. 
106. 109. 

Prêtres, juifs : 34. 87. 104. 



ERRATA 



P- 

82 

170 

172 



19 



errata 
Barcokebas 

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; 204 



corrige 
Jean de Gischale 

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